| Apocalypse Expliquée 69. Et ses Pieds, semblables à de l'airain fin, comme embrasés dans une fournaise, signifie le dernier de l'Ordre Divin, qui est le Naturel, plein du Divin Amour : on le voit par la signification des Pieds, en ce qu'ils sont le naturel, N°s 2162, 3147, 3761, 3986, 4280, 4938 à 4952; par conséquent, lorsqu'il s'agit du Seigneur, ils sont le dernier de l'ordre Divin, parce que ce dernier est le naturel ; par la signification de l'airain fin, ou de l'airain poli, en ce qu'il est le bien naturel, ainsi qu'il va être expliqué ; et par la signification d'embrasé, lorsqu'il s'agit du Seigneur, en ce que c'est ce qui procède du Divin Amour, N° 10055 : il est dit comme embrasés dans une fournaise, pour exprimer le Divin Amour dans le plus grand degré et dans son plein, car le Divin est dans son plein quand il est dans son dernier, et le dernier est le naturel, voir ci-dessus, N° 66 ; il est évident, d'après cela, que par « ses Pieds, semblables à de l'airain fin, comme embrasés dans une fournaise, » il est signifié le dernier de l'ordre Divin, qui est le naturel, plein du Divin Amour. Ces choses, comme aussi celles qui précèdent, sont dites par comparaison, par exemple, que la tête et les cheveux étaient blancs comme une laine blanche, comme la neige, et que les Pieds étaient semblables à de l'airain fin, comme embrasés dans une fournaise; mais il faut qu'on sache que toutes les comparaisons, dans la Parole, signifient, parce qu'elles sont d'après les correspondances comme les choses elles-mêmes, voir N°s 3579, 4599, 8989. Si les Pieds, quand il s'agit du Seigneur, signifient le dernier de l'ordre Divin, et si ce dernier est le naturel, c'est parce que le Ciel est le Ciel d'après le Divin Humain du Seigneur, et que par suite le Ciel dans tout le complexe présente la ressemblance d'un Homme; et parce que, comme il y a trois Cieux, le Suprême présente la ressemblance de la Tête, le Moyen celle du Corps, et le Dernier celle des Pieds. Le Divin qui fait le Ciel suprême est appelé Divin céleste, le Divin qui fait le Ciel moyen est appelé Divin spirituel, et le Divin qui fait le dernier Ciel est appelé Divin naturel procédant du spirituel et du céleste ; on voit, d'après cela, pourquoi ici le Seigneur quant au Divin Humain, qui est le Fils de l'homme vu au milieu des chandeliers, est décrit non-seulement quant aux Vêtements, mais aussi quant à la Tête, à la Poitrine et aux Pieds ; que le Fils de l'homme soit le Seigneur quant au Divin Humain, on le voit ci-dessus, N° 63 ; et que les Chandeliers soient le Ciel, on le voit aussi ci-dessus, N° 62. Mais comme ce sont là des arcanes, jusqu'à présent ignorés dans le monde, et qui cependant doivent être compris pour qu'on saisisse le sens interne de ces paroles et de celles qui suivent dans ce Livre prophétique, chacun d'eux a en conséquence été décrit en particulier dans le TRAITE DU CIEL ET DE L'ENFER ; par exemple, il y a été montré que le Divin Humain du Seigneur fait le Ciel, Nos 7 à 12, 78 à 86, et suiv.; que de là le Ciel dans tout le complexe présente la ressemblance d'un Homme, Nos 59 à 77 ; qu'il y a trois Cieux, et que le suprême présente la ressemblance de la Tête, le moyen celle du Corps, et le dernier celle des Pieds, Nos 29 à 40. Lorsque ces choses sont comprises, on peut voir ce qui est signifié dans la Parole par les Pieds de Jéhovah ou du Seigneur, à savoir, que c'est le dernier de l'Ordre Divin ou le Naturel ; et comme l'Externe de l'Église, du Culte et de la Parole est le dernier de l'ordre Divin dans l'Église, et est le Naturel, ce dernier par conséquent est signifié spécialement par les Pieds de Jéhovah ou du Seigneur. Puisque ce dernier est signifié par les Pieds de Jéhovah ou du Seigneur, voilà pourquoi, quand le Seigneur fut vu comme Ange par les Prophètes dans d'autres circonstances, il fut vu aussi de la même manière ; par exemple, par Daniel : « J'élevai mes yeux, et je vis; et voici, un Homme vêtu de lin, et ses reins ceints d'or d'Uphaz; et son corps, comme une Tharschish; et ses Yeux, comme des flambeaux de feu; et ses Bras et ses Pieds, comme, la splendeur de l'airain poli. »— X. 5, 6. —Les Chérubins, par lesquels il est entendu le Seigneur quant à la Providence et à la Garde, Nos 9277, 9509, 9673, ont été vus de la même manière par Ézéchiel : « Leurs Pieds étaient brillants comme la splendeur de l'airain poli. » — I. 7. — Le Seigneur fut pareillement vu comme un Ange, dans la suite de l'Apocalypse : « Je vis un Ange descendant du ciel, entouré d'une nuée, et l'arc-en-ciel autour de sa Tête, et sa Face comme le Soleil, et ses Pieds comme des colonnes de feu. » — X. 1. — Puisque tel était vu le Seigneur quant aux Pieds, c'est pour cela qu'il fut vu au-dessous des Pieds par quelques-uns des fils d'Israël, « comme un ouvrage de pierre de saphir, et comme la substance du Ciel quant à la pureté. » — Exod., XXIV. 10 ; — si le Seigneur fut vu par eux non quant aux Pieds, mais au-dessous des Pieds, cela provenait de ce qu'ils étaient non dans l'Externe de l'Église, du Culte et de la Parole, mais au-dessous de cet externe, voir dans LA DOCTRINE DE LA NOUVELLE JERUSALEM, N° 248. Puisque les Pieds de Jéhovah ou du Seigneur signifient le Dernier de l'Ordre Divin, et que ce dernier est spécialement l'Externe de l'Église, du Culte et de la Parole, c'est pour cela que dans la Parole cet externe est appelé le Marchepied de ses Pieds ; comme dans Ésaïe : « La gloire du Liban viendra à Toi, pour décorer le lieu de mon Sanctuaire ; le lieu de mes Pieds je rendrai honorable; et ils se prosterneront aux plantes de tes Pieds. »-LX. 13, 14. — Dans le Même : « Le Ciel (est) mon Trône, et la Terre le Marchepied de mes Pieds. » — LXVI. 1: —Dans Jérémie : « Dieu ne se souvient point du Marchepied de ses Pieds au jour de sa colère. » —Lament., IL 1. — Dans David : « Adorez Jéhovah vers le Marchepied de ses Pieds. »- Ps. XCIX. 5. — Dans le Même : « Nous entrerons dans ses Habitacles, nous nous prosternerons devant le Marchepied de ses Pieds. » — Ps. CXXXII. 7. — Dans Nahum : « La nuée de Jéhovah (est) la poussière de ses Pieds. » —I. 3 ; — que la Nuée soit l'Externe de la Parole, ou la Parole quant à la lettre, on le voit ci-dessus, N° 36 ; et parce que la Nuée est l'Externe de la Parole, elle est aussi l'Externe de l'Église et du Culte, car l'Église et le Culte existent par la Parole : il est dit la poussière des Pieds, parce que les choses qui sont dans le sens de la lettre de la Parole, lequel est le naturel, se présentent jetées ça et là.
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