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Nom du Livre (APOCALYPSE EXPLIQUEE)
 
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Apocalypse Expliquée 644. 

Ceux-ci ont pouvoir de fermer le Ciel, afin qu'il ne tombe point de pluie dans les jours de leur prophétie, signifie que ceux qui rejettent les biens et les vrais du Ciel et de l'Eglise, lesquels procèdent du Seigneur, ne reçoivent aucun influx du Ciel : on le voit par la signification de fermer le Ciel, en ce que c'est afin qu'aucun influx du Ciel ne soit reçu, ainsi qu'il va être montré; par la signification de la pluie, en ce que c'est le vrai fécondant, lequel est le vrai dont provient le bien qui découle du Ciel, ainsi qu'il sera aussi montré; et par la signification de leur prophétie, en ce que c'est la prédiction sur le Seigneur, sur son avènement, sur le bien de l'amour envers Lui, et sur les vrais de la foi en Lui; cette révélation, et d'après la révélation la prédication à la fin de l'Église, c'est là ce qui est principalement entendu par les jours de la prophétie des deux témoins; que ce soit le Seigneur qui est principalement prêché par les deux témoins à la fin de l'Église, c'est parce que les deux témoins, qui sont le bien de l'amour et le vrai de la foi envers le Seigneur, témoignent principalement de Lui, c'est pourquoi dans ce qui suit il est dit que « le témoignage de Jésus est l'esprit de la prophétie. » — Apoc. XIX. 10. — Que fermer le Ciel, ce soit empêcher que quelque influx ne soit reçu du Ciel, c'est parce qu'il est dit ensuite « afin qu'il ne tombe point de pluie, » ce qui signifie l'influx du Divin Vrai procédant du Ciel ; en effet, il est notoire que tout bien de l'amour et tout vrai de la foi influe du Ciel, c'est-à-dire, du Seigneur par le Ciel chez l'homme, et que ce bien et ce vrai influent continuellement ; il suit de là que l'un et l'autre, tant le bien de l'amour que le vrai de la foi, n'appartiennent nullement à l'homme, .mais appartiennent au Seigneur chez l'homme; ils influent l'un et l'autre en tant que le mal et le faux ne fout point obstacle; c'est le mal et le faux qui ferment le Ciel, afin que ce bien et ce vrai n'influent point, car le mal-et le bien sont opposés, et le faux et le vrai le sont aussi; c'est pourquoi, où est l'un, l'autre ne peut pas y être, car le mal chez l'homme empêche que n'entre le bien, et le faux empêche que n'entre le vrai, tandis que le bien fait que le mal est éloigné, et le vrai fait que le faux est éloigné; en effet, l'un est opposé à l'autre comme le Ciel à l'Enfer, l'un agit donc contre l'autre avec un perpétuel effort de détruire, et détruit autant qu'il peut. Il y a aussi chez chaque homme deux mentais, l'un intérieur qui est appelé mental spirituel, et l'autre extérieur qui est appelé mental naturel ; le mental spirituel est créé pour la réception de la lumière procédant du Ciel, et le mental naturel pour la réception de la lumière provenant du Monde, c'est pourquoi le mental spirituel, qui est le mental intérieur de l'homme, est le Ciel chez lui, et le mental naturel, qui est le mental extérieur de l'homme, est le monde chez lui; le mental intérieur, qui est le Ciel chez l'homme, est ouvert en tant que l'homme reconnaît le Divin du Seigneur, et l'homme le reconnaît en tant qu'il est dans le bien de l'amour et de la charité et dans les vrais de la doctrine et de la foi ; mais ce mental intérieur, qui est le Ciel chez l'homme n'est point ouvert en tant que l'homme ne reconnaît point le Divin du Seigneur et ne vit point la vie de l'amour et de la foi ; et ce mental est fermé en tant que l'homme est dans les maux et par suite dans les faux ; quand ce mental a été fermé, le mental naturel devient l'enfer chez l'homme; en effet, dans le mental naturel, il y a le mal et le faux du mal; c'est pourquoi, lorsque le mental spirituel, qui est le Ciel chez lui, a été fermé, le mental naturel, qui est l'enfer, domine : d'après ces explications, on peut voir comment il faut entendre que le Ciel est fermé afin qu'il ne tombe point de pluie. Il est dit des deux témoins, qu'ils ont pouvoir de fermer le Ciel, mais néanmoins ce ne sont point eux qui ferment, mais le mal et le faux qui règnent chez les homme de l'Église à sa fin, voilà ce qui ferme : il est dit pareillement ci-dessus des deux témoins, qu'un feu sortira de leur bouche et dévorera leurs ennemis, lorsque cependant aucun feu ne sort d'eux et ne dévore, ainsi qu'il a été dit dans les deux Articles précédents. Si « afin qu'il ne tombe point de pluie » signifie afin qu'il n'y ait point d'influx du Divin Vrai procédant du Ciel, c'est parce que l'eau, d'où provient la pluie, signifie le vrai de la Parole, et par suite le vrai de la doctrine et de la foi; voir ci-dessus, Nos 7l, 483, 518, 537, 538; et comme l'eau pluviale descend des nuées qui sont dans le ciel, c'est pour cela que par tomber de la pluie il est signifié l'influx du Divin Vrai procédant du Seigneur dans le Ciel; et comme la pluie féconde la terre, c'est pour cela que la pluie signifie le Divin Vrai fécondant et fructifiant l'Église; de là aussi la pluie signifie la bénédiction spirituelle. Que par la pluie dans la Parole il soit entendu, non pas de la pluie, mais le Divin influant, d'après lequel l'intelligence et la sagesse, et aussi le bien de l'amour et le vrai de foi, croissent et se fructifient chez l'homme, et que par pleuvoir il soit signifié l'influx, on peut le voir par les passages suivants, dans Moïse : « Elle découlera comme la pluie, ma doctrine ; elle distillera comme la rosée, ma parole; comme des gouttes sur le gazon, et comme des gouttes sur l'herbe. » :—Deutér. XXXII. 2; — ici, la doctrine est comparée à la pluie, parce que par la pluie est signifié le Divin Vrai procédant, dont provient le tout de la doctrine; car dans la Parole toutes les comparaisons sont faites aussi d'après les correspondances; comme par la pluie est signifié le Divin Vrai découlant, voilà pourquoi il est dit « elle découlera comme la pluie, ma doctrine; » par la rosée est signifié le bien, et comme le bien est aussi signifié par la Parole, voilà pourquoi il est dit « elle distillera comme la rosée, ma parole ; »l'intelligence et la sagesse sont signifiées par les gouttes sur le gazon et par les gouttes sur l'herbe, car de mérite que le gazon et l'herbe du champ croissent par les eaux de la pluie et de la rosée, de même l'intelligence et la sagesse croissent par l'influx du Divin Vrai procédant du Seigneur : ces paroles ont été placées en tête par Moïse, parce que dans ce Chapitre il s'agit des douze Tribus d'Israël, par lesquelles dans le sens spirituel il est signifié tous les vrais et tous les biens de l'Eglise, par conséquent la doctrine dans tout le complexe. Dans le Même : « La terre, où vous allez passer pour la posséder, est une terre de montagnes et de vallées, à la pluie du Ciel elle boit les eaux. Et je donnerai la pluie à votre terre en son temps, pluie hâtive et tardive, afin que tu recueilles ton blé et ton moût, et ton huile. Mais si vous servez d'autres dieux, et que dans mes statuts vous ne marchiez point, la colère de Jéhovah s'enflammera contre vous, il fermera le Ciel en sorte au il n'y ait point de pluie, et que la terre ne donne point son produit. » — Deutér. XI. 11,14,16, 17; — ainsi est décrite la terre de Canaan, et sa fécondité, mais comme par cette terre dans le sens spirituel est entendue l'Église, il s'ensuit que tous les objets de la description signifient des choses qui appartiennent à l'Église, ainsi les montagnes, les vallées, le blé, le moût, l'huile, le produit, la pluie; une terre de montagnes et de vallées signifie les supérieurs et les inférieurs de l'Eglise, ou les internes et les externes, les internes de l'Eglise sont chez l'homme interne, qui est aussi appelé homme spirituel, et les externes de l'Eglise sont chez l'homme externe, qui est appelé homme naturel; par « à la pluie du ciel elle boit les eaux, » il est signifié que les uns et les autres sont tels, qu'ils reçoivent l'influx du Divin Vrai; par « je donnerai la pluie en son temps, pluie hâtive et tardive, » il est. signifié que le Divin Vrai Influe dans l'un et l'autre état, à savoir, lorsque l'homme de l'Église est dans son état spirituel et lorsqu'il est dans son état naturel; car l'homme de l'Église est parfois dans l'état, spirituel et parfois dans l'état naturel; l'influx et la réception du Divin Vrai dans l'état spirituel sont entendus par la pluie hâtive ou du matin et dans l'état naturel par la pluie tardive et du soir; le bien et le vrai spirituels et célestes, qui par suite sont chez l'homme de l'Église, sont entendus par le blé, le moût et l'huile qu'on récolte; par «si vous servez d'autres dieux, il n'y aura point de pluie, et la terre ne donnera peint son produit, » il est signifié que les faux de la doctrine et du culte empêcheront que le Divin Vrai n'influe et ne soit reçu, d'où il résulte qu'il .n'y a aucun accroissement de la vie spirituelle; par les autres dieux sont signifiés les faux de la doctrine et du culte. Dans le Même : « Si dans mes statuts vous marchez, et mes préceptes vous observez, et les faites, je donnerai vos pluies en leur temps; et donnera la terre son produit, et l'arbre du champ donnera son fruit. » — Lévit. XXVI. 3, 4 ; — ici, par les pluies qui seront données en leur temps, et par le produit de la terre, il est signifié les mêmes choses que ci-dessus; et comme l'Église à cette époque était une Église externe représentative des intérieurs spirituels, il arrivait par conséquent que, lorsqu'ils marchaient dans les statuts, et qu'ils observaient les préceptes et les faisaient, ils recevaient les pluies en leur temps, et la terre donnait son produit, et l'arbre du champ son fruit; mais néanmoins les pluies et par suite le produit représentaient et signifiaient, à savoir, les pluies le Divin influant, le produit le vrai de la doctrine et l'entendement du vrai, et le fruit de l'arbre le bien de l'amour et la volonté du bien : c'est ce qu'on peut voir en ce que « il n'y eut point de pluie, et qu'il en résulta une famine dans la terre d'Israël pendant trois ans et demi, sous Achab, parce qu'ils avaient servi d'autres dieux, et tué les prophètes. » — I Rois, XVII. XVIII. et Luc, IV. 25; —cela était le représentatif et par suite le significatif qu'aucun Divin Vrai influant du Ciel ne pouvait être reçu, à cause des faux du mal qui sont signifiés par les autres dieux et par Baal, qu'ils avaient adorés; par tuer les prophètes il est signifié aussi détruire le Divin, car par le prophète, dans la Parole, il est signifié la doctrine du vrai d'après la Parole. Dans Ésaïe : «/é1 mettrai ma vigne en désolation, elle ne sera point taillée ni sarclée, afin qu'y montent la ronce et l'épine, et aux nuées je commanderai de ne point faire pleuvoir sur elle de pluie. » —V. 6 ; — là aussi, il est dit de Jéhovah qu'il met la vigne en désolation, et qu'il commande aux nuées de ne point foire pleuvoir sur elle de pluie, lorsque cependant cela n'est point fait par Jéhovah, c'est-à-dire, par le Seigneur, car il influe toujours tant chez les méchants que chez les bons, ce qui est entendu par « il fait pleuvoir sur justes et injustes, »— Matin. V. 45; — mais la cause est chez l'homme de l'Église, en ce qu'il ne reçoit aucun influx du Divin Vrai, car l'homme qui ne reçoit point, ferme chez lui les intérieurs du mental qui reçoivent, et les intérieurs étant fermés, le Divin qui influe est rejeté; par la vigne, qui sera mise en désolation, est signifiée l'Église; par n'être ni taillée ni sarclée, il est signifié ne pouvoir être cultivée, ni par conséquent être préparée pour recevoir; par la ronce et l'épine qui monteront sont signifiés les faux du mal ; commander aux nuées de ne point faire pleuvoir de pluie, signifie qu'il n'est reçu du Ciel aucun influx du Divin Vrai. Dans Jérémie : « Retenues ont été les pluies, et de pluie du soir il n'y a  point eu, mais un front de femme prostituée t'est resté; tu t'es refusée à avoir de la pudeur. »:—III. 3. — Dans le Même : « lin n'ont point dit dans leur cœur : Craignons, maintenant, Jéhovah notre Dieu, qui donne la pluie et l'oridée du matin et du soir en leur temps, qui  nous conserve les semaines, les temps  fixés de la moisson; vos iniquités  font  détourner ces' choses. » — V. 24, 25. — Dans Amos : « Moi, je vous ai retenu la pluie, quand (il y avait) encore trois mois jusqu'à la moisson, tellement que j'ai fait pleuvoir sur une ville, et sur une autre ville je n'ai point fait pleuvoir ; un champ a reçu la pluie, mais le champ sur lequel il n'a point plu est séché; de là ont couru deux, trois villes vers une seule ville pour boire des eaux, et cependant elles n'ont point été rassasiées, néanmoins vous ne vous êtes point retournés vers Moi. » —IV. 7,8. —Dans Ézéchiel : « Fils de l'homme, dit : Toi, (tu es) une terre qui n'a point été nettoyée, qui n'a pas eu de pluie autour de la colère; complot de ses prophètes au milieu, d'elle. » — XXII. 24, 25. — Dans Zacharie : « Si quelqu'un des familles de la ferre ne monte pas à Jérusalem pour adorer Jéhovah Sébaoth, sur eux U n'y aura point de pluie. »—XIV. 17;—dans ces passages, aussi, la pluie signifie là réception de l'influx du Divin Vrai, d'où provient l'intelligence spirituelle; et par « il n'y aura point de pluie, » il est signifié que cette intelligence n'existera par aucun influx à cause des maux et des faux qui refusent de recevoir et qui le rejettent. Dans Jérémie : « Les principaux ont envoyé les inférieurs pour de l'eau; ils sont venus vers des fosses, et ils n'ont point trouvé d'eaux; à cause de ce que la terre est crevassée, parce qu'il n'y a point eu de pluie sur la terre, confus sont devenus les laboureurs, ils ont couvert leur tête. » — XIV. 3, 4;— par les principaux sont entendus ceux qui enseignent et conduisent, et par les inférieurs ceux qui sont enseignés et conduits; par les eaux sont signifiés les vrais de la doctrine; par les fosses, dans lesquelles il n'y a point d'eaux, sont signifiés les doctrinaux dans lesquels les vrais ne sont point;  par « il  n'y a point eu de pluie sur la terre, » il est signifié qu'aucun influx du Divin Vrai n'est reçu à cause des faux dans l'Église; par tes laboureurs, qui sont devenus confus et ont couvert leur tête, il est signifié ceux qui enseignent, et leur douleur. Dans Ësaïe : « Alors donnera Jéhovah la pluie à ta semence, dont tu ensemences la terre, et le pain du produit de la terre, et il y aura graisse et opulence; tes troupeaux paîtront en ce jour-là dans une prairie large. » XXX. 23; — ceci, c'est quand doit venir le Seigneur; l'influx du Divin Vrai procédant de Lui est signifié par la pluie que le Seigneur donnera alors à la semence; la pluie est l'influx Divin, la semence est le vrai de la Parole; ensemencer la terre signifie planter et chez soi former l'Église; par le pain du produit que Jéhovah donnera est signifié le bien de l'amour et de la charité, qui est produit par les vrais de la Parole vivifiés par l'influx Divin; par la graisse et l'opulence, il est signifié plein du bien de l'amour et des vrais qui en proviennent, car la graisse se dit du bien, et l'opulence se dit des vrais; par les troupeaux qui paîtront en ce jour-là dans une prairie large, il est signifié l'extension et la multiplication de ce bien et de ces vrais d'après l'influx Divin, et par suite la nutrition spirituelle, les troupeaux sont les biens et les vrais chez l'homme, ce jour-là est l'avènement du Seigneur, la prairie large est la Parole par laquelle il y a influx divin et nutrition spirituelle, le large se dit de l'extension et de la multiplication du vrai. Dans le Même : « De même que descend la pluie et la neige du ciel, et n'y retourne point, mais arrose la terre, et ta fait enfanter et la fait germer, afin qu'elle donne semence au semeur, et pain à celui qui mange; de même sera ma parole qui sortira de ma bouche, elle ne retournera point à Moi en vain, mais elle fera ce que je veux, et avec prospérité elle agira pour ce vers quoi je l'ai envoyée. » —LV. 10,11 ;—ici, la Parole qui sort de la bouche de Dieu est comparée à la pluie et à la neige qui descendent du ciel, parce que, par la Parole est entendu le Divin Vrai procédant du Seigneur, vrai qui chez nous influe par la Parole; la même chose est entendue par la pluie et la neige qui descendent du ciel ; par la pluie est signifié le Vrai spirituel qui a été approprié à l'homme, et par la neige le Vrai naturel, qui est comme de la neige quand il est seulement dans la mémoire, mais qui devient spirituel par l'amour, comme la neige devient eau de pluie par la chaleur; par arroser la terre et la faire enfanter et germer, il est signifié vivifier l'Église, afin qu'elle produise le vrai de la doctrine et de la foi, et le bien de l'amour et de la charité; le vrai de la doctrine et de la foi est signifié par la semence qu'elle-donne au semeur, et le bien de l'amour et de la charité par le parti qu'elle donne à celui qui mange; par « elle ne retournera point à Moi en vain, mais elle fera ce que je veux, » il est signifié qu'elle sera reçue, et que l'homme d'après elle sera conduit à porter ses regards vers le Seigneur. Dans Ézéchiel : « Je les mettrai eux et les alentours de ma colline en bénédiction, et j 'enverrai la pluie en son temps; pluies de bénédiction elles seront; alors donnera l'arbre du champ son fruit, et la terre donnera son produit. »—XXXIV. 26, 27; — par les alentours de la colline de Jéhovah sont entendus tous ceux qui sont dans les vrais de la doctrine et par suite dans le bien de la charité; par envoyer la pluie en son temps est signifié l'influx du Divin Vrai d'une manière convenable selon l'affection et la volonté de recevoir; et comme par suite il y a fructification du bien et multiplication du vrai les pluies sont appelées pluies de bénédiction, et il est dit que l'arbre du champ donnera son fruit, et que la terre donnera son produit; par l'arbre du champ et par la terre il est signifié l'Église et l'homme de l'Église, par le fruit de l'arbre du champ la fructification du bien, et par le produit de la terre la multiplication du vrai de ce bien. Dans Joël : « Fils de Sion, réjouissez-vous et soyez dans l'allégresse en Jéhovah votre Dieu, car il vous donnera la pluie hâtive selon la justice, et même il vous fera descendre de la pluie hâtive et tardive en premier, afin que pleines soient les aires de pur-froment, et que regorgent les pressoirs de moût et d'huile. » — II. 23, 24; — par les fils de Sion sont signifiés ceux qui sont dans les vrais réels, par lesquels ils ont le bien de l'amour, car par Sion est signifiée l'Église céleste qui est par les vrais réels dans le bien de l'amour envers le Seigneur; par « il vous donnera la pluie hâtive selon la justice, » il est signifié que le Seigneur influe chez eux avec le bien de l'amour, et d'après ce bien dans les vrais; la justice dans la Parole se dit du bien de l'amour, et par les justes sont entendus ceux qui sont dans ce bien; voir ci-dessus, N° 204; par « il vous fera descendre de la pluie hâtive et tardive en premier, » il est signifié qu'il influe avec le bien de l'amour dans les vrais continuellement; par « les aires pleines de pur froment, » il est signifié que par suite ils ont le bien de l'amour à l'égard du frère et du compagnon ; et par « les pressoirs regorgeant de moût et d'huile, » il est signifié que par suite ils ont le vrai et le bien de L'amour envers le Seigneur; chez ceux qui sont de l'Église céleste du Seigneur il y a le bien de l'amour à l'égard du frère et du compagnon, amour qui chez ceux de l'Église spirituelle du Seigneur est appelé charité à l'égard du prochain. Dans Zacharie : « Demandez à Jéhovah la pluie en son temps; Jéhovah formera des nuages, et une pluie d'ondée il leur donnera, à l'homme l'herbe dans le champ. » — X. 1; — ici aussi, par la pluie est signifié l'influx du Divin Vrai procédant du Seigneur, d'où l'homme tire l'intelligence spirituelle; la pluie d'ondée signifie le Divin Vrai influant en abondance; et par donner l'herbe dans le champ est signifiée la connaissance du vrai et du bien d'après la Parole, et par suite l'intelligence. Dans David : « Tu visites la terre, et tu te plais en elle, tu l'enrichis à l'extrême; le ruisseau de Dieu (est) plein d'eaux, tu prépares leur blé, et ainsi tu la soutiens; arrose ses sillons, aplanis ses rayons, par des gouttes de pluie-amollis-la, bénis son germe. » — Ps. LXV, 10, 11 ; — là, par la terre est signifiée l'Église; par le ruisseau plein d'eaux est signifiée la doctrine pleine de vrais; par arroser ses sillons, aplanir ses rayons, et par des gouttes de pluie l'amollir, il est signifié remplir de connaissances du bien et du vrai; par préparer le blé est signifié tout ce qui nourrit l'âme; c'est pourquoi, il est ajouté « ainsi tu soutiens la terre, » c'est-à-dire, l'Église; par bénir le germe, il est signifié de nouveau continuellement produire et faire naître les vrais. Dans le Même : « Une pluie de bienveillances tu fais dégoutter, ô Dieu! » — Ps. LXVIII. 10. — Dans le Même : « // descendra comme la pluie sur l'herbe du pré, comme des gouttes dans les fentes de la terre; dans ses jours fleurira le juste. — Ps. LXXH. 6,7; — dans ces passages, la pluie ne signifie pas non plus la pluie, mais elle signifie l'influx du Divin Vrai chez l'homme, d'où résulte pour lui la vie spirituelle. Dans Job : « A ma parole ils ne répliqueront point, et sur eux distillera mon discours, et ils m'attendront comme la pluie, et leur bouche ils ouvriront à la pluie du soir. » — XXIX. 22, 23 ; — que là par la pluie soit entendu le vrai qui est dit par quelqu'un, et qui influe chez un autre, cela est évident ; car par la parole, le discours et ouvrir la bouche, il est signifié le vrai, sortant de quelqu'un par le langage; de là, il est dit la pluie, et la pluie du soir, et aussi distiller, par quoi là, il est signifié parler. Dans Jérémie : « Facteur de la terre par sa vertu il dispose le globe, par sa sagesse et par son intelligence il étend les deux; à la voix qu'il donne, Lui., une multitude d'eaux (est) dans les deux, et il fait monter des vapeurs du bout de la 'terre; des éclairs pour la pluie il fait, et il tire le vent de ses trésors. »— X. 12, 13. LI. 16. Ps. CXXXV. 7 ; — par le globe, que le facteur de la terre dispose par sa vertu, est signifiée l'Église sur toute la terre, la vertu signifie la puissance du Divin Vrai; par les Cieux, qu'il étend par sa sagesse et par son intelligence, est signifiée l'Église dans les Cieux correspondant à l'Église dans les terres ; la sagesse et l'intelligence signifient le Divin procédant d'après lequel les Anges et les-hommes ont la sagesse du bien et l'intelligence du vrai, étendre signifie la formation et l'extension des Cieux dans le commun, et l'extension de l'intelligence et de la sagesse chez quiconque reçoit : « à la voix qu'il donne, Lui, une multitude d'eaux est dans les Cieux, » signifie que d'après le Divin procédant il y a des vrais spirituels en immense abondance, la voix signifie le Divin procédant, les eaux signifient les vrais, et une multitude signifie l'abondance; «'il fait monter des vapeurs du bout jle la terre, » signifie les vrais dans les derniers, tels que sont les vrais de la Parole dans le sens de la lettre, vrais dans lesquels sont les vrais spirituels; le bout de la terre signifie les derniers de l'Église, et les vapeurs signifient les vrais pour ceux qui sont dans les derniers, et les faire monter, c'est, d'après eux parce qu'ils sont en eux, à savoir, dans les derniers, donner les vrais spirituels qui principalement fructifient l'Église; « des éclaire pour la pluie il fait, » signifie l'illustration par l'influx du Divin Vrai chez eux ; « et il tire le vent de ses trésors, » signifie les spirituels dans la Parole d'après le Ciel. Dans Luc : « Quand vous voyez la nuée qui s'élève du couchant, aussitôt vous dites : Une ondée vient, et il arrive ainsi; et quand c'est le vent du sud qui souffle, vous dites qu'il fera chaud, et cela arrive. Hypocrite, »! la  face de la terre et du ciel, vous 'savez la discerner; mais ce temps-ci, comment ne le discernez-vous point? »—XII.  54, 55; 56; — par cette comparaison, le Seigneur enseigne qu'ils voient les choses de la terre, mais non celles du Ciel; et la comparaison elle-même, comme toutes les comparaisons dans la Parole, ' a été tirée des correspondances; car par la nuée qui s'élève du couchant est signifié l'avènement du Seigneur à la fin de l'Église, avènement prédit dans la Parole; la nuée signifie la Parole dans la lettre, « qui s'élève » signifie l'Avènement du Seigneur, et le couchant signifie la fin de l'Église; « aussitôt vous dites : Une ondée vient, » signifie alors l'influx du Divin Vrai; « et quand c'est le vent du sud qui souffle, » signifie la prédication de l'avènement du Seigneur; « vous dites qu'il fera chaud, » signifie alors l'influx du Divin Bien ; ces mêmes expressions signifient aussi les contestations et les combats du vrai d'après le bien contre les faux d'après le mal, car l'ondée et le chaud signifient aussi ces contestations et ces combats; en effet, cette comparaison est à la suite de ces paroles du Seigneur, « qu'il est venu pour donner, non pas la paix sur la terre, mais la division; et que le père sera divisé contre le fils, et le fils contre le père, la mère contre la fille, et la fille contre la mère, » — Vers. 51, 52, 53;—paroles qui signifient cette contestation et ce combat; que l'ondée ait aussi cette signification, on le verra plus bas : comme cette comparaison, considérée dans le sens spirituel, enveloppe l'avènement du Seigneur, et que d'après l'aveuglement introduit par les faux ils ne Le reconnaissaient point, quoique d'après la. Parole il aurait pu leur être connu, c'est pour cela qu'il est dit ensuite : « Hypocrites! la face de la terre et du ciel, vous savez la discerner; mais ce temps-ci, comment ne le discernez-vous point ? » à savoir, le temps de l'avènement du Seigneur, et alors le conflit du faux du mal avec le vrai du bien. Dans Hosée : « Nous connaîtrons et nous continuerons à connaître Jéhovah; comme la nuée, préparé a été son lever, et il viendra comme la pluie pour nous, comme une pluie d'arrière-saison qui arrose la terre. » — VI. 3; — ces paroles ont été dites du Seigneur et de son avènement, et comme de Lui procède tout Divin Vrai, qui donne la vie et le salut aux Anges et aux hommes, c'est pour cela qu'il est dit qu'il viendra comme la pluie pour nous, comme une pluie d'arrière-saison qui arrose la terre ; arroser la terre signifie féconder l'Église, qui est dite fécondée lorsque les vrais sont multipliés et que par-suite l'intelligence s'accroît, et lorsque les biens sont fructifies et que par suite l'amour céleste augmente. D'ans le Livre II de Samuel : « Avec moi il a parlé, le Rocher à Israël, Lui comme la lumière d'un matin, quand se lève le soleil, d'un matin sans nuages, lorsque par sa splendeur après la pluie l'herbe tendre (sort) de la terre. » — XXIII. 3, 4 ; — ces paroles aussi ont été dites du Seigneur qui, d'après le Divin Vrai procédant de Lui, est appelé le Rocher d'Israël; par « comme la lumière d'un matin, quand se lève le soleil, » il est entendu que le Divin Vrai procède de son Divin Bien; il y a comparaison avec la lumière, parce que la Lumière signifie le Divin Vrai procédant, et avec le matin, parce que le Matin signifie le Divin Bien, et avec le soleil qui se lève, parce que l'orient et le soleil signifient le Divin Amour; par la lumière d'un matin sans nuages, il est signifié que tout cela est sans obscurité; l'illustration de l'homme de l'Église par la réception et après la réception du Divin Vrai procédant du Divin Bien du Seigneur, est signifiée par « lorsque par sa splendeur après la pluie; » la splendeur signifie l'illustration, et la pluie l'influx et par suite la réception ; par « l'herbe tendre sort de la terre, » il est signifié que par là ceux qui sont de l'Église ont la science, l'intelligence et la sagesse, l'herbe tendre signifie la nourriture spirituelle, de même que le pâturage, et par suite la science, l'intelligence et la sagesse, qui sont les aliments spirituels^ et par la terre il est signifié l'Église et l'homme de l'Église. Dans Matthieu : « Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous outragent et vous persécutent, afin que vous soyez fils de votre Père qui (est) dans les deux; car son soleil il fait lever sur méchants et bons, et il envoie la pluie sur justes et injustes. »— V. 44, 45; — la charité envers le prochain, qui consiste à vouloir et' à faire du bien, même aux ennemis, est d'abord décrite par les aimer, les bénir et prier pour eux, car la chanté réelle ne considère que le bien d'autrui ; là, aimer signifie la charité, bénir signifie l'instruction, et prier signifie l'intercession, et cela, parce qu'en dedans de la charité il y a la fin de faire du bien ; par « afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les Cieux, » il est signifié que cela est le Divin Même chez l'homme, de même qu'il est chez les hommes régénérés; le Père dans les Cieux est le Divin procédant, car tous ceux qui reçoivent ce Divin sont dits fils du Père, c'est-à-dire, du Seigneur; par le soleil, qu'il fait lever sur méchants et bons, est signifié le Divin Bien influant; et par la pluie, qu'il envoie sur justes et injustes, est signifié le Divin Vrai influant, car le Divin procédant, qui est le Père dans les Cieux, influe également chez les méchants et chez les bons» mais sa réception doit être par l'homme, quoique ce soit non pas par l'homme comme venant de l'homme, mais comme par lui, car la faculté de recevoir lui est continuellement donnée, et influe aussi, en tant que l'homme, d/après la faculté qui lui est continuellement donnée, éloigne aussi les maux qui font obstacle, et la faculté elle-même semble appartenir à l'homme, quoiqu'elle appartienne au Seigneur. Maintenant, d'après ces explications, on peut voir que dans la Parole par la pluie est signifié l'influx du Divin Vrai procédant du Seigneur, d'où vient la vie spirituelle, et cela parce que par les eaux, dont se compose la pluie, il est signifié le vrai de la doctrine et le vrai de la foi; mais comme par les eaux, dans le sens opposé, il est signifié les faux de la doctrine et de la foi, il en résulte que par la pluie d'ondée ou par l'ondée, de même que par les inondations d:eaux et le déluge, il est signifié, non-seulement les faux "qui détruisent les vrais, mais aussi les tentations dans lesquelles l'homme succombe ou est vainqueur; celles-ci sont signifiées par l'Ondée dans Matthieu : « Quiconque entend mes paroles et les fait, je le comparerai à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc; et est descendue' l'Ondée, et sont venus les torrents, et ont soufflé les vents, et ils se sont précipités contre cette maison; cependant elle n'est point tombée. Mais quiconque entend mes paroles et ne les fait point, sera comparé à un homme' insensé qui a bâti sa maison sur le sable; et est descendue l'Ondée, et sont venus les torrents, et ont soufflé les vents, et ils ont battu contre cette maison, et elle est tombée, et sa ruine a clé grande. » — VII. 24; 25, 26, 27; — par l'ondée et par les torrents, ici, sont entendues les tentations, dans lesquelles l'homme est vainqueur et dans lesquelles il succombe, par les eaux les -faux qui influent ordinairement dans les tentations, et par les torrents, qui sont là des inondations d'eaux provenant de l'ondée, sont signifiées les tentations; par les vents qui soufflent et se précipitent sont signifiées les pensées qui en sortent, car les tentations existent par des irruptions de faux, injectées dans les pensées par les mauvais esprits; par la maison contre laquelle ils se précipiter est signifié l'homme, particulièrement son mental qui se compose d'entendement ou de pensée et de volonté ou d'affection; celui qui reçoit les paroles du Seigneur, c'est-à-dire, les Divins Vrais, seulement par la partie du mental qui appartient à la pensée ou à l'entendement, et non en même temps par l'autre partie qui appartient à l'affection ou à la volonté, cet homme-là succombe dans les tentations, et tombe dans les faux graves, qui sont les faux du mal, aussi est-il dit « sa ruine a été grande; » mais celui qui reçoit les Divins Vrais par l'une et par l'autre partie, à savoir, tant par l'entendement que par la volonté, celui-là est vainqueur dans les tentations; par le roc, sur lequel est bâtie cette maison, il est signifié le Seigneur quant au Divin Vrai, ou le Divin Vrai reçu par l'âme et le cœur, c'est-à-dire, par la foi et l'amour, ce qui est par l'entendement et la volonté; au contraire, par le sable est signifié le» Divin Vrai reçu seulement dans la mémoire et de là quelque peu dans la pensée, et par suite épars et sans connexion, parce qu'il a été mêlé partir! les faux, et falsifié par les idées : d'après cela, on voit donc clairement ce qui est signifié par entendre les paroles et ne pas les faire : que ce soit là le sens de ces paroles, on peut le voir plus clairement d'après ce qui précède immédiatement ce passage. Par la pluie inondante ou par l'ondée est signifiée aussi l'inondation des faux, dans Ézëchiel : « Dis à ceux qui l'enduisent d'ineptie, qu'elle tombera, car (il y aura) une pluie inondante, par laquelle vous, pierres de grêle, vous tomberez, et un vent de tempêtes éclatera; ainsi a dit le Seigneur Jéhovih : Je ferai éclater un vent de tempêtes dans mon emportement, et une pluie inondante dans ma colère, et des pierres de grêle dans ma fureur, pour la consommation; et je détruirai la muraille que vous avez enduite d'ineptie. » — XIlI. 11, 13, 14; — par enduire d'ineptie, il est signifié confirmer le faux par des illusions, par lesquelles le faux apparaît comme-vrai; par les pierres de grêle sont signifiés les vrais sans le bien, ainsi sans aucune vie spirituelle, qui tous sont intérieurement des faux ; car les idées, qui sont mortes, font que ça sont seulement des croûtes et comme des peintures dans lesquelles il n'y a rien de vivant; tels sont les vrais scientifiques de l'homme naturel dans lequel il n'infiltre rien du spirituel; par la pluie inondante et par un vent de tempêtes sont signifiés des faux en abondance faisant irruption et des choses imaginaires, et aussi des contestations sur les vrais, qui font que rien du vrai ne peut être vu, et ainsi perdent l'homme. Dans le Même : « Je disperserai mec Gog par la peste et par le sang; et une pluie inondante, et des pierres de grêle, et du feu et du soufre je ferai pleuvoir sur lui, et sur ses bataillons, et sur beaucoup de peuples qui (sont) avec lui. » — XXXVIII. 22; - « par Gog sont entendus ceux qui sont dans le culte externe sans aucun culte interne; et comme ce culte pareillement est composé comme de coquilles, dans lesquelles les noix se sont pourries ou ont été rongées par des vers, c'est pour cela qu'il est parlé de pluie inondante et de pierres de grêle, par lesquelles sont signifiés des faux en abondance faisant irruption et des choses imaginaires, qui perdent l'homme; les maux du faux et les faux du mal sont signifiés par le feu et par le soufre. « Le déluge d'eaux, dont il est dit qu'il inonda toute la terre et détruisit tous les hommes, excepté Noach et ses fils, » — Gen. Chap. VII et VIII, —signifie aussi l'inondation des faux, par laquelle fut enfin détruite l'Église Très-Ancienne; par Noach et par ses fils il est signifié l'Église nouvelle, qui doit être appelée l'Église Ancienne, et son instauration après la dévastation de l'Eglise Très-Ancienne; mais toutes les choses, par lesquelles dans ces deux Chapitres sont décrits le déluge et-la salvation de la famille de Noach, ont été expliquées dans les arcanes célestes. Que les Eaux signifient les vrais; et dans le sens opposé les faux, on le voit ci-dessus, Nos 71, 483, 518, 537, 538 : et que les inondations d'eaux signifient les inondations des faux et les tentations,- on le  voit aussi ci-dessus, N° 518 f.



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