| Apocalypse Expliquée 600. Et il posa son pied droit sur la mer, et le gauche sur la terre, signifie le sens de la lettre, qui est naturel, dans lequel sont toutes les choses du Ciel et de l'Église : on le voit par la signification des pieds, quand il s'agit d'un Ange par lequel est entendu le Seigneur quant à la Parole, en ce que c'est le Divin Vrai dans les derniers, ou la Parole dans le sens naturel, qui est le sens de la lettre, ainsi qu'il a été montré ci-dessus, Nos 65, 69; par les pieds dans le commun sens sont signifiés les naturels, par la raison que l'homme depuis la tête jusqu'aux plantes des pieds correspond au Ciel, qui dans tout le complexe représente un seul Homme; la tête correspond au Ciel intime ou troisième, dont les Anges sont célestes; la poitrine, jusqu'aux lombes, correspond au moyen ou second Ciel, dont les Anges sont nommés spirituels; et les pieds correspondent au dernier ou premier Ciel, dont les Anges sont célestes-naturels et spirituels-naturels ; mais les plantes des pieds correspondent au Monde, dans lequel tout est naturel : d'après cela, on peut juger d'où vient que les pieds signifient les naturels; sur cette correspondance, voir de plus grands détails dans le Traité du ciel et de l'enfer, Nos 59 à 86, et 87 à 102; de 102, il est maintenant bien évident que par les pieds de l'Ange, par lequel ici a été représenté le Seigneur quant à la Parole, il est signifié le sens naturel de la Parole, gui est le sens de sa lettre ; et par la signification du pied droit sur la mer, et du gauche sur la terre, en ce que ce sont toutes les choses du Ciel et de l'Église ; en effet, par la droite sont signifiées toutes les choses du bien d'où procède le vrai, et par la gauche toutes celles du vrai d'après le bien ; et par la mer et la terre sont signifiés tous les extérieurs et tous les intérieurs du Ciel et de l'Église, par la mer les extérieurs, et par la terre les intérieurs; et comme toutes les choses du Ciel et de l'Église se réfèrent au bien et au vrai, et aussi aux extérieurs et aux intérieurs, c'est pour cela que par ces paroles sont signifiées dans le commun toutes les choses du Ciel Monde spirituel apparaît la même que dans le Monde naturel, c'est-à-dire que dans l'un comme dans l'autre il y a des mers et aussi des terres, les mers sont alentour et les terres sont entre les mers ; voir ci-dessus, Nos 275, 3A2, 538; de là, il devient évident que par la mer et la terre sont signifiées toutes les choses du Ciel, et aussi toutes '.elles de l'Église. Comme dans la Parole il est dit ça et là la droite et la gauche, et dans quelques endroits seulement la droite ou seulement la gauche, je vais exposer en peu de mots ce qui est signifié par l'une et par l'autre, et ce qui est signifié par l'une et l'autre ensemble ; cela peut être connu d'après les plages dans le Monde spirituel; là, à droite est le midi et à gauche le septentrion, par devant est l'orient, et par derrière est l'occident, car l'Ange est perpétuellement tourné vers le Seigneur comme Soleil; c'est pourquoi, devant lui est le Seigneur comme orient, et derrière lui est le Seigneur comme occident; et à droite est le midi, et à gauche le septentrion; c'est d'après cette conversion que la droite signifie le vrai dans la lumière, et la gauche le vrai dans l'ombre, ou, ce qui revient au même, la droite signifié le bien spirituel qui est le vrai dans la lumière, et la gauche le vrai spirituel qui est le vrai dans l'ombre; par conséquent aussi, la droite signifie le bien d'où procède le vrai, et la gauche le vrai d'après le bien ; des choses semblables sont signifiées par toutes les parties droites et gauches du corps, et aussi par celles de la tête, ainsi par l'œil droit et l'œil gauche, par la main droite et la main gauche, par le pied droit et le pied gauche, et ainsi du reste, la signification propre du membre et de la partie étant néanmoins retenue. D'après ce peu d'explications, on peut savoir ce qui est signifié en général et en particulier dans la Parole, tant du Nouveau que de l'Ancien Testament, par la droite et la gauche, comme dans les passages suivants; dans Matthieu : « Toi, quand tu fais une aumône, que ta gauche ne sache pas ce que fait ta droite, afin que ton aumône (soit) dans le secret. » — VI. 3, 4;—par là, il est signifié que le bien doit être fait d'après le bien et à cause du bien, et non à cause de soi-même et du monde pour être vu; par aumône est entendue toute œuvre bonne; et par « que ta gauche ne sache pas ce que fait ta droite, » il est signifié que le bien doit être fait d'après le bien lui-même et non sans le bien, puisque ce qui est fait sans le bien n'est pas le bien ; par la droite est signifié le bien d'après lequel on agit, et par la gauche le vrai d'après le bien, comme il a été dit ci-dessus; cela fait un chez ceux qui sont dans le bien de l'amour et de la charité, mais ne fait pas un chez ceux qui se regardent eux-mêmes et regardent le monde dans les biens qu'ils font, ici donc par la gauche il est entendu savoir et faire sans le bien ; « afin que ton aumône soit dans le secret, » signifie afin que ce ne soit point à cause de l'apparence. Dans le Même : « Et le Roi mettra les brebis à sa droite, et les boucs à gauche; et il dira à ceux de sa droite : Venez, les bénis de mon Père, possédez en héritage le Royaume préparé pour vous dès la fondation du Monde : et il dira à-ceux de gauche : Allez loin de Moi, maudits, dans le feu éternel préparé pour le diable et pour ses anges. » — XXV. 33,34,41; — celui qui ne sait pas ce que, dans le sens propre, signifient les brebis, ni ce que signifient les boucs, peut croire que par les brebis il est entendu tous les bons et par les boucs tous les méchants; mais dans le sens propre par les brebis il est entendu ceux qui sont dans le bien de la charité à l'égard du prochain et par suite dans la foi, et par les boucs ceux qui sont dans la foi séparée d'avec la charité, ainsi tous, ceux sur qui le Jugement doit être fait au dernier temps de l'Église; car tous ceux qui avaient été dans le bien de l'amour envers le Seigneur, et par suite dans le bien de la charité et de la foi, ont été élevés dans le Ciel avant le Jugement Dernier, et tous ceux qui n'avaient été dans aucun bien de la charité, ni par suite dans aucune foi, par conséquent tous ceux qui avaient été méchants intérieurement et en même temps extérieurement, ont été jetés dans l'enfer avant le Jugement Dernier; mais ceux qui avaient été intérieurement bons, et non de même extérieurement, et ceux qui avaient été intérieurement méchants, mais extérieurement dans le bien, tous ceux-là ont été laissés jusqu'au Jugement Dernier; alors ceux qui avaient été intérieurement bons furent élevés dans le Ciel, et ceux qui avaient été intérieurement méchants furent jetés dans l'enfer; sur ce sujet, voir ce qui a été dit dans l'Opuscule du jugement dernier, d'après les choses vues et entendues : d'après cela, on peut voir que par les boucs il est entendu ceux qui ont été dans la foi séparée d'avec la charité, comme aussi par le bouc, dans Daniel, VIII. 5 à 25; et dans Ézéchiel, XXXIV. 17; on peut donc voir que le bien de la charité et de la foi est entendu par la droite où étaient les brebis, et que la foi séparée d'avec la charité est entendue par la gauche où étaient les boucs : s'il a été dit aux brebis, qu'elles posséderaient en héritage le Royaume préparé pour elles dès la fondation du Monde, c'est parce que dans les Cieux, à droite est le midi, où sont tous ceux qui sont dans les vrais d'après le bien, car dans la partie méridionale elle-même il y a le Divin même procédant, tel que celui qui est entendu par le Royaume préparé dès la fondation du Monde; £'est aussi pour cela qu'ils sont appelés « les bénis de mon Père, » par le Père est entendu le Divin Bien d'où procèdent toutes les choses du Ciel; au contraire, aux boucs, qui étaient à gauche, il n'est pas dit« préparé dès la fondation du Monde, » mais il est dit « le feu éternel préparé pour le diable et pour ses anges,» car les méchants se préparent à eux-mêmes l'enfer; ils sont appelés maudits, parce que par les maudits dans la Parole il est entendu tous ceux qui se détournent du Seigneur, car ceux-là rejettent la charité et la foi de l'Église : quant à ce qui est signifié par le feu éternel, voir dans le Traité du ciel et de l'enfer, Nos 566 à 575. Par « les deux larrons, qui furent crucifiés, l'un à la droite, et l'autre à la gauche du Seigneur, » — Matth. XXVII. 38. Marc, XV. 27. Luc, XXIII. 39 à A3, — il est entendu les mêmes que ceux qui sont entendus par les brebis et ceux qui le sont par les boucs ; c'est pourquoi, à celui qui reconnut le Seigneur, il a été dit qu'il serait avec Lui dans le Paradis. Dans Jean : « Jésus dit aux disciples, qui péchaient : Jetez au côté droit de la barque le filet, et vous trouverez; ils jetèrent donc, et ils ne pouvaient plus le tirer, à cause de la multitude des poissons, »— XXI. 6; — comme par la pêche dans la Parole il est signifié l'instruction et la conversion des hommes qui sont dans le bien externe ou naturel, bien dans lequel étaient plusieurs d'entre les Nations dans ce temps-là, car par les poissons il est signifié les choses qui appartiennent à l'homme naturel, et par la barque la doctrine d'après la Parole, c'est pour cela que par le côté droit il est signifié le bien de la vie ; de là, on peut voir ce qui est signifié en ce que le Seigneur a dit de jeter le filet au côté droit de la barque, à savoir, d'enseigner le bien de la vie; que de cette manière ils convertiraient les nations à l'Église, cela est signifié en ce qu'ils trouvèrent une telle abondance, qu'ils ne pouvaient plus tirer le filet, à cause de la multitude des poissons; chacun peut voir que le Seigneur n'aurait pas dit de jeter le filet au côté droit, si le côté droit n'eût pas été significatif. Dans Matthieu : « Si ton œil droit est pour toi un sujet de chute, arrache-le, et jette-le loin de toi; et si ta main droite est pour toi un .sujet de chute, coupe-la, et jette-la loin de toi. »— V. 29. 30; — par l'œil droit et par la main droite le Seigneur n'entendait ni l'œil droit ni la main droite, chacun peut le voir, en ce qu'il est dit que l'œil doit être arraché, et que la main doit être coupée, s'ils sont un sujet de chute; mais comme par l'œil dans le sens spirituel il 'est signifié tout ce qui appartient à l'entendement et par suite à la pensée, et par la main droite tout ce qui appartient à la volonté et par suite à l'affection, on peut voir que par « si l'œil droit est un sujet de chute, arrache-le, » il est signifié que si l'on pense le mal, il faut le rejeter de la pensée; et que par « si la main droite est un sujet de chute, coupe-la, » il est signifié que si l'on veut le mal, il faut le chasser de la volonté; en effet, l'œil lui-même ne peut être un sujet de chute, ni la main droite non plus, mais la pensée de l'entendement et l'affection de la volonté, qui correspondent à l'œil et à la main, peuvent en être un : s'il est dit l'œil droit et la main droite, et non l'œil gauche et la main gauche, c*est parce que la ' droite signifie le bien et dans le sens opposé le mal, et que la gauche signifie le vrai et dans le sens opposé le faux ; or, fout sujet de chute vient du mal, et non du faux à moins que le faux n£ soit le faux du mal : que cela ait été dit de l'homme interne, qui a la faculté de penser et de vouloir, et non de l'homme externe, qui a la faculté de parler et de faire, on le voit aussi d'après le passage qui précède immédiatement, où il est dit de la femme d'un autre, que la regarder seulement avec convoitise, c'est commettre adultère. Dans les Évangélistes : « La mère des fils de Zébédée demanda à Jésus que l'un de ses fils fût assis à sa droite et l'autre à sa gauche, dans son Royaume; Jésus dit : Vous ne savez ce que vous demandez; d'être assis à ma droite et à ma gauche, ce n'est pas à Moi de le donner, excepté à ceux pour qui cela a été préparé par mon Père. » — Matth. XX. 20, 21, 23. Marc, X. 35 à 40; — si la mère de Jacques et de Jean, fils de Zébédée, a fait cette demande, c'est parce que par la mère il est entendu l'Église, par Jacques la charité, et par Jean le bien de la charité en acte; la charité et ce bien, ou ceux qui sont dans la charité et dans ce bien, sont dans le Ciel à la droite et à la gauche du Seigneur ; la, à la droite est le midi, et à la gauche le septentrion, et au midi sont ceux qui sont dans une lumière claire du vrai d'après le bien, et au septentrion ceux qui sont dans une lumière obscure du vrai d'après le bien ; le Divin lui-même procédant du Seigneur comme Soleil produit une telle sphère Divine dans ces plages; c'est pourquoi, la, ne peuvent être que ceux qui sont dans ces vrais d'après le bien; cela est signifié en ce qu'il n'y a d'assis à la droite et à la gauche du Seigneur que ceux pour qui cela a été donné ou préparé par le Père, par le Père est entendu le Divin Bien du Divin Amour d'où procède le Ciel et le tout du Ciel; par ces paroles du Seigneur, il est donc entendu que le Seigneur donne d'être assis dans les Cieux à sa droite et à sa gauche à ceux pour qui, dès la fondation du Monde, il a été préparé un héritage dans le midi et dans le septentrion. Que le Midi dans les Cieux soit entendu par la droite, on le voit clairement dans David : « A Toi les deux, et à Toi la terre; le globe et sa plénitude tu as fondé; le septentrion et la droite, Toi, tu as créé, » —Ps. LXXXIX. 12, 13; —par les cieux et la terre sont entendus les Cieux supérieurs et les Cieux inférieurs, et pareillement l'Église interne et l'Église externe ; par le globe et sa plénitude sont entendus les Cieux et l'Église en général quant au bien et quant au vrai, par le globe le Ciel et l'Église quant au bien, et par sa plénitude le Ciel el l'Église quant au vrai; et comme ces choses, ou ceux qui sont dans ces choses, sont au septentrion et au midi, et que le midi est à la droite du Seigneur, c'est pour cela qu'il est dit« le septentrion et la droite; «et comme le Divin Vrai uni au Divin Bien est tel dans ces plages depuis la fondation du Monde, comme il a été dit ci-dessus, c'est pour cela qu'il est dit « tu as fondé » et « tu as créé. » Dans Ésaie : « Le Seigneur vous a donné un pain d'angoisse et des eaux d'oppression; mais de s'envoler ne seront plus contraints tes docteurs, et seront tes yeux regardant tes docteurs, et tes oreilles entendront une parole, disant : Voici le chemin, allez-y, quand à droite vous vous en irez, et quand à gauche. »—-XXX. 20, 21 ; — là, il s'agit de ceux qui sont dans les tentations, et qui par elles et après elles admettent et reçoivent les instructions dans les vrais de la doctrine; les tentations elles-mêmes sont signifiées par le pain d'angoisse et par les eaux d'oppression ; par le pain d'angoisse sont signifiées les tentations quant au bien de l'amour, el par les eaux d'oppression sont signifiées les tentations quant aux vrais de la foi ; en effet, les tentations sont de deux genres, à savoir, quant au bien qui appartient à l'amour, et quant au vrai qui appartient à la foi, le pain signifie le bien de l'amour, et tes eaux signifient les vrais de la foi, l'angoisse et l'oppression signifient les états des tentations : l'instruction dans les vrais-dé la doctrine est signifiée en ce que les yeux regarderont lés docteurs, les yeux signifient l'entendement et la foi, les docteurs signifient la doctrine : le bien de la vie selon les vrais de la doctrine est signifié en ce que les oreilles entendront une parole, par les oreilles est signifiée l'obéissance, et comme l'obéissance appartient à la vie, il en résulte qu'entendre une parole signifie la vie selon les vrais de la doctrine : l'instruction et l'obéissance sont en outre décrites par ces mots : « Disant : Voici le chemin, allez-y, quand à droite vous vous en irez, et quand à gauche; » par le chemin est signifié le vrai qui conduit, le vrai qui conduit au midi dans le Ciel est entendu par s'en aller à droite, et le vrai qui conduit au septentrion, par s'en aller à gauche. Dans le Même : « Elargis le lieu de ta tente, et que les courtines de tes habitacles on étende, n'empêche point; allonge tes cordages, et tes pieux, affermis-(les) ; car à droite et à gauche lu te répandras, et la semence possédera les nations en héritage, et les villes désolées elles rendront habitées. » — LIV. 2, 3; —.là, il s'agit de l'instauration de l'Église chez les Nations; et par élargir le lieu de la tente sont signifiés les accroissements de l'Église quant au culte d'après le bien ; par étendre les courtines des habitacles sont signifiés les accroissements de l'Église quant aux vrais de la doctrine; par allonger les cordages est signifiée l'extension de ces vrais; par affermir les pieux est signifiée la confirmation d'après la Parole; par se répandre à droite et à gauche est signifiée l'augmentation quant au bien de la charité et quant au vrai de la foi, à droite quant au bien de la charité, et à gauche quant au vrai de la foi d'après ce bien ; par la semence qui possédera les nations en héritage est signifié le vrai par lequel il y a les biens, la semence est le vrai et les nations sont les biens; et par les villes désolées, que les nations rendront habitées, sont signifiés les vrais d'après les biens de la vie, les villes désolées sont les vrais de la doctrine où précédemment il n'y avait pas de vrais, les nations sont les biens de la vie d'après lesquels il y a des vrais, et habiter, c'est vivre. Dans le Même : « Dans l'emportement de Jéhovah Sebaoth a été obscurcie la terre, et est devenu le peuple comme un aliment du feu, l'homme son frère n'épargnera point ; et s'il tranche à droite, il sera affamé cependant; et s'il mange à gauche, ils ne seront pas rassasiés; l'homme la chair de son bras ils mangeront. »— IX. 18, 19, 20; — par ces paroles est décrite l'extinction du bien par le faux el du vrai par le mal; l'extinction de tout bien et de tout vrai, de quelque manière qu'ils soient recherchés, est signifiée par» s'il tranche à droite, il sera affamé ce»-pendant; et s'il mange à gauche, ils ne seront pas rassasiés;» la droite est le bien d'où provient le vrai, et la gauche est le vrai d'après le bien ; trancher à droite et manger à gauche, c'est rechercher ; être affamé et ne pas être rassasié, c'est ne point trouver, et si l'on trouve ne pas cependant recevoir; quant au reste, il a été expliqué ci-dessus ; voir N" 386. Dans Ëzéchiel : « La ressemblance des faces des Chérubins, faces d'homme, et faces de lion à droite à eux, quatre; et faces de bœuf à gauche, et faces d'aigle à eux, quatre. » — I. 10;—-ce qui est signifié par les Chérubins, et ce qui est signifié par leurs faces, qui étaient comme des faces d'homme, de lion, de bœuf et d'aigle, on le voit ci-dessus, Nos 277 à 281 ; si des faces d'homme et de lion ont été vues à droite, c'est parce que par l'homme est signifié le Divin Vrai dans la lumière et dans l'intelligence, et par le lion le Divin Vrai dans la puissance qui en provient, tel qu'il est dans le Ciel au midi ; et si des faces de bœuf, ont été vues a gauche, c'est pour signifier le bien du vrai dans l'obscur, car par le bœuf est signifié le bien de l'homme naturel, lequel bien est dans l'obscur pour ceux qui habitent dans le Ciel au septentrion. Dans Zacharie : « En ce jour-là, je placerai les chefs de Jehudah comme un foyer de feu dans du bois, et comme un flambeau de feu dans une gerbe, afin qu'ils dévorent à droite et à gauche tous les peuples d'alentour, pour que Jérusalem habite encore sous elle-même dans Jérusalem. » — XII. 6; — là, il s'agit de l'instauration de l'Église céleste, ou de l'Église qui doit être dans le bien de l'amour envers le Seigneur; cette Église est entendue par la maison de Jehudah ; par ses chefs sont entendus les biens avec les vrais de cette Église; la dispersion des maux et des faux par eux est signifiée en ce qu'ils seront placés comme un foyer de feu dans du bois, et comme un flambeau de feu dans une gerbe, et en ce qu'ils dévoreront à droite et a gauche tous les peuples d'alentour ; les maux qui seront dispersés par cette Église sont signifiés par « comme un foyer de feu dans du bois, et comme un flambeau de feu dans une gerbe ; » et les faux qui seront aussi dispersés sont signifiés par les peuples d'alentour, qu'ils dévoreront ou consumeront ; que cette Église sera en sûreté contre l'infestation des maux et des faux, et victorieuse dans le bien de la vie selon les vrais de la doctrine, cela est signifié en ce que Jérusalem habitera encore sous elle-même dans Jérusalem, être habité se dit du bien de la vie, et Jérusalem signifie l'Église quant aux vrais de la doctrine. Dans Ézëchiel : « Contre toutes leurs portes je mettrai le tranchant de l'épée; ah! elle est devenue comme l'éclair, aiguisée pour le carnage; rassemble-toi, à droite tourne; dispose-toi, à gauche tourne, partout où tes faces penchent. » — XXI. 20, 21; — par ces paroles est décrite la destruction du vrai par des faux atroces; par l'épée est signifié un tel faux détruisant le vrai, l'atrocité et l'énormité de ce faux sont décrites en ce que l'épée est devenue comme l'éclair, et a été aiguisée pour le carnage; qu'il n'y ait pour ceux qui sont dans ce faux aucun bien ni aucun vrai, quoiqu'ils s'appliquent à chercher, cela est signifié par « rassemble-toi, à droite tourne; dispose-toi, à gauche tourne, partout où tes faces penchent. » Dans Zacharie : « Malheur au pasteur de néant, qui abandonne le troupeau ! l'épée (sera) sur son bras, et sur l'œil de sa droite; son bras séchant séchera, et l'œil de sa droite obscurcissant sera obscurci. »— XI. 17; — par le pasteur de néant qui abandonne le troupeau sont entendus ceux qui n'enseignent pas le vrai, et ne conduisent pas par le vrai au bien de la vie, qui ne s'inquiètent pas si ce qu'ils enseignent est le vrai ou le faux; par l'épée sur son bras est signifié le faux détruisant tout bien de la volonté, et par l'épée sur l'œil de sa droite est signifié le faux détruisant tout vrai de l'entendement; qu'ils seront privés de tout bien et de tout vrai, cela est signifié en ce que son bras séchant séchera, et que l'œil de sa droite obscurcissant sera obscurci; voir aussi ce passage expliqué ci-dessus, Nos 131, 152. Comme la région droite du corps et les membres de la région droite signifient le bien par lequel il y a le vrai, c'est pour cela que lorsqu'Aharon et ses fils étaient inaugurés pour le sacerdoce, il fut commandé « de prendre du sang du bélier, et d'en mettre sur le bout de leur oreille droite, sur le pouce de leur main droite, et sur le pouce de leur pied droit. » — Exod. XXIX. 20; — cela a été commandé, parce que le sang signifiait le Divin Vrai par lequel il y a le bien de l'amour, car ce bien était représenté par Aharon, et ce vrai par ses fils; et comme toute inauguration pour représenter le Divin Bien de l'amour se fait par le Divin Vrai, il était mis du sang sur le bout de l'oreille droite, sur le pouce de la main droite et sur le pouce du pied droit ; par le bout de l'oreille droite est signifiée l'obéissance d'après la perception, par le pouce de la main droite est signifié le bien par volonté, et par le pouce du pied droit est signifié le bien par acte. Comme par la lèpre est signifié le bien consumé par les faux, la manière de réparer ce mal par des moyens Divins est décrite par le procédé de la purification de la lèpre, entendu dans le sens spirituel; je rapporterai seulement de ce procédé ce qui suit : « Le prêtre prenait du sang du délit, et en mettait sur le bout de l'oreille droite de celui qui devait être purifié, et sur le pouce de sa main droite, et sur le pouce de son pied droit : et le prêtre prenait de l'huile du log, et en répandait sur sa paume gauche; et le prêtre trempait son doigt droit dans l'huile qui était sur sa paume gauche, et faisait aspersion de l'huile avec son doigt sept fois devant Jéhovah. »—Lévit. XIV. 14, 15, 16, 17, 24 à 28;— ici, par le bout de l'oreille droite, le pouce de la main droite et le pouce du pied droit, il est signifié les mêmes choses que ci-dessus ; la même chose aussi par le sang, à savoir, le Divin Vrai, car ce vrai purifie l'homme des faux qui ont consumé le bien chez lui; quand il en a été purifié, le bien peut être produit par les vrais, et ainsi l'homme peut être guéri de la lèpre. D'après tous ces passages, on peut voir que la droite et la gauche signifient le bien d'où provient le vrai, et le vrai d'après le bien, comme il a été dit ci-dessus: autrement, que serait-ce que de mettre du sang sur la partie droite de ces membres, et de prendre de l'huile dans la paume gauche et en faire aspersion avec le doigt droit? Pareillement, en ce que le Prophète Ézéchiel reçut ordre de coucher sur son côté gauche, et de placer sur lui les iniquités de la maison d'Israël. —Ézéch. IV. car par le prophète il est signifié celui qui enseigne, et dans le sens abstrait la doctrine de l'Église ; par le côté gauche est signifié la doctrine du vrai d'après le bien ; et par les vrais d'après le bien l'homme est purifié des iniquités. « Si Salomon plaça dix cuves, cinq près de l'épaule de la maison à droite, et cinq près de t'épaule de la maison à gauche, et la mer d'airain à l'épaule droite de la maison vers l'orient vis-à-vis du midi, » — I Rois, VII. 39, — c'était parce que la Maison ou le Temple représentait le Ciel et l'Église, et les cuves les purifications des faux et des maux, et ainsi les préparations pour entrer dans le Ciel et dans l'Église; l'épaule droite de la maison signifiait le midi dans les Cieux, où le Divin Vrai est dans sa lumière; et l'épaule gauche signifiait le septentrion, où le Divin Vrai est dans son ombre; ainsi, par ces dix cuves étaient signifiées toutes les choses de la purification, et tous ceux qui sont purifiés; et par cinq près d'une épaule, et cinq près de l'autre, étaient signifiés ceux, ou ce genre d'hommes, chez qui le Divin Vrai est dans la lumière, et ceux chez qui il est 'dans l'ombre, car dix signifie toutes choses et tous, et cinq une partie ou un genre; la mer d'airain représentait le purificatoire commun ; si elle avait été placée à l'épaule droite déjà maison vers l'orient vis-à-vis du midi, c'était parce que le Divin Vrai qui purifie procède du Divin Amour du Seigneur, car l'orient est où apparaît le Seigneur comme Soleil ; le Divin Vrai, qui est la Lumière du Ciel procédant de ce Soleil, est au midi dans son clair et dans tout son jour; c'est pour cette raison que le purificatoire commun avait été placé vers l'orient vis-à-vis du midi. Ces Arcanes de la Parole, on ne peut les savoir dans le Monde que d'après la connaissance des Plages dans le Ciel, qui sont autrement que dans le Monde ; mais à l'égard des Plages dans le Ciel, voir ce qui en a été dit dans le Traité du ciel et de l'enfer, Nos 141 à 153. Comme chacun dans le Monde spirituel entre et marche dans des chemins qui conduisent vers ceux qui sont dans un semblable amour régnant, et que chacun est libre d'aller dans le chemin qu'il veut, et dans lequel et par lequel son amour le conduit, et comme ces chemins à droite, et à gauche tendent à l'un ou à l'autre amour, ainsi à l'amour qui a été insité, c'est aussi pour cela que par à droite et à gauche il est signifié au gré, librement, à souhait, comme dans le Livre de la Genèse : « Abraham dit à Loth : Sépare-toi d'avec moi; si à gauche, à droite j'irai ; si à droite, à gauche j'irai. » —XIII. 9. — « Et le serviteur d'Abraham dit à Laban, lorsqu'il demandait Rébeccah pour épouse d'Isaac: Déclarez-le-moi, afin que je me tourne à droite ou à gauche. »— XXIV. 49. — Par ne point se détourner et ne point s'écarter à droite ou à gauche, il est signifié aussi ne point aller dans un autre chemin que celui où le Seigneur Lui-Même, et où le bien et le vrai du Ciel et de l'Église conduisent, ainsi sans erreurs; par exemple, il est dit « qu'on ne doit pas se détourner de la parole du prêtre lévite, ni des jugements, ni des préceptes de la Parole à droite ou à gauche. » — Deutér. XVII. 11, 20. XXVIII. 14. Jos. I. 7. II Sam. XIV. 19 : — et que « les fils d'Israël ne s'écarteraient point à droite ou à gauche, mais iraient par le chemin du roi, quand ils passeraient par la terre d'Edont. — Nomb. XX. 17 : — et « quand ils passeraient par la terre du roi Sichon. » —Deutér. II. 27. — Qu'outre cela, la Droite signifie la pleine puissance, et quand il s'agit du Seigneur, la Divine Toute-Puissance, on le voit ci-dessus, N° 298.
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