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Nom du Livre (APOCALYPSE EXPLIQUEE)
 
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Apocalypse Expliquée 78. 

Comme mort, signifie la défaillance de la vie propre: on le voit par la signification de comme mort, lorsqu'il s'agit de la Divine présence chez l'homme, en ce que c'est la défaillance de la vie propre ; en effet, la vie propre de l'homme est la vie dans laquelle il naît, qui en elle-même n'est que le mal, parce qu'elle est entièrement renversée, car l'homme ne regarde que lui seul et le monde, et se tourne par conséquent en arrière de Dieu et du Ciel : la vie qui n'est point la vie propre de l'homme est celle dans laquelle il est conduit lorsqu'il est régénéré par le Seigneur; quand il vient dans cette vie, il regarde Dieu et le Ciel en premier lieu, et soi-même et le monde en second lieu ; cette vie influe chez l'homme, lorsque le Seigneur est présent, d'où il est évident que autant celle-ci influe, autant il se fait un renversement de la vie ; ce renversement, quand il s'opère subitement, fait qu'il semble à l'homme qu'il est mort ; c'est de là que par « comme mort » il est signifié ici la défaillance de la vie propre. Toutefois, ces deux états de la vie ne peuvent pas être mis à la portée de l'homme par une description ; ils sont même autres chez l'homme, et autres chez l'esprit, et ils diffèrent, entièrement chez les méchants et chez les bons : l'homme ne peut, à la présence du Divin, vivre par le corps, et ceux qui conservent la vie sont entourés d'une colonne angélique qui modère l'influx Divin, car le corps d'aucun homme n'est susceptible de recevoir le Divin, c'est pour cela que ce corps meurt et est rejeté. Que l'homme ne puisse, à la présence du Divin, vivre par le corps, on peut le voir par les paroles du Seigneur à Moïse : « Tu ne peux voir mes faces, parce que ne peut Me voir l'homme et vivre. » — Exod., XXXIII. 20. — C'est pourquoi Moïse, ayant voulu voir, fut mis dans une fente du rocher,  et fut couvert jusqu'à ce que le Seigneur fût passé : il était même connu des anciens que l'homme ne peut voir Dieu et vivre, comme on le voit d'après le Livre des Juges: « Manoach dit à son épouse : Mourant nous mourrons, parce que nous axons vu Dieu. » XIII. 22 ; — et cela a été tenu aussi pour certain chez les fils d'Israël, lorsque le Seigneur fut vu de la montagne de Sinaï ; il en est parlé ainsi dans Moïse : « Ils seront préparés pour le troisième jour, car le troisième jour descendra Jéhovah aux yeux de tout le peuple sur la montagne de Sinaï ; et des bornes posera le peuple alentour, en disant : Gardez-vous de monter sur la montagne et d'en toucher l'extrémité; quiconque touchera la montagne, mourant il mourra. » Et parce que la terreur s’était emparée d’eux, ils dirent à Moïse : « Parle, toi, avec nous, et nous écouterons; main que ne parle point avec nous Dieu, de peur que nous ne mourions. » — Exod., XIX. 11,12. XX. 16 : —que la montagne de Sinaï signifie le Ciel où est le Seigneur, et que toucher signifie communiquer, transmettre et recevoir, et que ce soit pour cela qu'il fut défendu de toucher à l'extrémité de cette montagne, on le voit dans l'Explication de ces Chapitres dans les ARCANES CELESTES. Si Jéhovah a été vu par plusieurs, dont il est parlé dans la Parole, c'était parce qu'ils avaient été alors entourés d'une colonne d'esprits, et ainsi préservés, comme il a été dit ci-dessus ; c'est aussi de la même manière que j'ai vu quelquefois le Seigneur. Mais l'état des esprits à la présence Divine est autre que l'état des hommes ; les esprits ne peuvent mourir, c'est pourquoi s'ils sont mauvais, ils meurent, à la présence Divine, de la mort spirituelle, il sera dit bientôt en quoi consiste cette mort ; mais ceux qui sont bons sont transférés dans des sociétés, où la sphère de la présence Divine est tempérée et accommodée pour la réception : de là vient qu'il y a trois Cieux, et dans chaque Ciel un grand nombre de sociétés, et que ceux qui sont dans les cieux supérieurs sont plus près du Seigneur, et ceux qui sont dans les cieux inférieurs, plus loin de Lui; voir dans le TRAITE DU CIEL ET DE L'ENFER, Nos 20 à 28, 29 à 40, 41 à 50, 206 à 209. Il va être dit, en peu de mots, ce que c'est que la mort spirituelle, dont meurent les mauvais esprits à la présence Divine : La mort spirituelle consiste à se détourner et à s'éloigner du Seigneur ; mais lorsque les mauvais esprits, qui n'ont pas encore été dévastés, c'est-à-dire, fixés dans leur amour régnant, entrent dans quelque société angélique, comme le Divin du Seigneur est dans cette société, ils sont cruellement torturés, et non-seulement ils se détournent, mais ils se précipitent même dans des lieux profonds où n'entre aucune lumière du ciel; quelques-uns, dans de ténébreuses cavernes de rochers ; en un mot, dans les enfers ; voir, sur ce sujet, les explications qui ont été données dans le TRAITE DU CIEL ET DE L'ENFER, N°s 54, 400, 510, 525, 527 : cet état de détournement et d'éloignement du Seigneur est ce qui est appelé mort spirituelle ; le spirituel du ciel est mort aussi chez eux.



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