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Nom du Livre (APOCALYPSE EXPLIQUEE)
 
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Apocalypse Expliquée 717. 

717. Et sur ses têtes sept diadèmes, signifie les Divins Vrais dans le dernier de l'ordre, qui sont les vrais du sens de la lettre de la Parole, ici ces vrais adultérés et profanés : on le voit par la signification des têtes du dragon, en ce qu'elles sont les vrais scientifiques de la Parole, qui ont été adultérés et profanés, et en ce qu'elles signifient la folie dans les choses spirituelles, mais toujours l'astuce pour tromper et pour séduire, comme il a été montré ci-dessus, N° 715; par la signification des diadèmes, ou des pierres précieuses, en ce que ce sont les Divins Vrais dans le dernier de l'ordre, lesquels sont les vrais du sens de la lettre de la Parole, ainsi qu'il sera montré; et par la signification de sept, en ce que c'est toutes choses, et qu'il se dit des choses saintes, et dans le sens opposé des choses profanes, comme il vient d'être dit, N° 715, ici, des choses profanes parce qu'il s'agit des vrais de la Parole adultérés, et ainsi profanés; de là, il est évident que les sept diadèmes sur les têtes du dragon signifient les Divins Vrais dans le dernier de l’ordre, ici, ces vrais adultérés et profanés. Que les pierres précieuses, qui sont les diadèmes, signifient les Divins Vrais dans le dernier de l'ordre, lesquels sont les vrais du sens de la lettre de la Parole, c'est parce que la pierre signifie le Vrai, par suite les pierres précieuses signifient les Divins Vrais; si ce sont les Divins Vrais dans le dernier de l'ordre, lesquels sont les vrais du sens littéral de la Parole, c'est parce que ces vrais sont transparents, car en eux il y a le sens spirituel, et dans ce sens il y a la lumière du Ciel, d'après laquelle, toutes les choses du sens de la lettre de la Parole brillent, et aussi sont nuancées selon les séries dans le sens spirituel; de là, les modifications de la lumière céleste, qui présentent les couleurs telles qu'elles apparaissent dans les Cieux, et par suite dans les pierres précieuses de divers genres. Si des diadèmes ont été vus sur les sept têtes du dragon, c'est parce que les vrais du sens de la lettre de la Parole brillent, en quelqu'endroit qu'ils soient, tant chez les méchants que chez les bons; en effet, la lumière spirituelle, qui est en eux, n'est pas éteinte, parce qu'ils sont chez des méchants, car le Ciel influe toujours dans ces vrais : cependant, comme les méchants les adultèrent, et par suite ne voient en eux rien de la lumière du Ciel, mais croient néanmoins qu'ils sont saints, en raison de ce qu'ils les appliquent à confirmer les faux de leur religion, de là, d'après la foi de la sainteté chez eux, ils brillent toujours devant eux: et parce qu'il en est ainsi, et que par ces vrais ils s'acquièrent une communication avec les Cieux, c'est pour cela qu'ils en sont enfin privés, et sont abandonnés à leurs faux dans lesquels il n'y a aucune lumière, ce qui arrive quand ils sont envoyés dans l'enfer. Que les vrais du sens de la lettre de la Parole apparaissent comme des diadèmes, on peut le voir d'après les diadèmes dans le Monde spirituel; dans les palais des Anges dans le Ciel, plusieurs objets brillent de pierres précieuses ; et parfois aussi des pierres précieuses sont envoyées de là dans les lieux inférieurs, et y sont données en présent à ceux qui ont fait quelque bien ; et même elles y sont vendues comme dans le Monde spirituel, surtout par des Juifs qui en font aussi le commerce; s'il a été donné et accordé aux Juifs de faire le commerce de pierres précieuses dans le Monde spirituel comme dans le Monde naturel, c'est parce qu'ils regardent comme saint le sens de la lettre de la Parole : de là vient aussi que de nobles femmes, au-dessous des Cieux, se parent aussi avec des diadèmes de même que dans le Monde : et comme on a demandé d'où venaient les diadèmes dans le Ciel et par suite dans les lieux au-dessous, il a été répondu qu'ils viennent du Seigneur et de la lumière spirituelle qui procède de Lui, et qu'ils sont les derniers de cette lumière, derniers qui sont appelés effets, et que ce sont les for­mes représentatives des affections du vrai d'après le bien, qu'ainsi ce sont les Divins Vrais dans le dernier de l’ordre, tels que sont les vrais du sens de la lettre de la Parole. Puisque de là viennent les pierres précieuses, il a aussi par conséquent été permis à quelques-uns dans le Monde des esprits de former des diadèmes en greffant certaines vérités d'après le sens de la lettre de la Parole, mais ces diadèmes ne sont point réels, d'une dureté comme les cristaux, parce qu'ils ont été faits par art. Maintenant, d'après ces explications, on peut voir ce qui est signifié par les diadèmes ou par les pierres précieuses dans les passages suivants, dans Ésaïe : « Affligée, et par les tempêtes agitée, et de consolation privée, voici, Moi, je dispose avec l'antimoine tes pierres, et tes fondements sur des saphirs, et je poserai en agathe tes soleils (fenêtres), et tes portes en pierres de rubis, et toute ton enceinte en pierres de désir, et, tous tes fils (seront) enseignés de Jéhovah. » — LIV. 11,12, 13;— ces choses ont été dites de la stérile qui n'avait pas enfanté et allait avoir beaucoup de fils, par laquelle sont signifiées les nations qui n'avaient pas les Divins Vrais, parce qu'elles n'avaient pas la Parole; par suite elle est dite « affligée, et par les tempêtes agitée, et de consolation privée; » être affligée, et par les tempêtes être agitée, se dit des faux par lesquels elle est infestée et portée de côté et d'autre; que le Seigneur, à son avènement, révélerait les Divins Vrais aux gentils, et les instruirait, cela est signifié en ce qu'il disposera avec l'antimoine ses pierres, ses fondements sur des saphirs, ses soleils en agathe, ses portes en pierres de rubis, et son enceinte en pierres de désir; que par ces pierres précieuses, qui sont nommées, il soit entendu les Divins Vrais dans le dernier de l'ordre, tels que sont les vrais du sens de la lettre de la Parole, dans lesquels il y a les vrais internes qui sont les vrais tels qu'ils existent dans le sens spirituel de la Parole, cela évident; car par les fondements, et par les portes et l'enceinte, qu'il posera en pierres précieuses, sont signifiées les derniers, d'où il suit que là par les pierres en général, et par les saphirs, les agathes et les pierres de rubis, sont signifiés les vrais tels qu'ils sont dans le sens de la lettre de la Parole, lesquels sont les derniers, parce qu'ils sont pour l'homme naturel et sensuel; comme l'instruction des gentils dans les Divins Vrais est entendue par ces choses, c'est pour cela qu'il est dit ensuite « et tous tes fils seront enseignés de Jéhovah; » ce que signifient en particulier le saphir, l'agathe et le rubis, ce n'est pas ici le lieu de le dire; qu'on sache seulement que les pierres précieuses en général signifient les vrais derniers. Comme la ville de la Nouvelle Jérusalem signifie la doctrine de la Nouvelle Église, et que les fondements de sa muraille signifient les Divins Vrais derniers, et ses portes les Divins Vrais qui introduisent, c'est pour cela que ses fondements sont décrits par douze pierres précieuses, et ses portes par des perles, dans l'Apocalypse : « Les fondements de la muraille de la Ville de la Nouvelle Jérusalem de toute pierre précieuse étaient ornées : Le premier fondement, jaspe; le second, saphir; le troisième, Chalcédoine; le quatrième, émeraude; le cinquième, sardonyx; le sixième, sardoine; le septième, chrysolithe; le huitième, béril; le neuvième, topaze; le dixième, chrysoprase; le onzième, hyacinthe; le douzième, améthyste. Et les douze portes, douze perles; chacune des portes était d'une seule perle; et la place de la Ville, or pur comme du verre transparent, » — XXI. 18 à 21 ;—par les douze pierres précieuses, dont étaient ornés les fondements, et par les douze perles, dont étaient composées les portes, sont signifiés les Divins Vrais derniers, qui sont les vrais du sens de la lettre de la Parole, sur lesquels la doctrine de cette Église est fondée, et par lesquels l'homme est introduit comme par des portes : si les fondements sont dits de pierres précieuses, et si les portes sont dites de perles, c'est parce que le sens de la lettre de la Parole contient en soi le sens spirituel, ainsi la lumière du Ciel, de
laquelle brille le sens de la lettre de la Parole, comme ces pierres brillent de lumière et de feu; mais il en sera parlé dans la suite, où chacune de ces choses doit être expliquée. Des choses semblables sont signifiées par les pierres précieuses qui formaient le Pectoral de Jugement, appelé Urim et Thumim, qui était sur l'Éphod d'Aharon, et aussi par celles qui avaient été placées sur les épaules de l'Éphod, dans Moïse : « Ils feront l'Éphod d'or, d'hyacinthe et de pourpre, d'écarlate double-teint, et de fin lin tissu, ouvrage d'imaginateur : tu prendras les deux pierres de Schoham, et tu graveras sur elles les noms des fils d'Israël, ouvrage d'ouvrier en pierre, en gravures de sceau tu graveras les deux pierres d'après les noms des fils d'Israël; entourées d'enchâssures d'or tu les feras; et tu poseras les deux pierres sur les épaules de l'Éphod. Et tu feras un Pectoral de Jugement, ouvrage d'imaginateur; comme l'ouvrage d'Éphod tu le feras, et tu le rempliras de remplage de pierres; quatre rangs de pierres il y aura; premier rang, Rubis, Topaze, Escarboucle : le second rang, Chrysoprase, Saphir et Dia­mant : le troisième rang, Lazuli, Agathe et Améthiste: et le quatrième rang, Tharschish, Schoham et Jaspe : les pierres seront sur les noms des fils d'Israël, douze sur leurs noms, à gravures de sceau, à chacun sur son nom, elles seront pour les douze Tribus : c'est là le Pectoral de Jugement, Urim et Thumim. » — Exod. XXVIII. 6 à 30 ; — ce que ces choses enveloppent, personne ne le peut savoir, à moins qu'on, ne sache ce que représentait Aharon, et ce que par suite signifiaient ses habits, et spécialement l'Éphod; car ses habits, en raison de ce qu'ils signifiaient, ont été appelés habits de sainteté; puis aussi, ce que signifiait le Pectoral sur l'Éphod, qui est appelé Pectoral de
Jugement, U.rim et Thumim, et ce que signifiaient les douze Tribus d'Israël, et les douze pierres sur leurs noms : quant à ce qui concerne Aharon lui-même, il représentait le Seigneur quant au sacerdoce, qui est son Royaume céleste; mais ses habits en général représentaient le Royaume spirituel, car ce royaume dans les Cieux couvre de vêtements le Royaume céleste : en effet, il y a deux Royaumes, dans lesquels les Cieux ont été distingués, le Royaume céleste et le Royaume spirituel ; est appelé Royaume céleste celui où est reçu le Divin Bien procédant du Seigneur, et Royaume spirituel celui où est reçu le Divin Vrai, c'est pourquoi le Divin Vrai est signifié par les habits d'Aharon en général, et le Divin Vrai dans les derniers par l'Éphod, puisque c'était le vêtement dernier; que les vêtements en général signifient les vrais, et que les vêtements du Seigneur, qui apparurent blancs comme la lumière quand il fut transfiguré devant les trois disciples, aient signifié le Divin Vrai procédant de Lui, et qu'il en ait été de même des vêtements du Seigneur partagés par les soldats, on le voit ci-dessus, Nos 64, 65, 195, 271, 395, 475,476, 637 : de là, il devient évident que par les douze pierres dans le Pectoral de l'Éphod il a été signifié les Divins Vrais dans les derniers, de même que par les douze fils d'Israël et par les douze Tribus; que par les uns et les autres dans la Parole il soit signifié les vrais de l'Église dans tout le complexe, on le voit ci-dessus, N°s 431, 657. Si ce Pectoral a été composé de pierres précieuses sous lesquelles étaient les noms des douze fils d’Israël, c'était afin que par là on reçût du Ciel des réponses, qui se présentaient dans le Pectoral et d'après, le Pectoral par les nuances des couleurs resplendissantes de ces pierres, selon les représentations des Divins Vrais dans les Cieux, où les Divins Vrais, qui découlent du Seigneur à travers les Cieux vers les lieux inférieurs, se présentent par les nuances des couleurs; d'après ces considérations, on peut voir que par ces pierres précieuses il a aussi été signifié les Divins Vrais dans les derniers; mais ces choses ont été pleinement expliquées dans les ARCANES CELESTES; voir Nos 9856 à 9909; et, au sujet des deux pierres de Schoham qui étaient sur les épaules de l'Éphod, Nos 9831 à 9855. Voir aussi, que l'Éphod signifiait l'externe du Royaume spirituel, qui est le Divin Vrai dans les derniers, N° 9824 ; puis, ce que signifiaient en particulier le Rubis, la Topaze et l'Escarboucle, N° 9865 ; la Chrysoprase, le Saphir et le Diamant, N° 9868; le Lazuli, l'Agathe et l'Améttoste, N° 9870; et la Tharschisch, le Schoham et le Jaspe, N° 9872. Des choses semblables sont aussi signifiées par les pierres précieuses, par les­quelles est décrite la science des connaissances du vrai et du bien, et par suite l'intelligence du Roi de Tyr, dans Ézéchiei : « Roi de Tyr, toi, plein de sagesse, et parfait en beauté, en Eden le jardin de Dieu tu as été, toute pierre précieuse (était) ta couverture, Rubis, Topaze et Diamant, Tharschisch, Sardonyx et Jaspe, Saphir, Chrysoprase et Emerande, et Or, Toi, Chérubin, expansion de qui protège, et je t'ai placé, en la mon­tagne de sainteté de Dieu tu as été, au milieu des pierres de feu tu as marché. » — XXVIII. 12, 13; — comme par le Roi de Tyr sont signifiées les connaissances du vrai de l'Église d'après la Parole, et même d'après son sens littéral, c'est pour cela qu'il est dit qu'il a été en Éden le jardin de Dieu, par Éden le jardin de Dieu est signifiée l'intelligence par la Parole d'après le Seigneur, car Éden comme orient est le Seigneur, et le jardin de Dieu est l'intelligence qui vient de Lui ; et comme la véritable intelligence est uniquement acquise, c'est-à-dire, donnée par les connaissances du vrai et du bien d'après la Parole comprises selon son sens réel, c'est pour cela qu'il est dit « toute pierre précieuse était ta couverture;» toute pierre précieuse signifie les connaissances du vrai et du bien, et la couverture signifie l'externe de la Parole qui couvre son interne ; l'externe de la Parole est le sens de sa lettre protégeant l'interne qui est son sens spirituel : comme la sagesse et l'intelligence qui en provient sont à l'homme, c'est pour cela qu'il est dit « Roi de Tyr, toi, plein de sagesse, et parfait en beauté, » la beauté signifie l'intelligence, parce que toute beauté dans les Cieux est selon l'intelligence : le sens de la lettre de la Parole est aussi entendu par  « le Chérubin, expansion de qui protège, » car les Chérubins signifient la défense afin que le Seigneur ne soit approché que par le bien de l'amour, et le sens de la lettre de la Parole en défend les intérieurs, parce qu'il les cache : la montagne de sainteté signifie l'Église quant à la doctrine de l'amour et de la charité, et les pierres, de feu, au milieu desquelles il a marché, signifient les vrais d'après le bien de l'amour selon lesquels est la vie : qu'ici par les pierres précieuses soient signifiés les vrais resplendissants par la lumière du Ciel, qui est le Divin Vrai, on peut le voir manifestement en ce que par Tyr dans la Parole sont signifiées les connaissances du vrai et du bien, connaissances qui sont les vrais derniers, tels que sont ceux du sens de la lettre de la Parole; que Tyr signifie les connaissances du vrai et du bien, on le voit ci-dessus, N° 514. Dans le Même : « La Syrie fut ta commerçante pour la multitude de tes ouvrages avec chrysoprase, pourpre et broderie; et fin lin, et corail et escarboucle, ils ont fourni à tes marchés : les négociants de Schébah et de Raamah, eux tes négociants dans le meilleur de tout aromate, et en toute pierre précieuse, et en or. » — XXVII. 16, 22;— ces choses aussi sont dites de Tyr, par laquelle sont signifiées les connaissances du vrai et du bien de l'Église d'après la Parole, comme ci-dessus; parce que par la Syrie, par Schébah et par Raamah sont pareillement signifiées les connaissances du vrai et du bien, et que par les marchés sont signifiées les acquisitions de ces connaissances, il est dit que ces régions ont rempli de pierres précieuses ses marchés; les connaissances du vrai et du bien sont les vrais dans les derniers, tels que sont les vrais du sens littéral de la Parole. Dans Job : « Le lieu du saphir, ce sont ses pierres, et les poudres d'or y sont; la sagesse, où est-elle trouvée, et quel eut le lieu de l'intelligence? on ne donne pas de l'or pour elle, et en argent n'est point pesé son prix; on ne l'échange point avec l'or d'Ophir, ni avec l'onyx précieux, ni avec le saphir; avec elle ne combattra ni l'or, ni le diamant; du corail et du béril il ne sera point fait mention, et le choix de la sagesse est préférable aux perles; avec elle ne combattra point la topaze d'Ethiopie : voici, la crainte du Seigneur est la sagesse, et se retirer du mal est l'intelligence. » — XXVIII. 6, 12, 13, 15 à 19, 28; — puisque par les Divins Vrais derniers, spirituellement compris, il y a toute sagesse et toute intelligence, et parce que par les pierres précieuses nommées dans ce passage, onyx, saphir, diamant, topaze, et par les perles, ces vrais sont signifiée, et que ces pierres, en tant que pierres de matière terrestre et considérées comme précieuses dans le Monde, sont comme rien relativement à l'intelligence et à la sagesse, c'est pour cela qu'il est dit que ces pierres ne doivent pas être comparées à l'intelligence et à la sagesse, et ni l'or ni l'argent non plus; des comparaisons sont faites avec elles, parce qu'elles signifient aussi, et qu'autrement elles ne sont rien relativement. Dans David : « Toi, Jéhovah, tu te lèveras, et tu auras compassion de Sion, parce que tes serviteurs désirent ses pierres. » — ps. CII 14, 15 ; — par les pierres de Sion, que les serviteurs de Jéhovah désirent, sont entendus les Divins Vrais; car par Sion, dont Jéhovah aura compassion, il est Entendu l'Église qui est dans l'amour céleste. Dans Zacharie : « Voici, la pierre que j'ai mise devant le grand prêtre Jehoschua, sur une même pierre sept yeux; voici, je vais graver sa gravure : en ce jour-là, vous crierez, l'homme à son compagnon, sous le cep et sous le figuier. » — III. 9,10; — ces choses sont dites de l'avènement du Seigneur, et par la pierre mise devant le grand prêtre Jehoschua est signifié le Divin Vrai, qui est la Parole; sept yeux sur une même pierre signifient la Divine sagesse et la Divine intelligence, qui appartiennent au Divin Vrai, ainsi à la Parole, sept se dit des choses saintes de la Parole et de l'Église, et les yeux signifient l'intelligence et la sagesse ; graver sa gravure signifié son représentatif et son significatif; par le cep et par le figuier, sous lesquels ils viendront, il est signifié l'Église et la doctrine d'après les vrais internes et d'après les vrais externes, les vrais internes sont les choses qui sont appelées les spirituels, et les vrais externes sont celles qui sont appelées les naturels, ceux-ci sont signifiés par le figuier, et ceux-là par le cep. Dans Moïse : « Ils virent le Dieu d'Israël, et sous ses pieds comme un ouvrage de pierre de saphïr, comme la substance du ciel quant à la pureté. » — Exod. XXIV. 10; -par le Dieu d'Israël, il est entendu le Seigneur; par l'ouvrage de pierre de saphir sous ses pieds est entendu le Divin Vrai dans les derniers, tel qu'est la Parole dans la lettre, car la plante du pied signifie le dernier, que seulement la Nation Juive pouvait voir, car les Juifs étaient dans les externes de la Parole, de l'Église et du culte, et non dans les internes; le saphir signifie ce qui est transparent d'après les vrais internes; « comme la substance du ciel quant à la pureté, » signifie la transparence du Ciel Angélique; mais ces choses ont été expliquées dans les ARCANES CELESTES, Nos 9406, 9407,9408. Comme la pierre précieuse signifie le Divin Vrai dans les derniers, transparent d'après les vrais intérieurs, c'est pour cela que le luminaire de la ville de la Nouvelle Jérusalem est décrit, dans l'Apocalypse, en ce qu' « il était semblable à une Pierre très-précieuse, telle qu'une pierre de Jaspe resplendissant comme du cristal. » — XXI. 11.—Et comme par le cheval blanc il y est signifié l'entendement de la Parole, et par celui qui était monté sur ce cheval le Seigneur quant à la Parole, c'est pour cela qu' « il fut vu que sur la tête de celui qui était monté sur ce cheval il y avait beaucoup de diadèmes, et que son Nom s'appelle la Parole de Dieu. » — Apoc. XIX. 12, 13. — Ce qui précède concerne les Pierres précieuses chez ceux qui sont dans les Divins Vrais. Maintenant, il sera dit quelque chose des Pierres précieuses chez ceux qui sont dans les faux infernaux : Chez ceux-ci, lorsqu'ils vivent dans le Monde, il y a également des pierres précieuses, parce qu'il y a également les connaissances du vrai et du bien d'après le sens naturel de la Parole, qui est le sens de la lettre; c'est de là qu'il leur est également attribué des pierres précieuses ou des diadèmes, comme ici au dragon, sur la tête duquel furent vus sept diadèmes; et cela, parce que la Parole est toujours la Parole, et que ses vrais sont toujours des vrais en eux-mêmes, soit qu'ils soient chez les méchants ou qu'ils soient chez les bons; si les méchants pervertissent et falsifient les vrais de la Parole, toujours est-il que cela n'en change pas l'essence. De là vient que dans ce qui suit, dans l'Apocalypse, il en fut vu de semblables sur la femme assise sur la bête écarlate, par laquelle Babylone est décrite; il est dit d'elle : « Une femme assise sur une bête écarlate, pleine de noms de blasphème, ayant sept têtes et dix cornes; elle était revêtue de pourpre et d'écarlate, et parée d'or et de pierres précieuses et de perles; et sur son front un nom écrit, Babylone la grande. » — Apoc. XVII. 3, 4, 5; — mais ceci sera expliqué dans la suite : pareillement ailleurs, dans l'Apocalypse : « Les marchands de la terre pleureront et seront dans le deuil à cause de Babylone la grande, de ce que leurs marchandises personne n'achète plus, marchandises d'or et d'argent, et de pierres précieuses, et de perles, et de fin lin, et de pourpre, et de soie, et d'écarlate: et les marchands diront : Malheur! malheur! cette ville grande, qui était revêtue de fin lin et de pourpre et d'écarlate, et parée d'or et de pierres précieuses et de perles !. » — XVIII. 11,12, 16. — Comme par les pierres précieuses, et par la pourpre et le fin lin, sont signifiées les connaissances du vrai et du bien d'après la Parole, c'est pour cela qu'il est dit de l'homme riche à la porte duquel était étendu Lazare, qu' « il était vêtu de pourpre et de fin lin» — Luc, XVI. 19, 20; — par le riche, il est entendu la nation Juive, et parce qu'elle avait la Parole, dans laquelle sont les Divins Vrais, il est dit de lui qu'il était vêtu de pourpre et de fin lin ; et par Lazare le pauvre sont entendues les Nations qui n'avaient pas la Parole, ni par conséquent les vrais; par là, il est évident que le riche, quoique méchant, et jeté ensuite dans l'enfer, avait des vêtements de pourpre et de fin lin. Cela est pareillement dit du Roi du septentrion qui fit la guerre au Roi du midi, dans Daniel : « Le Roi du septentrion honorera seulement un Dieu, remparts sur son poste, un dieu que n'ont point connu ses pères, il l'honorera avec or, argent, pierres précieuses et choses désirables; il fera des fortifications de remparts avec un dieu étranger; celui qui le reconnaîtra sera comblé d'un grand honneur. » —XI. 38,39;-dans ce Chapitre il s'agit de la guerre du roi du septentrion contre le roi du midi, et par le roi du septentrion il est entendu ceux qui sont dans la science  d'après la Parole, et cependant, non dans la vie, par conséquent aussi ceux qui sont dans la foi seule, ainsi nommée, et néanmoins non dans la charité, rejetant celle-ci comme ne conduisant pas au salut; mais par le roi du midi il est entendu ceux qui sont dans l'intelligence d'après la Parole parce qu'ils sont dans la charité; ceux-ci sont le roi du midi ou appartiennent au roi du midi, parce que le midi signifie la lumière et que la lumière signifie l'intelligence, et il y a lumière de l'intelligence d'après la Parole pour ceux qui sont dans la charité, laquelle est la vie de la foi; si, au contraire, ceux dont il a été parlé ci-dessus sont le roi du septentrion, ou appartiennent au roi du septentrion, c'est parce que le septentrion signifie la nuit, et aussi une lumière froide, telle qu'est la lumière de l'hiver, d'après laquelle il n'y a aucune fructification, parce qu'en elle il n’y a pas de chaleur, car la chaleur spirituelle est la charité, et toute germination vient de la chaleur au moyen de la lumière. Il s'agit d'une guerre entre ces rois, parce qu'il s'agit du dernier temps de l'Église, quand le tout du salut est placé dans la science résultant de la Parole, et rien dans la vie, chez la nation Juive dans les traditions, par lesquelles les Juifs avaient falsifié la Parole, et les vrais de la Parole deviennent des traditions quand la vie de la charité est nulle ; pareillement les vrais de la Parole deviennent des faux quand la foi est séparée de la charité : d'après cela, on peut voir que par le roi du septentrion il est aussi entendu ceux qui sont dans la foi seule, c'est-à-dire, ceux qui sont dans la foi sans la charité. Les mêmes sont aussi entendus dans Daniel par le bouc qui combattit contre le bélier : les mêmes sont encore entendus par le dragon dans ce Chapitre, avec cette différence que par le dragon sont particulièrement entendus les érudits qui par la doctrine et par la vie se sont confirmés dans la foi séparée d'avec la charité, car ceux-ci, de même que les dragons, ont du venin qui tue la charité; de là vient que dans Daniel l'Ange Michaël est aussi nommé, — XII. 1. — Que ceux qui placent le tout de l'Église dans la science des connaissances, et ne placent rien dans la vie, pervertissent et falsifient les vrais de la Parole, cela est entendu en ce que « le roi du septentrion honorera un dieu étranger que n'ont point connu ses pères, » et qu' « il l'honorera avec or, argent, pierres précieuses et choses désirables; » par son dieu, il est entendu les vrais de la Parole falsifiés; puisque dans la Parole, lorsqu'il est dit Dieu, il est entendu le Seigneur quant au Divin Vrai, par conséquent aussi le Divin Vrai procédant du Seigneur, et que lorsqu'il est dit Jéhovah, il est entendu le Seigneur quant au Divin Bien, par conséquent aussi le Divin Bien procédant du Seigneur, c'est pour cela que par un dieu étranger, que n'ont point connu les pères, il est entendu les vrais de la Parole falsifiés, qui en eux-mêmes sont des faux, et n'ont point été reconnus par ceux qui précédemment étaient de l'Église : ces vrais mêmes et ces biens mêmes de la Parole, quoique falsifiés, sont signifiés par les pierres précieuses et par les choses désirables, puis aussi par l'argent et par l'or, car les vrais de la Parole, ne changent point d'essence par cela qu'ils sont chez les méchants; par «remparts sur son poste,» et par «fortifications de remparts,» sont signifiées des choses appartenant à la propre intelligence, confirmées par le sens de la lettre de la Parole, qui, s'il n'est pas entendu intérieurement, est tel, qu'il peut être entraîné à confirmer toute espèce d'hérésies. Maintenant, d'après ces considérations, on peut voir ce qui est entendu par les sept diadèmes sur les têtes du dragon.



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