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Nom du Livre (APOCALYPSE EXPLIQUEE)
 
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Apocalypse Expliquée 654. 

  654. Que l'Egypte ici signifie l'homme naturel séparé de l'homme spirituel, et par suite les faux qui découlent des maux de l'amour de soi, par conséquent du faste de la propre intelligence, c'est ce qui va être maintenant expliqué : En effet, quand le naturel de l'homme est séparé de son spirituel, ce qui se fait principalement d'après l'amour de soi, alors des maux de cet amour découlent des faux, car tout faux vient du mal; en effet, le faux prend la défense du mal, et le mal de la volonté est formé dans l'entendement par les idées de la pensée, idées qui sont appelées des faux; et comme les faux qui découlent des maux de l'amour de soi ont avec eux le faste, car alors l'homme pense d'après le propre, c'est pour cela aussi que par l'Egypte, ici, est signifié le faste de la propre intelligence. Mais comme par l'Egypte il est signifié l'homme naturel dans l'un et l'autre sens, à savoir, tant conjoint avec l'homme spirituel que séparé de lui, ainsi dans le sens bon et dans le sens mauvais, c'est pour cela que par l'Egypte sont aussi signifiées diverses choses qui appartiennent à l'homme naturel, lesquelles en général se réfèrent aux connaissances et aux scientifiques, car les vrais et les faux de l'homme naturel sont appelés connaissances et scientifiques; mais les vrais eux-mêmes, quand ils ont acquis la vie, ce qui a lieu au moyen de la vie de la foi qui est la charité, appartiennent à son homme spirituel; ces vrais avec leurs affections et leurs charmes ne se présentent pas d'une manière manifeste au sens et à la vue de l'homme, comme les connaissances et les scientifiques de l'homme naturel; et cela, parce que l'homme, tant qu'il vit dans le Monde, pense naturellement et parle naturellement, et qu'il sent et perçoit cela par cette sorte de vue, qui est son entendement; mais sa pensée spirituelle, qui a été conjointe avec l'affection du vrai ou avec l'affection du faux, ne se montre pas avant que l'homme ait dépouillé le corps naturel et revêtu le corps spirituel, ce qui arrive après le décès, ou la sortie de ce Monde, et l'entrée dans le Monde spirituel, alors il pense spirituellement et parle spirituellement, et non naturellement comme auparavant. Cela a lieu chez chaque homme, soit qu'il soit purement naturel, ou qu'il soit en même temps spirituel, et la pensée chez l'homme purement naturel est néanmoins spirituelle après la mort, mais grossière sans l'intelligence du vrai et sans l'affection du bien, car elle se compose d'idées correspondantes qui apparaissent, il est vrai, comme matérielles, mais néanmoins ne sont point matérielles; mais, sur la pensée et le langage spirituels des hommes purement naturels dans le Monde spirituel, il en sera dit davantage ailleurs, si c'est la volonté du Seigneur. Si dans la Parole par l'Egypte il est signifié l'homme naturel dans l'un et l'autre sens, le bon et le mauvais, par conséquent tout ce qui appartient proprement à l'homme naturel, c'est parce qu'en Egypte étaient cultivées les sciences, principalement la science des correspondances et des représentations, à l'époque où les Églises étaient représentatives : mais comme, selon les correspondances, ils s'étaient fait des simulacres, auxquels, lorsque d'internes ils furent devenus entièrement externes, ils commencèrent à rendre un culte avec un rite saint, d'où ces simulacres devinrent pour eux des idoles, ils changèrent par conséquent les représentatifs des spirituels et des célestes en choses idolâtriques, et aussi en choses magiques; c'est de là que dans la Parole par l'Egypte, dans le sens mauvais qui est opposé au sens précédent, il est signifié le scientifique faux de l'homme naturel, et aussi l'idolâtrique et le magique : que de telles choses soient signifiées par  l'Egypte, on peut le voir par un très-grand nombre de passages dans la Parole; mais avant que nous arrivions à confirmer cela d'après la Parole, il faut que nous sachions que chez chaque homme il y a un Interne qui voit d'après la lumière du Ciel, Interne qui est appelé homme interne-spirituel ou mental interne-spirituel, et un Externe qui voit d'après la lumière du monde, Externe qui est appelé homme externe-naturel ou mental externe-naturel; chez tout homme de l'Église, l'interne doit être conjoint à l'externe, ou l'homme interne-spirituel à l'homme externe-naturel; quand ils ont été conjoints, l'homme spirituel, parce qu'il est dans la lumière du Ciel, domine sur l'homme naturel qui est dans la lumière du monde, et le gouverne comme un maître de maison son domestique, et il l'instruit comme un maître son disciple; d'après cette conjonction, l'homme est homme de l'Église et il est Ange; mais quand l'homme naturel n'a pas été conjoint à l'homme spirituel et ne lui a pas été subordonné, ce qui arrive principalement quand l'homme spirituel a été bouché, et il a été bouché chez ceux qui nient les Divins de la Parole et de l'Église, car alors ils ne voient rien d'après la lumière du Ciel, l'homme naturel est dans l'aveuglement quant aux spirituels, et par son rationnel il pervertit tous les vrais de l'Église, et par les idées chez lui il les tourne en faux. Ce sujet, à savoir, la conjonction de l'homme spirituel avec l'homme naturel, et la séparation de l'homme naturel d'avec l'homme spirituel, a été traité en beaucoup d-'endroits dans la Parole, surtout lorsqu'il s'agit de l'Egypte, puisque par l'Egypte est signifié l'homme naturel, tant conjoint avec l'homme spirituel que séparé de lui; et quand il est traité de l'homme naturel séparé de l'homme spirituel, l'Egypte est blâmée et rejetée : et comme par l'Egypte, dans un sens large, il est signifié l'homme naturel, c'est pour cela que par l'Egypte il est aussi signifié le scientifique vrai et le scientifique faux, car les vrais et les faux, qui sont dans l'homme naturel, sont appelés scientifiques; et comme les scientifiques vrais et les scientifiques faux sont signifiés par l'Egypte, par elle aussi est signifiée la foi, puisque la foi appartient au vrai et que le vrai appartient à la foi ; de là, il est aussi signifié par l'Egypte, dans le sens bon, la foi conjointe à la charité, mais dans le sens mauvais la foi séparée d'avec la charité; car il y a la foi conjointe à la charité lorsque l'homme spirituel a été conjoint à l'homme naturel, et alors par l'Egypte sont signifiés les scientifiques vrais; mais il y a la foi séparée d'avec la charité lorsque l'homme naturel a été séparé de l'homme spirituel, et alors par l'Egypte est signifié le scientifique faux; en effet, quand l'homme naturel a été séparé de l'homme spirituel, l'homme n'a alors aucun vrai, et s'il puise des vrais dans la Parole ou dans la doctrine de l'Église, il les falsifie toujours par les idées de sa pensée; par suite, chez un tel homme de l'Église, tout vrai devient faux : ce sont là les choses qui concernent la signification de l'Egypte dans la Parole; il faut donc d'abord démontrer d'après la Parole que par l'Égypte est signifié l'homme naturel conjoint à l'homme spirituel, ou le scientifique vivifié par l'influx de la lumière spirituelle, ou, ce qui est la même chose, la foi conjointe à la charité, qui en elle-même est la foi : et ensuite il sera démontré que par l'Egypte dans le sens opposé est signifié l'homme naturel séparé de l'homme spirituel, ou le scientifique non vivifié par quelque influx de la vie spirituelle, ou, ce qui est la même chose, la foi séparée de la charité, qui en elle-même n'est point la foi. Que par l'Egypte soit signifié l'homme naturel conjoint à l'homme spirituel, puis le scientifique vivifié par l'influx de la lumière spirituelle, lequel est en lui-même le vrai scientifique ou le vrai de l'homme naturel, et, ce qui est la même chose, la foi conjointe à la charité, qui en elle-même est la foi, on le voit par les passages qui suivent; dans Ësaïe : « En ce jour-là, il y aura cinq villes dans la terre d'Egypte parlant de la lèvre de Canaan, et jurant à Jéhovah Sébaoth; ville de Chères chacune sera appelée. En ce jour-là, il y aura un Autel à Jéhovah dans le milieu de la terre d'Egypte, et une statue près de sa frontière à Jéhovah. Ils crieront à Jéhovah à cause des oppressions, et il leur enverra un Libérateur et un Prince; alors Jéhovah se fera connaître à l'Egypte, et les Égyptiens connaîtront Jéhovah en ce jour-là, et ils feront-sacrifice et min-chah. Ainsi Jéhovah frappera l'Egypte, frappant et guérissant, et ils se retourneront vers Jéhovah, et Usera fléchi par eux, et il les guérira. En ce jour-là, il y aura un sentier de l'Egypte vers Aschur, afin que vienne Aschur en Egypte, et l’Égypte en Aschur, et serviront les Égyptiens avec Aschur : en ce jour-là, sera Israël en troisième à l'Egypte et à Aschur, bénédiction au milieu de la terre, que bénira Jéhovah Sébaoth, en disant : Béni (soit) mon peuple, l'Egypte; et l'œuvre de mes mains, Aschur; et mon héritage, Israël.» —XIX. 18 à 25; — ici, l'Egypte est prise pour l'homme naturel conjoint à l'homme spirituel, ainsi pour les nations et lès-peuples qui étaient hors de l'Église;, et qui, étant hommes naturels, n'étaient point dans les vrais, mais qui, lorsqu'ils eurent entendu l'Évangile, reconnurent le Seigneur, et par suite reçurent la foi après avoir été instruits dans les vrais de la doctrine; l'avènement du Seigneur est entendu par « en ce jour-là, » qui est répété cinq fois dans ce passage; « en ce jour-là, il y aura cinq villes dans la terre d'Egypte parlant de la lèvre de Canaan, » signifie que chez eux il y aura plusieurs doctrinaux selon les vrais de la doctrine de l'Église elle-même; cinq signifie plusieurs ; les villes, les doctrinaux ; la terre d'Egypte, l'Église de ces nations; la lèvre de Canaan, les vrais de la doctrine de l'Église ; « ville de Chères chacune sera appelée, » signifie la doctrine du bien de la charité dans chacun ; la ville est la doctrine, et Chères, qui dans la langue hébraïque signifie le soleil et son éclat, est le bien de la charité, et par suite la foi; « en ce jour-là, il y aura un Autel à Jéhovah dans le milieu de la terre d'Egypte, et une statue près de sa frontière à Jéhovah, » signifie qu'alors le culte du Seigneur d'après les biens de la charité, et par suite d'après les vrais de la foi, sera dans toutes les choses qui appartiennent à l'homme naturel; par l'Autel à Jéhovah est signifié le culte d'après le bien de la charité, et par la statue le culte d'après les vrais de la foi ; par dans le milieu de la terre d'Egypte, il est signifié de tout côté et dans toutes les choses de l'homme naturel, et par la frontière le vrai scientifique; « ils crieront à Jéhovah à cause des oppressions, et il leur enverra un Libérateur et un Prince, » signifie leur douleur à causé du manque de vrai spirituel et par suite à cause du manque de bien spirituel, et l'avènement du Seigneur, d'après lequel ils recevront ce vrai et ce bien ; crier signifie la douleur, les oppressions signifient le manque de vrai spirituel et par suite le manque de bien spirituel, le Libérateur et le Prince signifient le Seigneur qui est dit Libérateur ou Sauveur d'après le bien de l'amour, et Prince d'après les vrais de la foi; « alors Jéhovah se fera connaître à l'Egypte, et les ^Égyptiens connaîtront Jéhovah en ce jour-là, » signifie la reconnaissance du Seigneur et de son Divin; «et ils feront sacrifice et minchah, » signifie le culte du Seigneur selon ses préceptes d'après la Parole, ainsi d'après les vrais de la doctrine et d'après le bien de l'amour ; « ainsi Jéhovah frappera l'Egypte, frappant et guérissant, et ils se retourneront vers Jéhovah, et il sera fléchi par eux, et il les guérira, » signifie les tentations, et ainsi la conversion et la guérison des faux par les vrais; « en ce jour-là, il y aura un sentier de l'Egypte vers Aschur, afin que vienne Aschur en Egypte et l'Egypte en Aschur, » signifie qu'alors pour eux sera ouvert le rationnel par les vrais scientifiques, afin que l'homme examine avec rationalité, et ainsi avec intelligence, les scientifiques qui appartiennent à l'homme naturel, l'Egypte est le scientifique de l'homme naturel, et Aschur est le rationnel; a en ce jour-là, sera Israël en troisième à l'Egypte et à Aschur, bénédiction au milieu de la terre, » signifie l'influx dans l'un et dans l'autre d'après la lumière spirituelle, Israël est l'homme spirituel qui a la lumière d'après le Ciel, l'Egypte est l'homme naturel qui a la lumière d'après le monde, et Aschur est l'homme rationnel qui tient le milieu, et qui reçoit du spirituel la lumière, et la transmet dans le naturel et l'illustre; « que bénira Jéhovah, » signifie l'influx procédant du Seigneur; « en disant : Béni soit mon peuple, l'Egypte, » signifie l'homme naturel illustré; « et l'œuvre de mes mains, Aschur, » signifie l'homme rationnel, non d'après lui-même, mais d'après le Seigneur; » et mon héritage, Israël, » signifie l'homme spirituel, qui est appelé héritage parce que tout spirituel appartient au Seigneur, car c'est son Divin procédant d'après lequel existent, le Ciel «t l'Église; qui est-ce qui comprendrait ces prophétiques sans le sens spirituel? Dans Michée : « Ce jour-là, jusqu'à Toi on viendra d.'Aschur et des villes d'Egypte, et de l'Egypte jusqu'au fleuve, et de mer à mer, et de montagne à montagne. » — VII. 12; — ces choses aussi ont été dites de l'instauration de l'Église par le Seigneur chez les Nations (ou Gentils), et par ces paroles est décrite l'extension de cette Église depuis une limite jusqu'à l'autre; une des Imites de la terre de Canaan était le fleuve d'Euphrate, et l'autre était le fleuve d'Egypte; l'extension du vrai depuis une limite jusqu'à l'autre est signifiée par « de mer à mer, » et l'extension du bien depuis une limite jusqu'à l'autre est signifiée par « de montagne à montagne. » Que l'extension -de la terre de Canaan, par laquelle est signifiée l'Église, ait été depuis le fleuve d'Egypte jusqu'au fleuve d'Assyrie, l'Euphrate, on le voit dans Moïse : a En ce jour-là, Jéhovah traita alliance avec Abram, en disant : A ta semence je donnerai cette terre depuis le fleuve d'Egypte jusqu'au grand fleuve, le fleuve d'Euphrate. » — Gen. XV. 18 : — et dans le Livre I des Rois : « Salomon dominait sur tous les Royaumes depuis le fleuve d'Euphrate jusqu'à la terre des Philistins, et jusqu'aux terres de l'Egypte. » — V. 1 ; — en effet, l'Église, qui en elle-même est spirituelle, est terminée dans l'homme naturel, à savoir, dans le rationnel et dans le scientifique de cet homme, car le rationnel est dans l'homme naturel-intérieur, puisqu'il appartient à son entendement, pareillement en lui est le scientifique; et le rationnel naît par les scientifiques, car il voit en eux comme dans un miroir les conclusions qu'il tire, et par elles il se confirme, mais cependant d'après le spirituel; sans le spirituel, l'homme n'a pas le rationnel ni le scientifique vrai, mais au lieu du rationnel il a le raisonnement, et au lieu du scientifique vrai il a le scientifique faux ; ces deux (le rationnel et le scientifique) font donc les limites de l'Église spirituelle, qui est signifiée par la terre de Canaan. Dans Ézéchiel : « Fils de l'homme, dis à Pharaon, roi d'Egypte, et à sa multitude : A qui es-tu devenu semblable dans ta grandeur? Voici, Aschur, cèdre dans le Liban, beau d& branchage, et forêt ombreuse, et élevée en hauteur, et parmi le touffu (était) son jet; des eaux l'avaient fait croître, un abîme l'avait rendu /levé, en ce qu'avec ses fleuves il allait autour de sa plante, et ses canaux il envoyait vers tous les arbres du champ; c'est pourquoi, élevée était devenue sa hauteur, et longues étaient devenues ses branches par les eaux abondantes qu'il envoyait. Dans ses branches avaient fait leurs nids tous les oiseaux des deux, et sous ses branches avaient engendré toutes les bêtes du champ, et dans son ombre avaient habité toutes les nations grandes : beau il était par sa grandeur, par la longueur de ses branches, car sa racine était vers des eaux abondantes. Les cèdres ne l'ont point caché dans le jardin de Dieu, les sapins n'ont point été pareils à ses branches; aucun arbre, dans le jardin de Dieu ne fut pareil à lui en sa beauté; beau je l'avais rendu par la multitude de ses branches, et de lui étaient envieux tous tes arbres d'Éden, qui (sont) dans le jardin de Dieu. » — XXXI. 2 à. 9 ; — comme par Pharaon, roi d'Egypte,, il est signifié l'intellectuel de l'homme naturel, qui naît et est formé de vrais scientifiques vus rationnellement, de là vient qu'ici il est dit Aschur, par qui est signifié le rationnel, et qu'il est décrit par un cèdre et par sa hauteur, et par la longueur et la multitude de ses branches; et cela, parce que le cèdre, dans la Parole, signifie*aussi le rationnel; mais la plupart des paroles rapportées ici ont été expliquées ci-dessus, No 650 : comme tel est le rationnel quant aux intellectuels, et que tel est par suite le naturel quant aux vrais scientifiques; c'est pour cela qu'il est dit que les cèdres ne l'ont point caché dans le jardin de Dieu, et que les sapins n'ont point été pareils à ses branches, et qu'aucun arbre dans le jardin de Dieu ne fut pareil à lui en sa beauté; par le jardin de Dieu est signifiée l'intelligence que possède l'homme de l'Eglise qui est dans les vrais réels; par le cèdre est signifié son rationnel qui est d'origine spirituelle; par les sapins est signifié le perceptif de l'homme naturel; par la beauté est signifiée l'affection du vrai, et par suite l'intelligence; « beau je l'avais rendu par la multitude de ses branches, » signifie l'abondance des vrais scientifiques perçus rationnellement;. « de lui étaient envieux tous les arbres d'Éden, qui sont dans le jardin de Dieu, » signifie les perceptions du vrai d'après le bien céleste, d'où provient la sagesse; les arbres signifient les perceptions lorsqu'il s'agit de l'homme céleste, et les connaissances lorsqu'il s'agit de l'homme spirituel ; Éden dans le jardin de Dieu, signifie la sagesse qui provient du bien de l'amour : que ce soit Pharaon et l'Egypte qui sont entendus et décrits ici par Aschur et par le cèdre, on le voit aussi par le dernier Verset de ce Chapitre, où il est dit : « Tel est Pharaon et toute sa multitude. » Comme toute intelligence et toute sagesse spirituelles de l'homme se terminent dans l'homme naturel, et s'y rendent visibles, c'est pour cela que, dans le passage ci-dessus rapporté, Pharaon, roi d'Egypte, par lequel est signifié l'intellectuel qui est né et formé de vrais scientifiques dans l'homme naturel, est comparé à un cèdre dans le jardin de Dieu ; par conséquent, c'est la terre d'Egypte .qui est entendue par le jardin de Dieu; pareillement comme dans Moïse : « Loth leva les yeux, et il vit toute là plaine du Jar-den, qui était entièrement arrosée, comme le jardin de Jéhovah, comme la terre d'Egypte, en venant à Zoar. » — Gen. XIII. 10. — L'homme naturel quant à son intellectuel, de même que ci-dessus, dans Ézéchiel, est aussi décrit par Sanchérib, général du roi d'Assyrie, mais par des blasphèmes, en ces termes : « Par la main de les ambassadeurs tu as outragé le Seigneur, et tu as dit : Par la multitude de mes chariots, moi, je suis monté au haut des montagnes, aux côtés du Liban, où je couperai la hauteur de ses cèdres, l'élite de ses sapins, et je parviendrai au logement de.sa limite, la forêt de son champ. Moi, j'ai creusé, et j'ai bu les eaux étrangères, et je tarirai de la plante de mes pas tous tes fleuves de l'Egypte. » — II Rois, XIX. 23, 24; — par ces paroles sont signifiées les mêmes choses que dans le passage ci-dessus rapporté, à savoir, les rationnels des hommes de l'Église, rationnels formés de vrais scientifiques, et illustrés par le Divin spirituel, lesquels cependant le roi d'Assyrie, par qui est signifié ici le rationnel perverti, voulait détruire, car il faisait la guerre à Chizkias, roi de Jehudah ; mais comme il prononçait des blasphèmes, et voulait détruire depuis la première jusqu'à la dernière toutes les choses de l'Église qui, chez l'homme, est formée d'après le spirituel dans son rationnel et dans son naturel, c'est pour cela que dans cette même nuit cent quatre-vingt-cinq mille hommes furent frappés par l'Ange de Jéhovah, Vers. 35 : là, par la multitude des chariots du roi d'Assyrie sont signifiés les faux de la doctrine; par le haut des montagnes, les côtés du Liban, où il voulait monter, sont signifiés tous les biens et tous les vrais de l'Église, qu'il voulait détruire; par la hauteur des cèdres et l'élite des sapins, qu'il voulait couper, sont signifiés les vrais rationnels et naturels quant à la perception ; par la forêt du champ sont signifiés les scientifiques; par les fleuves de l'Egypte, qu'il tarirait de la plante de ses pas, est signifiée la science de l'homme naturel d'origine spirituelle qu'il anéantirait et effacerait par son sensuel, la, plante des pas du, roi d'Assyrie est le sensuel, et par suite le raisonnement qui ne provient que d'illusions, les fleuves de l'Egypte sont l'intelligence de l'homme naturel d'après les scientifiques qui sont d'origine spirituelle, quand ils sont appliqués pour confirmer les vrais de l'Église qui sont des spirituels. Comme tout homme, chez qui l'Église doit être implantée, doit d'abord être instruit dans les scientifiques, car sans l'instruction de l'homme naturel par les scientifiques, qui sont aussi diverses expériences provenant des choses mondaines et de la société, l'homme ne peut devenir rationnel, et s'il ne devient pas rationnel, il ne peut non plus devenir spirituel, car le rationnel de l'homme se conjoint d'une part avec le spirituel, c'est-à-dire, avec le Ciel, et de l'autre part avec le naturel, c'est-à-dire, avec le Monde, et comme l'Église devait être instituée chez les fils d'Israël, c'est pour cela que l'homme naturel chez eux devait d'abord être instruit, ce qui.se faisait dans les vrais-compris naturellement et aussi scientifiquement; pour que cela fût représenté et signifié, il arriva qu'Abraham, dont les descendants devaient représenter l'Église, et qui lui-même en était la tête, « voyagea en Egypte avec son épouse, et y demeura quelque temps,» — Gen. XII. 10 et suiv.,—et que plus tard « Jacob arec ses fils, qui alors étaient appelés fils d'Israël, reçurent ordre d'aller en Egypte, et habitèrent en Goschen, qui était la meilleure des terres d'Egypte, et y demeurèrent longtemps, » — Gen. XLVI, et Chap. suiv. ; — et cela, afin d'être instruits dans les vrais d'abord scientifiquement et naturellement, avant de l'être spirituellement; en effet, par les vrais compris .scientifiquement et naturellement, chacun s'acquiert le rationnel, dans lequel le spirituel peut influer et opérer, car l'homme puise la lumière du Ciel, qui est la lumière spirituelle, par le rationnel qui appartient à son entendement; et,, par le rationnel illustré du spirituel, il porte sa vue sur les connaissances et sur les scientifiques, et il y choisit les choses qui sont en concordance avec les vrais et les biens réels du Ciel et de l'Église, lesquels sont des spirituels, et il rejette celles qui sont en discordance; de cette manière, l'homme fonde l'Église chez lui; c'est pour cela qu'il est dit d'Abraham et de Jacob, qu'en raison de la famine qui était dans la terre de Canaan, ils allèrent en Egypte pour y voyager ; en raison de la famine, c'était parce que la famine signifie le manque de connaissances du vrai et du bien, et aussi un désir pour elles, et voyager, dans la Parole, signifie être instruit. D'après ces explications, on voit clairement ce qui est entendu par ces paroles, dans David : « Un cep d'Egypte tu as fait partir, tu as chassé les nations, tu l'as planté, tu as balayé devant lui, et tu as fait enraciner ses racines, afin qu'il remplit ta terre; tu as étendu ses provins jusqu'à la mer, et jusqu'au fleuve ses rameaux. » — Ps. LXXX. 9, 10, 12; — par le cep d'Egypte est signifiée l'Église que les fils d'Israël ont représentée ; par chasser les nations, il est signifié les maux de l'homme naturels, lesquels sont chassés par les vrais; par le planter, balayer devant lui, et faire enraciner ses racines, il est signifié l'instruction selon l'ordre, qui consiste à s'imbiber de connaissances et de scientifiques, ensuite à dire dans le désert et à être tenté, et plus tard à être introduit dans la terre de Canaan, c'est-à-dire, dans l'Église; ces choses sont signifiées dans leur ordre par « tu l'as planté, tu as balayé devant lui, et tu as fait enraciner ses racines, afin qu'il remplît la terre;  par étendre ses provins jusqu'à la mer, il est signifié l'accroissement de l'intelligence et l'extension jusqu'aux derniers du bien et du vrai de l'Église; et par étendre ses rameaux jusqu'au fleuve, il est signifié jusqu'au rationnel; que par le fleuve, c'est-à-dire, l'Euphrate, il soit signifié Irrationnel, on le voit ci-dessus, N° 569. Dans Hosée : « Lorsqu'enfant était Israël, je l'ai aimé, et d'Egypte j'ai appelé mon fils. »—XI. 1;— par Israël, dans le sens spirituel, il est signifié l'Église, et dans le sens suprême le Seigneur, qui, de même qu'il est le tout du Ciel, est aussi le tout de l'Église; et comme les fils d'Israël devaient représenter l'Église, et qu'il était selon l'ordre Divin que d'abord ils fussent instruits des choses qui devraient servir au rationnel, et, par le moyen du rationnel, au spirituel, c'est pour cela qu'ils voyagèrent d'abord en Egypte, et qu'ensuite ils furent conduits dans le désert pour y subir des tentations, et pour que par elles l'homme naturel fût dompté; car l'homme ne devient pas rationnel, à moins que les scientifiques vains el faux n'aient été éloignés, et que l'homme naturel n'ait ainsi été nettoyé, ce qui se fait principalement par les tentations. Comme le Seigneur est entendu par Israël dans le sens suprême, c'est pour cela que Lui-même, lorsqu'il était enfant, fut porté en Egypte, selon ces paroles, dans Matthieu : « Un Ange du Seigneur apparut en songe à Joseph, disant : Quand tu seras réveillé, prends te petit enfant, et t'enfuis en Egypte, -et tiens-toi là jusqu'à ce que je te parle. Lui donc, s'étant réveillé, prit de nuit le petit enfant et sa mère, et se retira en Egypte; et il fut là jusqu'à la mort d'Hérode : afin que fût accompli ce qui a été dit par le Prophète : D'Egypte j'ai appelé mon Fils. » — II. 13, 1A, 15; — par tes choses aussi était signifiée la première instruction du Seigneur, car le Seigneur a été instruit comme un autre homme; mais, diaprés son Divin, il puisait toutes choses avec plus d'intelligence et plus de sagesse que tous les autres. Toutefois, ce transport en Egypte a seulement représenté l'instruction, car comme tous les représentatifs de l'Église Israélite et Juive Le concernaient, c'est pour cela aussi qu'il les a représentés en Lui-Même et qu'il les a accomplis, car c'est ainsi qu'il a accompli toutes les choses de la Loi : en effet, les représentais étaient les derniers du Ciel et de l'Église, et tous les antérieurs, qui sont les rationnels, les spirituels et les célestes, entrent dans les derniers et sont en eux, c'est pourquoi le Seigneur par eux a été dans les derniers; et comme toute force est dans les derniers, c'est pour cela que d'après les premiers par les derniers il a subjugué tous les enfers et a remis toutes choses en ordre dans les Cieux ; de là vient que toute la vie du Seigneur dans le Monde a été représentative, même jusqu'à toutes les choses qui sont rapportées dans les Évangélistes sur sa Passion, lesquelles représentaient quelle était l'Église à cette époque contre le Divin et contre les biens et les vrais du Ciel et de l'Église. Diaprés ces explications, on peut voir ce qui est entendu.par l'Égypte, lorsqu'il s'agit de l'Église qui devait être instaurée par le Seigneur, dans les passages suivants; dans Ésaïe : « Ainsi a dit Jéhovah : Le travail de l'Egypte et la marchandise de Kush et des Sabéens, hommes de longueur, chez Toi passeront, et à Toi ils seront; derrière Toi ils iront, enchaînés ils passeront, de sorte que devant Toi ils se prosterneront; ils T'adresseront cette oraison : Seulement en Toi (est) Dieu, et il n'y a point d'autre Dieu. » — XLV. 14 ; — ces choses ont été dites du Seigneur, de qui il s'agit dans tout ce Chapitre; par le travail de l'Egypte et la marchandise de Kush et des Sabéens est signifié le*plaisir de l'amour naturel provenant de l'acquisition des connaissances du vrai et du bien, les connaissances elles-mêmes sont signifiées par les Sabéens, qui sont appelés hommes de longueur d'après le bien, car la longueur signifie le bien et la qualité du bien, et la largeur le vrai et la qualité du vrai ;. par « chez Toi ils passeront, et à Toi ils seront, devant Toi ils se prosterneront, » il est signifié qu'ils s'approcheront de l'Église, et qu'ils reconnaîtront et adoreront le Seigneur; par « enchaînés ils passeront, » il est signifié que chez eux l'homme naturel servira l'homme spirituel et par conséquent le Seigneur, car ceux chez qui sont réprimées les cupidités qui appartiennent à l'homme, naturel, sont dits passer enchaînés; par « ils T'adresseront cette oraison : Seulement en Toi est Dieu, et il n'y a point d'autre Dieu » il est entendu qu'ils reconnaîtront que le Seigneur Seul est Dieu. Dans David : « Il viendra des engraissés d'Egypte; Kush se hâtera, ses mains vers Dieu; Royaumes de la terre, chantez à Dieu, psalmodiez au Seigneur!»—Ps. LXVIII. 32, 33 ; — par les engraissés d'Egypte sont signifiées les nations qui sont dans l'affection de savoir les vrais, et par Kush sont signifiés ceux qui les puisent dans le plaisir de l'homme naturel; que ce soit là ce qui est signifié par Rush, on le voit par d'autres passages où il est nommé, comme — Gen. II. 13. Séph. III. 5, 9, 10. Dan. XL 43;— par « Royaumes de la terre, chantez à Dieu, psalmodiez au Seigneur! » il est signifié que les Nations recevront du Seigneur les vrais et les' biens du Ciel et de l'Église. Dans Hosée : « Avec honneur ils arriveront, comme l'oiseau, de l'Egypte^ et comme la colombe, de la terre d'Assyrie; et je les ferai habiter sur leurs maisons. »—XI. 11;—ces choses aussi sont dites du Seigneur qui devait instaurer l'Église chez les nations; il est d'il « comme l'oiseau, de l'Egypte, «  parce que l'oiseau signifie les connaissances d'après les-vrais scientifiques; et il est dit « comme la colombe, de la terre d'Assyrie, » parce que la colombe signifie le bien rationnel d'après le spirituel, l'Assyrie signifie le rationnel lui-même; par « les faire habiter sur leurs maisons, » sont signifiés les intérieurs du mental formé par les vrais d'après le bien, ainsi c'est être en sûreté contre l'infestation provenant dés faux du mal. Dans Ésaïe : « il arrivera, en ce jour-là, que Jéhovah répandra de l'épi du fleuve jusqu'au fleuve d'Egypte; et vous, vous serez recueillis un à un, fils d'Israël: il arrivera donc, en ce jour-là, qu'il sera sonné d'une trompette grande, et viendront ceux qui périssent dans la terre d'Aschur, et les expulsés dans la terre d'Egypte, et ils se prosterneront devant Jéhovah dans la montagne de Sainteté, dans Jérusalem. » — XXVII. 12, 13 ; — en ce jour-là, signifie l'avènement du Seigneur ; de l'épi du fleuve, que Jéhovah répandra jusqu'au fleuve de l'Egypte, signifie tout vrai rationnel et scientifique devant servir au spirituel; il est dit l'épi, parce que l'épi est le contenant, du blé par lequel sont signifiés le vrai et le bien qui servent de nourriture à l'homme spirituel; la convocation à l'Église par le Seigneur est signifiée par « en ce jour-là, il sera sonné d'une trompette grande; « par « viendront ceux qui périssent dans la terre d'Aschur, et les expulsés dans la terre d'Egypte, » il est signifié qu'ils s'approcheront de l'Église, ceux qui autrement périraient par les raisonnements provenant de scientifiques appliqués pour confirmer les faux; par « ils se prosterneront devant Jéhovah dans la montagne de sainteté, dans Jérusalem, » il est signifié qu'ils adoreront le Seigneur, et que d'eux sera composée l'Église; la montagne de sainteté signifie l'Église quant au bien de la vie, et Jérusalem l'Église quant au vrai de la doctrine : ces choses, il est vrai, sont dites des fils d'Israël, qui étaient devenus captifs en Assyrie et en Egypte, mais par les fils d'Israël, là et aussi ailleurs, sont entendues les Nations, dont l'Église devait être composée; et par leur captivité eir Assyrie et en Egypte est signifiée la captivité spirituelle, dans laquelle est l'homme d'après les faux de religion. Dans Zacharie : « Je les ramènerai de la terre d'Egypte, et de l'Assyrie je les rassemblerai, et vers la terre de Giléad et vers le Liban je les conduirai. Il passera par la mer d'angoisse, mais il frappera dans la mer les flots, et sera abattu l'orgueil d'Aschur, et le bâton de l'Egypte se retirera. » — X. 10, 11; — ces choses aussi sont dites de la restauration de l'Église par le Seigneur; par ramener de la terre d'Egypte, et rassembler de l'Assyrie, sont signifiées des choses semblables à celles qui viennent d'être expliquées dans Ésaïe; par la terre de Giléad et par le Liban sont signifiés les biens et les vrais de l'Église dans l'homme naturel; par « il passera par la mer d'angoisse, mais il frappera dans la mer les flots, et sera abattu l'orgueil d'Aschur, et le bâton de l'Egypte se retirera, » il est signifié que les maux et les faux de l'homme naturel, et les raisonnements d'après les scientifiques qui les confirment, seront dispersés ; passer par la mer d'angoisse signifie les tentations, les flots signifient les faux et les maux, l'orgueil d'Aschur signifie les raisonnements d'après le faste de la propre intelligence, et le bâton de l'Egypte le scientifique qui confirme, Dans Ézéchiel : « A la fin des quarante années, je rassemblerai l'Egypte d'entre les peuples où ils auront été dispersés, et je les ramènerai en la terre de Pathros, sur la terre de leur négoce, afin qu'ils y soient un royaume humble, afin que tu ne t'élèves plus au-dessus des nations, et je les diminuerai, afin qu'ils ne dominent point sur les nations. » — XXIX. 13 à l6; — ici, par l'Egypte est signifiée l'Église chez ceux qui sont dans une vie morale d'après la lueur naturelle; les tentations que ceux-là doivent subir, afin que l'homme naturel ne domine point sur l'homme spirituel, sont signifiées par les quarante années; les scientifiques, par lesquels ils auront confirmé les faux, sont signifiés par l'Egypte que Jéhovah rassemblera d'entre les peuples où ils auront été dispersés; leur illustration par les connaissances du vrai est signifiée par « je les ramènerai en la terre de Pathros, » qui est appelée terre de leur négoce d'après les connaissances qu'ils s'y acquerront, car faire le négoce signifie acquérir et communiquer les connaissances; par « afin qu'ils y soient un royaume humble, afin que tu ne t'élèves plus au-dessus des nations, et je les diminuerai, afin qu'ils ne dominent point sur les nations, » il est-signifié afin que les scientifiques de l'homme naturel ne s'élèvent pas., et que dans leur élévation ils ne fassent pas de mal aux vrais et aux biens de l'Église, et ne dominent pas sur eux ; par les nations en premier lieu sont signifiés les vrais de l'Église, et par les nations en second lieu sont signifiés les biens de l'Église. Dans Zacharie : « Quiconque sera de reste d'entre toutes les nations qui viennent contre Jérusalem, monteront d'année en année pour adorer le Roi Jéhovah Sébaoth, et pour célébrer la fête des Tabernacles; si quelqu'un ne monte pas, sur eux il n'y aura pas de pluie; et si la famille d'Egypte ne monte pas et ne vient pas, il n'y en aura pas non plus chez eux, il y aura une plaie, dont Jéhovah frappera tes nations.» — XIV. 16, 17, 18; — ces choses aussi sont dites de l'avènement du Seigneur et de l'instauration de l'Église par Lui; par le Roi Jéhovah Sébaoth, qu'ils adoreront, est entendu le Seigneur; par la fête des Tabernacles est signifiée l'implantation du bien par les vrais; par « si quelqu'un ne monte pas, sur eux il n'y aura pas de pluie, » il est signifié qu'il n'y a pas influx du vrai et du bien par le Seigneur pour ceux qui ne s'approchent pas de son Église; par « si la famille d'Egypte ne monte pas, il y aura une plaie, dont Jéhovah frappera les nations, » il est signifié que ceux qui sont dans la lueur naturelle d'après les scientifiques seuls, et chez qui le bien ne peut être implanté par les vrais, seront dans les maux et dans les faux de tout genre. Dans Ésaïe : « Moi, Jéhovah, ton Dieu, le Saint d'Israël, ton Sauveur, j'ai donné pour ton expiation l'Egypte, Kush et Séba au lieu de toi; je donnerai homme au lieu de toi, et peuple pour ton âme. » — XLIII. 3, 4; — ces choses aussi sont dites du Seigneur, et de la rédemption de ceux qui le reconnaissent, et qui d'après l'affection reçoivent de Lui les vrais; la rédemption est signifiée par l'expiation, et par « au lieu de toi » et « pour ton âme ; » l'affection naturelle de savoir les vrais d'après l'affection spirituelle est signifiée par l'Egypte, par Kush et par Séba; leur intelligence qui en résulte est signifiée par l'homme, et l'Église qui en est composée est signifiée par le peuple. Comme par l'Egypte est signifié l'homme naturel, et que toute intelligence de l'homme spirituel est terminée et fondée dans l'homme naturel, et dans les pensées et les scientifiques de cet homme, c'est pour cela que sans eux l'homme ne peut être ni intelligent, ni sage, ni même rationnel, car l'homme spirituel doit faire un arec l'homme naturel comme la cause avec l'effet, et il fait un par les correspondances; c'est de là que, dans les temps anciens, quand l'Église représentative était aussi en Egypte, « le Roi d'Egypte, ou Pharaon, a été appelé fils des Sages, et fils des rois de l'antiquité, » — Ésaïe, XIX. 11, — et que» l'Egypte a été appelée pierre angulaire des tribus, » — Vers. 13 ; — car par les tribus sont signifiés tous les vrais et tous les biens de l'Église dans le complexe, et par la pierre angulaire est signifié leur fondement. C'est pour cela aussi qu’il est dit de Salomon, par qui a été représenté le Seigneur quant au Royaume céleste et quant au Royaume spirituel, que « sa sagesse fut multipliée plus que la sagesse de tous les fils de l'orient, et plus que toute sagesse des Egyptiens, » — I Rois, V. 10 ; — par les fils de l'orient sont entendus tous ceux qui, dans ce temps, étaient dans les connaissances du vrai et du bien, et qui par elles étaient devenus sages; et par les Égyptiens sont entendus tous ceux qui étaient savants- dans les sciences et surtout dans la science des correspondances, et qui par suite étaient dans l'intelligence : voilà aussi pourquoi les sciences des Égyptiens sont appelées cachettes d'or et d'argent et choses désirables, dans Daniel : « Le Roi du Septentrion mettra ses mains sur les terres, et la terre d'Egypte n'échappera point; car il dominera sur les cachettes d'or et d'argent, et sur toutes les choses désirables de L'Egypte. » — XI. 42, A3. — C'est encore pour cela qu'il a été commandé aux fils d'Israël, quand ils sortaient d'Egypte, « d'emprunter aux Égyptiens des vases d'argent et des vases d'or,- et des vêtements, qu'ils enlèveraient ainsi d'Egypte, » — Exod. XII. 35, 36 ; — par les vases d'argent et d'or et par les vêtements sont signifiées les sciences et les connaissances du vrai et du bien, qui étaient enlevées à l'Egypte, parce que les Égyptiens les avaient appliquées à confirmer les maux elles faux, et les avaient changées en choses idolâtriques et magiques; c'est pourquoi, lorsque les, Égyptiens en eurent été privés, et furent ainsi devenus purement naturels, ils furent peu après submergés dans la mer de Suph ; par là était représenté le sort de ceux qui abusent des sciences pour confirmer les maux et les faux, car ils sont privés de toute connaissance du vrai et du bien après la mort, et quand ils en ont été privés, ils sont jetés dans l'enfer, ce qui a aussi été représenté par la submersion des Égyptiens dans la mer de Suph. Comme l'Egypte signifie la science d'où l'homme tire l'intelligence, c'est pour cela que, lorsqu'il s'agit de Tyr, il est dit que « le fin lin en broderie d'Egypte était ce qu'elle déployait pour lui servir d’étendard, » — Ézéch. XXVII. 7 ; — par Tyr sont signifiées les connaissances du vrai, et par le fin lin en broderie d'Egypte est signifié le scientifique d'après le vrai spirituel; la broderie est le scientifique, et le fin lin est le vrai spirituel ; ce qui est déployé et l'étendard signifient la manifestation, car les vrais spirituels sont manifestés par  ' les sciences, parce que par elles ils se montrent à la vue et à la perception de l'homme naturel. Comme tous les scientifiques, qui servent à l'homme spirituel pour la confirmation des vérités, viennent du Seigneur, à savoir, toute application de ces scientifiques pour confirmer les vrais et les biens du Ciel et de l'Église, c'est pour cela que «Joseph fut transporté en Egypte, et y devint le dominateur de toute la terre, » —Gen. XLI ; — car dans le sens suprême, par Joseph il est entendu le Seigneur quant au Divin spirituel, et par suite aussi le vrai de la doctrine qui est fondé sur les scientifiques de l'homme naturel, ainsi qu'il a été dit ci-dessus, N° 448 : et comme l'homme naturel' ou le naturel de l'homme, doit être subordonné au spirituel, pour qu'il puisse servir à confirmer et à exécuter les volontés de l'homme spirituel, c'est pour cela qu'en raison de la représentation de cette domination, Joseph est devenu le dominateur de l'Egypte, et qu'il eut sous sa direction en Egypte les vivres ou le blé en abondance, au point qu'il en nourrissait les régions voisines, et la terre de Canaan elle-même. Comme Salomon a représenté le Seigneur quant à l'un et à l'autre Royaume, tant le céleste que !e spirituel, et que tous ceux qui sont de l'un et de l'autre Royaume sont dans l'intelligence et dans la sagesse par les connaissances du vrai et du bien, et par les scientifiques qui confirment ces connaissances, c'est pour cela que « Salomon prit la fille de Pharaon pour épouse, et l'amena dans la ville de David, » — I Rois, III. 1 ; — et que même plus tard, « il bâtit pour la fille de Pharaon une maison en portique,»—I Rois, VII. 8; — par ces choses aussi il a été représenté que là science, sur laquelle toute intelligence et toute sagesse sont fondées, est signifiée par l'Egypte dans le sens bon; et comme il y a pour chaque homme de l'Église le spirituel, le rationnel et le naturel, c'est pour cela que Salomon a bâti trois maisons, la Maison de Dieu, ou le Temple, pour le spirituel, la maison de la forêt du Liban pour le rationnel, car le cèdre et par suite le Liban signifient le rationnel, et la maison de la fille de Pharaon pour le naturel ; ces arcanes ne se montrent pas dans le sens historique de la Parole, mais toujours est-il qu'ils sont cachés dans son sens spirituel. Jusqu'ici il a été parlé de la signification de l'Egypte dans le sens bon, il faut donc dans ce qui suit parler aussi de la signification' de l'Egypte dans le sens mauvais ou opposé : Dans ce sens, l'Egypte signifie l'homme naturel séparé de l'homme spirituel, ou le vrai scientifique séparé du bien spirituel, vrai qui en lui-même est le faux, ou, ce qui est la même chose, la foi séparée de la charité, foi qui en elle-même n'est point la, foi ; en effet, l'homme naît naturel, et puise d'abord les scientifiques chez ses maîtres et chez ses parents, puis aussi dans la lecture des: livres, et en même temps par sa vie dans le monde; et si l'homme ne devient pas spirituel, c'est-à-dire, ne naît pas de nouveau, alors les scientifiques qu'il, a puisés, il les applique à confirmer les appétits et les voluptés de l'homme naturel, en un mot ses amours, qui sont tous contre l'ordre Divin, et c'est cet homme qui est signifié par l'Egypte dans le sens opposé, comme on peut le voir par les passages suivants; dans Ëzéchiel : « Parce que Pharaon s'est élevé en hauteur, et a poussé sa cime parmi le touffu, et que s'est élevé son cœur dans sa hauteur, je le livrerai clans la main du fort d'entre les nations; selon son impiété je l'ai rejeté; c'est pourquoi, des étrangers, les violents d'entre les nations, le couperont et te renverseront; sur le: montagnes et les vallées sont tombées ses branches; d'après cela se sont retirés de son ombre tous les peuples de la terre, et ils l'ont abandonné; sur sa ruine habiteront tous les oiseaux des deux, et sur ses branches seront toutes les bêtes du champ: tous seront livrés à la mort, vers la terre inférieure au milieu des fils de l'homme, vers ceux gui descendent en la fosse. En ce jour où il descendra dans l'enfer, je couvrirai sur lui l'abîme, et j'en arrêterai les torrents, afin que soient retenues ses eaux grandes, et je noircirai sur lui le Liban, et tous les arbres du champ sur' lui seront languissants. A qui as-tu été fait ainsi semblable en gloire et en grandeur parmi les arbres d'Eden? quand tu seras descendu avec les arbres d'Eden dans la terre inférieure, au milieu de ceux qui ont le prépuce tu seras couché avec les transpercés par l'épée. Tel est Pharaon et toute sa multitude. » — XXXI. 10 à 18; — par Pharaon, il est signifié la même chose que par l'Egypte, à savoir, l'homme naturel quant à la science et à l'intelligence qui en provient; le faste de la propre intelligence d'après la science est entendu en ce qu'il s'est élevé en hauteur, et a poussé sa cime parmi le touffu, et que son cœur s'est élevé dans sa hauteur; par 4e touffu sont signifiés les scientifiques de l'homme naturel; par «je le livrerai dan£ la main du fort d'.entre les nations, » il est signifié que les scientifiques ont été appliqués à confirmer les cupidités du mal et du faux ; le fort d'entre les nations signifie le faux du mal ; par « des étrangers, les violents d'entre les nations, le couperont et le renverseront, » il est signifié que les faux du mal le détruiront ; par « sur les montagnes et les vallées sont tombées ses branches, » il est signifié que tous les vrais scientifiques et rationnels ont été dispersés par les maux et par les faux ; par « se sont retirés de son ombre tous les peuples de la terre, et ils l'ont abandonné, » il est signifié que tous les vrais de l'Église ont été chassés; par « sur sa ruine habiteront tous les oiseaux des deux, et sur ses branches seront toutes les bêtes du champ, » il est signifié qu'à leur place succéderont les pensées et les affections du faux ; par « tous seront .livrés à la mort, vers la terre inférieure au milieu des fils de l'homme, vers ceux qui descendent en la fosse, » il est signifié que toutes ces choses sont damnées et infernales ; les fils de l'homme sont ceux qui sont dans la propre intelligence, et la fosse, c'est ou sont ceux qui sont dans les faux de la doctrine; par « je couvrirai sur lui l'abîme, et j'en arrêterai les torrents, » il est signifié l'empêchement pour qu'il n'entre aucun vrai scientifique ni aucun vrai rationnel; par «afin que soient retenues ses eaux grandes, » il est signifié pour qu'il n'entre aucun vrai spirituel ; par « je noircirai sur lui le ti-ban, » il est signifié qu'il n'aura pas le rationnel; par « tous, lès arbres du champ sur lui seront languissants, » il est signifié qu'il n'aura aucune des connaissances du vrai qui appartiennent à l'Église; par « à qui as-tu été fait ainsi semblable en gloire el en grandeur parmi les arbres d'Eden? » il est signifié qu'il n'aura non plus aucun entendement du vrai, ni aucune perception des connaissances du bien, à cause du faste de la propre intelligence; par « quand tu seras descendu avec les arbres d'Eden dans la terre inférieure, » il est signifié parce que les connaissances du bien ont été entièrement perverties par des applications aux maux ; les arbres d'Eden sont les connaissances du bien d'après la Parole, que l'homme naturel a perverties et falsifiées ; par « quand au milieu de ceux qui ont le prépuce tu seras couché avec les transpercés par l'épée, » il est signifié qu'ils seront dans l'enfer parmi ceux qui ont éteint tout vrai chez eux par la foi séparée d'avec la vie de la charité; par les transpercés par l'épée sont entendus, dans ja Parole, ceux qui chez eux ont éteint les vrais par les faux ; par « tel est Pharaon et sa multitude, » il est signifié que toutes ces choses ont été dites de l'homme naturel privé de la lumière qui vient de l'homme spirituel; Pharaon est l'homme naturel, et sa multitude est tout scientifique dans l'homme naturel. Dans le Même : « Fils de l'homme, prophétise et dis : Gémissez, ah! ce jour! jour de nuage, temps des nations ce sera; l'épée viendra sur l'Egypte, et l'on prendra sa multitude, et seront détruits ses fondements, et tomberont ceux qui soutiennent l'Egypte, et descendra l'orgueil de sa force, depuis la tour de Sévène par l'épée ils tomberont en elle; alors ils seront dévastés parmi les terres dévastées; et ses villes, parmi les villes désolées elles seront; afin qu'Us connaissent que Moi (je suis) Jéhovah, lorsque j'aurai mis le feu en Egypte, afin que soient brisés tous ceux qui lui portent secours; et je ferai cesser la multitude de l'Egypte par la main de Nébuchadnessar, roi de Babel, lui et son peuple avec lui, les violents d'entre les nations, qui seront amenés pour perdre la terre, et tireront leurs épées contre l'Egypte, afin de remplir la terre de transpercé. A lors je réduirai les fleuves en aride, et je livrer ai la terre en la main de méchants, et je dévasterai la terre et sa plénitude par la main d'étrangers; de grince de la terre d'Egypte il n'y aura plus; je mettrai le feu en Egypte, et je disperserai les Égyptiens parmi les nations, et je les répandrai parmi les terres. » — XXX. 1, jusqu'à la fin; — ces choses ont été sommairement tirées de ce Chapitre; c'est une lamentation sur la vastation de l'Église par les faux qui sont favorables aux maux provenant de l'homme naturel, car de cet homme, séparé d'avec l'homme spirituel, surgissent tous les maux et par suite tous les faux qui pervertissent et détruisent les vrais et les biens de l'Église; la lamentation sur cette vastation est signifiée par « gémissez, ah ! quel  jour ! jour de nuage, temps des nations ce sera; » le jour de nuage est l'état de l'Église d'après des vrais non compris, par conséquent d'après des faux; le temps des nations est l'état de l'Église d'après les maux ; par « l'épée viendra sur l'Egypte, et l'on prendra sa multitude, et seront détruits ses fondements, » il est signifié que le faux détruira l'homme naturel tout entier, et toutes les choses qui y sont, par -l'application aux maux ; par « tomberont ceux qui soutiennent l'Egypte, et descendra l'orgueil de sa force, » il est signifié que par les scientifiques de l'homme naturel il n'y a ni confirmation ni corroboration du vrai ; par « depuis la tour de Sévène par l'épée ils tomberont en elle, » il est signifié que les faux détruiront l'entendement du vrai; par « alors ils seront dévastés parmi les terres dévastées; et ses villes, parmi les villes désolées elles seront, » il est signifié que toutes les choses de l'Église et toutes celles de la doctrine de l'Église périront; par le feu que Jéhovah mettra en Egypte sont signifiées les cupidités mauvaises provenant de l'homme naturel; par « afin que soient brisés tous ceux qui lui portent secours, » il est signifié afin qu'il n'y ait plus de confirmation du vrai d'après l'homme naturel; par « la main de Nébuchadnessar, roi de Babel, lui et son peuple, » il est signifié qu'ils dévasteront les cupidités de l'amour de soi et p



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