| Apocalypse Expliquée 842. Comme, ci-dessus, il a été traité de la foi et des œuvres, je veux en tirer la conclusion suivante, que l'amour, la vie et les œuvres chez chaque homme font un, au point que, soit qu'on dise l'amour ou la vie ou les œuvres, c'est la même chose; que l'amour fasse la vie de l'homme, et que sa vie soit telle qu'est son amour, non-seulement la vie du mental, mais aussi en même temps la vie du corps, cela a été montré ci-dessus; et comme ce que l'homme aime, il le veut aussi par le mental et le fait par le corps, il s'ensuit que l'amour et les faits ou les œuvres font un : que les œuvres procèdent de la vie tant interne qu'externe de l'homme, qu'elles soient les activités de la sphère d'affections et de pensées qui l'environne, et que la communication de la vie et de l'amour de l'homme ne soit pas donnée, à moins que la sphère ambiante, qui appartient à sa vie, ne devienne active par faire, c'est ce qui peut être montré par plusieurs choses; c'est pourquoi, de même qu'est la vie, ou de même qu'est l'amour, ou de même que sont les œuvres chez l'homme, de même sont toutes les choses par lesquelles existe cette sphère, conséquemment de même aussi est la foi; si donc les œuvres sont mauvaises, il s'ensuit qu'il n'y a aucune foi du vrai, mais il y a la foi du faux, car le mal et le faux sont cohérents, mais non le mal et le vrai; si, au contraire, les œuvres sont bonnes, il s'ensuit qu'il y a la foi du vrai, car le bien et le vrai s'aiment mutuellement et se conjoignent : mais si les œuvres de l'homme apparaissent bonnes dans la forme externe, et que cependant l'homme soit intérieurement méchant, il s'ensuit qu'il a la foi du faux, quoique de bouche il puisse prononcer le vrai; mais le vrai qu'il prononce a été souillé par le mal de l'intérieur; ses faits par suite sont selon la description qu'en donne le Seigneur, « comme le dehors nettoyé de la coupe et du plat, dont le dedans est plein de rapine et d'intempérance; et comme des sépulcres blanchis, qui au dehors paraissent beaux, mais au dedans sont pleins d'os de morts et de toute impureté, » — Matth. XXIII. 25, 27, 28.
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