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Nom du Livre (APOCALYPSE EXPLIQUEE)
 
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Apocalypse Expliquée 727. 

727. Si la Verge et lé Bâton signifient la puissance, et même la puissance du Divin Vrai, c'est principalement parce qu'ils étaient des branches ou rameaux d'arbres, qui signifiaient les connaissances du vrai et du bien, lesquelles sont les vrais de l'homme naturel; et comme ils étaient aussi un soutien pour le corps, ils signifiaient la puissance : et à plus forte raison encore la verge de fer, parce que le fer signifie pareillement le vrai de l'homme naturel, et d'après sa dureté la puissance à laquelle on ne peut résister. Que les Verges et les Bâtons tirent de là la signification de la puissance du Divin Vrai, c'est d'après la correspondance; de là vient que dans le Monde spirituel, où toutes les choses qui apparaissent sont des correspondances, l'usage des bâtons est représentatif de la puissance de ceux qui en portent ; pareillement dans l'Église Juive, qui était, comme les Anciennes Églises, une Église représentative ; c'est de là qu'en Egypte, et ensuite dans le désert, des miracles et des signes ont été faits par Moïse au moyen du bâton qu'il étendait; par exemple : « Les eaux frappées par son bâton furent changées en sang. » — Exode, VII. 1 à 21 — « Des fleuves et des étangs, sur lesquels son bâton fut étendu, il monta des grenouilles. » — Exod. VIII. 1, et suiv. — « La poussière frappée par son bâton devint des poux. » — Exod. VIII. 12, et suiv. — « Par son bâton étendu vers le Ciel, il y fut des tonnerres et de la grêle. »— Exod. IX. 23, et suiv.; —«  il monta des sauterelles, » — Exod. X. 12, et suiv. — « Par son bâton étendu sur la Mer de Suph elle fut séparée en deux, et ensuite elle revint. » —Exod. XIV. 16, 21, 26. — « Du rocher de Choreb frappé du bâton il sortit des eaux. »
— Exod. XVII. 5, et suiv. Nomb. XX. 7 à 13: — « Josué prévalait sur Amalek quand Moïse élevait la main avec le bâton, et Amalek prévalait quand Moïse l'abaissait, » — Exod. XVII. 9 à 12. — Pareillement, « le feu sortit du rocher, et consuma la chair et les azymes que Guidéon avait offerts, quand l'Ange de Jéhovah les eut touchés du bout de son bâton. »— Jug. VI. 21. — Si ces miracles ont été faits au moyen d'un bâton étendu, c'est parce que le bâton d'après la correspondance signifiait la puissance du Seigneur par le Divin Vrai, puissance dont il a été traité dans l'Article précédent. Que le Divin Vrai quant à la puissance soit aussi signifié ailleurs dans la Parole par les verges et par les bâtons, on peut le voir par les passages suivants; dans David : « Même quand je marcherais dans la vallée de l'ombre, je ne craindrai point pour moi de mal; ta verge et ton bâton me consoleront; tu dresseras devant moi la table en présence de mes ennemis, et tu oindras d'huile ma tête, ma coupe aura abondance. » — ps. XXI II. 4, 5; — marcher dans la vallée de l'ombre signifie dans le sens spirituel l'entendement obscur, devant lequel les vrais ne se montrent point d'après la lumière; « ta, verge et ton bâton me consoleront; » signifie que le Divin Vrai spirituel conjointement avec le Divin Vrai naturel protégeront, parce qu'en eux il y a la puissance ; la verge est le Divin Vrai spirituel, le bâton le Divin Vrai naturel, l'un et l'autre en même temps quant à la puissance de protéger; car consoler, c'est protéger : comme la verge et le bâton signifient le Divin Vrai quant à la puissance, c'est pour cela qu'il est dit ensuite « tu dresseras devant moi la table, tu oindras d'huile ma tête, et ma coupe aura abondance, » ce qui signifie la nutrition spirituelle par le Divin Vrai, car par dresser la table il est signifié être nourri spirituellement, par oindre d'huile la tête il est signifié par le bien de l'amour, et par la coupe il est signifié par le vrai de la doctrine d'après la Parole; la coupe est là pour le vin. Dans Ézéchiel : « Ta mère comme un Cep planté près des eaux: elle en a eu des verges de, force pour tes sceptres de ceux qui dominent; mais sa taille s'est élevée au-dessus d'entre les branches touffues; c'est pourquoi il a été arraché dans la colère, a terre il a été jeté, et le vent d'orient a séché son fruit; elles ont été rompues, et elles ont séché, ses verges de force; le feu les a consumées : maintenant il a été planté dans le désert, dans une terre d'aridité et de soif; un feu est sorti d'une verge de ses rameaux, il a dévoré son fruit, tellement qu'il n'y a pas en lui une verge de force, un sceptre pour dominer, » — XIX. 10 à 14 ; — par ces pa­roles est décrite la désolation de tout vrai dans l'Église Juive; les princes, contre lesquels a été faite cette lamentation, signifient les vrais, et la mère qui est devenue une lionne signifie l'Église; ces choses ont été dites de celle-ci et de ceux-là; « ta mère comme un cep planté près des eaux, » signifie que dès l'instauration il y a eu  une Église spirituelle instruite par les vrais; la Mère est l'Eglise en général, le Cep est l’Église spirituelle en particulier, les eaux sont les vrais, être planté, c'est être instauré; « elle en a eu des verges de force pour les sceptres de ceux qui dominent, » signifie qu'elle a eu le Divin Vrai en sa puissance, et par suite la domination, sur les faux du mal qui viennent de l'enfer; les verges de force signifient le Divin Vrai quant à la puissance, et les sceptres le Divin Vrai quant à la domination; en effet, les sceptres des rois étaient de courts bâtons provenant d'un arbre significatif, ici d'un cep; « mais sa taille s'est élevée au-dessus d'entre les branches touffues,» signifie le faste de la propre intelligence d'après les scientifiques de l'homme naturel, ce faste est signifié par « sa taille s'est élevée, » et les scientifiques de l'homme naturel sont signifiés par les branches touffues ; « il a été arraché dans la colère, à terre il a été jeté, » signifie sa destruction par les faux du mal; « le vent d'orient a séché son fruit, » signifie la destruction de son bien, le vent d'orient signifie la destruction, et le fruit le bien; il est entendu ce bien qu'ont ceux qui sont dans les faux du mal, et qui est demeuré de reste de la Parole, sa destruction est signifiée par le fruit que le vent d'orient a séché; « elles ont été rompues, et elles ont séché, ses verges de force, » signifie que tout Divin Vrai a été dissipé, de là cette Église n'a aucune puissance contre les enfers ; « le feu les a consumées, signifie le faste d'après l'amour de soi, qui a détruit ; maintenant il a été planté dans le désert, dans une terre d'aridité et de soif, » signifie qu'elle a été désolée au point qu'il n'y a aucun bien du vrai ni aucun vrai du bien; « un feu est sorti d'une verge de ses rameaux, » signifie le faste dans chacune de ses choses; « il a dévoré son fruit, » signifie la consomption du bien ; « tellement qu'il n'y a pas en lui une verge de force, un sceptre pour dominer, » signifie la désolation du Divin Vrai quant à la puissance et quant à la domination, comme ci-dessus. Dans Jérémie : « Dites : Comment a-t-il été brisé, le bâton de force, le bâton d'honneur? Descends de la gloire, et assieds-toi dans la soif, habitante fille de Dibon, parce que le dévastateur de Moab est monté contre toi, et il a détruit tes remparts. » — XLVIII. 17, 18; — par la fille de Dibon, il est signifié l'externe de l'Église, et par suite l'externe de la Parole, qui en est le sens de la lettre, et le dévastateur de Moah signifie son adultération; de là, on voit clairement ce que signifie le bâton de force, le bâton d'honneur, qui a été brisé, à savoir, qu'ils n'ont point le Divin Vrai dans sa puissance; le bâton de force est ce vrai dans le sens naturel, et le bâton d'honneur est ce vrai dans le sens spirituel; descends de la gloire, et assieds-toi dans la soif, habitante fille de Dibon, » signifie la privation et le manque de Divin Vrai; descendre de la gloire, c'est en être privé, la gloire est le Divin Vrai dans la lumière, et la soif est le manque de Divin Vrai; « parce que le dévastateur de Moab est monté contre toi, » signifie l'adultération de la Parole quant à son sens littéral ; « et il a détruit tes remparts, » signifie l'action d'enlever la défense; le rempart est la défense contre les faux et les maux, et le sens de la lettre de la Parole est cette défense. Dans David : « Le bâton de ta force, Jéhovah l'enverra de Sion, » — ps. CX. 2 ; — ici aussi par le bâton de force est signifié le Divin Vrai dans sa puissance, et par Sion est signifiée l'Église qui est dans l'amour envers le Seigneur, et est par suite appelée Église céleste. Dans Michée : « Pais ton peuple avec ta verge, le troupeau de ton héritage; qu'ils paissent en Baschan et en Giléad comme aux jours du siècle. » — VII. 14; — « pais ton peuple avec ta verge, » signifie l'instruction de ceux de l'Eglise qui sont dans les Divins Vrais d'après la Parole; paître signifie instruire; le peuple, ce sont ceux de l'É­glise qui sont dans les vrais, et la verge y est la Parole, parce qu'elle est le Divin Vrai ; par le troupeau de l'héritage sont signifiés ceux de l'Église qui sont dans les spirituels de la Parole, c'est-à-dire, dans les vrais de son sens interne; « qu'ils paissent en Baschan et en Giléad, » signifie l'instruction dans les biens de l'Église et dans ses vrais d'après le sens naturel de la Parole. Dans Ésaïe : « Il frappera la terre de la verge de sa bouche, et par l'esprit de ses lèvres il tuera, l'impie. » —XI. 4; — ici aussi par la verge de la bouche de Jéhovah est signifié le Divin Vrai ou la Parole dans le sens naturel; et par l'esprit de ses lèvres est signifié le Divin Vrai ou la Parole dans le sens spirituel, l'un et l'autre détruisant les faux du mal dans l'Église, ce qui est signifié par frapper la terre, et par tuer, l'impie. Il est signifié semblable chose par « frapper de la verge, » dans le Même, Chap. X. 24 ; et par « percer avec des bâtons la tête des infidèles, » — Habak. III. 14. — Dans Moïse : « Israël chanta ce cantique sur la fontaine en Béer : (C'est) la fontaine qu'ont fouie, les princes, qu'ont creusée les principaux du peuple, par le Législateur, avec leurs bâtons. » — Nomb. XXI. 17,18 — par la fontaine en Béer, il est signifié ici la doctrine d'après la Parole, Béer dans la langue originale signifie aussi fontaine; par les princes qui ont foui, et par les principaux du peuple qui ont creusé, sont signifiés les intelligents et les sages d'après le Seigneur, qui là est le Législateur; par les bâtons, avec lesquels ils ont foui et creusé, est signifié l'entendement dans les Divins Vrais illustrés. Dans Zacharie : « Encore habiteront des vieillards, hommes et femmes, dans les places de Jérusalem, et l'homme qui a son bâton dans sa main à cause de la multitude des jours. » — VIII. 4 ; — par les vieillards, hommes et femmes, sont signifiés les intelligents d'après la doctrine et d'après l'affection du vrai ; par l'homme, qui a son bâton dans sa main à cause de la multitude des jours, sont signifiés les sages qui se fient non à eux-mêmes mais au Seigneur Seul; par « dans les places de Jérusalem, » il est signifié qu'ils sont dans l'Église où il y a la doctrine du vrai réel ; Jérusalem est l'Eglise quant à la doctrine, et les places sont les vrais de la doctrine, ici les vrais réels. Dans Jérémie : « Insensé est devenu tout homme par la science, de honte a été couvert tout fondeur par l'image taillée; non pas comme cela, (Celui qui est) la portion de Jacob, mais Formateur de toutes choses, Lui; et Israël (est) le bâton de son héritage; Jéhovah Sébaoth (est) son nom, » — X. 14, 16. LI. 19; — « insensé est devenu tout homme par la science, » signifie par les scientifiques de l'homme naturel séparé de l'homme spirituel ; « de honte a été couvert tout fondeur par l'image taillée, » signifie par les faux qui proviennent de la propre intelligence ; « mais Formateur de toutes choses, Lui, » signifie le Seigneur de qui procède toute intelligence du vrai; « Is­raël est le bâton de son héritage, » signifie l'Église dans laquelle est le Divin Vrai, et sa puissance contre les faux; et comme ici il s'agit de l'intelligence par le Divin Vrai, il est ajouté « Jéhovah Sébaoth est son nom; » le Seigneur est appelé Jéhovah Sébaoth d'après les Divin Vrais dans tout le complexe, car Sébaoth signifie les Armées, et les Armées signifient tous les vrais et tous les biens de l'Église et du Ciel. Quand les fils d'Israël dans le désert murmurèrent contre Moïse et Aharon, parce que Korach, Dathan et Abiram avaient été engloutis par la terre, il fut commandé que « les princes des douze Tribus missent leurs bâtons dans la Tente de convention devant le Témoignage, ce qui ayant été fait, le bâton d'Aharon fleurit et produisit des amandes, » — Nomb. XVII. 17 à 25; — cela est arrivé, parce qu'ils avaient murmuré contre Jéhovah, c'est-à-dire, contre le Seigneur, et même contre le Divin Vrai qui procède de Lui, car Moïse et Aharon représentaient le Seigneur quant à la Loi, qui est la Parole; c'est pour cela qu'il fut commandé que les princes des douze Tribus missent leurs bâtons dans la Tente de convention devant le Témoignage; car par les douze Tribus, et spécialement par leurs princes, étaient signifiés les vrais de l'Église dans tout le complexe, pareillement par leurs douze bâtons; et par la Tente de convention il a été représenté et par suite signifié le Ciel, d'où proviennent les vrais de l'Église, et par le Témoignage le Seigneur Lui-Même : si le bâton d'Aharon a fleuri et produit des amandes, c'est parce que son bâton représentait et par suite signifiait le vrai d'après le bien de l'amour; et comme le vrai d'après le bien de l'amour produit uniquement le fruit qui est le bien de la charité, c'est pour cela que son bâton fleurit et produisit des amandes, les amandes signifient ce bien, pareillement la Tribu de Lévi; voir ci-dessus, N° 444. Il faut qu'on sache que la Tribu est désignée par le même mot que le bâton; par exemple,—Nomb. 1.16. II. 5,7;—de là, par les douze bâtons, il est signifié les mêmes choses que par les douze Tribus, à savoir, les Divins Vrais de l'Église dans tout le complexe ; sur les douze Tribus, voir ci-dessus, N°s 39, 430, 431, 657. Puisque le bâton signifie la puissance du Divin Vrai, il signifie aussi la puissance de résister aux faux et aux maux; dans Ésaïe: « Voici, le Seigneur, Jéhovah Sébaoth, va éloigner de Jérusalem et de Jehudah bâton et bâton d'appui, tout bâ­ton de pain, et tout bâton d'eau, héros et homme de guerre, juge et prophète. » —III. 1, 2;—ici, par éloigner tout bâton de pain et tout bâton d'eau, il est signifié enlever tout bien et tout vrai de l'Église, lesquels étant enlevés il n'y a plus aucune puissance de résister aux maux et aux faux ni d'empêcher qu'ils entrent librement, le pain signifie le bien de l'Église, l'eau son vrai, et le bâton ce bien et ce vrai quant à la puissance de résister aux maux et aux faux, par conséquent il est dit ensuite « héros et homme de guerre, juge et prophète, » qui aussi seront éloignés ; par héros et homme de guerre, il est signifié ce vrai combattant contre le mal et le faux, et par juge et prophète la doctrine du bien et du vrai. Dans Ézéchiel : « Voici, je romps le bâton du pain dans Jérusalem, afin qu'ils mangent le pain au poids et avec inquiétude, et que les eaux par mesure et avec stupeur ils boivent. » — IV. 16 ; — par rompre le bâton du pain, il est signifié que le bien et le vrai manqueront dans l'Église, car ici le pain signifie l'un et l'autre, c'est pourquoi il est ajouté « afin qu'ils mangent le pain au poids et avec inquiétude, et que les eaux par mesure et avec stupeur ils boivent, » ce qui signifie le manque de bien et de vrai, et par suite le manque de puissance pour résister aux maux et aux faux. Semblables choses sont signifiées par rompre le bâton du pain et de l'eau, —Ézéch. V. 16. XIV. 13. ps. CV. 16. Lévit. XXVI. 26. — Comme la Verge et le Bâton signifient la puissance du Divin Vrai, et par suite le Divin Vrai quant à la puissance, c'est pour cela que, dans le sens opposé, la verge et le bâton signifient aussi la puissance du faux infernal, et par suite le faux infernal quant à la puissance ; dans ce sens sont nommés la verge et le bâton dans les passages suivants ; dans Ésaïe : « Jéhovah a brisé le bâton des impies, la verge des dominateurs. » —XIV. 5 ; —par briser le bâton des impies, il est signifié détruire la puissance du faux d'après le mal; et par briser la verge des dominateurs, il est signifié détruire la domination du faux. Dans David : « Le bâton de l'impiété ne reposera point sur le lot des justes, afin que les justes ne mettent pas leurs mains dans la perversité. »— Ps. CXXV. 3; — le bâton de l'impiété signifie la puissance du faux d'après le mal; sur le lot des justes signifie Sur les vrais d'après le bien, qui sont chez les fidèles, spécialement chez ceux qui sont dans l'amour envers le Seigneur, car ceux-ci dans la Parole sont dits justes; « afin que les justes ne mettent pas leurs mains dans la perversité; » signifie afin que ceux-ci ne falsifient pas les vrais. Dans les Lamentations : « Moi (je suis) l'homme qui a vu la misère par la verge de sa fureur; il m'a conduit et amené dans les ténèbres, et non dans la lumière. » —III. 1, 2; —ces choses ont été dites de la dévastation de l'Église, et par la verge de la fureur est signifiée la domination du faux infernal; « il m'a conduit et amené dans les ténèbres, et non dans la lumière, » signifie dans de purs faux, et ainsi non vers les vrais. Dans Ésaïe : « Le joug de son fardeau et le bâton de son épaule, la verge de celui qui le contraignait, tu les as brisés. » — IX. 3 ; — ceci concerne les nations qui étaient dans les faux par ignorance, parce qu'elles n'avaient pas la Parole, et que par suite elles ne connaissaient pas le Seigneur; le mal dont elles étaient chargées, et le faux dont elles étaient infestées, sont signifiés par le joug du fardeau, par le bâton de l'épaule, et par la verge de celui qui contraint; les détruire est signifié par briser, car briser se dit du joug, du bâton et de la verge, et détruire se dit du mal et du faux, qui pèsent lourdement, persuadent puissamment, et forcent à obéir. Dans le Même : « Par la voix de Jéhovah sera consterné Aschur, avec le bâton il sera frappé, alors il y aura tout passage de la verge du fondement, sur lequel fera reposer Jéhovah, avec tambourins et harpes. » — XXX. 31, 32;—ceci concerne le temps du Jugement Dernier, quand aussi il y a nouvelle Église ; par Aschur, qui sera consterné par la voix de Jéhovah, et frappé avec le bâton, il est signifié le raisonnement d'après les faux flui seront dissipés par le Divin Vrai; par « alors il y aura tout passage par la verge du fondement avec tambourins et harpes, » il est signifié qu'alors on comprendrait et l'on recevrait avec joie les vrais du sens littéral de la Parole, le passage signifie l'ouverture et la libre réception, et les tambourins et les harpes signifient les plaisirs de l'affection du vrai; si les vrais du sens littéral de la Parole sont entendus par la verge du fondement, c'est parce que ce sens est un fondement pour les vrais de son sens spirituel, et comme celui-ci repose sur celui-là, il est dit « sur lequel fera reposer Jéhovah. » Dans Zacharie : « Abattu sera l'orgueil d'Aschur, et le bâton de l'Egypte se retirera. » —.X. 11 ; — par l'orgueil d'Aschur est signifié le faste de la propre intelligence, et par le bâton de l’Égypte est signifiée la puissance d'après la confirmation de ses faux par les scientifiques de l'homme naturel. Dans Ésaïe : « Malheur à Aschur, verge de ma colère, et bâton de mon indignation, qui est dans leur main! ne crains point, mon peuple, habitant de Sion, de la part d'Aschur, que de la verge il ne te frappe, et que son bâton il ne lève sur toi dans le chemin de l'Egypte, » — X. 5, 24, 26; — ici aussi par Aschur il est signifié des raisonnements d'après la propre intelligence, par lesquels les vrais sont pervertis et falsifiés; les faux qui en proviennent et les perversions du vrai sont signifiés par «verge de ma colère» et par « bâton de mon indignation qui est dans leur main; » par « ne crains point, habitant de Sion, » il est signifié que les vrais ne sont point pervertis chez ceux de l'Église qui sont dans l'amour céleste et par suite dans les vrais; par « que de la verge il ne te frappe, et que son bâton il ne lève sur toi dans le chemin de l'Egypte, » il est signifié que le faux presse et excite et s'efforce de pervertir par des choses qui appartiennent à l'homme naturel; le chemin de l'Egypte signifie les scientifiques de l'homme naturel, d'après lesquels se font les raisonnements. Comme l'Egypte signifie l'homme naturel avec les choses qui sont en lui, et que cet homme séparé de l'homme spirituel est dans de purs faux, c'est pour cela que « l'Egypte a été appelée bâton de roseau brisé qui entre dans la main et la perce, quand quelqu'un s'appuie dessus, » — Ézéch. XXIX. 6, 7. Ésaïe, XXXVI. 6; — ce qui a été expliqué ci-dessus, N° 627. Dans Ésaïe : « Ne te réjouis pas, Philisthée, de ce qu'a été brisée la verge de celui qui te frappait, car de la racine du serpent sortira un basilic, dont le fruit sera un serpent volant. »—XIV. 29;—que par la Philisthée il soit signifié la religion concernant la foi séparée d'avec la charité, par la racine du serpent ce principe faux, par le basilic la destruction du bien et du vrai de l'Église, et par le serpent volant, le raisonnement d'après les faux du mal, on le voit ci-dessus, N° 386; ainsi, par ces serpents, il est signifié de semblables choses que par le dragon dans ce Chapitre de l'Apocalypse; que la Philisthée ne devait pas se réjouir de ce qu'avait été brisée la verge de celui qui la frappait, cela signifie qu'elle ne devait pas se glorifier de ce que la domination de ce faux n'avait pas encore été détruite. Dans Hosée : « Mon peuple interroge son bois, et son bâton lui répond, car un esprit de scortation (les) a séduits, et ils ont commis scortation de dessous leur Dieu. » — IV. 12; — ceci concerne la falsification de la Parole; et par interroger un bois, ou une idole de bois, il est signifié consulter l'intelligence d'après le propre, qui est favorable à ses amours; par « son bâton lui répond, » il est signifié le faux, auquel il a foi, car lorsque le propre est consulté, il lui donne pour réponse le faux; le propre appartient à la volonté, par conséquent à l'amour, et le faux par suite appartient à l'entendement, par conséquent à la pensée; par l'esprit de scortations qui a séduit est signifiée la cupidité de falsifier; par commettre scortation sous son Dieu, il est signifié falsifier les vrais de la Parole. Maintenant, d'après ces explications, on peut voir ce qui est signifié par la verge et par le bâton dans l'un et dans l'autre sens; de là donc on peut savoir ce qui est signifié par « la verge de fer avec laquelle le fils mâle doit paître toutes les nations : » pareillement par ces paroles dans l'Apocalypse : « De la bouche de Celui qui est assis sur le Cheval blanc sort une épée tranchante, pour qu'il en frappe les nations, et Lui les paîtra avec une verge de fer. » — XIX. 15 ; — puis aussi ce qui est signifié par ces paroles ci-dessus : « Celui qui vaincra, je lui donnerai pouvoir sur les nations, et il les gouvernera avec une verge de fer; comme des vases d'argile elles seront brisées, »— II. 26, 27,—dont l'explication a été donnée ci-dessus; voir N° 176 : — de semblables choses sont donc signifiées par ces paroles, dans David : « Tu les écraseras sous une verge de fer, comme un vase de potier tu les briseras. » — ps. II. 9.



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