| Apocalypse Expliquée 68. Et ses Yeux, comme une flamme de feu, signifie la Divine Providence d'après son Divin Amour : on le voit par la signification des Yeux, en ce qu'ils sont l'entendement, comme il a été dit ci-dessus, N° 37; et, lorsqu'il s'agit du Seigneur, la présence et par suite la Providence, N°s 3869, 10569, ainsi qu'il va être expliqué ; et par la signification de la flamme de feu, en ce qu'elle est, quand il s'agit du Seigneur, le Divin Amour : si la flamme de feu est le Divin Amour, c'est parce que le Seigneur apparaît du Ciel comme Soleil, et que le Divin qui procède de Lui apparaît comme Lumière, enflammée dans le Ciel intime ou troisième Ciel, et d'un blanc éclatant dans le Ciel moyen ou second Ciel ; c'est le Divin Amour lui-même qui apparaît ainsi ; de là vient que le Feu et la Flamme, dans la Parole, signifient l'amour, comme on peut le voir par ce qui a été montré dans les ARCANES CELESTES, à savoir, que le Feu dans la Parole signifie l'amour dans l'un et l'autre sens, Nos 934, 4906, 5215 ; que le Feu sacré et céleste est le Divin Amour, et toute affection qui appartient à cet Amour, N°s 934, 6314, 6832 ; qu'il y a deux origines de la chaleur, l'une procédant du soleil du monde par lequel tout est en végétation sur la terre, l'autre procédant du Soleil du ciel, qui est le Seigneur, d'après Lequel les anges et les hommes ont tout ce qui appartient à la vie, Nos 3338, 5215, 7324 ; que l'Amour est le feu de la vie, et que la vie elle-même en actualité en procède, N°s 4906, 5071, 6032, 6314 ; que la flamme est le vrai d'après le bien du Ciel intimai, et la lumière le vrai d'après le bien du Ciel moyen, Nos 3222, 6832 ; et cela, parce que la Lumière dans le Ciel intime apparaît enflammée, et que dans le Ciel moyen elle apparaît d'un blanc éclatant, N° 9570 : et en outre dans le TRAITE DU CIEL ET DE L’ENFER, Nos 116 à 140. Si les Yeux, lorsqu'il s'agit du Seigneur, signifient la Divine Providence, c'est parce que lorsqu'il s'agit de l'homme, ils signifient l'entendement, et que le Divin Entendements, étant infini, est la Divine Providence; il n'est pas signifié autre chose par les yeux de Jéhovah, dans Ésaïe : « Incline, Jéhovah ! ton oreille et écoute ; ouvre, Jéhovah ! tes yeux et vois, » — XXXVII. 17. — Dans Jérémie : « Je poserai mon Œil sur eux en bien, et je les ramènerai sur leur terre, et je les rebâtirai. »— XXIV. 6. —Dans David : « Voici, l'œil de Jéhovah (est) sur ceux qui Le craignent. » — Ps. XXXIII. 18. — Et dans le Même : « Jéhovah (est) dans le temple de sa sainteté ; ses Yeux voient, et ses paupières sondent les fils de l'homme. » — Ps. XI. 4 ; — et ailleurs. Ce que c'est que la Divine Providence, on le voit dans LA DOCTRINE DE LA NOUVELLE JERUSALEM, Nos 267 à 270.
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