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Nom du Livre (APOCALYPSE EXPLIQUEE)
 
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Apocalypse Expliquée 406. 

Jusqu'ici il a été montré ce que signifie la montagne, il convient donc de montrer à la suite ce que signifie l'Ile, car il est dit, « toute montagne et toute île furent remuées de leurs places; » et ailleurs : « Toute île s'enfuit, et les montagnes ne furent plus trouvées. » — Apoc. XVI. 20. --- Par les Iles dans la Parole il est entendu non pas des Iles, ni ceux qui habitent sur des Iles, mais l'homme naturel quant aux vrais qui sont en lui, et de là par abstraction il est signifié les vrais de l'homme naturel : les vrais de l'homme naturel sont les vrais scientifiques, qui sont sous l'intuition de l'homme rationnel, ce sont aussi les connaissances du vrai, qui sont sous l'intuition de l'homme spirituel; les connaissances du vrai sont les choses que l'homme naturel sait d'après la Parole, et les vrais scientifiques sont celles que l'homme naturel voit d'après le rationnel, par lesquelles il a aussi coutume de confirmer les vrais de l'Église : il y a chez l'homme deux Mentals, l'un supérieur ou intérieur, qui est appelé mental spirituel, et l'autre inférieur ou extérieur, qui est appelé mental naturel; le mental naturel est d'abord ouvert et cultivé chez l'homme, parce que ce mental est fort près du Monde; le mental spirituel est ensuite ouvert et cultivé, mais en tant que l'homme par sa vie reçoit les connaissances du vrai qui sont tirées de la Parole, ou de la doctrine d'après la Parole, c'est pourquoi il n'est pas ouvert chez ceux qui n'appliquent pas ces connaissances à leur vie; et quand le Mental spirituel est ouvert, la lumière du Ciel influe par ce mental dans le mental naturel et l'illustre, d'où il résulte que le Mental naturel devient spirituel-naturel, car alors le mental spirituel voit dans le naturel à peu près comme l'homme voit son visage dans un miroir, et il reconnaît les choses qui concordent avec lui ; mais quand le Mental spirituel n'a pas été ouvert, comme il arrive chez ceux qui n'appliquent pas à leur vie les connaissances du vrai et du bien qui sont dans la Parole, il se forme alors, il est vrai, intérieurement chez l'homme un Mental dans le naturel, mais ce Mental consiste en de purs faux et de purs maux, et cela, parce que le Mental spiri­tuel, par lequel la lumière du Ciel est envoyée dans le naturel par un chemin direct, n'a pas été ouvert; cette lumière n'y vient que par des crevasses tout autour, ce qui lui donne la faculté de penser, de raisonner et de parler, et aussi la faculté de comprendre les vrais, mais non cependant la faculté de les aimer, ou de les faire d'après l'affection, car la faculté d'aimer les vrais parce qu'ils sont des vrais n’est donnée que par l'influx de la lumière du Ciel à travers le mental spirituel ; en effet, la lumière du Ciel qui influe par le mental spirituel a été conjointe avec la chaleur du Ciel, qui est l'amour, et cette lumière peut être comparée à la lumière du monde dans la saison du printemps; mais la lumière du ciel qui influe par des crevasses dans le naturel est une lumière séparée de la chaleur du ciel, qui est l'amour, et cette lumière peut être comparée à la lumière du monde au temps de l’hiver; de là on peut voir que l’homme, chez qui le mental spirituel a été ouvert, est comme un jardin et un paradis, et que l'homme, chez qui le mental spirituel n'a pas été ouvert, est comme un désert et comme une terre couverte de neige : puisque le Mental fait l'homme, car le Mental de l'homme est l’entendement et la volonté, par suite c'est la même chose de dire le Mental ou l'homme, ainsi c'est la même chose de dire le Mental spirituel et le Mental naturel, ou de dire l'homme spirituel et l'homme naturel. Le Mental naturel ou l'homme naturel quant à ses vrais et quant à ses faux est signifié par les Iles dans la Parole; quant aux vrais, chez ceux chez qui le Mental spirituel a été ouvert; et quant aux faux, chez ceux chez qui le Mental spirituel a été bouché; que ce soit là ce qui est signifié par les Iles, on peut le voir dans les passages suivants de la Parole; dans Ézéchiel : « Ainsi a dit le Seigneur Jéhovih à Tyr : A cause du bruit de ta chute, quand gémira le transpercé, quand s’accomplira le carnage au milieu de toi, ne trembleront-elles pas les Iles? et ne descendront-ils pas de dessus leurs trônes tous les princes de la mer? elles trembleront les Iles au jour de ta chute, et elles seront troublées les îles qui (sont) dans la mer à cause de ta ruine. Tous les habitants des Iles ont été dans la stupeur à cause de toi, et leurs rois ont été saisis d'horreur; troublées, ont été leurs faces.» XXVI. 15, 16, 18. XXVII. 35; — dans ces deux Chapitres, il s'agit de Tyr, par laquelle est signifiée l'Église quant aux connaissances du vrai et du bien, et par suite sont signifiées par abstraction les connaissances du vrai et du bien ; et d'abord, il y est question de l'intelligence et de la sagesse des hommes de l'Église par les connaissances du vrai et du bien d'après la Parole; et ensuite, de l'Église dévastée quant à ces connaissances; l'Église dévastée quant à ces connaissances, ou l'Église où ont péri les connaissances du vrai et du bien, est décrite par les paroles de ces Versets dans le Prophète; la vastation des connaissances du vrai et du bien par « quand gémira le transpercé, et quand s'accomplira le carnage au milieu de toi, » car par les transpercés sont entendus ceux chez qui les vrais ont été éteints, et par le carnage est entendue l'extinction même du vrai et du bien; par « ne trembleront-elles pas les Iles? et ne descendront-ils pas de leurs trônes tous les princes de la mer? » et par « elles trembleront les Iles au jour de ta chute, et elles seront troublées les Iles qui sont dans la mer, » il est signifié qu'alors toutes les connaissances que l'homme a puisées dans la Parole dès l'enfance, et tous les vrais scientifiques par lesquels il les avait confirmées, sont troublés, changés de place et se retirent; les Iles sont ces connaissances et ces scientifiques qui sont dans l'homme naturel, les princes de la mer sont les principales connaissances et les principaux scientifiques dans le naturel, la mer signifie l'homme naturel et toutes les choses qui y sont dans le commun; par « tous les habitants des Iles ont été dans la stupeur, et leurs rois ont été saisis d'horreur, troublées ont été leurs faces, » il est signifié que tous les biens du vrai de l'homme naturel d'après la dévastation des connaissances du vrai seront changés quant à leur état; les habitants des îles sont les biens du vrai de l'homme naturel, car par habiter, dans la Parole, il est signifié vivre, et par les habitants les biens de la vie; les rois sont tous les vrais d'après le bien; les faces signifient les intérieurs et les affections; être dans la stupeur, être saisi d'horreur et être troublé, signifie être entièrement changé quant à l'état : d'après cela, on voit clairement ce que ces choses enveloppent dans le sens interne, à savoir, que toutes les connaissances du vrai et du bien, et les scientifiques confirmatifs, que l'homme a puisés dans la Parole ou chez ses maîtres dès l'enfance, changent leurs places et leur état dans l'homme naturel, et sont perdus de vue, quand les faux entrent. Dans Ésaïe : « Le roi d'Aschur emmènera la captivité de l'Egypte et la foule qui sera déportée de Kusch; alors ils seront consternés et ils rougiront à cause de Kusch, leur espoir et à cause de l'Egypte leur honneur: et l'habitant de cette Ile-ci dira en ce jour-là : Voici, ainsi (est devenu) notre espoir où nous avons fui pour du secours, pour être arrachés de devant le roi d'Aschur; et comment serons-nous délivrés? » — XX. 4, 5, 6; — d’après ces paroles on ne percevra rien de l'Église, excepté seulement quelque historique obscur sans qu'on sache s'il a existé, à savoir, que le roi d'Assyrie emmènera en captivité l'Egypte et Kusch, et que les habitants d'une île en ressentiront de la douleur dans le cœur ; mais néanmoins ici, comme ailleurs, il s'agit d'une chose de l’Église; cette chose se manifeste clairement quand on sait que le Roi d'Aschur signifie le rationnel perverti, et par suite le raisonnement d'après de faux scientifiques favorables au plaisir des amours naturels, raisonnement dont se plaint l'homme naturel, parce que par là il est perverti; en effet, par « le Roi d'Aschur emmènera la captivité de l'Egypte, et la foule qui sera déportée de Kusch, » il est signifié que le rationnel perverti s'adjugera les scientifiques de l’homme naturel, et se confirmera par eux et par les plaisirs de cet homme auxquels ils sont favorables; le roi d'Aschur est le rationnel perverti, emmener la captivité et déporter la foule, c'est s'adjuger par les raisonnements et se confirmer, l'Egypte est le scientifique de l'homme naturel, et Kusch est le plaisir auquel le scientifique est favorable; par toutes les choses qui suivent, à savoir, « ils seront consternés et ils rougiront à cause de Kusch leur espoir, et à cause de l'Egypte leur honneur, et l'habitant de cette Ile-ci dira en ce jour-là, etc., » il est signifié que les biens du vrai de l'homme naturel en ressentent de la douleur, ou que l'homme naturel, dans lequel sont les biens du vrai, en ressent de la douleur; l'habitant de l’Ile est le bien du vrai de l'homme naturel, ou l'homme naturel dans lequel est le bien du vrai, car l'habitant signifie le bien, et l’île le vrai, l'un et l'autre dans l'homme naturel, comme ci-dessus; que dans ces paroles il y ait un tel sens, on le croit à peine, et cependant il y est renfermé. Dans le Même : « Ceux-là élèveront leur voix, ils seront dans la jubilation, à cause de la magnificence de Jéhovah ils crieront de la mer; c'est pourquoi, dans l’Urim honorez Jéhovah, dans les Iles de la mer le nom du Dieu d'Israël. » — XXIV. 14,15 ; — dans ce Chapitre, il s'agit de la vastation de l'Église; et, dans ces Versets, de l'instauration de l'Église nouvelle chez les nations; c'est la joie des nations qui décrite par, « ceux-là élèveront leur voix, ils seront dans la jubilation, à cause de la magnificence de Jéhovah ils crieront de la mer ou de l'occident, » car par la mer, lorsque par elle il est entendu l'occident, il est signifié le naturel, par la raison que ceux qui, dans le Monde spirituel, habitent la plage occidentale sont dans le bien naturel, tandis que ceux qui habitent la plage orientale sont dans le bien céleste; et comme les nations, dont l'Église se composait, étaient dans le bien naturel, c'est pour cela qu'il est dit, «  dans l'U­rim honorez Jéhovah, dans les Iles de la mer le nom du Dieu d'Israël, » ce qui signifie qu'ils devaient adorer le Seigneur d'après les biens et les vrais qui sont dans l'homme naturel, car l'Urim signifie le feu et le foyer, par lesquels est signifié le bien de l'amour de l'homme naturel, les îles de la mer signifient les connaissances du vrai et du bien, qui sont les vrais de l'homme naturel, et honorer signifie rendre un culte et adorer; par Jéhovah et par le Dieu d'Israël il est entendu le Seigneur, qui est appelé Jéhovah lorsqu'il s'agit du bien, et Dieu d'Israël lorsqu'il s'agit du vrai, aussi est-il dit, « dans l'Urim honorez Jéhovah, » c'est-à-dire, d'après le bien, et « dans les îles de la mer le nom du Dieu d'Israël, » c'est-à-dire, d'après les vrais; de là il est encore évident que par les îles de la mer sont signifiés les vrais de l'homme naturel. Dans le Même : « Il n'éteindra point et ne brisera point, jusqu'à ce qu'il ait établi en la terre le jugement, et qu'en sa loi les Iles espèrent. Chantez à Jéhovah un Cantique nouveau, sa louange, extrémité de la terre, descendant vers la mer, et sa plénitude, îles et leurs habitants. Qu'ils élèvent la voix, le désert et ses villes, les villages qu'habite l'Arabie! qu'ils chantent, les habitants du rocher; que du sommet des montagnes ils crient! qu'ils donnent à Jéhovah gloire, et que sa louange dans les Iles ils annoncent! » — XLII. 4, 10, 11, 12; — là aussi il s'agit du Seigneur, et de la nouvelle Église qu'il devait instaurer, et par les Iles sont entendus ceux qui sont seulement dans les vrais d'après l'homme naturel, et qui par suite sont encore éloignés du vrai culte; de là par « jusqu'à ce qu'il ait établi en la terre le jugement, et qu'en sa loi les îles espèrent, » il est signifié jusqu'à ce qu'il ait donné l'intelligence à ceux qui sont de l'Église, et les connaissances du vrai à ceux qui sont plus éloignés de l'Église; établir le jugement, c'est donner l'intelligence; espérer en la loi, c'est donner les connaissances du vrai, car la terre signifie ceux qui sont de l’Eglise, et abstractivement l'Église elle-même quant à l'intelligence d’après les vrais spirituels, et les îles signifient ceux qui sont éloignés de l'Église, et abstractivement l'Église quant aux connaissances du vrai et du bien, ou l'Église quant aux vrais de l'homme naturel correspondants aux vrais spirituels ; par « chantez à Jéhovah un Cantique nouveau ; sa louange, extrémité de la terre, descendant vers la mer, et sa plénitude; Iles et leurs habitants, » il est signifié le culte du Seigneur par ceux qui sont éloignés de l'Église, et dans le sens abstrait le culte de l'homme naturel d'après les vrais et les biens; chanter un cantique et louer, signifie le culte d'après un mental (animus) gai; l'extrémité de la terre signifie ceux qui sont dans les derniers de l'Église, et dans le sens abstrait les derniers de l’Eglise; la mer et sa plénitude signifient l'homme naturel et toutes les choses qui sont en lui ; les îles et les habitants signifient les vrais et les biens de l'homme naturel, les îles ses vrais, et les habitants ses biens, comme ci-dessus ; ce qui est signifié par « qu'ils élèvent la voix, le désert et ses villes, et les villages qu'habile l'Arabie ! qu’ils chantent, les habitants du rocher ; que du sommet des montagnes ils crient! » on le voit ci-dessus, N° 405, où cela a été expliqué; par «qu'ils donnent à Jéhovah gloire, et que sa louange dans les Iles ils annoncent! » il est signifié le culte par les internes et par les externes, donner gloire est le culte par les internes, et annoncer la louange, c'est rendre un culte par les externes, car les externes annoncent, et les îles sont les vrais de l'homme naturel d'àprès lesquels il y a culte. Dans le Même : « Soyez attentifs à Moi, n peuple; et ma nation, à Moi prêtez l'oreille; car la Loi d’avec Moi sortira, et mon jugement pour lumière des peuples je susciterai; proche est ma justice; il est sorti, mon salut, et mes bras les peuples jugeront ; en Moi les Iles espéreront, et en mon bras elles se confieront. » — LI. 4, 5; — ces choses sont dites du Seigneur; « soyez attentifs à Moi, mon peuple; et ma nation, à Moi prêtez l'oreille, » signifie tous ceux qui, étant l'Église, sont dans les vrais et dans les biens; le peuple, ceux qui sont dans les vrais, et la nation ceux qui sont dans les biens; il est dit au pluriel soyez attentifs et prêtez l'oreille, parce qu'il est entendu tous ; « la Loi d'avec Moi sortira, et mon jugement pour lumière des peuples je susciterai, » signifie que par Lui il y a le Divin Bien et le Divin Vrai, d'où provient l'illustration, la loi signifie le Divin Bien de la Parole, et le Jugement le Divin Vrai de la Parole, pour lumière des peuples signifie l'illustration; « proche est ma Justice; il est sorti, mon salut, » signifie le jugement quand sont sauvés ceux qui sont dans le bien de l'amour et ceux qui sont dans les vrais de ce bien, la justice se dit de la salvation de ceux qui sont dans le bien au jour du jugement, et le salut se dit de la salvation de ceux qui sont dans les vrais ; « mes bras les peuples jugeront, » signifie le jugement sur ceux qui, étant de l'Église, sont dans les faux, ici les peuples sont pris dans le sens opposé; « en Moi les Iles espéreront, et en mon bras elles se confieront, » signifie l'accès vers l'Église de ceux qui sont éloignés des vrais de l'Église, et leur confiance envers le Seigneur, les Iles signifient ceux qui sont éloignés des vrais de l'Église, parce qu'ils sont dans la lueur naturelle, et non encore dans la lumière spirituelle d'après la Parole, et se confier au bras du Seigneur signifie la confiance envers le Seigneur à qui appartient toute puissance; le bras, quand il se dit du Seigneur, est la Toute-Puissance. Dans le Même : « Écoutez-Moi, Iles ; et soyez attentifs, peuples de loin. » — XLIX. 1 ; — les Iles signifient ceux qui sont dans les vrais, et les peuples de loin ceux qui sont dans les biens, et abstractivement les vrais et les biens, les uns et les autres dans l'homme naturel ; de loin se dit des biens qui sont dans l'homme naturel, et de près se dit des biens qui sont dans l'homme spirituel; les peuples ici signifient les biens, parce qu'ils sont exprimés dans la Langue originale par un autre mot que les peuples par lesquels sont signifiés les vrais ; en effet, par ce mot sont aussi dénommées les nations par lesquelles sont signifiés les biens, comme on le voit par ce mot, Chap. XXV. 23, de la Genèse. Dans Jérémie : « Ecoutez la Parole de Jéhovah, nations; et annoncez-la dans les îles au loin. » — XXXI. 40; — les nations signifient ceux qui sont dans les biens, et abstractivement les biens ; et les îles, ceux qui sont dans les vrais, et abstractivement les vrais dans l'homme naturel ; au loin signifie éloigné des vrais de l'Église qui sont les spirituels; qu'au loin ait cette signification, on le voit, N° 8918 : mais ces paroles dans le sens spirituel pur signifient que l'homme interne enseignera à l'homme externe, ou l'homme spirituel à l’homme naturel tout entier les vrais de la Parole; cela, en effet; c’est afin que les nations annoncent dans les îles au loin; mais ce sens pur, qui est pour les Anges, est difficilement perçu par les hommes, puisque les hommes peuvent difficilement penser en faisant abstraction des personnes et des lieux, et cela, parce que la pensée hommes est naturelle, et que la pensée naturelle diffère de la pensée spirituelle, en ce qu'elle est attachée aux lieux et aux personnes et par suite plus limitée que la pensée spirituelle; c'est aussi pour cela que plusieurs des choses qui ont été expliquées tombent peut-être difficilement dans les idées de la pensée de ceux qui tiennent fixement la vue du mental dans le sens des mots. Dans David : « Les rois de Tharschish et des Iles un présent apporteront, les rois de Schéba et de Séba un don présenteront. » — Ps. LXXII. 10; — ces choses ont été dites du Seigneur; et par apporter un présent et présenter un don il est entendu rendre un culte, et par les rois de Tharschish et des îles sont entendus les vrais intérieurs et extérieurs de l'homme naturel, par les rois de Tharschish ses vrais intérieurs, et par les îles ses vrais extérieurs; par rois de Schéba et de Séba sont entendus les biens intérieurs et extérieurs de l'homme naturel, par Schéba ses biens intérieurs, et Séba ses biens extérieurs; par les vrais de l'homme naturel est entendu les connaissances du vrai, et par les biens de l'homme naturel les connaissances du bien; que celles-ci soient entendues par Schéba et par Séba, on le voit, Nos 1171, 3240; et que celles-là le voient par Tharschish on va le voir bientôt : et comme les connaissances du vrai et du bien sont entendues, il est entendu aussi ceux sont dans ces connaissances. Dans Ésaïe : « Qui sont ceux-ci qui comme la nuée volent, et comme les colombes vers leurs fenêtres? car à Moi les îles se confieront, et les navires de Tharschish en premier lieu, pour amener tes fils de loin. » — LX. 8, 9 ; — ces choses aussi ont été dites du Seigneur ; et par elles il signifié qu'il sera reçu et reconnu par ceux qui sont dans le vrai simple et le bien simple, lesquels sont ceux qui perçoivent les vrais de la Parole d'une manière naturelle, c'est-à-dire, selon le sens de la lettre, et qui les exécutent ; les îles signifient ceux qui perçoivent la Parole d'une manière naturelle, c'est-à-dire, selon le sens de la lettre, et les navires de Tharschish en premier lieu sont les biens qu'ils portent et font ; car Tharschish signifie l'homme naturel quant aux connaissances, et Tharschish en premier lieu l'homme naturel quant aux connaissances du bien, puisque dans Tharschish il y avait de l'or et de l'argent et que les navires les transportaient de là, — I Rois, X. 22,— et que « en premier lieu » était l'or, par lequel est signifié le bien ; et comme d'après le bien il y a les vrais, c'est pour cela qu'il est dit aussi « pour amener tes fils de loin ; » et comme par les Iles et par les navires de Thars­chish sont signifiées les connaissances du vrai et du bien de l'homme naturel, voilà pourquoi il est dit « qui sont ceux-ci qui comme la nuée volent, et comme les colombes vers leurs fenêtres? » les nuées signifient les vrais du sens de la lettre de la Parole, les colombes les biens qui y sont, et les fenêtres les vrais d'après le bien dans la lumière : que les navires signifient les connaissances du vrai et du bien d'après la Parole, on le voit, Nos 1977, 6385 ; et que les fenêtres signifient les vrais dans la lumière, et par suite l'intellectuel, on le voit, Nos 655, 658, 3391. Dans le Même : « Gémissez, na­vires de Tharschish, parce que Tyr a été dévastée, tellement que plus de maison, ni personne qui entre; d'une terre de Kitthim cela viendra manifestement à eux; dans le silence ils sont, les habitants de l'île, le marchand de Sidon, celui qui traverse la mer, ils te remplissaient. Rougis, Sidon; car elle a dit, la mer, la forteresse de la mer : Je n'ai point été en travail d'enfant, et je n'ai point enfanté, et je n'ai point élevé de jeunes gens, (ni) fait croître de vierges; de même qu'à la renommée venant de l’Egypte, on sera saisi de douleur, de même à la renommée de Tyr; passez en Tharschish; gémissez, habitants de l’île. » — XXIII. 1, 2, 4, 5, 6; — ainsi est décrite la désolation du vrai dans l'Église, car par les navires de Tharschish sont signifiées les connaissances du bien d'après la Pa­role, et par Tyr les connaissances du vrai qui en proviennent; par « gémissez, navires de Tharschish, parce que Tyr a été dévastée, tellement que plus de maison, ni personne qui entre, » il est signifié qu'il n'y a point le bien parce qu'il n'y a point les vrais; par « d'une terre de Kitthim cela viendra manifestement à eux ; dans le silence ils sont, les habitants de l'île, le marchand de Sidon, celui qui tra­verse la mer, ils te remplissaient, » il est signifié qu'alors les faux entrent, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus aucun bien du vrai ni aucun vrai du bien dans l'homme naturel ; la terre de Kitthim signifie les faux ; les habitants de l'île signifient les biens du vrai dans l'homme naturel, comme ci-dessus ; le marchand de Sidon signifie les connaissances d'après la Parole; celui qui traverse la mer signifie qui sont dans l'homme naturel ; ils te remplissaient, à savoir, les navires de Tharschish, signifie ceux qui t'en ont enrichie; la vastation du vrai et du bien dans l'homme naturel est en outre décrite « rougis, Sidon; car elle a dit, la mer, la forteresse de la mer: Je n'ai point été en travail d'enfant, et je n'ai point enfanté, et je n’ai point élevé de jeunes gens, ni fait croître de vierges; » par Sidon sont signifiées, de même que par Tyr, les connaissances du vrai et du bien dans l'Église ; par la mer, la forteresse de la mer, est signifié l'homme naturel tout entier ; par je n'ai point été en travail d'enfant, et je n'ai point enfanté, il est signifié qu'aucune chose de l'Église n'a été conçue ni engendrée; par les jeunes gens sont signifiées les affections du vrai, et par les vierges les affections du bien ; par « de même qu'à la renommée venant de l'Egypte, on sera saisi de douleur, de même à la renommée de Tyr, » il est signifié que cela a été fait parce que les connaissances d'après la Parole et les scientifiques qui confirment ont été appliqués aux faux et aux maux ; l'Egypte signifie les scientifiques, Tyr les connaissances d’après la Parole, ici ces scientifiques et ces connaissances dévastés par les faux et les maux auxquels ils ont été appliqués; et comme il y a lamentation à ce sujet, c'est pour cela qu'il est dit « ils seront saisis de douleur; » par « passez en Tharschish ; gémissez, habitants de l'île, » il est signifié qu'ainsi ont péri tout bien et tout vrai dans le naturel ; Tharschish signifie les biens et les vrais intérieurs dans le naturel, les habitants de l'île signifient les biens et les vrais extérieurs dans le naturel, comme ci-dessus aussi ; gémir signifie la douleur à cause de la vastation. Dans Jérémie : « Je pris la coupe de la main de Jéhovah, et je fis boire toutes les nations vers lesquelles m'a envoyé Jéhovah ; tous les rois de Tyr et tous les rois de Sidon, et les rois de l’île qui est dans la traversée de la mer. » — XXV. 17, 22 ; — là sont recensées plusieurs nations, dont les noms ne sont pas rapportés ici, et par toutes ces nations sont signifiés les biens et les vrais de l'Église, en général et en particulier, qui ont été dévastés ; et par les rois de Tyr et de Sidon, sont signifiées les connaissances du vrai et du bien d'après la Parole dans l'homme naturel, car toutes les connaissances du vrai et du bien, en tant que connaissances, sont dans l'homme naturel ; elles deviennent des vrais et des biens, quand on vit selon elles, parce que par la vie elles sont reçues dans l'homme spirituel ; par les rois de l'île qui est dans la traversée de la mer, sont signifiées les connaissances du vrai dans le dernier de l'homme naturel, qui est appelé le naturel-sensuel, parce que par là il y a traversée dans les intérieurs de l'homme naturel, la mer signifie l'homme naturel dans le commun, voir ci-dessus, Nos 275, 342 ; leur vastation est entendue par la coupe de Jéhovah, qu'il fit boire aux nations. Dans le Même : « A cause du jour qui vient pour dévaster tous les Philistins, pour retrancher à Tyr et à Sidon quiconque est de reste pour secourir, parce que Jéhovah dévaste les Philistins, les restes de l'Ile de Caphtor. » — XLVII. 4 ; — par les Philistins sont entendus ceux qui sont dans la foi seule, ou dans la foi séparée d'avec la charité; c'est même pour cela qu'ils étaient appelés incirconcis, ce qui signifie qu'ils n'avaient pas la charité; voir Nos 2049, 3412, 3413, 8093, 8313; par « pour retrancher à Tyr et à Sidon quiconque est de reste pour secourir, » il est signifié qu'ils n'ont aucune connaissance du vrai et du bien ; quiconque est de reste pour secourir signifie ne concordant plus; par les restes de l'Ile de Caphtor il est signifié aussi la même chose que par quiconque est de reste pour secourir. Dans le Même : « Passez dans les Iles des Kitthéens et voyez, en Arabie envoyez et examinez bien, et voyez s'il a été fait une chose comme celle-ci, si une nation a changé ses dieux ! » — II. 10,11 ;— passer et envoyer dans les Iles des Kitthéens et en Arabie, signifie envoyer, non pas dans ces lieux, mais vers tous ceux qui vivent naturellement dans les vrais et dans les biens selon leur religiosité; les Iles des Kitthéens c'est où sont ceux qui vivent naturellement dans les vrais, et l'Arabie, où sont ceux qui vivent naturellement dans les biens, à savoir, selon leur religiosité; les Kitthéens et l'Arabie signifient ceux-là et ces choses-là; en effet, tous ceux qui n'ont pas la Parole ou quelque révélation du Ciel, et qui vivent selon leur religiosité, vivent naturellement; car vivre spirituellement, c’est vivre uniquement selon les vrais et les biens d'après la Parole, et d'après une révélation du Ciel. Dans Séphanie : « Formidable se montrera Jéhovah sur eux, parce qu'il amaigrira tous les dieux des nations, afin qu'on L'adore, chacun de son lieu; toutes les îles des nations, vous aussi, Kushiens; transpercés par mon épée ils seront. » — II. 11, 12; — par ces choses, dans le sens interne, il est signifié que les faux du mal seront dissipés, et que les vrais et les biens seront donnés à ceux qui sont, il est vrai, dans les faux, mais non dans les faux du mal ; par les dieux des nations qu'il amaigrira, sont signifiés les faux du mal, par les dieux les faux, et par les nations les maux, et par amaigrir il est signifié retirer des faux les maux ; par les îles des nations et par les Kushiens sont signifiés ceux qui sont, il est vrai, dans les faux mais non dans les faux du mal, et par abstraction les faux mais non les faux du mal; et comme les faux non du mal sont dans l’homme naturel, c'est pour cela que par les îles des nations il est signifié l'homme naturel quant à ces faux, ou ces faux dans l'homme naturel ; ces faux sont signifiés par les transpercés par mon épée : sur les faux du mal et sur les faux non du mal, voir dans la DOCTRINE DE LA NOUVELLE JERUSALEM, N° 21. Dans David : « Il dominera de la mer à la mer, et du fleuve jusqu'aux extrémités de la terre; devant Lui se prosterneront les Iles, et ses ennemis lécheront la poussière. » — Ps. LXXII. 8, 9 ; — ces choses ont été dites du Seigneur; et par dominer de la mer à la mer, et du fleuve jusqu'aux extrémités de la terre, il est entendu sa domination sur toutes les choses du Ciel et de l'Église ; en effet, dans Monde spirituel, il y a des Mers pour limites, et les intermédiaires sont les terres où il y a des habitations pour les Anges et pour les esprits ; de là, par « de la mer à la mer » sont signifiées toutes les choses du Ciel, et parce que toutes les choses du Ciel sont signifiées, il est signifié aussi toutes les choses de l'Église; en effet, ce sont les biens de l'amour et par suite les vrais qui font le Ciel et aussi l'Église, c'est pourquoi par « de la mer à la mer » il est signifié aussi toutes les choses de l'Église; par « du fleuve jusqu'aux extrémités de la terre, » sont signifiées toutes les choses du Ciel et de l'Église, mais par cette expression sont signifiées toutes ces choses quant aux vrais, et par « de la mer à la mer, » toutes les choses du Ciel et de l'Église quant aux biens ; car dans le Monde spirituel les Mers sont des limites de la terre Orientale et de la terre Occidentale, et dans les terres de l'Orient vers l'Occident habitent ceux qui sont dans le bien de l'amour ; mais le fleuve signifie la première limite et les extrémités de la terre signifient les dernières limites du Midi vers le Septentrion où habitent ceux qui sont dans les vrais d'après le bien, limites que représentaient aussi les fleuves du Jourdain et de l'Euphrate respectivement à la terre de Canaan ; les lieux qui sont près des dernières limites sont entendus par les Iles, lesquelles par conséquent signifient les vrais dans les derniers, qui, quoiqu'ils ne soient point des vrais, sont néanmoins acceptés comme des vrais ; en effet, les vrais réels sont amoindris du milieu vers les limites, et cela, parce que ceux qui résident autour des limites sont dans la lumière naturelle, et non dans la lumière spirituelle ; par les ennemis sont signifiés les maux, il est dit d'eux qu'ils lécheront la poussière, c'est-à-dire qu'ils sont damnés. Dans le Même : « Jéhovah règne, la terre bondira, des Iles nombreuses se réjouiront. » — Ps. XCVII. 1 ; — par ces expressions il est signifié que l'Église où il y a la Parole et l'Église où il n'y a point la Parole, par conséquent que ceux qui sont dans les vrais spirituels et ceux qui sont dans les vrais non-spirituels, se réjouiront à cause du Royaume du Seigneur; par la terre est signifiée l'Église où il y a la Parole, et par tes Iles l'Église où il n'y a point la Parole, par conséquent ceux qui sont éloignés des vrais spirituels, car les vrais spirituels sont seulement ceux de la Parole, mais chez ceux qui sont hors de l'Église comme ils n'ont pas les vrais d'après la Parole, il y a seulement des vrais naturels, de là vient qu'il est parlé des Iles. Dans la Parole par les Iles il est entendu, non pas quelques Iles de la mer, mais des lieux dans le Monde spirituel habités par ceux qui sont dans la science naturelle de connaissances concordant en quelque sorte avec les connaissances du vrai et du bien qui sont dans la Parole ; ces lieux y apparaissent parfois comme des Iles dans la mer; c'est de là que dans le sens abstrait par les Iles sont signifiés les vrais de l'homme naturel ; cette dénomination vient de la mer dans laquelle sont les Iles, car la mer signifie les communs du vrai, ou les vrais de l'homme naturel dans le commun; les vrais de l'homme naturel sont signifiés par les Iles dans la Genèse : « Les fils de Javan étaient Elishah et Tharschish, les Kitthim et les Dodanim : par ceux-ci ont été partagées les Iles des nations, dans leurs terres, chacun selon sa langue, selon leurs familles, dans leurs nations. » — X. 4, 5 ; — et dans Ésaïe : « Il viendra (le temps) de rassembler toutes les nations et les langues, afin qu'elles viennent et qu'elles voient ma gloire; et je poserai en eux un signe, et j'enverrai les réchappés d'entre eux vers les nations de Thars­chish, de Pul et de Lud, qui tirent de l'arc, de Thubal et de Javan, les Iles éloignées, qui n'ont pas entendu ma renommée et n'ont pas vu ma gloire, et on annoncera ma gloire parmi les nations. » — LXVI. 18,19 ; puis Chap. XI. 10,11. --- Puisque dans la Parole la plupart des expressions ont le sens opposé, de même aussi les Iles ; dans ce sens les Iles signifient les faux opposés aux vrais dans l'homme naturel : les Iles ont ce sens dans les passages suivants ; dans Ésaïe : « Je dévasterai montagnes et collines, et toute l'herbe j'en dessécherai; et je mettrai les fleuves en Iles, et les étangs je sécherai. » — XLII.15, 16; — voir dans l'Article précédent, où ces paroles ont été expliquées ; dans Ézéchiel : « Je mettrai le feu dans Magog, et parmi ceux qui habitent les Iles en sécurité. » — XXXIX. 6; --- dans Ésaïe : « La colère à ses ennemis, rétribution à ses adversaires, aux Iles rétribution il rendra. » — LIX. 18 ; — dans le Même : « Voici, les nations comme une goutte d'un seau, et comme des poussières d'une balance sont réputées ; voici, il enlève les Iles comme ce qu'il y a de plus menu. » — XL. 15 ; — les nations sont les maux, et les îles les faux ; dans le Même : « Taisez-vous, Iles; que les peuples prennent de nouvelles forces, qu'ils approchent, qu'alors ils parlent; ensemble au jugement arrivons; les Iles ont vu et elles ont craint, les bouts de la terre ont tremblé. » — XLI. 1, 5.



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