| Apocalypse Expliquée 355. Et je vis, et voici un Cheval Blanc, signifie l'entendement du vrai d'après la Parole : on le voit par la signification du Cheval, en ce qu'il est l'intellectuel, et par la signification du blanc, en ce qu'il se dit du vrai : que le Cheval signifie l'intellectuel, on peut le voir d'après ce qui a été rapporté et montré dans Opuscule sur LE CHEVAL BLANC ; et que le Blanc se dise du vrai, on le voit ci-dessus, N° 196. Il est dit qu'un Cheval blanc fut vu quand l'Agneau ouvrit le premier sceau, un Cheval roux quand il ouvrit le second, un Cheval noir quand il ouvrit le troisième, et un Cheval pâle quand il ouvrit le quatrième, et comme par le Cheval est signifié l'intellectuel, spécialement quant à la Parole, on peut voir par là que l'entendement du vrai d'après la Parole, et la qualité de cet entendement chez les hommes de l'Église, sont décrits ici par les Chevaux ; soit que l'on dise que cet entendement est décrit, ou que ce sont ceux qui sont dans cet entendement, c'est la même chose, car les hommes, les esprits et les Anges sont les sujets dans lesquels il est. De là on peut savoir ce qui est décrit dans le sens interne ou spirituel dans ce Chapitre et dans ceux qui suivent, c'est-à-dire que c'est la Parole quant à l'entendement ; cela aussi est évident par le Vers. 9 de ce Chapitre, où, après que les quatre Chevaux eurent été vus, et que le cinquième sceau eut été ouvert, il est dit qu' « Il vit les âmes de ceux qui avaient été tués pour la Parole de Dieu; » et aussi par le Chapitre XIX de ce Livre, où il est dit que « le Nom de Celui qui est monté sur le Cheval Blanc est appelé la Parole de Dieu. » — Vers. 13. — Que l'intellectuel soit signifié par le Cheval, et que l'entendement du Vrai d'après la Parole soit signifié par le Cheval Blanc, on le voit expliqué dans l'Opuscule, ci-dessus cité, sur le cheval blanc ; mais comme dans cet Opuscule il n'a été rapporté que peu de passages extraits de la Parole, qui confirment que le Cheval signifie l'intellectuel, je vais pour cela même en rapporter ici un plus grand nombre, afin que la confirmation soit complète ; ce sont les suivants ; dans Ézéchiel : « Rassemblez-vous d'alentour sur mon sacrifice que je sacrifie pour vous; vous serez rassasiés sur ma table, de Cheval et de Char, de fort et de tout homme de guerre : ainsi je donnerai ma gloire parmi les nations. » — XXXIX. 17, 20, 21 : — là, il s'agit de là-convocation de tous pour le Royaume du Seigneur, et spécialement de l'instauration de l'Église chez les nations; car là il s'agit de la captivité spirituelle dans laquelle ont été les nations, et de leur délivrance ; par le sacrifice qui devait être sacrifié, il est signifié tout culte par lequel le Seigneur est adoré ; être rassasié sur ma table signifie recevoir toute nourriture spirituelle, et comme cette nourriture est l'entendement du vrai d'après la Parole et d'après la doctrine qui en provient, il est dit être rassasié de cheval et de char, par le cheval est signifié l'entendement du vrai d'après la Parole, et par le char la doctrine qui en provient ; il est dit aussi être rassasié de fort et de tout homme de guerre, et par le fort est signifié le vrai d'après le bien qui détruit le mal, et par l'homme de guerre, le vrai d'après le bien qui détruit le faux ; si de telles choses n'étaient pas signifiées, que serait-ce que d'être rassasié de cheval et de char, de fort et de tout homme de guerre? Pareillement dans l'Apocalypse : « Assemblez- vous pour le souper du grand Dieu, afin que vous mangiez chairs de rois, et chairs de kitiarques, et chairs de forts, et chairs de chevaux et de ceux qui les montent. » — « XIX. 17, 18 ; — là, dans ce qui précède, il s'agit de la Parole et de son sens spirituel ; ici maintenant on est invité à apprendre les vrais et à percevoir les biens ; et par le souper du grand Dieu il est signifié l'instruction dans les vrais, et par suite la perception du bien d'après le Seigneur; et par chairs de rois, de kiliarques, de forts, de chevaux et de ceux qui les montent, sont signifiés les vrais de tout genre qui proviennent du bien, la chair signifie le bien, les rois les Divins vrais en général, les kiliarques les mêmes en particulier, les forts les vrais naturels, les chevaux les vrais intellectuels, et ceux qui les montent les vrais spirituels ; que dans ce passage il ne soit pas entendu des chairs de rois, de kiliarques, de forts, de chevaux et de ceux qui les montent, chacun le voit clairement Dans Habakuk : « Est-ce que contre des fleuves s'est courroucé Jéhovah? est-ce que contre les fleuves est ta colère? est-ce que contre la mer est ton emportement, que tu chevauches sur tes chevaux? tes chars (sont) le salut. Tu as foulé la mer avec tes chevaux, le limon des grosses eaux. » — III. 8, 15 ; — qui ne voit qu'ici par les chevaux il n'est point entendu des chevaux ? en effet, il est dit de Jéhovah qu'il chevauche sur ses chevaux, et qu'il foule la mer avec ses chevaux, et que ses chars sont le salut; mais cela est dit, parce que par chevaucher sur des chevaux il est signifié que Jéhovah, c'est-à-dire, le Seigneur, est dans l'entendement de sa Parole dans son sens spirituel; et comme de là vient la doctrine du vrai, qui enseigne le chemin du salut, il est ajouté « tes chars sont le salut; » tes chars signifient la doctrine; et par fouler la mer avec des chevaux il est signifié que Jéhovah, c'est-à-dire, le Seigneur, est dans l'entendement de sa Parole dans le sens naturel, car la mer y signifie cela, et eu général toutes les choses qui sont de l'homme naturel et pour l'homme naturel ; et comme, là, ce sont les Divins Vrais dans leur dernier, c'est pour cela qu'il est ajouté « le limon des grosses eaux, » le limon signifie le dernier d'après lequel et dans lequel sont les vrais, et les eaux signifient tes vrais. Dans Zacharie : « Je retrancherai le char hors d'Ephraïm, et le cheval hors de Jérusalem ; et sera retranché l'arc de guerre; au contraire, il parlera de paix aux nations. » — IX. 10 ; — là, il s'agit de l'avènement du Seigneur, pt de l'instauration de l'Église chez les nations ; qu'alors il n'y ait eu de l'Église rien de reste chez les Juifs, cela est décrit par « je retrancherai le char hors d'Ephraïm, et le cheval hors de Jérusalem, et sera retranché l'arc de guerre, » ce qui signifie qu'il n'y avait plus ni vrai dans la doctrine, ni entendement du vrai, et que par suite il n'y avait aucun combat ni aucune résistance contre le faux ; par Éphraïm est signifiée l'Église quant à l'entendement du vrai, et par Jérusalem l'Église quant à la doctrine du vrai, par le char la doctrine elle-même, par le cheval l'entendement lui-même, et par l'arc de guerre le combat et la résistance contre le faux ; l'instauration de l'Église chez les nations est signifiée par « il parlera de paix aux nations ; » par les nations sont signifiés tous ceux qui sont dans le bien de l'amour envers le Seigneur, voir ci-dessus, N° 331 ; la paix signifie ce bien, et par suite toutes les choses de l'Église : qu'Éphraïm signifie l'Église quant à l'entendement du vrai, on le voit dans les arcanes célestes, Nos 3969, 5354, 6222, 6234, 6238, 6267, 6296; et que Jérusalem signifie l'Église quant à la Doctrine, on le voit dans la doctrine de la nouvelle Jérusalem, N° 6 ; et ci-dessus, N° 223. Dans le Même : « En ce jour-là, je frapperai tout Cheval de stupeur, et son Cavalier d'égarement; et sur la maison de Jehudah j'ouvrirai mon œil; mais tout cheval des peuples je frapper ai d'aveuglement. » — XII. 4; — là, il s'agit de la dévastation de l'Église précédente, et de l'instauration de l'Église nouvelle ; la dévastation de l'Église précédente est décrite par « en ce jour-là je frapperai tout cheval de stupeur, et son cavalier d'égarement, et tout cheval des peuples je frapperai d'aveuglement ; » que là par le cheval il soit signifié l'entendement du vrai chez les hommes de l'Église, et par le cavalier l'affection spirituelle du vrai, d'où provient l'entendement, cela est évident ; autrement que serait-ce que frapper le cheval de stupeur, et d'aveuglement le cheval des peuples? la stupeur se dit de l'entendement, quand il n'a aucune perception du vrai, et l'aveuglement se dit de l'entendement quand il n'a aucune aperception du vrai ; par la maison de Jehudah est signifiée l'Église chez ceux qui sont dans le bien de l'amour envers le Seigneur, et par suite dans la doctrine du vrai d'après la Parole, voir ci-dessus, Nos 119, 211 ; c'est pourquoi il est dit, « sur elle j'ouvrirai mon œil, » ce qui signifie les illustrer afin qu'ils voient les vrais. Dans le Même : « En ce jour-là il y aura sur les sonnettes des chevaux : Sainteté à Jéhovah. » — XIV. 20; — là, il s'agit aussi de l'avènement du Seigneur, et de l'invitation de tous pour l'Église, et par les sonnettes des chevaux sont signifiés les scientifiques et les connaissances., et par suite les prédications qui proviennent de l'entendement du vrai ; et comme c'est du Seigneur que procède tout entendement du vrai, et par suite les connaissances elles-mêmes et les prédications, c'est pour cela qu'il est dit « il y aura sur les sonnettes des chevaux : Sainteté à Jéhovah : » comme les sonnettes avaient ces significations, c'est aussi pour cela qu'il y avait des sonnettes d'or sur les bords du manteau d'Aharon tout autour, — Exod. XXVIII. 34, 35. — Dans Moïse : « Dan sera un serpent sur le chemin, un aspic sur le sentier, qui mord talons du cheval; et tombera son Cavalier à la renverse: ton salut j'attends, Jèhovah ! » — Gen. XLIX. 17, 18 ; — c'est le prophétique d'Israël, le père, sur la Tribu de Dan, tribu par laquelle sont signifiés les derniers de l'Église, ainsi ceux qui sont dans les derniers du vrai et du bien, et qui sont appelés sensuels; en effet, dans l'Église, il y en a qui sont spirituels, et il y en a qui sont naturels, et les naturels sont intérieurs, moyens et derniers, les derniers sont les sensuels ; ceux-ci ne s'élèvent pas quant à la pensée au-delà du sens de la lettre de la Parole, ils sont entendus par Dan ; par ce prophétique il est décrit quels ils sont, à savoir, « Dan est un serpent sur le chemin, un aspic sur le sentier, qui mord les talons du cheval; et tombera son cavalier à la renverse; » par le serpent sur le chemin et par l'aspic sur le sentier est signifié le sensuel quant au vrai et quant au bien; par les talons du cheval sont signifiés les derniers de l'entendement du vrai et du bien, par le cavalier le raisonnement d'après ces derniers ; et comme le sensuel, considéré en lui-même, ne voit point les vrais puisqu'il ne saisit point les spirituels, et que par suite il tombe facilement dans les faux, à moins qu'il n'en soit continuellement détourné par le Seigneur, c'est pour cela qu'il est dit « et tombera son cavalier à la renverse, ton salut j'attends, Jéhovah! » que par Dan soient signifiés les derniers de l'Église, on le voit Nos 1710, 6396, 10335; puis aussi, que par le serpent est signifié le sensuel, qui est le dernier de l'entendement, Nos 6S98, 6949, 8624 f., 10313, et ci-dessus, N° 70; que par le chemin est signifié le vrai, Nos 627, 2333,10A22, et ci-dessus, N° 97; et que par le talon est signifié le dernier naturel, ou le naturel corporel, Nos 259, 4938 et suiv. : ce que c'est que le sensuel, et quels sont les hommes sensuels dans l'un et l'autre sens, on le voit dans la DOCTRINE DE LA NOUVELLE JÉRUSALEM, N° 50. Dans Zacharie : « Je levai mes yeux, et je vis, et voici, quatre Chars sortant d'entre deux montagnes, et les montagnes, montagnes d'airain : au premier Char des Chevaux roux, au second Char des Chevaux noirs, au troisième Char des Chevaux blancs, et au quatrième Char des Chevaux tachetés, des robustes. L'Ange dit : Ceux-ci (sont) les quatre vents des deux, sortant d'où ils se tiennent, près du Seigneur de toute la terre. Quant à celui où (sont) les chevaux noirs, ils sortent, vers la terre du septentrion; et les blancs sont sortis après eux, et les tachetés sont sortis vers la terre du midi, et les robustes sont sortis et ont demandé d'aller parcourir la terre. Et il me dit : Vois ceux qui sortent vers la terre du' septentrion, ils ont fait reposer mon esprit dans la terre du septentrion. Et des éloignés viendront, et ils bâtiront dans le Temple de Jéhovah. » —VI. 1 à 8, 15 ; — ce prophétique n'est entendu par personne, à moins qu'on ne sache ce que signifient les Chars et les Chevaux, et ce que signifient le roux, le noir, le blanc, le tacheté, et le robuste ; puis, ce que signifient la terre du septentrion et la terre du midi ; là, il s'agit de l'Église à propager chez ceux qui n'étaient encore dans aucune lumière du vrai, parce qu'ils n'avaient pas eu la Parole ; par le septentrion il est entendu l'obscurité du vrai qu'ils ont; par le midi, la clarté du vrai ; par les Chevaux, leur entendement; par le roux, le noir, le blanc et le tacheté, la qualité de l'entendement dans le commencement, et sa qualité dans la suite; par le roux, la qualité de leur entendement quant au bien dans le commencement ; par le noir, la qualité de leur entendement quant au vrai dans le commencement; par le blanc, la qualité de leur entendement quant au vrai dans la suite; et par le tacheté, la qualité de leur entendement quant an vrai et au bien enfin ; par le robuste il est entendu quel est leur entendement quant à la puissance de résister aux maux et aux faux: d'après cela, on peut voir maintenant ce qui est signifié en ce que les Chevaux roux sont sortis vers la terre du septentrion, et que les blancs sont sortis après eux, et par « ils ont fait reposer mon esprit dans la terre du septentrion ; » à savoir, que ceux qui sont d'après le bien de la vie dans l'affection de connaître les vrais de l'Église, les reçoivent et les comprennent, et que les autres ne sont point illustrés; l'illustration et la réception par eux sont entendues par « ils ont fait reposer mon esprit dans la terre du septentrion : » par les tachetés qui sont sortis vers la terre du midi, et les robustes parcourir la terre, il est signifié que ceux qui d'après le bien de la vie sont dans l'affection de savoir les vrais de l'Église, viennent dans la lumière, et qu'ils résistent aux maux et aux faux et constituent l'Eglise; de là vient que ces quatre espèces de chevaux sont appelés les quatre vents des cieux, sortant d'où ils se tiennent, près du Seigneur de toute la terre; les vents signifient tous les Divins vrais, et « sortant d'où ils se tiennent près du Seigneur de toute la terre » signifie qu'ils procèdent du Seigneur; que les vents signifient tous les Divins vrais, on le voit N° 9642, et dans le Traité DU CIEL ET DE L'ENFER, No 141 à 153; et que sortir signifie procéder, on le voit dans les ARCANES CÉLESTES, N° 5337, 7124, 9303 : par les éloignés qui bâtiront dans le Temple de Jéhovah, il est signifié que ceux qui avaient auparavant été éloignés des vrais et des biens de l'Église, s'approcheront de l'Église; que ceux-là soient signifiés par les éloignés, on le voit Nos 4723, 8918; et que par le Temple de Jéhovah soit signifiée l'Église, on le voit N° 3720 : que, de plus le par le septentrion il soit signifié l'obscurité du vrai, et par le midi la clarté du vrai, par conséquent aussi ceux qui sont dans l'obscurité et ceux qui sont dans la clarté du vrai, on le voit dans le Traité DU CIEL ET DE L'ENFER, Nos 148, 149, 150, 151 : ce qui est signifié par le roux et par le noir dans l'un et l'autre sens, on le verra dans les explications sur les Vers. 4 et 5 de ce Chapitre ; et ce qui est signifié par le blanc, on le voit ci-dessus, N° 196 : par les montagnes d'airain, d'entre lesquelles sortirent les chars et les chevaux, il est signifié le bien de l'amour dans l’homme naturel ; cela est dit, parce que les nations, dont il s'agit ici, avant qu'elles fussent illustrées, étaient non pas dans le bien spirituel mais dans le bien naturel; que par la montagne il soit signifié le bien de l'amour, on le voit Nos 795, 4210, 6435, 8327, 8758, 10438; et par l'airain, le bien naturel, on le voit ci-dessus, N° 70. Dans Job: « Dieu lui a fait oublier la sagesse, et il ne lui a point départi l’intelligence; dans le temps qu'en haut elle s'élève, elle rit du Cheval et de son Cavalier. » XXXIX. 17, 18 ; cela est dit d'un oiseau, par qui est signifiée l'intelligence provenant du propre, laquelle en elle-même n'est nullement l'intelligence, car l'homme d'après le propre ne voit que des faux, et ne voit point les vrais, et l'intelligence vient des vrais et non pas des faux; c'est pourquoi il est dit à son sujet que Dieu lui a fait oublier la sagesse et ne lui a pas départi l'intelligence, et « quand en haut elle s'élève, elle rit du cheval et de son cavalier, » c'est-à-dire, de l'entendement du vrai et de l'intelligent. Dans David: « Ils sont devenus en proie, les forts de cœur; ils ont dormi de leur sommeil; devant ta réprimande, Dieu de Jacob, se sont endormis et le Char et le Cheval. » Ps. LXXVI. 6, 7; --- par les forts de cœur sont signifiés ceux qui sont dans les vrais d'après le bien; par « ils sont devenus en proie, et ils ont dormi de leur sommeil,» il est signifié que par les maux ils sont tombés dans les faux; par la réprimande du Dieu de Jacob, est signifié le renversement de leur état par eux-mêmes; par « se sont endormis et le Char et le Cheval, il est signifié que leur intellectuel a été assoupi, parce qu'il est devenu entièrement naturel; que par veiller il soit signifié s'acquérir la vie spirituelle, et par dormir avoir la vie naturelle sans la vie spirituelle, on le voit ci-dessus, N° 187. Dans Ézéchiel : « Javan, Thubal et Meschech, en âme d'homme et vases d'airain ils ont fourni ton commerce: de Beththogarmah Chevaux, Cavaliers et Mulets ils ont donné pour tes négoces.» --- XXVII. 13, 14; --- là, il s'agit de Tyr, par laquelle sont signifiées les connaissances du vrai et du bien qui appartiennent à l'Église externe et interne; par Javan, Thubal et Meschech, sont signifiés ceux qui sont dans le culte externe; et par ceux de Beththogarmah, ceux qui sont dans le culte interne, aussi est-il dit que ceux-ci ont donné pour les négoces de Tyr chevaux, cavaliers et mulets, et que ceux-là ont donné âme d'homme et vases d'airain pour le commerce, par l'âme d'homme est signifié le vrai de la foi quant à la connaissance, et par les vases d'airain sont signifiés les vrais du bien naturel; par les chevaux, les cavaliers et les mulets il est signifié l'entendement du vrai et du bien, par les chevaux l'entendement du vrai, par les cavaliers l'intelligence, et par les mulets le rationnel; que par le mulet soit signifié le rationnel, on le voit Nos 2781, 5741, 9212 : chacun peut voir que par les négoces de Tyr, qui sont énumérés dans ce Chapitre et ailleurs, il n'est pas entendu des négoces avec de telles choses, par exemple, avec des vases d'airain, des chevaux et des mulets, ni avec plusieurs autres marchandises, mais qu'il est entendu des négoces spirituels qui se font par les connaissances du vrai et du bien; car la Parole est Divine, et traite des Divins, et non des terrestres; aussi contient-elle les spirituels qui appartiennent au Ciel et à l'Eglise, lesquels sont exprimés dans le Sens dernier, ou sens de la lettre, par des naturels qui y correspondent : que négocier et commercer signifie, dans la Parole, acquérir et communiquer les connaissances du vrai et du bien, on le voit Nos 2967, 4453; et qu'il en soit de même d'acheter et de vendre, on le voit Nos 2967, 4397, 4453, 5371, 5374, 5406, 5410, 5426, 5886, 6143, 7999, 9039. Dans Ésaïe : « Où est-il celui qui les a conduits par les abîmes, comme le Cheval dans le désert, sans qu’ils aient bronché, comme la bête qui dans la vallée descend? l’esprit de Jéhovah 1’a conduit. » --- LXIII. 13, 14; --- dans ce Chapitre il s'agit du Seigneur, et de son combat contre les enfers, et de leur subjugation; mais ici il est question de la salvation de ceux qui sont dans l'amour et dans la foi en Lui, ceux-ci sont comparés à un cheval dans un désert, et à une bête dans une vallée, parce que par le cheval il est signifié l'entendement du vrai, et par la bête l'affection du bien; en effet, toutes les comparaisons dans la Parole viennent des correspondances. Dans l'Apocalypse: « Je vis le Ciel ouvert, et voici un Cheval blanc, et Celui qui était monté dessus s'appelait la Parole de Dieu; et les armées qui sont dans le Ciel Le suivaient sur des Chevaux blancs.» --- XIX. 11 à 16; --- que par le Cheval blanc soit signifié l'entendement de la Parole, de même que par les Chevaux blancs sur lesquels étaient montés ceux qui suivaient, cela est évident; en effet, Celui qui était monté sur le Cheval blanc était le Seigneur quant à la Parole, car il est dit, « et Celui qui était monté dessus s'appelait la Parole de Dieu; » et au Vers. 16: « Il a sur son vêtement et sur sa cuisse ce Nom écrit: Roi des rois et Seigneur des seigneurs; » le Seigneur est appelé la Parole, parce que la Parole signifie le Divin Vrai procédant de Lui; mais on peut voir ces passages de l'Apocalypse plus pleinement expliqués dans l'Opuscule sur LE CHEVAL BLANC, N° 1 ; et pourquoi le Seigneur est appelé la Parole, N°14 du même Traité. Puisque les Chars et les Chevaux signifient la doctrine d'après la Parole et l'entendement de cette doctrine, et que toute doctrine du vrai et tout entendement de la doctrine viennent du Ciel par le Seigneur, c'est pour cela qu'il est dit du Seigneur qu'il chevauche sur la Parole, sur les nuées, sur le Ciel, sur un Chérubin, et qu'il fait Chevaucher, comme dans les passages suivants; dans David : « Ceins ton épée sur ta cuisse, Homme Puissant, en ta dignité et en ton honneur monte, et Chevauche sur la Parole de vérité et de mansuétude de justice. ». --- Ps. XLV. 5,6; --- ces paroles ont été dites du Seigneur. Dans le Même: « Chantez à Dieu, louez son Nom, exaltez Celui qui Chevauche sur les nuées! » --- LXVIII. 5. --- Dans Ésaïe: « Voici Jéhovah Chevauchant sur une nuée, et il vient en Égypte, et seront ébranlées les idoles de l’Égypte devant Lui.» --- XIX. 1, 2. --- Dans David : « Psalmodiez au Seigneur qui Chevauche sur le Ciel du Ciel d'antiquité.» --- Ps. LXVIII. 34. --- « Dieu Chevauchait sur un Chérubin, et il volait, et il était porté sur les ailes du Vent.» --- Ps. XVIII. 11. --- Dans Habakuk : « Jéhovah, tu Chevauches sur tes Chevaux, tes Chars (sont) le salut; tu as foulé la mer avec les Chevaux.» --- III. 8,15. --- Dans Ésaïe: « Alors tu te délecteras en Jéhovah, et Chevaucher je te ferai sur les lieux élevés de la terre. » --- LVIII. 14. --- Dans Moïse : « Jéhovah seul l’a conduit, et il l’a fait Chevaucher sur les lieux élevés, de la terre.» --- Deutér. XXXII. 12, 13. --- Et dans Hosée : « Chevaucher je ferai Éphraïm.» --- X. 11; --- dans ces passages par chevaucher il est signifié donner l'intelligence et la sagesse, parce que par le char il est signifié la doctrine du vrai, et par les chevaux l'entendement du vrai. Dans Ésaïe: « Alors on amènera tous vos frères, de toutes les nations, en offrande à Jéhovah, sur les Chevaux et sur le Char, et sur les charriots couverts, sur les mulets et sur les dromadaires, à la montagne de ma sainteté, à Jérusalem.» --- LXVI. 20 ; --- là, il s'agit de l'instauration de la Nouvelle Église par le Seigneur ; c'est pourquoi il n'est pas entendu qu'on amènera leurs frères sur les chevaux, sur le char, sur les charriots couverts, sur les mulets et sur les dromadaires, à Jérusalem ; mais il est entendu que tous ceux qui sont dans le bien seront instruits dans les Divins Vrais, et que, devenus par eux intelligents et sages, ils seront introduits dans l'Église; car par les frères il est signifié tous ceux qui sont dans le bien, par les chevaux l'entendement du vrai, par le char la doctrine du vrai, par les charriots couverts les connaissances du vrai, par les mulets le rationnel interne qui est spirituel, par les dromadaires le rationnel externe qui est naturel, et par Jérusalem l'Église où est la doctrine du Divin Vrai, laquelle, d'après l'amour du vrai, est appelée montagne de sainteté. Par la signification des chars et des chevaux on peut voir d'où vient que « Élie et Élisée ont été appelés Char d’Israël et ses Cavaliers;» et « que le serviteur d’Élisée vit la Montagne pleine de Chevaux et de Chars de feu autour d’Élisée.» --- II Rois, II. 11, 12. VI. l7. XIII. 14; --- la raison de cela, c'est que l'un et l'autre, tant Élie qu'Élisée, représentaient le Seigneur quant à la Parole, et que par les Chars il est signifié la doctrine d'après la Parole, et par les Cavaliers l'intelligence; qu'Élie et Élisée aient représenté le Seigneur quant à la Parole, on le voit Nos 7643, 8029, 9372. Que les Chars et les Chevaux signifient la Doctrine et l'entendement de la Doctrine, on peut encore le voir par le sens opposé, dans lequel les Chars et les Chevaux signifient les doctrines du faux et les scientifiques faux d'après un intellectuel perverti; en effet, dans la Parole, la plupart des expressions ont le sens opposé, d'après lequel on peut voir ce que ces mêmes expressions signifient dans le sens réel. Que les Chars et les Chevaux dans le sens opposé aient de telles significations, on peut le voir par les passages suivants ; dans Ézéchiel : «Voici, je vais amener contre Tyr le Roi de Babel du septentrion, avec Cheval et avec Char, et avec Cavaliers; tes filles dans le champ il tuera par l'épée : à cause de la multitude de ses Chevaux leur poussière te couvrira; à cause de la voix de Cavalier et de roue et de Char tes murailles seront ébranlées; sous les sabots de ses Chevaux il foulera toutes tes rues; ton peuple par l'épée il tuera.» --- XXVI. 7, 8, 10, 11 ; --- par Tyr il est signifié l'Église quant aux connaissances du vrai, et par le roi de Babel la destruction du vrai par les faux et la profanation; par le septentrion, d'où il doit venir, il est signifié d'où provient tout faux, spécialement l'enfer d'où s'élève le faux; par char, chevaux et cavaliers, sont signifiés les doctrinaux du faux et les raisonnements qui en proviennent; par les filles qu'il tuera par l'épée dans le champ, sont signifiées les affections du vrai qu'il étouffera par les faux, car les filles sont les affections du vrai, le champ est l'Église où sont ces affections, l'épée est le combat du faux contre le vrai, et tuer c'est étouffer; de là on voit clairement ce qui est signifié par « à cause de la multitude de ses chevaux leur poussière te couvrira, » la poussière est le mal du faux; par les murailles, qui seront ébranlées à cause de la voix de cavalier, de roue et de char, sont signifiés les vrais qui protègent, lesquels sont en général, qu'il ya un Dieu, que la Parole est Divine, et qu'il y a une vie éternelle; ces murailles, ou ces vrais, sont dites être ébranlées à cause de la voix de cavalier, de roue et de char, quand on tombe dans le doute par les faux de la doctrine et par les raisonnements qui en proviennent; par les sabots des chevaux, sous lesquels il foulera toutes les rues, sont signifiés les extrêmes de l'homme naturel, qui sont appelés sensuels, d'après lesquels existent toutes faussetés; les rues qu'il foulera sont les vrais de la doctrine de l'Église, qu'il détruira entièrement; par le peuple qui tombera par l'épée; sont signifiés tous ceux qui sont dans les vrais, et par abstraction tous les vrais. Dans Jérémie: «Épée! contre les menteurs, afin qu'ils deviennent insensés; épée! contre les forts, afin qu'ils soient consternés ; épée! contre ses Chevaux et contre ses Chars; épée! contre ses trésors, afin qu'ils soient pillés; sécheresse sur ses eaux, afin qu'elles tarissent, parce que terre d'images taillées, elle. » --- L. 36, 37, 38; --- par l'épée il est signifié le combat du vrai contre le faux et du faux contre le vrai, et par suite la vastation, ici la vastation, par les menteurs et par les forts sont signifiés les faux et les raisonnements qui en proviennent; de même par les chevaux et par les chars ; par les trésors qui seront pillés sont signifiées toutes les choses de la doctrine; par « sécheresse sur les eaux afin qu'elles tarissent, » est signifiée la désolation du vrai; la sécheresse est la désolation, et les eaux sont les vrais: et comme tous les faux viennent de la propre intelligence, c'est pour cela qu'il est dit, « parce que terre d'images taillées, elle; » la terre y signifie l'hérésie, et les images taillées signifient les choses qui viennent de la propre intelligence; que ces choses soient signifiées par les images taillées, les images de fonte et les idoles, on le voit Nos 8869, 8941, 10406, 10503. Dans le Même: « Voici, comme les nuées il montera, et comme la tempête ses chars; légers sont plus que des aigles ses chevaux; malheur à nous, car nous avons été dévastés ! Nettoie de la malice ton cœur, afin que tu sois sauvée; combien de temps demeureront-elles au milieu de toi, les pensées de ton iniquité? En dévastation sera toute la terre; à cause de la voix de Cavalier et d'Archers s'enfuit toute ville; ils sont entrés dans les nuées, et dans les rochers ils sont montés, toute ville est déserte. » --- IV. 13, 14, 27, 29; --- là est décrite la vastation de l'Église par les faux du mal; les faux sont signifiés par la nuée, et le désir de raisonner d'après les faux contre les vrais est signifié par les chevaux qui sont légers plus que des aigles; les doctrinaux du faux sont signifiés par les chars qui sont comme la tempête; que par suite le tout de l'Église et le tout de sa doctrine périssent, cela est signifié par « en dévastation sera toute la terre, et à la voix de cavalier et d'archers s'enfuit toute ville; » la terre est l'Église, et la ville est la doctrine de l'Église, la voix de cavalier et d'archers est le raisonnement d'après les faux et l'attaque, et fuir c'est périr; ensuite, par « ils sont entrés dans les nuées, et dans les rochers ils sont montés, » il est signifié que le faux et la foi du faux doivent régner; les nuées sont les faux, et les rochers sont la foi des faux; que la dévastation de l'Église et de la doctrine de l'Église soit ainsi décrite, cela est évident, car il est dit: « Malheur à nous, car nous avons été dévastés! combien de temps demeureront-elles au milieu de toi, les pensées de ton iniquité? en dévastation sera toute la terre, toute ville est déserte. Dans le Même: « Voici, un peuple vient de la terre du septentrion, et une nation grande sera suscitée des côtés de la terre; leur voix comme la mer retentit, et sur des Chevaux ils chevauchent. » ---VI. 22, 23. L. 42; --- ici est pareillement décrite la dévastation de l'Église par les faux du mal; la terre du septentrion et les côtés de la terre, c'est d'où ils viennent; la terre du septentrion, d'où viennent les faux, et les côtés de la terre d'où viennent les maux, car par le septentrion est signifié ce qui a été éloigné des vrais, et par les côtés de la terre ce qui a été éloigné des biens, c'est pourquoi il est dit la nation au sujet des maux, et le peuple au sujet des faux, car par la nation sont entendus ceux qui sont dans les maux, et par le peuple ceux qui sont dans les faux, voir ci-dessus, N° 331; leur raisonnement est signifié par « leur voix comme la mer retentit, et sur des Chevaux ils chevauchent. » Dans Ézéchiel: « Tu viendras de ton lieu, des côtés du septentrion, toi, et des peuples, en grand nombre avec toi, chevauchant sur des chevaux, eux tous; et tu monteras contre mon peuple Israël, comme la nuée pour couvrir la terre. » --- XXXVIII. 15, 16; --- ces paroles sont dites de Gog, par lequel est signifié le culte externe sans aucun culte interne; les côtés du septentrion signifient, ici comme ci-dessus, ce qui a été éloigné des biens et des vrais, ainsi ce dont proviennent les faux du mal; et comme par suite ils raisonnent et attaquent les vrais de l'Église et les étouffent, il est dit « chevauchant sur des chevaux, eux tous; et tu monteras contre mon peuple Israël, comme la nuée pour couvrir la terre. » Chevaucher sur des chevaux, c'est raisonner; monter contre le peuple Israël et couvrir la terre, c'est attaquer les vrais de l'Église et les étouffer; la nuée, ce sont les faux du mal. Dans Daniel : « Dans le temps de la fin, le roi du midi sera en collision avec le roi du septentrion; c'est pourquoi comme une tempête contre lui se précipitera le roi du septentrion avec char et avec cavaliers, et avec navires en grand nombre, et il viendra dans les terres, et il inondera, et pénétrera. » --- XI. 40 ; dans ce Chapitre il s'agit du combat du roi du septentrion contre le roi du midi, par le roi du septentrion il est entendu le faux d'après le mal, et par le roi du midi le vrai d'après le bien; c'est pourquoi il est évident que les choses qui sont dites dans ce Chapitre ont été dites, non pas de quelque guerre future entre deux rois, mais des combats du faux d'après le mal contre le vrai d'après le bien; les chars et les cavaliers avec lesquels se précipitera le roi du septentrion sont les attaques des faux du mal contre le vrai; les navires en grand nombre arec lesquels il se précipitera aussi sont les scientifiques et les doctrinaux du faux; la destruction de l'Église par ces choses est signifiée par « il viendra dans les terres, et il inondera et pénétrera; » que les navires signifient les scientifiques et les doctrinaux dans l'un et l'autre sens, on le voit Nos 1977, 6385 : et qu'inonder signifie l'immersion dans les faux et dans les maux, on le voit Nos 660, 705, 739, 756, 790, 5725, 6853. Dans Jérémie: « Je disperserai par toi les nations, et je détruirai par toi les royaumes, et je disperserai par toi le Cheval et son Cavalier, et je disperserai par toi le char et celui qui y est porté. » --- LI. 20, 21; --- et dans Haggée : « Je renverserai le trône des royaumes, et je détruirai la force des royaumes des nations, et je renverserai le char et ceux qui le montent, et descendront les Chevaux et leurs Cavaliers, l’homme par l'épée de son frère. » --- II. 22; --- ces choses ont été dites de la destruction du faux et du mal, et non pas de la destruction d'une nation ou d'un royaume quelconque, car par les nations sont signifiés les maux, et par les royaumes, de même que par les peuples, les faux ; c'est aussi un prophétique et non un historique; de là on voit clairement ce qui est signifié par le cheval et le cavalier, et aussi par le char et celui qui y est porté, à savoir, par le cheval et le cavalier l'entendement perverti et le raisonnement qui en provient, et par le char et celui qui y est porté la doctrine du faux ou l'hérésie, et ceux qui sont dans cette doctrine. Dans Nahum: « Malheur à la ville de sangs! tout entière de mensonge et de rapine pleine. Voix de fouet et voix de fracas de roue, et cheval hennissant, et char bondissant, cavalier faisant lever, et flamme d'épée, et éclair de lance, et multitude de transpercés, et amas de cadavres, à cause de la multitude des débauches de la débauchée, qui vendait les nations par ses scortations et les familles par ses prestiges. » --- III. l, 2, 3, 4; --- là il s'agit de la violence faite au Divin Vrai, et de sa destruction par les faux du mal, car c'est là ce qui est signifié par la ville de sangs à laquelle s'appliquent les choses qui suivent, voir ci-dessus, N° 329; c'est même pour cela qu'il est dit « tout entière de mensonge et de rapine pleine; » le mensonge est le faux, et la rapine est la violence faite par le faux; et comme les guerres signifient les combats spirituels, qui sont les combats du vrai contre le faux et du faux contre le vrai, c'est pour cela que toutes les choses qui appartiennent à la guerre, comme le fouet, le cheval, le char, l'épée el la lance, signifient diverses choses qui concernent cette guerre spirituelle; mais quant à ce que signifie chacune de ces choses en particulier, ce n'est pas ici le lieu de l'exposer, il sera seulement parlé du Cheval, du Cavalier et du Char; la voix de fracas de roue, signifie les raisonnements d'après les faux et les maux; le cheval hennissant, et le char bondissant, signifient le désir de détruire les vrais, le cheval est l'intellectuel perverti d'où provient ce désir, et le char est la doctrine du faux d'où provient aussi ce désir; hennir et sauter, c'est être porté à détruire les vrais par le désir et le plaisir, et le cavalier qui fait lever est l'attaque; de là il est dit « multitude de transpercés, et amas de cadavres; » sont dits transpercés ceux qui ont péri par les faux, et cadavres ceux qui ont péri par les maux; et de là aussi il est dit « à cause de la multitude des débauches de la débauchée, qui vendait les nations par ses scortations et les familles par ses prestiges; » par les scortations il est signifié les falsifications du vrai, par la débauchée l'hérésie, par vendre les nations chasser les biens, et par vendre les familles par des prestiges chasser les vrais; les nations sont les biens, les familles sont les vrais qui proviennent des biens, et les prestiges sont les faux du mal par lesquels ils sont chassés. Dans Habakuk : « Moi, je vais susciter les Chaldéens, la nation amère et prompte, qui s'avance à travers les largeurs de la terre; et légers sont plus que des léopards ses chevaux, et rusés plus que des loups du soir, en sorte que çà et là se répandent ses cavaliers; de là ses cavaliers de loin viendront, ils voleront comme un aigle qui se hâte pour se repaître ; tout entière pour la violence, elle viendra; des rois elle se moquera, et les dominateurs en dérision pour elle (seront). » --- I. 6, 8, 9, 10; --- par les Chaldéens sont entendus ceux qui profanent les vrais, et par conséquent dévastent l'Église, aussi est-il dit « la Nation amère et prompte, qui s'avance à travers les largeurs de la terre; » les largeurs de la terre sont les vrais de l'Église, voir dans le Traité DU CIEL ET DE L'ENFER, N° 197; leur cupidité et leur astuce pour pervertir les vrais, et pour les détruire par des raisonnements qui proviennent de faux absolument éloignés des vrais, sont signifiées par « légers sont plus que des léopards ses chevaux, et rusés plus que des loups du soir, en sorte que çà et là se répandent ses cavaliers; de là ses cavaliers de loin viendront, ils voleront comme un aigle qui se hâte pour se repaître; » la cupidité est signifiée en ce que ses chevaux sont légers plus que des léopards, et l’astuce en ce que ses chevaux sont rusés plus que des loups du soir, et l'une et l'autre sont signifiées en ce qu'ils voleront comme un aigle; comme la cupidité et l'astuce consistent à détruire les vrais, c'est pour cela qu'il est dit « tout entière pour la violence elle viendra ; » par « des rois elle se moquera, et les dominateurs en dérision pour elle (seront); » il est signifié qu'ils tournent en dérision les vrais et les biens, les rois signifient les vrais, les seigneurs ou les dominateurs signifient les biens. Dans David: « Ceux-ci dans le char, et ceux-là dans les chevaux, mais nous dans le Nom de notre Dieu nous nous glorifierons. » --- Ps. XX. 8, 9 ; - -- dans le Même: « Le roi n'est pas sauvé par la multitude de l’armée ; mensonge, le cheval, pour le salut. » --- Ps, XXXIII. 16, 17 ; --- dans le Même: « Jéhovah dans la force du cheval ne se délecte point, dans les jambes de l'homme il ne trouve point de plaisir. » Ps. CXL VII. 10 : --- par se glorifier dans le char et dans les chevaux, et par «Jéhovah dans la force du cheval ne se délecte point, » sont signifiées toutes les choses qui viennent de la propre intelligence, d'où dérivent entièrement les faux; et par les jambes de l'homme sont signifiées les choses qui viennent de la propre volonté, d'où dérivent entièrement les maux. Dans Amos: « Celui qui manie l'arc ne tiendra point ferme, et celui qui est alerte des pieds n'échappera point; et celui qui chevauche sur le cheval ne délivrera point son âme, et celui qui est fort en son cœur s’enfuira nu en ce jour-là. » --- II. 15, 16; --- là aussi est décrite la propre intelligence, et la confiance provenant de la faculté de parler et de raisonner d'après les faux; par « celui qui manie l'arc ne tiendra point ferme, » et par « celui qui est alerte des pieds n'échappera point, » il est signifié que celui qui sait vivement raisonner d'après la doctrine du faux, et d'après la science et la mémoire de l'homme naturel, ne sera pas pour cela sauvé; la même chose est signifiée par « celui qui chevauche sur le cheval ne délivrera point son âme; » par « celui qui est fort en son cœur, qui s'enfuira nu en ce jour-là, » il est signifié que celui qui se confie en ses faux sera sans aucun vrai; par fort en son cœur il est entendu qui se confie en ses faux, et par nu, qui est sans aucun entendement du vrai, voir ci-dessus, N° 240. Dans Ésaïe : « Ainsi a dit le Seigneur Jéhovah, le Saint d'Israël : En vous reposant et dans la confiance sera votre force; mais vous n'avez point voulu; et vous avez dit: Non; mais à cheval nous nous enfuirons; et à cause de cela vous vous enfuirez. Et : Sur un (cheval) léger nous chevaucherons; et à cause de cela légers seront rendus ceux qui vous poursuivront. » --- XXX. 15, 16; --- là, il s'agit de la confiance au Seigneur, et de la confiance en soi; de la confiance au Seigneur par ces paroles, « ainsi a dit le Seigneur Jéhovih, le Saint d'Israël : En vous reposant et dans la confiance sera votre force; » et de la confiance en soi par celles-ci, « et vous avez dit : Non, mais à cheval nous nous enfuirons; et : Sur un cheval léger nous chevaucherons ; » par s'enfuir à cheval et chevaucher sur un cheval léger, il est signifié désirer et aimer les choses qui appartiennent au propre entendement, et par suite à la propre pensée et au propre raisonnement; que les faux doivent alors faire irruption et s'emparer de l'homme, cela est signifié par « à cause de cela vous vous enfuirez; et, à cause de cela légers seront rendus ceux qui vous poursuivront; » la vélocité et la promptitude signifient ce qui se fait d'après la cupidité ou d'après l'amour. Dans Zacharie: « Jéhovah placera Jehudah comme son Cheval de gloire dans la guerre; de lui (viendra) l’angle, de lui le clou, de lui l’arc de guerre; et ils seront comme des puissants qui foulent la boue des rues, et ils combattront parce que Jéhovah (sera) avec eux; et honteux seront ceux qui chevauchent sur des chevaux. » --- X. 3, 4, 5; --- par la maison de Jehudah il est signifié le Royaume céleste du Seigneur, ou le Ciel et l'Église qui sont dans l'amour envers le Seigneur; il est dit de cette maison qu'elle sera comme un Cheval de gloire dans la guerre, par lequel est signifié l'entendement du Divin Vrai combattant contre les maux et les faux qu'il détruira; par le cheval est signifié l'entendement, par la gloire le Divin Vrai, et par la guerre le combat contre les faux et les maux et leur destruction; par l'angle, le clou et l'arc de guerre, qui viennent de Jehudah, il est signifié les vrais, par l'angle le vrai qui protège, par le clou le vrai qui affermit, et par 1'arc de guerre le vrai qui combat d'après la doctrine; par « ils seront comme des puissants qui foulent la boue des rues, » il est signifié la puissance de dissiper et de détruire les faux, la boue des rues signifie les faux; par « honteux seront ceux qui chevauchent sur des chevaux, » il est signifié l'anéantissement des raisonnements, des argumentations et des confirmations qui viennent du propre entendement ; que cela se fera par le Seigneur et non par eux, c’est ce qui est entendu par « ils combattront parce que Jéhovah sera avec eux. » Dans Hosée : « Aschur ne nous sauvera point; sur le Cheval nous ne chevaucherons point ; nous ne dirons plus : Notre Dieu ! à l’œuvre de nos mains. » --- XIV. 4; --- là, il s'agit aussi de l'intelligence d'après le propre, et qu'elle ne sauve point; par Aschur est signifié le rationnel, ici le rationnel qui provient du propre; par chevaucher sur le cheval est signifié le raisonnement d'après le propre entendement; et par l'œuvre des mains, le propre lui-même. Dans Ézéchiel : « Scortation a commis Oholak, et elle a aimé ses amants, les Assyriens ses voisins, vêtus d’hyacinthe, cavaliers chevauchant sur des chevaux. » --- XXIII. 5, 6, 12, 23; --- Oholah qui, dans ce passage, est Samarie, signifie l'Église où les vrais ont été falsifiés; ses scortations, dont il est parle dans ce Chapitre, signifient les falsifications; par les Assyriens sont signifiés les raisonnements par lesquels on falsifie; et comme par chevaucher sur des chevaux il est signifié raisonner d'après les faux qui viennent de la propre intelligence, c'est pour cela qu'il est dit qu'elle a aimé les Assyriens, cavaliers chevauchant sur des chevaux; par l'hyacinthe dont ils sont vêtus, est signifié le faux qui apparaît comme vrai; ce qui se fait principalement par l'application du sens de la lettre de la Parole aux principes du faux . Dans Jérémie: « De Dan a été entendu le ronflement de ses chevaux; à la voix des hennissements de ses robustes (chevaux) a tremblé toute la terre; et ils sont venus, et ils ont consommé la terre et sa plénitude, et ceux qui y habitent. » --- VIII. 16 --- il a été dit ci-dessus, dans cet Article, ce qui est entendu par Dan, à savoir, le vrai dans son dernier ; ce vrai, dans l'Église, est ce qui est contenu dans le sens de la lettre de la Parole; ceux qui restent dans ce sens seul, et qui ne lisent pas la Parole d'après la Doctrine du vrai réel, qui dirige et illustre, peuvent être entraînés dans des erreurs de tout genre; ceux qui sont entraînés dans les erreurs ou les faux, sont entendus ici par Dan; la confirmation des faux qui en proviennent est signifiée par le ronflement de ses chevaux, et les falsifications du vrai sont signifiées par la voix des hennissements de ses robustes chevaux; ils sont dits robustes d'après la confiance que le faux est le vrai, parce qu'ils raisonnent d'après le sens de la lettre de la Parole; que par suite l'Église soit dévastée quant à ses vrais et à ses biens, cela est signifié par « toute la terre a tremblé; et ils sont venus, et ils ont consommé la terre et sa plénitude, et ceux qui y habitent; » la terre est l'Église, sa plénitude, ce sont les vrais, et ceux qui y habitent sont les biens. Dans Esaïe : « Il a élevé un étendard pour les nations lointaines, et il a sifflé à celui qui (est) à l'extrémité de la terre; et voici, bientôt, rapide il arrivera, celui dont les traits (sont) acérés, et tous les arcs tendus; les sabots de ses chevaux comme le roc sont réputés, et ses roues comme la tempête. » --- V. 26, 28; --- ici aussi, il s'agit de ceux qui sont dans les derniers quant à l'entendement du vrai, et quant à la perception du bien; ces derniers sont appelés les sensuels, ce sont les derniers de l'homme naturel, voir dans la DOCTRINE DE LA NOUVELLE JÉRUSALEM, N°50 ; de ces derniers, séparés de l'homme spirituel, jaillissent tous les maux et tous les faux qui sont dans l'Église et dans la doctrine de l'Église; les maux qui en jaillissent sont signifiés par les nations qui viendront de loin, et les faux par celui qui vient de l'extrémité de la terre; le lointain et l'extrémité de la terre signifient les choses qui ont été éloignées des vrais et des biens de l'Église; par les traits qui sont acérés, et par les arcs qui sont tendus, sont signifiés les faux de la doctrine préparés pour détruire les vrais ; et par les sabots des chevaux qui sont réputés comme le roc, et par ses roues qui sont comme la tempête, sont signifiés les derniers du vrai tels que sont ceux du sens de la lettre de la Parole, et aussi les argumentations et les confirmations du faux par ces derniers; les sabots des chevaux sont les derniers de l'entendement, ici de l'entendement perverti parce qu'il a été séparé d'avec l'entendement de l'homme spirituel, et comme ces derniers viennent du sens de la lettre de la Parole, il est dit que les sabots comme le roc sont réputés; les roues sont les argumentations et les confirmations par ces derniers, et comme elles paraissent fortes, il est dit que les roues sont réputées comme la tempête. Dans le Livre des Juges : « Mon cœur (est) pour les Législateurs d’Israël ; vous qui chevauchez sur des ânesses blanches, et qui êtes assis sur Middim, et qui marchez sur le chemin, méditez. Les étoiles ont de leurs chemins combattu contre Sisera; alors ont été brisées les plantes des chevaux, ont été comprimés les trépignements de ses robustes (chevaux). » --- V. 9, 10, 20, 22; --- ces paroles sont tirées du Cantique de Déborah et de Barak, dans lequel il s'agit du combat du vrai contre le faux, et de la victoire du vrai; par les législateurs d'Israël sont signifiés les vrais de l'Église; par chevaucher sur des ânesses blanches et être assis sur Middim, il est signifié la perception du bien et l'entendement du vrai; les ânesses blanches signifient le rationnel quant au bien, et Middim le rationnel quant au vrai; marcher sur le chemin et méditer, signifient la vie du vrai; « les étoiles ont de leurs chemins combattu contre Sisera, » signifie les connaissances du vrai, et le combat d'après ces connaissances contre les faux du mal; les plantes des chevaux qui ont été brisées, et les trépignements des chevaux qui ont été comprimés, signifient que les faux qui viennent du dernier naturel ou du sensuel, el les argumentations qui en résultent, ont été détruits. Dans Amos : « Est-ce que courront sur le rocher des chevaux? y labourera-t-on avec les bœufs, que vous ayez changé en fiel le jugement, et le fruit de la justice en absinthe? --- VI. 12 ; --- « est-ce que courront sur le rocher des chevaux, » signifie y aura-t-il quelque entendement du vrai ? « y labourera-t-on avec les bœufs, » signifie y aura-t-il quelque perception du bien ? que ce soit là ce qui est signifié, on le voit clairement en ce qu'il est dit ensuite, « que vous ayez changé en fiel le jugement, et le fruit de la justice en absinthe change en fiel le jugement signifie changer en faux le vrai, et changer le fruit de la justice en absinthe signifie changer le bien en mal. Dans David: « Tu as mis l’oppression sur nos reins, chevaucher tu as fait l'homme sur notre Tête; nous sommes entrés dans le feu et les eaux; tu nous as cependant fait sortir au large.» ---Ps, LXVI. 11,12·; --- ainsi est décrite la captivité spirituelle, et par suite la délivrance; il y a captivité spirituelle quand le mental est clos de manière à ne pas percevoir le bien et à ne pas comprendre le vrai, et il y a délivrance de cette captivité quand le mental est ouvert; par l'oppression sur les reins, il est signifié qu'il n'y a aucune perception du bien de l'amour, car les reins et les cuisses signifient le bien de l’amour; par faire chevaucher l'homme sur notre Tête, il est signifié qu'il n'y aura aucun entendement du vrai, par l’homme ici est signifiée l'intelligence provenant du propre, laquelle est une intelligence nulle, et la même chose est signifiée par la tête; comme ce sont là les choses qui sont signifiées, c'est pour cela qu'il est dit, « nous sommes entrés dans le feu et les eaux, dans le feu, c'est dans les maux qui proviennent de l'amour de soi, et dans les eaux, c'est dans les faux; la délivrance qui en provient est entendue par « tu nous as cependant fait sortir au large, » le large signifie le vrai, comme ci-dessus. Dans Esaïe : « Malheur à ceux qui descendent en Égypte pour du secours ! et sur les chevaux ils s'appuient, et ils se confient sur le char, mais ils ne regardent point vers le Saint d'Israël, et Jéhovah ils ne cherchent point; car L'Egypte (est) homme et non Dieu, et ses chevaux chair et non esprit. » --- XXXI. 1, 3; par l'Égypte, dans la parole, est signifié le scientifique qui est dans l'homme naturel, et par suite aussi l'homme naturel; et comme l'homme naturel, avec le scientifique qui est en lui, n'a aucun entendement, mais possède seulement la pensée d'après la mémoire, qui est une sorte d'imagination produite par les objets de la vue et de l'ouïe, et comme cette pensée est au-dessous de l'homme spirituel dans lequel cependant résident tous les biens et tous les vrais du Ciel et de l'Église, c'est de là que par l’Égypte, dans la plupart des passages, il est signifié le scientifique faux, car lorsque l'homme spirituel n'influe pas, les scientifiques de l'homme naturel sont changés en de purs faux, et ses pensées en confi |