| Apocalypse Expliquée 62. Et m'étant retourné, je vis sept Chandeliers d'or, signifie le Nouveau Ciel et la Nouvelle Eglise, qui sont dans le bien de l'amour : cela est évident par la signification de voir étant retourné, en ce que c'est comprendre d'après l'illustration, ainsi qu'il vient d'être dit ci-dessus, N° 61 ; par la signification de sept, en ce que c'est le plein et tous, et en ce qu'il se dit quand il s'agit des choses saintes qui appartiennent au Ciel et à l'Église, comme ci-dessus, Nos 20, 24 ; par la signification des Chandeliers, en ce qu'ils sont le Nouveau Ciel et la Nouvelle Eglise, ainsi qu'il va être expliqué ; et par la signification de l'or, en ce qu'il est le bien de l'amour, N°s 113, 1551,1552, 5658, 6914, 6917, 9510, 9874, 9881. Que les sept Chandeliers signifient le Ciel et l'Église, on le voit par le dernier Verset de ce Chapitre, où il est dit : Les sept Chandeliers que tu as vus sont les sept Églises ; que les sept Églises signifient tous ceux qui sont de l'Église du Seigneur, ainsi l'Église dans le commun, on le voit ci-dessus, N° 20 ; que ce soit aussi le Ciel, c'est parce que le Ciel et l'Église font un ; le Ciel est aussi dans ceux en qui est l'Église, et cela, parce que le bien de l'amour et de la foi fait l'Église chez l'homme et fait le Ciel chez lui comme chez les Anges ; c'est pourquoi ceux qui, dans le monde, ont eu en eux l'Église, c'est-à-dire, les biens et les vrais de l'Église, viennent dans le Ciel après la mort ; qu'il en soit ainsi, on le voit dans LA DOCTRINE DE LA NOUVELLE JERUSALEM, N° 12 ; et dans le TRAITE DU CIEL ET DE L'ENFER, Nos 57, 221 à 227. Que par les sept Chandeliers il soit entendu ici le Nouveau Ciel et la Nouvelle Église, c'est parce qu'il en est question en dernier lieu dans l'Apocalypse, voir Chap. 21, et qu'ainsi ils font le conclusum de tout ce qui y est renfermé ; et comme ce qui est le dernier est aussi le premier, c'est pour cela que dans le commencement se présente une prédiction sur le Nouveau Ciel et la Nouvelle Église; il est de coutume aussi dans la Parole de faire mention en premier lieu des choses qui arriveront en dernier lieu, parce que ces choses renferment les intermédiaires; car le premier, dans le sens spirituel, est la fin propter quem (en vue de laquelle on agit), puisque cette fin est la première et la dernière, et que toutes les autres choses la regardent; voir dans LA DOCTRINE DE LA NOUVELLE JERUSALEM, N° 98. Que le Chandelier signifie le Ciel et l'Église, c'est ce qu'on peut voir d'après la description du Chandelier qui était dans le Tabernacle, car le Tabernacle représentait tout le Ciel dans le complexe, et le Chandelier y représentait le Ciel spirituel, qui est le second Ciel, Nos 3478, 9457, 9481, 9485, 9548 à 9577, 9783 : que cela soit ainsi, c'est très-évident, en ce que Jean a vu au milieu des sept chandeliers un semblable au Fils de l'homme, et le Fils de l'homme est le Seigneur quant au Divin Humain duquel procède le Divin Vrai qui est tout dans toutes les choses du Ciel et de l'Église. Dans le Ciel Spirituel, il apparaît aussi avec beaucoup de magnificence des Chandeliers par lesquels est représenté ce Ciel ; il m'a été aussi donné de les voir. D'après cela on peut voir ce qui est entendu dans le sens spirituel de la Parole par les Chandeliers et par les Lampes dans les passages suivants : dans l'Apocalypse : « J'ôterai ton Chandelier de sa place, si tu ne fais point pénitence. » — II. 5 ; — ôter le Chandelier, c'est leur enlever le Ciel ou l'Église. Dans Zacharie : « L'Ange dit au Prophète: Que vois-tu? Il lui dit : J'ai vu, et voici, un Chandelier d'or tout entier, son bassin sur sa tête, et ses sept Lampes sur lui, sept canaux pour les Lampes. » — IV. 2, 3 ; — là, il s'agit de Zérubabel qui devait fonder la maison de Dieu et l'achever, lequel représente le Seigneur en ce qu'il devait venir et restaurer le Ciel et l'Église, qui sont le Chandelier ; et les saints vrais, qui sont là, sont les sept lampes. Comme le Chandelier tire son représentatif des Lampes, et que les Lampes tirent le leur de la Lumière, qui, dans le Ciel, est le Divin Vrai, c'est pour cela que le Seigneur aussi est nommé Lampe ; par exemple, dans l'Apocalypse : « La Sainte Jérusalem n'a pas besoin du soleil ni de la lune pour luire en elle, la gloire de Dieu l'éclairera, et sa Lampe (sera) l'Agneau. » — XXI 23, 24. XXII. 5. — C'est même de là que David et les Rois après lui ont été appelés « Lampes d'Israël. » — II. Sam., XXL 17.1 Rois, XL 36. XV, 4. II Rois, VIII. 19 ; — car le Seigneur quant à la Royauté était représenté par David, et pareillement par les Rois de Jehudah et d'Israël ; il l'était par David, voir dans les Arcanes Célestes, Nos 1888, 9954; et par les Rois, voir ci-dessus, N° 31. Si les Chandeliers qui furent vus étaient d'or, c'était parce que l'or signifie le bien de l'amour, et que tout ce qui procède du Seigneur vient du Divin Amour ; c'est pourquoi le Divin du Seigneur dans les Cieux est l'Amour envers Lui et l'Amour à l'égard du prochain, qui est la Charité, voir dans le Traité du ciel et de l'enfer, Nos 13 à 19; c'est pour cette raison que le Chandelier, et aussi le Chandelier du Tabernacle, étaient d'or.
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