| Apocalypse Expliquée 734. 734. Et il y eut une guerre dans le Ciel, signifie un combat du faux contre le vrai, et du vrai contre le faux : on le voit par la signification d'une guerre dans le Ciel, en ce que c'est le combat du faux contre le vrai, et du vrai contre le faux, ainsi qu'il va être expliqué; par le faux, ici, il est entendu le faux d'après le mal, et par le vrai il est entendu le vrai d'après le bien; en effet, il y a plusieurs genres de faux, mais ces faux qui viennent du mal combattent seuls contre les vrais d'après le bien, et cela, parce que le mal est contre le bien, et que tout vrai appartient au bien. Dans le faux du mal sont tous ceux qui dans leur vie n'ont rien pensé du Ciel ni du Seigneur, mais ont pensé seulement à eux-mêmes et au monde; penser au Ciel et au Seigneur dans la vie, c'est penser qu'il faut agir de telle manière, parce que la Parole l'enseigne et l'ordonne; comme ceux-ci vivent d'après la Parole, ils vivent d'après le Seigneur et d'après le Ciel; au contraire, penser seulement à soi-même et au monde, c'est penser qu'il faut agir de telle manière à cause des lois du royaume, et à cause de la réputation, des honneurs et des profits, ceux-ci ne vivent pas pour le Seigneur ni pour le Ciel, mais ils vivent pour eux-mêmes et pour le monde; ce sont ceux qui sont dans le mal quant à la vie, et d'après le mal dans les faux ; ceux qui sont dans les faux d'après cette origine combattent contre les vrais. Toutefois, leur combat n'est pas contre la Parole, car ils l'appellent Sainte et Divine; mais leur combat est contre les vrais réels de la Parole, car ils confirment leurs faux par la Parole, mais ce n'est que par le sens de sa lettre, qui dans certains endroits est tel, qu'il peut pire entraîné à confirmer des principes souverainement hérétiques et cela, parce que la Parole dans ce sens est mise à la portée des enfants et des simples, dont la plupart sont sensuels, et ceux-ci ne reçoivent que des choses qui apparaissent devant les yeux ; et comme telle est la Parole dans la lettre, c'est pour cela que ceux qui sont dans les faux d'après le mal de la vie confirment leurs faux: par la Parole, et ainsi falsifient la Parole : bien plus, ceux qui séparent la foi d'avec la charité falsifient la Parole au point que, partout où il est dit faire et où les faits et les œuvres sont nommés, ils expliquent ces passages, qui sont par milliers, comme s'il était entendu, non pas faire et non pas le fait ou l'œuvre, mais croire et la foi ; de même pour tout le reste. Ces choses ont été dites, afin qu’on sache qui sont ceux qu'on doit entendre par ceux qui sont dans les faux d'après le mal, lesquels ont fait la guerre contre, Michaël et ses Anges, dont il est traité dans l'Article suivant. Que la guerre dans la Parole signifie la guerre spirituelle, qui est celle du faux d'après le mal contre le vrai d'après le bien, et réciproquement, ou, ce qui est la même chose, la guerre faite par ceux qui sont dans les faux d'après le mal contre ceux qui sont dans les vrais d'après le bien, on le voit dans la Parole par un grand nombre de passages, dont je vais seulement rapporter les suivants ; dans Esaïe : « Des peuples nombreux iront et diront : Allez, et montons à la montagne de Jéhovah, à la maison du Dieu de Jacob, qui nous instruira de ses chemins, pour que nous allions dans ses sentiers; car de Sion sortira la Loi, et la Parole de Jéhovah, de Jérusalem, afin qu'il juge parmi les nations, et qu'il réprime les peuples, qui forgeront leurs épées en hoyaux, et leurs lances en serpes ; on ne lèvera, point l'épée nation contre nation, et on n'apprendra plus la guerre. Maison de Jacob, allez, et nous irons à la lumière de Jéhovah. » — II. 3, 4, 5. Michée, IV. 3; — ces choses ont été dites de l'avènement du Seigneur, et signifient que ceux qui seront de sa Nouvelle Église doivent être enseignés dans les vrais, par lesquels ils seront conduits au Ciel; par la montagne de Jéhovah et par la maison du Dieu de Jacob est signifiée l'Église où il y a l'amour envers le Seigneur, et le culte d'après cet amour; la convocation vers cette Église, et ainsi vers le Seigneur, est signifiée par « des peuples nombreux iront et diront : Allez, et montons à cette montagne; » par « il nous instruira de ses chemins, pour que nous allions dans ses sentiers, » il est signifié qu'ils doivent être enseignés dans les vrais, par lesquels ils seront conduits, les chemins sont les vrais, et les sentiers sont les préceptes de la vie; par « de Sion sortira la Loi, et la Parole, de Jérusalem, » il est signifié par la doctrine du bien de l'amour et par la doctrine du vrai d'après ce bien, qui sont pour l'Église d'après le Ciel par le Seigneur, la Loi est la doctrine du bien de l'amour, et la Parole est le vrai d'après ce bien ; par « il jugera parmi les nations et il réprimera les peuples,» il est signifié qu'alors seront dissipés les maux de la vie et les faux de la doctrine, par les nations sont signifiés ceux qui sont dans les maux, et par les peuples ceux qui sont dans les faux, ainsi abstractivement les maux de la vie et les faux de la doctrine; par « ils forgeront leurs épées en noyaux, et leurs lances en serpes, » il est signifié qu'alors du consentement de tous devront cesser les combats, l'épée et la lance sont les faux d'après le mal qui combattent contre les vrais d'après le bien, et vice versa; les noyaux sont les biens de l'Église qui sont cultivés par les vrais, car le champ qui est cultivé par les hoyaux est l'Église quant aux biens de la vie, et les serpes sont les vrais de la doctrine, parce que les arbres dans les jardins signifient les perceptions et les connaissances du vrai ; de semblables choses sont signifiées par « on ne lèvera point l'épée nation contre nation, et on n'apprendra plus la guerre; » la guerre signifie les combats dans tout le complexe; par « allez, et nous irons à la lumière de Jéhovah, » il est signifié qu'ils mèneront la vie de la sagesse, la lumière de Jéhovah est le Divin Vrai, et aller à cette lumière, c'est vivre selon ce vrai, ainsi dans la vie de la sagesse : qu'ici la guerre signifie la guerre spirituelle, qui est celle des faux contre les vrais et les biens, et vice versa, et que les épées et les lances, qui sont des armes de guerre, signifient des choses par lesquelles se font les combats spirituels, on le voit manifestement, car là il s'agit du Seigneur et de l'Église qui doit être instaurée par Lui, et aussi de la doctrine pour cette Église, et il est dit « il nous instruira de ses chemins, pour que nous allions dans ses sentiers; » puis, « allez, et nous irons à la lumière de Jéhovah. » Dans Hosèe : « Je traiterai pour eux alliance, en ce jour-là, avec l'animal du champ, et avec l'oiseau des Cieux, et le reptile de la terre; et arc, épée et guerre je briserai de dessus la terre, et je les ferai coucher en sécurité. »— II. 18; — ce qui est signifié par l'animal du champ, l'oiseau des cieux et le reptile de la terre, avec lesquels Jéhovah en ce jour-là traitera alliance, on le voit expliqué ci-dessus, Nos 388, 701 ; et par briser arc, épée et guerre, il est signifié faire cesser tout combat du faux et du vrai ; c'est même pour cela qu'il est ajouté « et je les ferai coucher en sécurité, » à savoir, à l'abri des infestations des maux et des faux qui viennent de l'enfer. Dans Zacharie : « Je retrancherai le char hors d'Ephraim, et le cheval hors de Jérusalem, et sera retranché l'arc de guerre; au contraire, il parlera de paix aux nations. »—IX. 10;—ces choses aussi ont été expliquées ci-dessus, N° 357; d'après elles, il est évident que par l'arc de guerre est signifiée la doctrine du vrai combattant; contre les faux, car elles ont été dites du Seigneur. Dans David : « Jéhovah qui met des solitudes dans la terre; il fait cesser les guerres jusqu'à l'extrémité de la terre, l'arc il brise, et il coupe la lance, les chars il brûle au feu. » — ps. XLVI. 9, 10;—ici aussi par Jéhovah qui fera cesser les guerres jusqu'à l’extrémité de la terre, il est signifié qu'il fera cesser les combats entendus dans un sens spirituel, c'est-à-dire, les combats des faux contre les vrais et les biens de l'Église; voir ci-dessus, N° 357. Dans le Même : « Dieu brise les étincelles de l'arc, le bouclier, et l'épée et la guerre. »—ps. LXXVI. 4; — de semblables choses sont signifiées ici ; voir ci-dessus, Nos 357 et 365. Dans Ésaïe : « Devant des épées ils seront errants, devant épée levée, et devant arc tendu, à cause du poids de la guerre. » — XXI. 15 ;—ce qui est signifié par ces paroles, on le voit ci-dessus, Nos 131, 357; « à cause du poids de la guerre, » c'est à cause de la forte attaque des faussetés contre les connaissances du bien, qui sont signifiées là par l'Arabie ou Kédar. Dans David : « Jéhovah qui enseigne à mes mains la guerre, pour mettre un arc d'airain en mes bras. » —ps. XVIII. 35; — par enseigner aux mains la guerre, il est entendu la guerre, non contre des ennemis dans le monde, mais contre les ennemis dans l'enfer, ce qui a lieu par les combats du vrai contre les faux et contre les maux ; il semble, il est vrai, que là par la guerre il soit entendu une guerre telle que David en faisait contre ses ennemis, et qu'ainsi Jéhovah lui enseignait une telle guerre, et comment il mettrait un arc d'airain en ses bras; mais néanmoins il est entendu une guerre spirituelle, et aussi un arc spirituel, qui est la doctrine du vrai, et l'arc d'airain est la doctrine du bien de la vie; et cela, parce que la Parole, considérée dans son essence, est spirituelle; mais, sur ce sujet, voir aussi ci-dessus, N° 357. Dans le Même : « Jéhovah! plaide contre ceux qui plaident contre moi; combats contre ceux qui m'attaquent; prends l'écu et le bouclier, et lève-toi à mon secours; mets en avant la lance, et oppose-toi à ceux qui me poursuivent; dis à mon âme: Ton salut, Moi. » — ps. XXXV. 1, 2, 3 ; — qu'ici par combattre, prendre l'écu et le bouclier, et mettre en avant la lance, il ne soit pas signifié prendre ces armes de guerre, puisque ces choses sont dites de Jéhovah, cela est évident; mais il est dit ainsi, parce que toutes les armes de guerre signifient des choses qui appartiennent à la guerre spirituelle; par l'écu, parce qu'il protège la tête, il est signifié la défense contre les faux qui détruisent l'entendement du vrai; par le bouclier, parce qu'il protège la poitrine, il est signifié la défense contre les faux qui détruisent la charité, laquelle est la volonté du bien; et par la lance, parce qu'elle protège toutes les parties du corps, il est signifié la défense dans le commun. Comme de telles choses sont signifiées, c'est pour cela qu'il est ajouté « dis à mon âme : Ton salut, Moi, » Puisque Jéhovah, c'est-à-dire, le Seigneur, protège l'homme contre les enfers, c'est-à-dire, contre les maux et les faux qui s'en élèvent continuellement, voilà pourquoi le Seigneur est appelé Jéhovah Sébaoth, c'est-à-dire, Jéhovah des Armées; et par les Armées sont signifiés les vrais et les biens du Ciel, et par suite aussi de l'Église, dans tout le complexe, par lesquels le Seigneur éloigne les enfers dans le commun, et chez chacun dans le particulier; c'est de là qu'il est dit de Jéhovah qu'il combat et fait la guerre Lui-Même comme un héros et un homme de guerre dans les batailles, ainsi qu'on peut le voir par les passages suivants; dans Esaïe : « Jéhovah Sébaoth descend pour soutenir la guerre sur la montagne de Sion et sur sa colline. » — XXXI. 4. — Dans Zacharie : « Jéhovah sortira et combattra contre ces nations, comme le jour de son Combat au jour de la bataille. » XIV. 3. — Dans Ésaïe : « Jéhovah comme un Héros sortira, comme un homme de guerres il éveillera son zèle; sur ces ennemis il l'emportera. » — XLII. 13. — Dans Moïse : « Guerre (sera) à Jéhovah contre Amaleck de génération en génération, »—Exod. XVII. 16; — cela a été dit, parce que par Amalek sont signifiés ces faux du mal, qui infestent continuellement les vrais et les biens de l'Église. En outre, par les guerres dans les Historiques de la Parole, tant celles qui sont rapportées dans les Livres de Moïse que celles qui le sont dans les Livres de Josué, des Juges, de Samuel et des Rois, il est signifié aussi des guerres spirituelles; par exemple, les guerres contre les Assyriens, les Syriens, les Égyptiens, les Philistins, et au commencement les guerres contre les nations idolâtres dans la terre de Canaan au-delà et en deçà du Jourdain ; quant à ce qu'elles signifient, on le voit clairement, lorsqu'on sait ce qui est signifié, et quel faux et quel mal sont signifiés par les Assyriens, les Babyloniens et les Chaldéens; puis aussi, par les Egyptiens, les Syriens, les Philistins, et tous les autres; car toutes les nations et tous les peuples, qui, ont fait la guerre contre les fils d'Israël, représentaient les enfers qui voulaient faire violence à l'Église représentée par les fils d'Israël : les guerres, cependant, ont été faites en actualité comme elles ont été décrites, mais néanmoins elles représentaient et par suite signifiaient des guerres spirituelles, puisque dans la Parole il n'est rien dit qui ne soit intérieurement spirituel, car elle est Divine, et ce qui procède du Divin est spirituel et se termine dans le naturel. Que les Anciens aient eu aussi une Parole, tant Prophétique qu'Historique, aujourd'hui perdue, on le voit dans Moïse,—Nomb.
XXI, — où il est rapporté des Prophétiques qui y sont appelés énoncés, et des Historiques qui y sont appelés guerres de Jéhovah, — Vers. 14 et 27 ; — ces Historiques ont été appelés Guerres de Jéhovah, parce que les guerres du Seigneur contre les enfers sont signifiées par elles, comme aussi par les guerres dans les Historiques de notre Parole. C'est donc de là que les ennemis, les adversaires, ceux qui attaquent, ceux qui poursuivent, ceux qui s'insurgent, et de plus, les armes de guerre, comme
lance, bouclier, écu, épée, arc, flèches, char, signifiant dans la Parole les choses qui appartiennent au combat et à la défense contre les infernaux. Dans Moïse : « Quand tu sortiras pour la guerre contre tes ennemis, et que tu verras cheval et char, peuple nombreux plus que toi, tu n'auras point crainte d'eux, parce que Jéhovah ton Dieu (est) avec toi. Le prêtre leur dira, quand ils s'approcheront pour le combat : Vous, vous approchez aujourd'hui pour le combat contre vos ennemis; que ne s'amollisse point votre cœur, et ne vous effrayez point, et ne tremblez point, et ne soyez point troublés devant eux, car Jéhovah votre Dieu va avec vous pour combattre pour vous contre vos ennemis, afin de vous sauver. » — Deutér. XX, 1, 2, 3, 4 ;— celui qui ne sait pas qu'il y a un sens spirituel dans chaque chose de la Parole peut croire que, dans ce passage, il n'est pas entendu intérieurement autre chose que ce qui est entendu dans la lettre; mais néanmoins par la guerre, ici comme ailleurs, il est signifié une guerre spirituelle, et par suite par le cheval, le char et le peuple nombreux sont signifiés les faux de religion auxquels on se fie, et d'après lesquels on combat contre les vrais de l'Église, par le cheval les faux de l'entendement et les raisonnements qui en proviennent, par le char les faux de la doctrine, et par le peuple nombreux les faux en général; soit qu'on dise les faux ou ceux qui sont dans les faux, cela revient au même : comme ils ne doivent pas avoir crainte d'eux, ni trembler, parce qu'ils sont dans les vrais de l'Église d'après le Seigneur, et parce que le Seigneur est dans ces vrais chez l'homme et ainsi combat d'après les vrais pour l'homme contre les enfers qui sont dans le sens spirituel les ennemis, c'est pour cela qu'il est dit « parce que Jéhovah ton Dieu est avec toi, et va avec vous pour combattre pour vous contre vos ennemis, afin de vous sauver : » ces deux sens, à savoir, le naturel et le spirituel, font un par les correspondances qui existent entre toutes les choses du monde et toutes celles du Ciel; de là vient la conjonction du Ciel avec l'homme par la Parole : le vrai du sens spirituel, qui est caché dans les Historiques de la Parole, est plus difficile à voir que celui qui est caché dans les Prophétiques; et cela, parce que les Historiques tiennent le mental fixé en eux, et par suite détournent de penser autre chose que ce qui se présente dans la lettre; mais toujours est-il que tous les Historiques de la Parole sont des représentatifs des célestes, et que les mots sont des significatifs. Que tous ceux-là devaient combattre, qui étaient dans les vrais de la doctrine, et étaient par suite devenus hommes de l'Église, et non ceux qui ne l'étaient pas encore devenus, cela est signifié par les choses qui suivent dans ce Chapitre : « Ensuite parleront les officiers au peuple, en disant : Qui est l'homme qui a bâti une maison neuve, et ne l'a point inaugurée? qu'il s'en aille et retourne à sa maison, de peur que peut-être il ne meure dans la guerre, et qu'un autre homme ne l'inaugure. Ou, qui est l'homme qui a planté une vigne, et ne l'a point achevée ni vendangée? qu'il s'en aille et retourne à sa maison, de peur que peut-être il ne meure dans la guerre, et qu'un autre homme ne l'achève et ne la vendange. Ou, qui est l'homme qui s'est fiancé à une femme, et ne l'a point épousée? qu'il s'en aille et retourne à sa maison, de peur que peut-être il ne meure dans la guerre, et qu'un autre homme ne l'épouse. Qui est l'homme timide et mou de cœur? qu'il s'en aille et retourne à sa maison, et qu'il ne fasse pas fondre le cœur de ses frères comme son cœur. » — Deut. XX. 5, 6, 7, 8; — ceux qui avaient bâti des maisons neuves et ne les avaient pas encore inaugurées, ou ceux qui avaient planté des vignes et ne les avaient pas encore vendangées, ou ceux qui s'étaient fiancés à une femme et ne l'avaient pas encore épousée, devaient rester à la maison, de peur qu'ils ne mourussent dans la guerre, et que d'autres hommes n'inaugurassent les maisons, ne vendangeassent les vignes et ne prissent les femmes pour épouses; cela avait été commandé et établi d'après des causes existant dans le Monde spirituel, et que personne ne peut voir, à moins de savoir ce qui est signifié par bâtir une maison, planter une vigne, et épouser une femme, puis ce qui est signifié par mourir dans la guerre; par bâtir une maison, il est signifié instaurer l'Église, par planter une vigne, il est signifié la même chose; mais par la maison, il est signifié l'Église quant au bien, et par la vigne l'Église quant au vrai, car l'un et l'autre, tant le bien que le vrai, doit être implanté chez l'homme pour qu'en lui il y ait Église; la conjonction de l'un et de l'autre, à savoir, du bien et du vrai, est signifiée par se fiancer à une femme et l'épouser; par la guerre est signifiée la guerre spirituelle, qui est un combat contre les maux et les faux qui viennent de l'enfer, et par mourir dans la guerre, il est signifié succomber avant que l'Église ait été implantée par ces choses, ce qui même arrive par les tentations, qui aussi sont signifiées par les guerres dans la Parole : de là, on peut conclure ce qui est signifié par ces statuts dans le sens spirituel, à savoir, que les hommes de l'Église, c'est-à-dire, les hommes en qui est l'Église, lesquels sont signifiés par les fils d'Israël sortant pour la guerre, doivent combattre contre les ennemis qui sont les enfers, mais non ceux qui ne sont pas encore devenus hommes de l'Église, c'est-à-dire, hommes en qui est l'Église; c'est pourquoi il est dit que ne sortiraient pas pour la guerre ceux qui avaient bâti des maisons et ne les avaient pas encore inaugurées, ni ceux qui avaient planté des vignes et ne les avaient pas encore vendangées, ni ceux qui s'étaient fiancés à des femmes et ne les avaient pas encore épousées, car par tous ceux-ci sont signifiés ceux en qui l'Église n'a pas encore été implantée, ainsi ceux qui ne sont pas encore devenus hommes de l'Église, et il est dit qu'ils devaient s'en aller et retourner à leur maison, de peur qu'ils ne mourussent dans la guerre, ce par quoi il est entendu que ceux-là ne prévaudraient pas sur les ennemis, mais que les ennemis prévaudraient sur eux, car sur les ennemis spirituels prévalent seulement ceux qui sont dans les vrais d'après le bien, ou chez qui le vrai a été conjoint au bien; il est dit aussi « de peur qu'un autre homme n'inaugure la maison, ne vendange la vigne, et n'épouse la femme, » ce qui signifie de peur que les faux et les maux ne se consignent avec le bien, ou un vrai d'un autre genre avec l'affection du bien; par un autre homme est signifié le faux, et aussi un autre vrai, ainsi un vrai non concordant : les timides et les mous de cœur, qui devaient aussi retourner à la maison, signifiaient ceux qui n'étaient pas encore dans les vrais et les biens de l'Église, ni par conséquent dans la confiance au Seigneur, car ceux-ci craignent les méchants, et font aussi que les autres ont de la crainte, ce qui est signifié par « qu'ils ne fassent pas fondre le cœur de leurs frères : » ce sont donc là les causes intérieures, ou les causes d'après le Monde spirituel, pour lesquelles ces choses ont été commandées. Que la Guerre signifie la Guerre spirituelle, c'est-à-dire, contre les infernaux, on le voit manifestement en ce que les offices et les ministères des Lévites autour de la Tente du Convention sont appelés Milice, comme il est évident par ces passages dans Moïse : « Il a été commandé à Moïse de compter les Lévites depuis le fils (l'âge) de trente ans jusqu'au fils de cinquante ans, pour exercer la milice, afin de faire l'ouvrage dans la Tente de Convention. » — Nomb. IV. 23, 35, 39, 43, 47. —Et ailleurs : « Voici l'office des Lévites:
Depuis le fils (l'âge) de vingt-cinq ans et au-dessus, il (le Lévite) exercera la milice pour le service de la Tente de Convention; mais depuis le fils de cinquante ans, il se retirera de la milice du service, et il ne servira plus. » — Nomb. VIII. 24 ,25 ; — si les offices et les ministères des Lévites autour de la Tente de Convention sont appelés milice, c'est parce que les Lévites représentaient les vrais de l'Église, et que Aharon, à qui les Lévites avaient été donnés et attachés pour le service, représentait le Seigneur quant au bien de l'amour et quant à l'œuvre de la salvation ; et comme le Seigneur d'après le bien de l'amour régénère et sauve les hommes par les vrais de la Parole, et aussi éloigne les maux et les faux qui sont de l'enfer, contre lesquels il combat continuellement, voilà pourquoi les offices et les ministères des Lévites ont été appelés milice : cela est encore évident en ce que leurs ministères ont été appelés milice, quoiqu'eux-mêmes n'aient point combattu contre les ennemis terrestres : de là, il est évident que le sacerdoce est une milice, mais milice contre les faux et les maux. C'est de là que, même aujourd'hui, l'Église est appelée Église militante. Dans Ésaïe : « Voix de multitude dans les montagnes, image de peuple grand, voix de tumulte des royaumes des nations assemblées, Jéhovah Sébaoth compte l'armée de guerre. » — XIII. 4 ; — ces paroles ont été expliquées ci-dessus ; voir N° 453; et par compter l'armée de guerre, il est signifié mettre en ordre les vrais d'après le bien contre les faux d'après le mal qui sont signifiés par les royaumes des nations assemblées. Dans le Même : « En ce jour-là, Jéhovah sera en esprit de jugement pour celui qui est assis sur le jugement, et en force pour ceux qui repoussent la guerre de la porte.» —XXVIII. 6; — dans ce Chapitre, il s'agit de ceux qui sont dans le faste de la propre intelligence, lesquels sont entendus par la couronne d'orgueil, les enivrés d'Éphraïm, —Vers. 1 ; mais ces paroles-ci sont dites de ceux qui ne sont pas dans ce faste; par « Jéhovah sera en esprit de jugement pour celui qui est assis sur le jugement, » il est signifié que d'après le Seigneur ils ont l'intelligence; le jugement signifie l'entendement du vrai, ainsi l'intelligence; « Jéhovah sera en force pour ceux qui repoussent la guerre de la porte, » signifie que le Seigneur donne la puissance à ceux qui défendent la Parole et la doctrine tirée de la Parole, et empêchent qu'on y fasse violence, la ville est la doctrine, et la porte qui y donne l'entrée signifie les vrais naturels ; de là venait que les anciens rendaient leurs jugements aux portes de la ville. Dans Jérémie: « Sanctifiez la guerre contre la fille de Sion ; levez-vous, et montons à midi; levez-vous, et montons dans la nuit, et détruisons ses palais; étendez contre Jérusalem le retranchement. Voici, un peuple ment de la terre du septentrion; cruel, lui; et ils n'ont point de compassion; leur voix, comme la mer, retentit; sur des chevaux ils chevauchent; préparé (il est), comme un homme pour la guerre, contre toi, fille de Sion. »VI. 3,4,5,6,22,23 ; là, il s'agit de la falsification de la Parole par ceux qui sont dans la propre intelligence, ceux-ci sont entendus par le peuple qui vient de la terre du septentrion ; car ceux qui sont tels habitent dans le Monde spirituel au septentrion, parce qu'ils sont dans les choses falsifiées d'après lesquelles les vrais ne sont point vus; mais l'Église, qui est dans les vrais réels, est entendue par la fille de Sion; l'attaque contre le vrai et la destruction de l'Église par eux sont signifiées par « sanctifiez la guerre contre la fille de Sion, et étendez contre Jérusalem le retranchement; » Jérusalem est l'Eglise quant à la doctrine, et par suite la doctrine de l'Église; l'effort pour détruire ouvertement les vrais est signifié par « levez-vous, montons à midi; » l'effort pour détruire secrètement les vrais est signifié par « levez-vous, montons dans la nuit ; » l'effort pour détruire l'entendement du vrai est signifié par « détruisons ses palais; » par « ce peuple est cruel, et ils n'ont point de compassion, » il est signifié qu'ils ne sont nullement dans l'amour du vrai, mais qu'ils sont dans l'amour du faux; par « leur voix, comme la mer, retentit; sur des chevaux ils chevauchent, » il est signifié qu'ils raisonnent d'après les sciences et d'après la propre intelligence; par « il est préparé comme un homme pour la guerre, » est signifié qu'ils sont assaillants du vrai. Dans David : « Délivre-moi de l''homme méchant, et de l'homme de violences préserve-moi, lesquels pensent des maux dans le cœur; tout le jour ils se rassemblent pour des guerres; ils ont aiguisé leur langue comme des serpents. » — ps. CXL. 2,3,4 ;—par l'homme (homo) méchant et l'homme (vir) de violences sont signifiés ceux qui pervertissent les vrais de la Parole; est dit homme de violences celui qui d'après une intention mauvaise fait violence aux vrais de la Parole en les pervertissant; l'intention mauvaise est en outre décrite par penser des maux dans le cœur; et pervertir les vrais de la Parole est décrit par « tout le jour ils se rassemblent pour des guerres; » les raisonnements par lesquels ils prévalent sont signifiés par les guerres, c'est pourquoi il est aussi ajouté « ils ont aiguisé leur langue comme des serpents. Dans Zacharie : « Ils seront comme des puissants qui foulent la boue des rues dans la guerre, et ils combattront, parce que Jéhovah avec eux sera, et confus seront ceux qui chevauchent sur des chevaux. » — X. 5 ; — là, il s'agit de l’avènement du Seigneur et de ceux qui sont par Lui dans les vrais d'après le bien; il est dit de ceux-ci qu'ils seront comme des puissants qui foulent la boue des rues dans la guerre, ce qui signifie qu'ils dissiperont et détruiront entièrement les faux de la doctrine, la boue des rues signifie ces faux, parce que la ville signifie la doctrine, les rues d'une ville en sont les vrais, et la boue y est le faux d'après le vrai falsifié; « et ils combattront, parce que Jéhovah avec eux sera, » signifie que d'après le Seigneur ils attaqueront et surmonteront ces faux ; « et confus seront ceux qui chevauchent sur des chevaux, » signifie que le tout de la propre intelligence succombera; être confus, c'est succomber, parce que cela est dit de ceux qui sont vaincus; et chevaucher sur des chevaux signifie se fier à la propre intelligence. Dans Hosée : « De la maison de Jehudah j'aurai compassion, et je les sauverai par leur Dieu Jéhovah, et je ne les sauverai point par arc, ni par épée, ni par guerre, ni par chevaux, ni par cavaliers. »— I. 7; — par la maison de Jehudah il signifiée l'Eglise céleste, par avoir compassion et les sauver par leur Dieu Jéhovah est signifiée la salvation par le Seigneur; « je ne les sauverai point par arc, ni par épée, ni par guerre, ni par chevaux, ni par cavaliers, » signifie non par des choses qui appartiennent à la propre intelligence; ce que signifie l'arc, ce que signifie l'épée, et ce que signifient les chevaux et les cavaliers, cela a été montré ci-dessus en son lieu ; la guerre signifie le combat d'après ces choses. Dans Ézécbiel : « Vous n'êtes point montés aux brèches, ni n'avez regarni l'enceinte pour la maison d'Israël afin de vous maintenir dans la guerre au jour de Jéhovah. » — XIII. 5. — Ceci est dit des Prophètes insensés, par qui sont signifiés les faux de la doctrine d'après la Parole falsifiée; par « vous n'êtes point montés aux brèches, ni n'avez regarni l'enceinte pour la maison d'Israël, » il est signifié qu'ils ne pouvaient pas réparer les erreurs de l'Église, ni en corriger rien; les brèches de la maison d'Israël sont les erreurs de l'Église, son enceinte est ce qui défend contre l'irruption du faux, et ainsi corrige; « afin de vous maintenir dans la guerre au jour de Jéhovah, » signifie ne point combattre contre les faux du mal qui procèdent de renier, au jour du Jugement Dernier. Dans Jérémie : « Comment n'a-t-elle pas été délaissée! la ville de gloire, la ville de ma joie? c'est pourquoi, ses jeunes gens tomberont dans ses rues, et tous les hommes de guerre seront retranchés en ce jour-là. ».— XLIX. 25, 26. L. 30; — la doctrine du vrai d'après la Parole est entendue par la ville de gloire, et par la ville de la joie de Jéhovah; que cette doctrine ait été changée en doctrine du faux par les falsifications du vrai, cela est signifié par « n'a-t-elle pas été délaissée ou abandonnée? » par « c'est pourquoi, ses jeunes gens tomberont dans ses rues, » il est signifié que tout entendement du vrai et ainsi toute intelligence ont péri; les jeunes gens sont l'entendement du vrai, et les rues de la ville sont les faux de la doctrine; par « tous les hommes de guerre seront retranchés, » il est signifié qu'il ne reste plus aucun vrai qui combatte contre les faux; les hommes de guerre sont ceux qui sont dans les vrais et qui d'après les vrais combattent contre les faux, et abstractivement les vrais qui combattent contre les faux. Dans Ésaïe : « Tes transpercés ne sont point des transpercés par épée, ni des tués en guerre. » — XXII. 2.;—ces choses ont été dites de la vallée de la vision, par laquelle est signifié l'homme sensuel, qui voit toutes choses d'après les illusions des sens du corps; et comme il ne comprend pas les vrais, et que par suite à leur place il saisit les faux, il est dit que ses transpercés ne sont point des transpercés par épée, ni des tués en guerre, ce qui signifie que les vrais n'ont point été détruits par des raisonnements d'après les faux, ni par certains combats du faux contre les vrais, mais qu'ils l'ont été par eux mêmes, parce qu'ils l'ont été par des illusions, d'après lesquelles les vrais ne se montrent point. Dans le Même : «Je mettrai aux prises l'Egypte avec l'Egypte, de telle sorte que combatte l'homme contre son frère, et l'homme contre son compagnon, ville contre ville, royaume contre royaume. » — XIX. 2 ; — ces choses ont été dites de l'homme naturel séparé de l'homme spirituel; il est signifié par l'Egypte; la foule de ses faux, qui raisonnent et combattent contre les vrais et les biens de l'homme spirituel, est signifiée par « je mettrai aux prises l'Egypte avec l'Egypte, de telle sorte que combatte l'homme contre son frère, et l'homme contre son compagnon; » l'homme et le frère signifient le vrai et le bien, et dans le sens opposé le faux et le mal; l'homme et le compagnon signifient les vrais entre eux, et dans le sens opposé les faux entre eux ; cette dissension et ce combat ont lieu quand les faux règnent, puisque des faux sont continuellement en débat avec des faux, mais non les vrais avec léserais; par « ville combattra contre ville, et royaume contre royaume, » il est signifié qu'il y aura de semblables contestations des doctrines entre elles, ou des Églises entre elles; la ville est la doctrine, et le royaume est l'Église qui en dérive. D'après ces considérations, on peut voir ce qui est signifié par les paroles du Seigneur dans les Évangélistes : « Plusieurs viendront sous mon Nom, disant : Moi, je suis le Christ; et ils (en) séduiront plusieurs : or, vous allez, entendre des guerres et des bruits de guerres, prenez garde que vous ne soyez troublés : car se lèvera nation contre nation, et royaume contre royaume; et il y aura des famines, et des pestes, et des tremblements de terre. » — Matth. XXIV. 5, 6, 7. Marc, XIII. 7, 8, 9. Luc, XXI. 8, 9,10; —ces choses ont été dites par le Seigneur aux disciples sur la consommation du siècle, par laquelle est signifié l'état de l'Église quant à son dernier état qui est décrit dans ces Chapitres; c'est pourquoi il est aussi entendu la perversion et la falsification successives du vrai et du bien de la Parole, jusqu'à ce qu'il n'y ait que le faux et par suite le mal; par ceux qui viendront sous son Nom, et qui se diront le Christ et en séduiront plusieurs, il est signifié qu'il en viendra qui diront que telle chose est un Divin Vrai, lorsque cependant c'est un vrai falsifié, qui en soi est un faux; car par Christ il est entendu le Seigneur quant au Divin Vrai, mais là dans le sens opposé le falsifié; « vous allez entendre des guerres et des bruits de guerres, » signifie qu'il y aura des discussions et des contestations sur les vrais, et de là des falsifications ; «se lèvera nation contre nation, et royaume contre royaume, » signifie que le mal combattra contre le mal, et le faux contre le faux, car entre eux les maux ne sont jamais d'accord, ni les faux non plus ; c'est ce qui fait que les Églises entre elles sont divisées, et qu'il en est sorti tant d'hérésies; la nation signifie ceux-qui sont dans les maux, et le royaume ceux qui sont dans les faux, et dont est composée l'Église; « il y aura des famines, et des pestes, et des tremblements de terre, » signifie qu'il n'y aura plus aucune connaissance du vrai et du bien, et qu'en raison de l'infection que produiront les faux, l'état de l'Église sera changé; la famine est la privation des connaissances du vrai et du bien, les pestes sont les infections produites par les faux, et les tremblements de terre sont les changements de l'Église. Comme les guerres dans la Parole signifient les guerres spirituelles, qui sont des combats du faux contre le vrai, et du vrai contre le faux, c'est pour cela que ces combats sont décrits par « la Guerre du Roi du septentrion contre le Roi du midi, » et par « le combat du Bouc de chèvres contre le Bélier, » dans Daniel ; la Guerre entre le Roi du septentrion et le Roi du midi, Chap. XI; et le combat du Bouc de chèvres contre le Bélier, Chap. VIII; et là par le roi du septentrion sont entendus ceux qui sont dans les faux, et par le roi du midi ceux qui sont dans les vrais ; par le Bouc sont signifiés ceux qui sont dans les faux de la doctrine parce qu'ils sont dans le mal de la vie, et par le Bélier ceux qui sont dans les vrais de la doctrine parce qu'ils sont dans le bien de la vie. D'après ces explications, on peut voir ce qui est signifié par la Guerre aussi ailleurs dans l'Apocalypse, par exemple, dans les passages suivants : « Lorsque les témoins auront achevé leur témoignage, la Bête qui monte de l'abime fera la Guerre contre eux, et les vaincra, et les tuera. » — XI. 7. —Ailleurs : « Ce sont des esprits de démons, qui font des signes pour s'en aller vers les rois de la terre et de tout le globe, afin de les assembler pour la Guerre de ce jour grand du Dieu Tout-Puissant. » — XVI. 44. — Et ailleurs : « Satan sortira pour séduire les nations, Gog et Magog, afin de les assembler en guerre. » — XX. 8;- par la Guerre aussi, dans ces passages, il est signifié la guerre spirituelle, qui est celle du faux contre le vrai, et du vrai contre le faux : il est dit la guerre du faux contre le vrai et du vrai contre le faux, mais il faut qu'on sache que ceux qui sont dans les faux combattent contre les vrais, mais non de même ceux qui sont dans les vrais contre les faux, car ceux qui sont dans les faux attaquent toujours, mais ceux qui sont dans les vrais défendent seulement; quant au Seigneur, Lui ne fait pas même de résistance, mais seulement il défend les vrais : toutefois, sur ce sujet, il en sera dit davantage ailleurs
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