menu.jpg


 
Nom du Livre (APOCALYPSE EXPLIQUEE)
 
Référence A value is required.Invalid format.
 
 
 
Apocalypse Expliquée 778. 

778. Et sur ses têtes un nom de blasphème, signifie les falsifications de la Parole : on le voit par la signification des têtes, en ce qu'elles sont la science des choses saintes de la Parole, qui sont falsifiées et adultérées, comme ci-dessus, N° 775; par la signification du nom, en ce que c'est la qualité de la chose et de l'état, comme ci-dessus, Nos 102, 135, 696, ici la qualité des raisonnements d'après l'homme naturel qui confirment la séparation de la foi d'avec la vie, lesquels sont signifiés par cette bête; et par la signification du blasphème, en ce que c'est la falsification de la Parole, ainsi qu'il va être expliqué: de là il est évident que par « sur ses têtes un nom de blasphème, » il est signifié la qualité de ceux qui par des raisonnements d'après l'homme naturel confirment la séparation de la foi d'avec la vie, et que leur qualité est la falsification de la Parole. Si le blasphème signifie la falsification de la Parole, c'est parce que, dans ce qui suit, par cette bête il est décrit comment ceux qui sont entendus par le Dragon pervertissent, par les raisonnements d'après l'homme naturel, le sens de la lettre de la Parole, pour confirmer la justification et la salvation par la foi seule sans les bonnes œuvres; et cela ne peut être fait sans qu'ils falsifient la Parole qui, dans toutes et dans chaque chose, conjoint les vrais aux biens et les biens aux vrais, ainsi la foi à la charité et la charité à la foi, comme il a été montré ci-dessus, N° 775; de là vient que les falsifications de la Parole sont signifiées par le blasphème, qui est dit être le nom de cette bête. Mais comment la Parole est blasphémée par sa falsification, cela sera illustré par cet exemple : Ceux qui séparent la foi d'avec les bonnes œuvres disent « que Dieu le Père a éloigné et même rejeté loin de Lui le Genre Humain à cause des maux, et qu'en conséquence son Fils a été envoyé, ou que le Fils touché de compassion est venu dans le monde, et que par un châtiment de dernière condamnation, qui a été la passion de la croix, et là par son sang, et enfin par sa mort, il a réconcilié avec le Père le Genre Humain, ainsi en intercédant pour lui ; » comme ceci est au nombre des choses principales de la doctrine de ceux qui séparent la foi d'avec sa vie, qui est la charité, je vais dire en peu de mots comment par là le Divin est blasphémé : Il est blasphémé par cela qu'ils croient et pensent que le Divin a éloigné ou rejeté loin de soi le Genre Humain, lorsque cependant Dieu est l'Amour Même, la Miséricorde Même et le Bien Même, et que c'est là son Être, d'où il est évident qu'il est impossible à Dieu d'éloigner ou de rejeter qui que ce soit du genre humain ; en effet, ce serait agir contre son Être, qui est, comme il a été dit, ce dont découle tout Amour, toute Miséricorde et tout Bien; c'est même ce que ne peut faire aucun Ange, ou aucun homme qui est par le Seigneur dans l'amour, dans la miséricorde et dans le bien, lorsque cependant l'amour de ceux-ci est fini, tandis que l'Amour Divin est infini : l'éloignement ou le rejet du genre humain par Dieu le Père, ils l'appellent la Justice vindicative, de laquelle ils n'ont d'autre idée que comme d'un roi ou d'un juge qui se venge du mal qu'on lui a fait, par conséquent comme de leur vengeance, dans laquelle il ne peut pas ne pas y avoir quelque chose de la colère; pour confirmer cela, ils rapportent des passages de la Parole où Dieu est dit Vengeur, Vindicatif, Jaloux, Colère, Courroucé, passages de la Parole que par conséquent ils falsifient, car de telles expressions sont employées dans le sens de la lettre de la Parole selon les apparences; en effet, quand après la mort, lorsqu'il devient esprit, l'homme est dans les maux par suite de sa vie dans le Monde, il se détourne du Seigneur, et quand il s'en détourne et le nie, il ne peut plus être sous sa protection, et alors son mal le punit, car dans le mal il y a la peine du mal, comme dans le bien il y a la récompense du bien; et comme la punition du mal par le mal, c'est-à-dire, par les méchants, apparaît comme si c'était une punition par le Divin, c'est pour cela que, d'après cette apparence, il est dit du Divin, dans la Parole, qu'il se met en colère, qu'il condamne, qu'il jette en enfer, et autres expressions semblables; que cependant le Seigneur ne condamne et ne punisse personne, on le voit dans le TRAITE DU CIEL ET DE L'ENFER, Nos 545 à 550, où il est expliqué que le Seigneur ne précipite personne dans l'enfer, mais que l'esprit s'y précipite lui-même. D'après ces considérations, on peut voir comment le Divin est blasphémé par la falsification de la Parole, car on pense que sous un certain rapport Dieu si vindicatif, qu'il se venge, se met en colère, jette en enfer, punit, lorsque cependant c'est le mal qui se punit lui-même; ainsi, c'est l'enfer d'où vient le mal, et non le Divin, qui punit. Le Divin est blasphémé par la falsification de la Parole, même par cela qu'ils croient et pensent que Dieu le Père a voulu être réconcilié avec le Genre Humain par un châtiment de dernière condamnation, qui était la passion de la croix, et ainsi par le sang de son Fils, et que par là il a été touché et est touché de compassion : quel est l'homme, dont l'entendement a été illustré, qui ne puisse voir que cela aussi est contre le Divin, et par conséquent contre le vrai réel de la Parole? car ce qui est contre le Divin, cela est un blasphème ; par suite aussi, extraire le sens de la lettre pour le confirmer est un blasphème ; mais sur ce sujet, il en sera dit davantage dans ce qui suit. Or donc que signifie le Blasphème, on peut le voir par les passages de la Parole, où ce mot est employé; je vais seulement rapporter les suivants; dans les Évangélistes : « Jésus dit : Tout péché et tout blasphème sera pardonné aux hommes : même si quelqu'un a dit une parole contre le Fils de l'homme, cela lui sera pardonné; mais si quelqu'un l'a dite contre l'Esprit Saint, cela ne lui sera pardonné, ni dans ce siècle ni dans celui qui est à venir. »—Matth-XII. 31. 32. — « Je vous dis que tous les péchés seront pardonnés aux fils des hommes; mais quiconque aura blasphémé contre l'Esprit n'aura point de pardon durant l'éternité, mais il sera sujet à un éternel jugement. » — Marc, III. 28, 29. — « Quiconque dira une parole contre le Fils de l'homme, il lui sera pardonné; mais à celui qui contre l'Esprit Saint aura blasphémé, il, ne sera point pardonné. » — Luc, XII. 10; — ce qui est signifié par le péché et le blasphème contre l'Esprit Saint, et par une parole contre le Fils de l'homme, n'a pas encore été connu dans l'Église; et cela, par la raison qu'on n'a pas su ce qui est proprement entendu par l'Esprit Saint, ni ce qui est proprement entendu par le Fils de l'homme : par l'Esprit Saint il est entendu le Seigneur quant au Divin Vrai, tel qu'est ce vrai dans les Cieux, ainsi la Parole telle qu'elle est dans le sens spirituel, car cela est le Divin Vrai dans les Cieux ; et par le Fils de l'homme il est entendu le Divin Vrai tel qu'il est dans les terres, ainsi la Parole telle qu'elle est dans le sens naturel, car cela est le Divin Vrai dans les terres ; quand on connaît ce qui est entendu par l'Esprit Saint, et ce qui est entendu par le Fils de l'homme, on sait aussi ce qui est signifié par le péché et le blasphème contre l'Esprit Saint, et ce qui est signifié par une parole contre le Fils de l'homme, puis aussi, on peut savoir pourquoi le péché et le blasphème contre l'Esprit Saint ne peut être pardonné, et pourquoi une parole contre le Fils de l'homme peut l'être. Le péché et le blasphème contre l'Esprit Saint, c'est de nier la Parole, et aussi d'en adultérer les biens mêmes et d'en falsifier les vrais mêmes; mais une parole contre le Fils de l'homme, c'est d'interpréter selon les apparences le sens naturel de la Parole, qui est le sens de sa lettre. Que nier la Parole, ce soit le péché qui ne peut être pardonné, ni dans ce siècle ni dans celui qui est à venir, ou à éternité, et que le coupable soit sujet à un éternel jugement, c'est parce que ceux qui nient la Parole nient Dieu, nient le Seigneur, nient le Ciel et l'Enfer, et nient l'Église et toutes les choses de l'Église, et ceux qui nient ainsi sont des Athées qui, quoique de bouche ils attribuent la création de l'univers à un certain Être Suprême, Déité ou Dieu, néanmoins de cœur ils l'attribuent à la nature; comme ceux-ci par la négation ont rompu tout lien avec le Seigneur, ils ne peuvent qu'être séparés du Ciel et jetés dans l'enfer. Qu'adultérer les biens mêmes de la Parole et en falsifier les vrais mêmes, ce soit le blasphème contre l'Esprit Saint, qui ne peut pas non plus être pardonné, c'est parce que par l'Esprit Saint il est entendu le Seigneur quant au Divin Vrai tel qu'il est dans les Cieux, ainsi la Parole telle qu'elle est dans le sens spirituel, comme il a été dit ci-dessus; dans le sens spirituel sont les biens réels et les vrais réels, mais dans le sens naturel sont ces mêmes biens et ces mêmes vrais comme vêtus, et seulement nus par-ci et par-là; c'est pourquoi, ils sont appelés biens en apparence et vrais en apparence ; ce sont eux qui sont adultérés et falsifiés, et qui sont dits être adultérés et falsifiés, quand ils sont expliqués contrairement aux biens réels et aux vrais réels, car alors le Ciel s'éloigne, et l'homme en est séparé, et cela, comme il vient d'être dit, parce, les biens réels et les vrais réels font le sens spirituel de la Parole, dans lequel sont les Anges du Ciel. Soit pour exemple, si on nie le Seigneur et son Divin, comme firent les Pharisiens, qui disaient que le Seigneur faisait des miracles par Béelzébub, et qu'il avait un esprit immonde; et comme ils niaient ainsi le Seigneur et son Divin, le Seigneur dit que tel était le péché et le blasphème contre l'Esprit Saint, parce que cela était contre la Parole; voir ce qui précède dans ces Chapitres dans les Évangélistes. C'est aussi de là que les Sociniens et les Ariens, qui bien qu'ils ne nient point le Seigneur néanmoins nient son Divin, sont hors du Ciel, et ne peuvent être reçus dans aucune Société Angélique. Soient aussi pour exemple ceux qui excluent des moyens de salut les biens de l'amour et les œuvres de la charité, et prennent à leur exclusion la foi pour unique moyen, et qui confirment cela non seulement par la doctrine mais encore par la vie, en disant de cœur : « Les biens ne me sauvent pas, et les maux ne me damnent pas, parce que j'ai la foi; » ceux-là aussi blasphèment l'Esprit Saint, car ils falsifient le bien et le vrai réels de la Parole, et cela, dans mille passages où il est fait mention de l'amour et de la charité, des actes et des œuvres; de plus, ainsi qu'il a été dit ci-dessus, dans toutes et dans chacune des choses de la Parole il y a le mariage du bien et du vrai, ainsi le mariage de la charité et de la foi; lors donc, que le bien ou la charité est ôté, ce mariage est détruit, et à sa place il se fait un adultère; quel est l'adultère qui par suite se fait, cela sera dit ailleurs; de là vient qu'eux non plus ne sont point reçus dans le Ciel : cela résulte aussi de ce que, au lieu de l'amour céleste, ils ont l'amour terrestre, et qu'au lieu des bonnes œuvres, ils ont les mauvaises œuvres; parce que de l'amour terrestre, qui a été séparé , de l'amour céleste, vient l'amour infernal. Mais il en est autrement de ceux qui croient, il est vrai, d'après la doctrine de l'Église et d'après les maîtres, que la foi est l'unique moyen de salut, ou qui le savent, et intérieurement n'affirment ni ne nient, et néanmoins vivent bien d'après la Parole, c'est-à-dire, parce que cela a été com­mandé par le Seigneur dans la Parole, ceux-là ne blasphèment pas l'Esprit Saint, car ils n'adultèrent pas les biens de la Parole, et n'en falsifient pas les vrais, c'est pourquoi leur conjonction est avec les Anges du Ciel; il en est même peu d'entre eux qui sachent que la foi soit autre chose que croire à la Parole; ils ne saisissent pas le dogme de la justification par la foi seule sans les œuvres de la loi, parce que ce dogme est au-dessus de leur entendement. Ces deux exemples ont été rapportés, afin qu'on sache ce qui est entendu par le péché et le blasphème contre l'Esprit Saint, que le péché contre lui est de nier le Divin Vrai, par conséquent la Parole, et que le blasphème contre lui est d'adultérer les biens mêmes de la Parole, et d'en falsifier les vrais mêmes : qu'on sache que le bien de la Parole adultéré est le mal, et que le vrai falsifié est le faux. Si une parole contre le Fils de l'homme signifie interpréter selon les apparences le sens naturel de la Parole, qui en est le sens de la lettre, c'est parce que par le Fils de l'homme il est entendu le Seigneur quant au Divin Vrai tel qu'il est dans les terres, ainsi tel qu'il est dans le sens naturel; si cette parole est pardonnée à l'homme, c'est parce que la plupart des choses dans le sens naturel, ou dans le sens de la lettre de la Parole, sont des biens et des vrais vêtus, et seulement quelques-uns nus comme dans son sens spirituel, et que les biens et les vrais vêtus sont appelés apparences du vrai ; en effet, la Parole dans les derniers est comme un homme couvert de vêtements, qui cependant est nu quant à la face et aux mains; et, où la la Parole est ainsi nue, là ses biens et ses vrais apparaissent nus comme dans le Ciel, ainsi tels qu'ils sont dans le sens spirituel; c'est pourquoi rien ne manque, pour que, d'après le sens de la lettre de la Parole, la doctrine du bien et du vrai réels puisse être vue par des hommes illustrés par le Seigneur, et être confirmée par ceux qui ne sont point illustrés; si telle est la Parole dans le sens de la lettre, c'est afin qu'il soit une base pour le sens spirituel; de cette manière aussi elle a été accommodée à la conception des simples, qui se peuvent percevoir que les choses qui ont été dites ainsi, et croire et faire les choses perçues ; et comme les Divins Vrais dans le sens de la lettre de la Parole sont pour la plupart, des apparences du vrai, et que les simples de foi et de cœur ne peuvent pas être élevés au-dessus de ces Apparences, il n'y a par suite ni péché ni blasphème à interpréter la Parole selon les apparences, pourvu qu'on ne s'en forme pas des principes, et qu'on ne les confirme pas jusqu'à détruire le Divin Vrai dans son sens réel; soit pour exemple celui qui lit ces paroles : « Voici l'Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde, » —Jean, I. 29; — et celles-ci : « Ceci est mon sang, celui de la nouvelle alliance, qui est répandu pour un grand nombre en rémission de péchés. » —Matth. XXVI. 28; — puis aussi celles-ci ; « Michaël et ses Anges combattirent contre le dragon et ses anges, et eux l'ont vaincu par le sang de l'agneau, » — Apoc. XII. 7,11; — et qui, d'après ces paroles, croit avec simplicité que le Seigneur a souffert la croix pour nos péchés, et que par elle et par son sang il nous a rachetés, de l'enfer; comme ceci est un vrai en apparence, et peut être dit et être cru, c'est pour cela qu'il ne damne pas les simples de foi et de cœur; mais de ces paroles faire un principe, et le confirmer jus­qu'à ce point, que Dieu le Père a par là été réconcilié et est réconcilié, et que par la foi seule à ce principe l'homme est justifié et sauvé sans les biens de la charité, qui sont les bonnes œuvres, et être dans ce principe non-seulement par la doctrine mais aussi par la vie, cela ne peut pas être pardonné. D'après ces explications, on peut voir que par le blasphème contre l'Esprit Saint est signifiée la falsification de la Parole jusqu'à la destruction du Divin Vrai dans son sens réel. Si donc le nom de blasphème signifie la falsification du Divin Vrai, par conséquent de la Parole, c'est parce qu'il est dit blasphème, quand quelqu'un parle contre Dieu, et que parler contre Dieu, c'est parler contre le Divin Vrai, car c'est le Divin Vrai procédant du Seigneur qui est entendu dans la Parole par Dieu, et le Divin Bien qui est entendu par Jéhovah, et aussi par le Seigneur; et comme le blasphème, c'est parler contre Dieu, par conséquent aussi contre la Parole, puisque la Parole est le Divin Vrai, il s'ensuit que le blasphème, c'est falsifier la Parole, car ceux qui la falsifient font que le vrai de la Parole est le faux, et le faux parle continuellement contre le vrai, et même l'attaque; de là vient donc que par le blasphème est signifiée la falsification de la Parole jusqu'à la destruction de son bien et de son vrai réels. Il est dit semblable chose de la bête écarlate dans ce qui suit, dans l'Apocalypse: « Une femme assise sur une bête écarlate, qui était pleine de noms de blasphème. » —XVII. 3 ; — par cette bête et par la femme qui était assise dessus est entendu Babylone, et par les noms de blasphème sont entendues les adultérations du bien et les falsifications du vrai de la Parole, lesquelles, ainsi qu'il a été dit, sont des blasphèmes contre le Seigneur. Que les blasphèmes signifient croire et parler mal et faussement de Dieu et du Divin Vrai, on peut aussi le voir par d'autres passages, dans la Parole, comme dans Ésaïe : « Ainsi a dit Jéhovah : Ne crains point à cause des paroles que tu as entendues, par lesquelles ont blasphémé les serviteurs du Roi d'Aschur contre Moi. Et Hizkias le Roi pria, et dit : Écoute, ô Jéhovah! toutes les paroles de Sanchérib, qui a envoyé pour blasphémer le Dieu vivant. Et parla Jéhovah contre lui: Qui as-tu blasphémé et calomnié? et contre qui as-tu haussé la voix, et élevé en haut tes yeux? contre le Saint d'Israël; par la main de tes serviteurs tu as blasphémé le Seigneur. » — XXXVII. 6, 17, 23, 24 ; — d'après ces paroles aussi, il est évident que le blasphème se dit des impostures contre Dieu; car par le Roi d'Assyrie, qui alors était Sanchérib, il est signifié le rationnel, mais par ce roi le rationnel perverti, qui parle contre le Divin vrai, le couvre d'ignominies, et le blesse par des faux, ce qui aussi est le falsifier, comme il a été dit ci-dessus; les faux qu'il prononça contre le Divin Vrai sont signifiés par les choses qui sont contenues là dans les Vers. 10, 11, 12,13, 24, 25, et qui étaient toutes, non-seulement des blasphèmes contre Dieu, mais aussi des falsifications du Divin Vrai. Dans Moïse : « Quant à l'âme qui aura agi à main haute, celui-là blasphème Jéhovah, en ce que la Parole de Jéhovah  il aura méprisé, et que son précepte il aura rendu vain, retranchant sera retranchée cette âme-là; son iniquité (sera) sur elle. »— Nomb. XV. 30, 31; — là, il s'agit de ceux qui agissent contre les préceptes de Dieu donnés par Moïse, tant par erreur que de propos déterminé, comme il est évident par le Verset 23 et les suivants dans ce Chapitre, ici de ceux qui agissent contre eux de propos déterminé, ce qui est entendu par agir à main haute; et comme agir contre le précepte, c'est agir contre le Divin Vrai, et que faire cela de propos déterminé, c'est le faire d'après l'intention de la volonté, et par suite prononcer le faux, ce qui est l'adultération et la falsification actuelles de la Parole, c'est pour cela qu'il est dit « celui-là blasphème Jéhovah ; » et comme cela est la même chose que le péché et le blasphème contre l'Esprit Saint, il est dit que « retranchant sera retranchée cette âme-là ; son iniquité (fera) sur elle ; » son iniquité sur elle signifie que cela ne peut pas être pardonné. Que le blasphème se dise de discours mauvais et de discours faux sur Dieu, par conséquent sur le Divin Vrai, il n'est pas loisible de le confirmer ici par plusieurs passages de la Parole, tant parce que chacun peut voir que le blasphème dans le sens spirituel n'est pas autre chose que parce qu'il y en a de divers genres, et c'est pour cela que dans les Langues humaines, comme aussi dans la Langue Hébraïque, il y a divers noms par lesquels sont exprimés les genres de blasphème contre Dieu et le Divin Vrai, par exemple, dans la langue latine, ils sont nommés Calumniœ (Calomnies), Contumeliœ (Outrages), Ignominice (Ignominies), Opprobria (Opprobres), Convilia (Reproches),  Vituperia (Critiques), Dicteria (Sarcasmes), Subsanationes (Railleries), Illusiones (Dérisions), etc.; chacune de ces dénominations est mentionnée dans la Parole avec une différence générique et spécifique; examiner et exposer ces différences exigerait beaucoup de pages.



Mise à jour | Exposition Sommaire
AE|CB | DC | AC | DA | AC | DP | AR | EC | DF | DV | DS | LVRC | C E | CAC | IAR | EXSP |