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Nom du Livre (APOCALYPSE EXPLIQUEE)
 
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Apocalypse Expliquée 781. 

781. Et ses pieds, comme d'ours, signifie d'après les naturels qui sont des illusions : on le voit par la signification des pieds, en ce qu'ils sont les naturels, ainsi qu'il a été montré ci-dessus, N°s 69, 600, 632, 666; et par la signification de l'ours, en ce que ce sont ceux qui sont dans la puissance d'après le sens naturel de la Parole, tant les bons que les méchants, ainsi qu'il va être montré. Si par les pieds de la bête qui, quant au corps était semblable à un léopard, et quant aux pieds comme un ours, il est signifié ici des illusions, c'est parce que par le léopard sont signifiés des raisonnements qui sont en discordance, et cependant apparaissent comme en cohérence, ainsi qu'il vient d'être dit, N° 780, et que ces raisonnements, en tant qu'ils viennent du naturel dernier, qui est le sensuel sont des illusions qui sont signifiées par les pieds de l'ours. En beaucoup d'endroits dans la Parole sont nommées des bêtes tant pures qu'impures, et par elles sont signifiées diverses choses qui sont ou du Ciel ou de l'enfer, par les bêtes pures et utiles des choses qui sont du ciel, et par les bêtes impures
ou inutiles des choses qui sont de l'enfer; mais quelles choses du Ciel ou de l'enfer elles signifient, on ne peut pas mieux le savoir que d'après les représentatifs dans le Monde spirituel, où il apparaît aussi des Bêtes; tous les représentatifs sont des apparences représentant les choses que les Anges ou les esprits pensent d'après les affections, les inclinations, les appétits, les voluptés et les cupidités ; ils se présentent devant leurs yeux en diverses formes, par exemple, en jardins, en forêts, en champs, en, campagnes, et aussi en fontaines; puis, en palais, maisons, et dans ces édifices, en chambres où il y a ornements et meubles; il s'y présente aussi des tables sur lesquelles sont des aliments de divers genres; en outre, les représentatifs apparaissent en formes d'animaux de la terre, de volatiles du ciel, et de reptiles, d'une variété infinie, non-seulement en formes d'animaux et de volatiles, tels qu'ils sont sur notre terre, mais aussi en formes composées de divers, tels qu'il n'en existe nulle part dans les terres, et dont il m'a été donné de voir plusieurs; et, quand ils apparaissent, on connaît aussitôt de quelle origine spirituelle ils sont, par conséquent ce qu'ils signifient; mais ces animaux et ces volatiles s'évanouissent dès que l'esprit ou l'Ange abandonne sa pensée et sa méditation. Que de telles choses apparaissent dans le Monde spirituel, cela peut être évident par les choses semblables vues par les Propriétés; par exemple, le Seigneur a apparu comme un Agneau; les Chérubins ont été vus quant aux faces comme un lion, comme un bœuf, et comme un aigle, dans Ézéchiel; des chevaux ont été vus sortant du Livre de vie, quand l'Agneau eut ouvert les sceaux; puis, un cheval blanc, et plusieurs chevaux blancs sur lesquels on combattait dans le Ciel, dans Jean; et aussi des chevaux blancs, bais, roux, noirs, tachetés, dans Zacharie; puis aussi, un dragon roux, ayant plusieurs têtes et plusieurs cornes; et ici, maintenant, une bête semblable à un léopard, avec des pieds d'ours et une bouche de lion; puis, une autre bête qui avait deux cornes semblables à celles de l'Agneau, et ensuite une bête écarlate sur laquelle était assise une femme : Daniel aussi a vu quatre bêtes qui montaient de la mer, dont la première apparut comme un lion ayant des ailes d'aigle, la seconde semblable à un ours, la troisième semblable à un léopard ayant quatre ailes, et la quatrième terrible; par là il peut être évident que non-seulement il apparaît de telles bêtes dans le Monde spirituel, mais encore qu'elles sont significatives : de là aussi, on peut voir que toutes les bêtes, et aussi tous les oiseaux, dont il est fait mention dans la Parole, signifient des choses telles que celles qui sont représentées par les bêtes dans le Monde spirituel. Mais, quant à la signification de l'ours, elle va être donnée dans ce qui suit. Avant qu'il soit montré dans la Parole ce qui est signifié par l'ours, je vais illustrer par quelques exemples ce qui est entendu par les illusions, qui sont signifiées ici par des pieds comme d'ours : Sont appelées illusions plusieurs, choses sur lesquelles l'homme raisonne et qu'il conclut d’après l'homme naturel sans la lumière spirituelle, qui est la lumière de l'entendement illustré par le Seigneur; car l'homme naturel prend les idées de sa pensée dans des choses terrestres, corporelles et mondaines, qui en elles-mêmes sont matérielles, et quand la pensée de l'homme n'est pas élevée au-dessus de ces choses, il pense matériellement sur les choses spirituelles; et la pensée matérielle, sans la lumière spirituelle, tire son tout des amours de l'homme naturel et des plaisirs de ces amours, qui sont contre les amours célestes et centre les plaisirs des amours célestes; de là vient que les conclusions et les raisonnements tirés de l'homme naturel seul, et de sa lueur chimérique, sont des illusions. Mais des exemples vont illustrer ce sujet : C'est une illusion, que la foi cogitative sauve, lorsque cependant l'homme est tel qu'est sa vie. C'est une illusion, que la foi cogitative soit spirituelle, lorsque cependant aimer le Seigneur par dessus toutes choses, et le prochain comme soi-même est le spirituel même, et qu'aimer, c'est vouloir et faire. C'est une illusion, que la foi soit même donnée en un moment, lorsque cependant l'homme doit être purifié des maux et des faux du mal, et être régénéré par le Seigneur, ce qui dure longtemps, et qu'il est purifié et régénéré selon qu'il reçoit la foi spirituelle. C'est une illusion, que l'homme puisse recevoir la foi et être sauvé à l'heure de la mort, quelle qu'ait été sa vie, lorsque cependant la vie de l'homme reste, et que l'homme est jugé selon ses faits et ses œuvres. C'est une illusion, que par le baptême les enfants aient même la foi, lorsque cependant la foi doit être acquise par les connaissances du vrai et du bien, et par la vie selon ces connaissances. C'est une illusion, que par la foi seule il y ait l'Église chez  l'homme, lorsque cependant par la foi de la charité il y a l'Église chez lui, et que la charité appartient à la vie et non à la foi séparée. C'est une illusion, que l'homme par la foi seule soit justifié, et qu'étant justifié par elle le mérite du Seigneur lui soit imputé, et qu'ensuite rien ne le condamne,  lorsque cependant la foi sans la vie de la foi, qui est la charité, est comme si quelque chose sans âme, qui en soi est mort, était dit vivant, car la charité est l'âme de la foi, parce qu'elle en est la vie; l'homme n'est donc pas justifié par une foi morte, à plus forte raison par cette foi n'est pas imputé le mérite du Seigneur, et ne se fait par la salvation, et où il n'y a pas salvation il y a condamnation. C'est une illusion, que dans la foi seule il y ait l'amour et la charité, lorsque cependant l'amour et la charité, c'est vouloir et faire, car ce que l'homme aime, non-seulement il le pense, mais aussi il le veut et le fait. C'est une illusion, que là où dans la Parole on lit faire, et où il est parlé de faits et d'œuvres, il soit entendu avoir la foi parce que la foi les contient, lorsque cependant ces choses sont distinctes comme la pensée et la volonté, car l’homme ,  peut penser beaucoup de choses qu'il ne veut pas, et ce qu'il veut, il le pense quand il est seul livré à lui-même, et vouloir c'est faire : la volonté aussi et la pensée qui en provient, c'est l'homme lui-même, et il n'en est pas de même de la pensée séparée; or, les faits et les œuvres appartiennent à la volonté et par suite à la pensée, mais la foi seule appartient à la pensée séparée des faits et des œuvres qui appartiennent à la volonté. C'est une illusion, que la foi doive être séparée des bonnes œuvres parce que l'homme ne peut pas faire le bien par lui-même, et que s'il le fait il y place le mérite, lorsque cependant l'homme "fait le bien non par lui-même; mais d'après le Seigneur, quand il le fait d'après la Parole, parce que le Seigneur est dans la Parole, et que le Seigneur aussi est la Parole; et alors l'homme ne fait pas le bien par lui-même, quand il le fait comme par lui-même et néanmoins croit que c'est d'après le Seigneur, parce que c'est d'après la Parole; et comme il croit que le bien qu'il fait vient du Seigneur, il ne peut pas placer le mérite dans les faits. C'est une illusion, que l'entendement doive être mis sous l'obéissance de la foi, et que ta foi vue par l'entendement ne soit pas la foi spirituel, lorsque cependant c'est l'entendement qui est illustré dans les choses de la foi quand on lit la Parole, et que l'entendement privé de l'illustration ne sait pas si telle chose est un vrai ou si c'est un faux ; par suite la foi n'est pas non plus la foi de l'homme lui-même, mais elle est la foi d'un autre en lui ; cette foi est une foi historique, et quand elle a été confirmée elle devient une foi persuasive, laquelle peut voir les faux comme vrais et les vrais comme faux : de là vient la foi de toutes les hérôsies. C'est une illusion, que la confiance, qui est appelée la foi qui sauve, conçue sans l'entendement, soit une confiance spirituelle, lorsque cependant la confiance sans l'entendement est une persuasion d'après un autre, ou d'après une confirmation par des passages de la Parole recueillis ça et là, et par des raisonnements d'après l'homme naturel appliqués à un principe faux; une telle confiance est la foi aveugle, qui, parce qu'elle ne voit pas si telle chose est un vrai ou est un faux, est purement naturelle; en outre, tout vrai veut être vu, parce qu'il appartient à la lumière du Ciel; mais le vrai, qui n'est pas vu, peut être falsifié de-diverses manières, et le vrai falsifié est un faux. Telles sont les illusions, seulement quant à la foi séparée d'avec les bonnes œuvres; il y en a encore plusieurs, non-seulement quant à la foi, mais aussi quant aux bonnes œuvres, quant à là charité et quant au prochain, surtout quant aux conjonctions de ces choses avec la foi, conjonctions arrangées avec art par les érudits. Si de "telles illusions sont signifiées par les pieds de Tours, c'est parce que par l'ours sont signifié? Ceux qui sont dans la puissance d'après le sens naturel de la Parole, tant les probes que les méchants ; et comme par les pieds sont signifiés les naturels, c'est pour cela que par les pieds de l'ours sont signifiées les illusions d'après lesquelles ils falsifient par des raisonnements le sens de la lettre de la Parole, et en lesquelles ils changent les apparences du vrai de ce sens. Que l'ours signifie la puissance d'après le sens naturel de la Parole, tant chez les probes que chez les méchants, on peut le voir par les passages suivants; dans le Livre II des Rois : « Comme Elisée montait à Béthel, pendant qu'il montait par le chemin, de petits garçons 'sortirent de la ville, et se moquèrent de lui, et lui dirent : Monte, Chauve; monte, Chauve. Et il se retourna, derrière lui, et les vit, et il les maudit au nom de Jéhovah ; et sortirent deux ourses de la forêt, et elles déchirèrent d'entre eux quarante-deux jeunes garçons. »—II. 23, 24; — pourquoi les jeunes garçons furent maudits par Elisée, et pour cela même déchirés par deux ourses, parce qu'ils l'avaient appelé Chauve, c'est ce qu'on ne peut savoir, à moins qu'on ne sache ce que représentait Elisée, et ce que signifie Chauve; puis, ce que signifient les ours : que cela n'ait pas été fait par Elisée d'après une colère immodérée et une cause injuste, on peut le voir en ce qu'il ne pouvait pas être si inhumain, par cela seul que de petits garçons avaient dit : Monte, Chauve; c'était, il est vrai, une injure contre le prophète, mais non telle, que pour cela ils fussent déchirés pat-dés ours : mais cela arriva ainsi, parce qu'Elisée représentait le Seigneur quant à la Parole, ainsi la Parole qui procède du Seigneur; par Chauve était signifiée la Parole privée du sens naturel, qui en est le sens de la lettre, et par les ourses sorties de la forêt était signifiée la puissance d'après le sens naturel ou de la lettre de la Parole, comme il vient d'être dit; et par ces jeunes garçons étaient signifiés ceux qui blasphèment la Parole à cause de son sens naturel, parce qu’il est tel ; par quarante-deux est signifiée la blasphémation; de là, maintenant, il est évident que par ces choses la peine de la blasphémation de la Parole a été représentée et par suite signifiée; en effet, toute puissance et toute sainteté de la Parole résident recueillies dans son sens de la lettre, car si ce sens n'existait pas, il n'y aurait pas de Parole, puisque sans lui la Parole serait comme une maison sans fondement, laquelle chancellerait dans l'air, et par suite tomberait et serait mise en pièces; la Parole serait aussi comme un homme sans la peau qui enveloppe et contient les viscères renfermés dans leur position et dans leur ordre; et comme une (elle chose est signifiée par le Chauve, et que la Parole était représentée par Elisée, c'est pour cela que les jeunes garçons furent déchirés par les ours, par lesquels était signifiée la puissance d'après le sens naturel de la Parole, qui est le sens de la lettre, tant chez les probes que chez les méchants. D'après ces considérations aussi, il est évident que les Historiques de la Parole contiennent, de même que ses Prophétiques, un sens spirituel. La môme chose est signifiée par    l'Ours que David frappa; il en est parlé ainsi dans le Livre I de Samuel : « David dit à Saül : Ton serviteur  paissait pour  son père le troupeau, et vint  le lion, et  même avec l'Ours, et il emportait une bête du troupeau; et je sortis après lui, et le frappai ; et comme il se levait contre moi, je le saisis par la barbe, et je le frappai et le tuai; tant le lion que l'ours, ton serviteur les a frappés; aussi sera ce Philistin incirconcis comme l'un d'eux, parce que par opprobre il a provoqué les phalanges du Dieu vivant. »  XVII. 34, 35, 36, 37; — s'il a été donné à David la puissance de frapper le lion et l'ours, qui enlevaient une bête du troupeau, c'était parce que par David était représenté le Seigneur quant au Divin Vrai, par lequel sont instruits ceux qui sont de son Église ; et par le lion est signifiée la puissance du Divin Vrai spirituel, et dans le sens opposé, comme ici, la puissance du faux infernal contre le Divin Vrai ; et par l'ours est signifiée la puissance du Divin Vrai naturel, et dans le sens opposé la puissance du faux contre ce vrai; mais par la bête du troupeau sont signifiés ceux qui sont de l'Église du Seigneur ; et comme ces choses ont été représentées, c'est pour cela qu'à David a été donnée la puissance de frapper un ours et un lion, afin que par là fût représentée et signifiée la puissance du Seigneur pour défendre les siens dans l'Église par son Divin Vrai contre les faux du mal qui dérivent de l'enfer : l'action de David, saisissant la barbe de l'ours, enveloppe un Arcane, qui peut, il est vrai, être ouvert, mais à peine être compris ; la barbe signifie le Divin Vrai dans les derniers, en quoi consiste la puissance elle-même, vrai que les méchants qui sont dans les faux ont, il est vrai, à la bouche, mais dont ils abusent pour détruire ; cependant, lorsqu'il a été enlevé, ils n'ont plus aucune puissance; c'est pourquoi David tua l'ours et frappa le lion; mais, sur ce sujet, il sera dit plusieurs choses ailleurs : par Goliath, qui était le Philistin et est par conséquent appelé incirconcis, il est signifié ceux qui sont dans les vrais sans le bien, et les vrais sans le bien sont des vrais falsifiés qui en eux-mêmes sont des faux ; incirconcis signifie ceux qui sont dans de sales amours corporels, car le prépuce correspond à ces amours ; d'après cela, on voit clairement ce que représentait la victoire de David sur Goliath. D'après ces explications, on peut voir d'où vient que « David est comparé par Chuschaï à un Ours, privé de ses petits, dans le champ. » — II Sam. XVII. 8. — Dans Daniel :

« Une seconde bête, montant de la mer, semblable à un ours, et sur un côté elle se dressa, et trois côtes dans sa bouche entre ses dents; en outre, on lui disait : Lève-toi, mange de la chair, beaucoup. » — VII. 5; — par les quatre bêtes montant de la mer est décrit l'état successif de l'Église jusqu'à la dé­vastation, qui en est la fin ; et par cette seconde bête, qui était semblable à un ours, est signifiée la falsification du vrai de la-Parole, sa puissance néanmoins restant dans le sens de la lettre; la cupidité d'en falsifier les biens est signifiée en ce que sur vin cota elle se dressa ; par les trois côtes dans sa bouche entre tes dents sont signifiées les connaissances du vrai d'après la Parole en abondance, qu'ils ont perverties par des raisonnements d'après, des illusions ;" et par manger de la chair beaucoup, il est signifié la destruction du bien par les faux, et aussi l'appropriation du mal. Dans Hosée : « Je suis devenu pour eux comme un lion, comme un léopard sur le chemin j'épierai; j'accourrai sur eux comme un Ours privé de ses petits, et je les dévorerai là, comme un cruel lion; la bête sauvage du champ les déchirera. »—XIII. 7, 8; — ce que signifie « je suis devenu pour eux comme un lion, comme un léopard sur le chemin j'épierai, » a  été expliqué dans l'Article précédent ; par  accourir sur eux comme un ours privé de ses petits est signifiée la falsification du sens de la lettre de la Parole; par dévorer comme un cruel lion, il est signifié la destruction et la dé­vastation de tout vrai de la Parole, et par conséquent de l'Église; « la bête sauvage du champ les déchirera,» signifie qu'ils périront par les faux d'après le mal. Dans les Lamentations : « Quoique je crie et vocifère, il repousse mes prières; il a entouré mes chemins de pierre taillée, mes sentiers il a détruit; Ours aux embûches, lui ; pour moi, lion dans des retraites; mes chemins il a bouleversé, il M'a rendu désolé. » — III. 8, 9, 10, 11; — la lamentation par Dieu sur la désolation du vrai dans l'Église, et sur ce que les vrais ne peuvent pas être entendus à cause des faux, est signifiée par « quoique je crie et vocifère, il repousse mes prières; » que les faux d'après la propre intelligence détournent et rejettent l'influx du vrai, cela est signifié par « il a entouré mes chemins de pierre taillée, mes sentiers  il a détruit; » par les chemins et les sentiers de Dieu sont signifiés les vrais qui conduisent au bien,- et par la pierre taillée sont signifiées les choses qui appartiennent à la propre intelligence; comme ces choses sont signifiées par la pierre taillée, c'est pour cela qu'il avait été défendu de construire l'autel avec des pierres taillées, pareillement le Temple de Jérusalem; « ours aux embûches, lui, pour Moi, » signifie que l'homme naturel a perverti le sens de la lettre de la Parole; « lion dans des retraites, » signifie que l'homme naturel intérieur, d'après les maux en lui, pervertit tout sens du vrai de la Parole et par conséquent de l'Église, de là les faux ; « mes chemins  il  a bouleversé, il  M'a rendu désolé, » signifie la dévastation du vrai de l'Église. Dans Amos : « Malheur à vous qui désirez le jour de Jéhovah ! à quoi bon pour vous le jour de Jéhovah  lui, de ténèbres et non de lumière; comme lorsque quelqu'un fuit devant le lion et se rencontre avec l'Ours, ou qu'il vient dans la maison et appuie sa main sur la paroi, et que te serpent le mord. » — V. 18, 19;—par le jour de Jéhovah est entendu l'avènement du Seigneur, qui est le Messie qu'ils attendaient; et comme ils croyaient qu'il les délivrerait de leurs ennemis terrestres, et les élèverait en gloire au-dessus de toutes les nations, c’est pour cela qu'ils le désiraient ; mais comme le Seigneur est venu dans le Monde, non pour aucun royaume sur la terre, mais pour un royaume dans le Ciel, et comme la Nation Juive était dans les faux du mal, et que ces choses alors étaient manifestées, il est dit « Malheur à vous qui désirez le jour de Jéhovah! à quoi bon pour vous le jour de Jéhovah ? lui, de ténèbres et non de lumière ; » ce sont les faux dans lesquels ils ont été; « comme lorsque quelqu'un fuit devant le lion et se rencontre avec l'ours, » signifie la crainte à cause de la domination du faux, en cherchant les vrais d'après le sens de la lettre de la Parole, lesquels ne peuvent pas ne pas être falsifiés; en effet, est dit fuir devant le lion et se rencontrer avec l'ours, celui qui est intérieurement dans le faux d'après le mal, et est porté à connaître les vrais d'après le sens de la lettre de la Parole, sens que, d'après la domination intérieure du faux d'après le mal, il ne peut pas alors ne pas pervertir ; « ou qu'il vient dans la maison et appuie sa main sur la paroi, et que le serpent le mord,» signifie tandis qu'un tel homme consulte la Parole dans le sens de la lettre en cherchant les biens, il ne voit pas que les maux pervertissent ce sens; la morsure du serpent signifie la falsification, ici d'après la domination intérieure du faux d'après le mal. Dans Ësaïe : « Le loup demeurera avec l'agneau, et le léopard avec le chevreau couchera, le veau et le lionceau et le bétail gras ensemble, et un petit garçon les conduira; et la génisse et l’Ours paîtront, ensemble coucheront leurs petits; le lion comme le bœuf mangera du fourrage. » — XI. 6, 7; — ce que signifie « le loup demeurera avec l'agneau, et le léopard avec le chevreau couchera, le veau et le lionceau et le bétail gras ensemble, et un petit garçon les conduira, » cela a été expliqué dans l'Article précédent; « la génisse et l'ours paîtront, ensemble coucheront leurs petits, » signifie que la puissance et la cupidité de l'homme naturel pour falsifier les vrais de la Parole ne nuiront pas au bien de l'homme naturel ni à son affection, la génisse est l'affection du bien et du vrai de l'homme naturel, et l'ours est la puissance et la cupidité de l'homme naturel pour falsifier les vrais du sens de la lettre de la Parole ; « le lion comme le bœuf mangera du fourrage, » signifie que le faux infernal qui brûle de détruire les vrais de l'Église ne nuira point à l'affection du bien de l'homme naturel, tant chez l'homme en lui-même que chez les hommes entre eux, et qu'il ne nuira pas non plus à la Parole ; par le fourrage est signifiée la Parole dans la lettre, qui est pervertie par le faux infernal, mais ne peut être pervertie par ceux qui sont dans les vrais d'après le bien. Dans le Même : « Nous tâtons, comme les aveugles, la muraille, et comme ceux qui n'ont point d'yeux  nous tâtonnons; nous bronchons à midi comme au crépuscule, parmi les vivants comme des morts; nous rugissons comme les Ours, et comme les colombes en gémissant nous gémissons; nous attendons le jugement, mais point; le salut, il est loin de nous; car multipliées ont été nos prévarications devant Toi, et nos péchés répondent contre nous. » — LIX. 10, 11, 12; — « nous tâtons, comme les aveugles, la muraille, et comme ceux qui n'ont point d'yeux nous tâtonnons, » signifie aucun entendement du vrai; « nous bronchons à midi comme au crépuscule, » signifie la chute dans les erreurs quoiqu'ils soient dans l'Église où est la Parole, d'après laquelle on pourrait venir dans la lumière du vrai; « parmi les vivants comme des morts, » signifie qu'ils pourraient être dans la vie spirituelle par la Parole, et cependant ils n'y sont pas parce qu'ils sont dans les faux ; « nous rugissons comme les ours, et comme les colombes en gémissant nous gémissons, » signifie la douleur de l'homme naturel, et la douleur de l'homme spirituel par suite; «nous attendons le jugement, mais point; le salut, il est loin de nous, » signifie l'espoir de l'illustration de l'entendement et de la salvation par suite, mais en vain; « multipliées ont été nos prévarications devant Toi, et nos péchés répondent contre nous, » signifie à cause des faux d'après le mal. D'après ces explications, on peut maintenant voir que par l'ours il est signifié l'homme naturel quant à la puissance d'après le sens de la lettre de la Parole, dans l'un et l'autre sens, et aussi quant à la cupidité de falsifier ce sens : que ce soit là ce qui est signifié par l'ours, c'est ce qui a été évident pour moi d'après les ours que j'ai vus dans le Monde spirituel ; dans leur: forme étaient représentées les pensées de ceux qui ont été naturels et se sont appliqués à l'étude de la Parole, lorsque par la science qu'ils en tiraient ils voulaient prévaloir : j'ai vu aussi des ours qui portaient des côtes entre les dents, comme est décrit l'ours dans le passage de Daniel ci-dessus cité, et il m'a été donné de comprendre que par les côtes étaient représentées les connaissances que dans le Monde ils avaient puisées dans la Parole. Il y apparaît aussi des ours blancs,  par lesquels était représentée la puissance de L'homme spirituel-naturel par la Parole. Outra cela, il y apparaît des Bêtes composées d'ours, de panthères, de loups, de bœufs, et aussi les mêmes bêtes munies d'ailes, et toutes sont significatives de ces hommes lorsqu'ils marchent en méditant.



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