| Apocalypse Expliquée 382. Et celui qui était monté dessus, signifie la Parole : on le voit d'après ce qui a été dit et montré ci-dessus, N° 373 ; s'il est dit qu'il avait nom la mort, ce n'est pas que la Parole en elle-même soit la mort, mais elle l’est devant ceux qui sont dans les maux et par suite dans les faux, car ceux-ci ne voient et ne perçoivent en elle rien du vrai ni rien du bien, ainsi rien de la vie spirituelle ; c'est pourquoi, selon l'apparence et la perception devant ceux qui sont tels, le nom de celui qui était monté sur le Cheval pâle est appelé la mort ; en effet, la Parole apparaît à chacun selon la qualité qu'il a, comme vie à ceux qui sont dans le bien et dans le vrai, mais comme mort à ceux qui sont dans les maux et dans les faux : il en est de même du Seigneur, qui est la Parole, il apparaît aussi Lui-Même à chacun selon la qualité de celui-ci, comme feu et lumière vivifiant et réjouissant à ceux qui sont dans le bien et par suite dans les vrais, mais comme feu consumant et comme obscurité à ceux qui sont dans le mal et par suite dans les faux, voir Nos 934 f., 1861 f., 6832, 8814, 8819, 9434, 10551 : c'est même pour cela qu'à ceux qui sont dans le mal et par suite dans les faux, il semble que le Seigneur se met en colère, qu'il punit, condamne et jette dans l'enfer, lorsque cependant jamais il ne se met en colère, ne punit, ne condamne ni ne jette en enfer, mais il sauve en tant que l'homme s'approche, car il est le Bien même et le Vrai même, il est Lui-Même l'Amour, et il est Lui-Même la Miséricorde ; il en est de même ici, en ce qu'il est dit que celui qui était monté sur le Cheval pâle avait nom la mort ; pour le reste, voir sur ce sujet dans l'Article ci-dessus cité, N° 373.
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