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Nom du Livre (APOCALYPSE EXPLIQUEE)
 
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Apocalypse Expliquée 349. 

Et les vingt-quatre Anciens se prosternèrent et adorèrent Celui qui vit aux siècles des siècles, signifie l'humiliation et la reconnaissance de cœur de tous ceux qui sont dans les vrais d'après le bien, que le Seigneur Seul vit, et que de Lui Seul vient la vie éternelle : on le voit par la signification des vingt-quatre anciens, en ce que ce sont tous ceux qui sont dans les vrais d'après le bien, ainsi qu'il a été montré ci-dessus, N° 270 ; par la signification de se prosterner et d'adorer, en ce ne c'est l'humiliation et la reconnaissance de cœur, que tout bien et tout vrai, qui ont en eux la vie, viennent du Seigneur, comme aussi ci-dessus, N°s 290, 291 ; et par la signification de Celui qui vit, quand il s'agit du Seigneur, en ce que c'est qu'il vit Seul et que de Lui vient la vie éternelle, comme aussi ci-dessus, N°s 82, 84, 186, 289, 291. Puisqu'aujourd'hui, dans le Monde, on croit que la vie, qui est à chacun, est donnée et insérée, et par conséquent propre, et qu'elle n'influe pas continuellement, je vais en dire quelque chose : Si l'on croit que la vie est dans l'homme, au point d'être la chose de l'homme, c'est seulement une apparence qui tire son origine de la perpétuelle présence du Seigneur, et de son Divin Amour de vouloir être conjoint à l'homme, et être en lui, et lui donner sa vie, car tel est le Divin Amour ; et comme cela est perpétuel et continu, l'homme s'imagine que la vie est en lui comme propre ; cependant il est notoire que tout bien et tout vrai ne sont pas dans l'homme, mais qu'ils viennent d'en haut, et qu'ainsi ils influent ; il en est de même de l'amour et de la foi, car le tout de l'amour de l'homme vient 4u bien, et le tout de sa foi vient du vrai, puisque ce que l'homme aime est pour lui le bien, et que ce qu'il croit est pour lui le vrai ; par là on voit d'abord que le bien et le vrai, non plus que l'amour et la foi, ne sont pas dans l'homme, mais qu'ils influent du Seigneur ; dans le bien et dans le vrai est la vie même et non ailleurs : le réceptacle du bien 'de l'amour chez l'homme est la volonté, et le réceptacle du vrai de la foi chez lui est l'entendement, et vouloir le bien n'appartient pas à l'homme, ni croire le vrai ; c'est dans ces deux facultés que réside toute la vie de l'homme, hors de ces facultés elle est nulle; par là on voit aussi que la vie de ces facultés, par conséquent la vie de l'homme tout entier, n'est point dans l'homme, mais qu'elle influe : or, si le mal et le faux, ou la volonté et l'amour du mal et l'entendement et la foi du faux, sont chez l'homme, c'est aussi d'après l'influx, mais cet influx vient de l'Enfer; en effet, l'homme est tenu dans le libre de choisir, c'est-à-dire, de recevoir du Seigneur le bien et le vrai, ou de recevoir de l'Enfer le mal et le faux ; l'homme est tenu dans ce libre à cause de la réformation, car il est tenu entre le Ciel et l'Enfer, et de là dans l'équilibre spirituel, qui est le libre; ce Libre lui-même n'est pas non plus dans l'homme, mais il est avec la vie qui influe ; sur le Libre de l'homme et sur l'origine de ce libre, voir dans le Traité DU CIEL ET DE l'ENFER, Nos 293, 537, 540, 541, 546, 589 à 590, 597 à 603 ; et dans la DOCTRINE DE LA NOUVELLE JÉRUSALEM. Ceux qui sont dans l'Enfer vivent aussi de l'influx de la vie provenant du Seigneur, car le bien et le vrai influent pareillement chez eux, mais ils tournent le bien en mal et le vrai en faux, et cela arrive parce qu'ils ont retourné leurs formes récipientes intérieures par la vie du mal, et que tout influx varie selon les formes ; il en est de même que de la pensée et de la volonté de l'homme quand elles agissent dans des membres contournés de naissance, ou dans des sensoria lésés ; il en est aussi de même que de la lumière du Ciel quand elle influe dans les objets qui varient quant aux couleurs, et de la chaleur du Ciel dans les mêmes objets qui varient quant aux odeurs selon les formes intérieures récipientes : toutefois, il faut qu'on sache que la vie elle-même ne change point et ne varie point, mais que par elle se manifeste l'apparence de la forme récipiente par laquelle et d'après laquelle la vie passe, à peu près comme chacun par la même lumière apparaît dans une glace tel qu'il est. De plus, tous les sens de l'homme, à savoir, la vue, l'ouïe, l'odorat, le goût et le toucher, ne sont point dans l'homme, mais ils sont excités et produits d'après l'influx ; dans l'homme il ya seulement les formes organiques qui sont récipientes ; ces formes n'appartiennent à aucun sens, avant que ce qui est adéquat influe du dehors ; il eu est de même des sensoria internes, qui appartiennent à la pensée et à l'affection, lesquels reçoivent l'influx par le Monde spirituel, et de même aussi des sensoria externes qui le reçoivent par le Monde naturel. Qu'il y ait une unique source de vie, et que toute vie en provienne, et influe continuellement, c'est ce qui est bien connu dans le Ciel, et n'est mis en doute par aucun Ange des Cieux supérieurs, car .les Anges de ces Cieux perçoivent l'influx lui-même. Que toutes les vies soient comme des ruisseaux découlant de cette unique et perpétuelle source de vie, c'est ce qui m'a été aussi prouvé par de nombreuses expériences, et c'est ce que j'ai vu dans le Monde spirituel chez ceux qui avaient cru vivre par eux-mêmes, et ne voulaient pas croire qu'ils vivaient par le Seigneur; lorsque l'influx dans la pensée leur était enlevé quant à quelque partie, ils tombaient comme inanimés, et aussitôt que l'influx approchait, ils revivaient comme sortant de la mort ; et ces mêmes esprits avouaient ensuite que la vie en eux ne leur apparient point, mais qu'elle influe continuellement en eux, et que les hommes, les esprits et les Anges sont seulement des formes récipientes de la vie. Là, les sages concluent qu'il en est ainsi, parce que rien ne peut exister ni subsister de soi-même, mais que tout existe et subsiste par un antérieur à soi, et que cet antérieur ne peut non plus ni exister ni subsister par lui-même, mais que dans un ordre successif il dépend d'un Premier, et qu'ainsi la vie même, considérée en elle-même, ne vient que de Celui Qui Seul est la Vie en Soi ; par là aussi ils savent et même perçoivent, d'après l'idée spirituelle, que chaque chose doit être dans une connexion avec le Premier pour être quelque chose, et devient quelque chose selon qu'elle est en connexion. D'après cela, on voit combien pensent follement ceux qui tirent de la nature l'origine de la vie, et qui croient que l'homme apprend à penser par l'influx de la nature intérieure et de Tordre de la nature, et non par Dieu qui est l'Être Même de la vie, et de Qui procède4'Ordre entier de l'un et de l'autre Monde tant spirituel que naturel, selon lequel influe la vie, vie éternelle chez ceux qui peuvent être disposés à recevoir la vie selon l'Ordre Divin, mais vie opposée, qui est appelée mort spirituelle, chez ceux qui ne peuvent pas être disposés, par conséquent qui vivent contre l'Ordre Divin : c'est d'après le Divin Bien qui procède du Seigneur qu'il y a l'Ordre, et les Divins Vrais sont les lois de l'Ordre; voir dans la DOCTRINE DE LA NOUVELLE JÉRUSALEM, N° 279. Qu'on se garde donc de croire que la Vie Divine soit changée chez quelqu'un, même chez les méchants et dans l'Enfer; car, ainsi qu'il vient d'être dit, la vie elle-même ne change point ou ne varie point, mais l'apparence de la forme récipiente par laquelle et d'après laquelle elle passe se manifeste par elle, à peu près comme chacun, dans une glace, apparaît tel qu'il est par la lumière qui reste toujours dans son état et produit seulement la forme à la vue, et comme la vie elle,-même se fait sentir selon la forme de l'Organe du corps, ainsi autrement dans l'œil, autrement dans l'ouïe, et autrement dans l'odorat, le goût et le toucher ; si Ton croit que la vie varie et, change, c'est d'après une apparence qui est une illusion semblable à l'illusion provenant de l'apparence que l'influx est physique, lorsque cependant l'influx est spirituel : mais sur ce sujet on peut voir plus de détails dans le Traité du ciel et de l'enfer, N° 9 ; auxquels on peut ajouter ce qui a été rapporté sur l'Influx de la vie, dans la DOCTRINE DE LA NOUVELLE JÉRUSALEM D'APRES LES ARCANES CÉLESTES, Nos 277, 278 ; et sur l'influx de la vie chez les Animaux dans les ARCANES CÉLESTES, Nos 5850, 6211 ; et aussi dans le Traité DU CIEL ET DE l'ENFER , Nos 39, 108, 110, 435, 567 ? puis, dans l'Opuscule sur le Jugement Dernier, N° 25. Ces choses ont été dites, afin qu'on sache qu'il y a une vie unique et que tout ce qui vit, vit d'après elle. Maintenant il sera montré que le Seigneur est cette Vie elle-même, ou qu'il est le Seul qui vive, puisque c'est là ce qui est signifié par « Celui qui vit aux siècles des siècles. » Qu'il y ait un Divin unique, et que ce Divin n'ait pas été distingué en trois Personnes, selon la foi d'Athanase, on peut le voir d'après ce qui a été dit souvent ci-dessus, et surtout d'après ce qui sera dit spécialement sur ce sujet à la fin de cet Ouvrage : et comme le Divin du Seigneur, qui est le Divin unique, a pris l'Humain et l'a aussi fait Divin, c'est pour cela que le Divin et cet Humain sont l'un et l'autre la Vie, d'après laquelle tous vivent : que cela soit ainsi, c'est ce qu'on peut savoir d'après les paroles du Seigneur Lui-Même dans ces passages; dans Jean : « De même que le Père ressuscite les morts et vivifie, de même le Fils ceux qu'il veut vivifie : comme le Père a la Vie en Lui-même, pareillement il a donné au Fils d'avoir la Vie en Lui-Même. » — V. 21, 26; — ici par le Père est entendu le Divin Même du Seigneur, qui a pris l'Humain, car ce Divin était de conception dans le Seigneur, et comme le Seigneur a été conçu de Lui, c'est en conséquence ce Divin qu'il a appelé Père et non un antre Divin ; par le Fils est entendu le Divin Humain du Seigneur ; que ce Divin soit pareillement la Vie Elle-Même, le Seigneur l'enseigne en termes clairs, en disant « De même que le Père vivifie, de même le Fils ceux qu'il veut vivifie, » et « comme le Père a la Vie en Lui-Même, pareillement il a donné au Fils d'avoir la Vie en Lui-Même ; » avoir la vie en Soi-Même, c'est être la Vie EIle-Même; or les autres ne sont pas la Vie, mais ils ont par suite la vie. Dans le Même : « Moi, je suis le chemin, la vérité et la vie; personne ne vient au Père que par Moi. » — XIV. 6 ; — « Moi, je suis le chemin, la vérité et la vie, » ces paroles ont été dites de l'Humain du Seigneur, car il ajoute même « personne ne vient au Père que par Moi ; » en effet, son Père était le Divin en Lui, c'est-à-dire, était son Divin ; d'où il est évident que le Seigneur aussi quant à son Humain est la Vie, et qu'en conséquence cet Humain est pareillement Divin. Dans le Même : « Jésus dit : Moi, je suis la résurrection et la vie, celui qui croit en Moi, bien qu'il meure,-vivra ; quiconque vit et croit en Moi ne mourra point durant l'éternité. » — XI. 25, 26 ; — ces paroles aussi, le Seigneur les a dites de son Humain ; et comme Lui-Même <st la vie, et que tous ont par Lui la vie, et ceux qui croient en Lui, la vie étemelle, c'est pour cela qu'il dit « Moi, je suis la résurrection et la vie, et quiconque croit en Moi ne mourra point durant L'éternité; » par croire au Seigneur, il est signifié être conjoint à Lui par l'amour et la foi, et par ne point mourir il est signifié ne point mourir spirituellement, c'est-à-dire, ne point être damné, car la vie des damnés est appelée mort. Dans le Même : « Au commencement était la Parole, et la Parole était chez Dieu, et Dieu elle était, la Parole! en Elle vie il y avait, et la vie était la lumière des hommes : et la Parole Chair a été faite, et elle a habité parmi nous. » — I. 1, 4, 14 ; — il est notoire que par la Parole, c'est le Seigneur qui est entendu ; que son Humain soit la Parole, cela est évident, car il est dit « la Parole Chair a été faite, et elle a habité parmi nous; » et que son Humain ait été également Divin, comme le Divin Même qui a pris l'Humain, on le voit clairement, en ce qu'il est fait une distinction entre l'un et l'autre, et que l'un et l'autre sont appelés Dieu, car il est dit a la Parole était chez Dieu, et Dieu elle était, la Parole! » et « en Elle vie il y avait; » par a la vie était la lumière des hommes, » il est entendu que tous vivent d'après la Parole ; la lumière des hommes est la vie de leur pensée et de leur entendement; en effet, le Divin procédant, qui est spécialement entendu ici par la Parole, apparaît dans le Ciel comme une Lumière, qui donne aux Anges non-seulement de voir, mais aussi de penser et de comprendre, et, selon la réception, de devenir sages, voir dans le Traité du ciel et de l'enfer, Nos 126 à 140; cette lumière procédant du Seigneur est la vie même qui non-seulement éclaire l'entendement, comme le Soleil du monde éclaire l'œil, mais aussi qui le vivifie selon la réception ; et quand cette lumière est reçue par la vie, alors elle est appelée la Lumière de la vie, dans le Même : « Jésus dit : Moi, je suis la Lumière du monde, celui qui Me suit ne marche point dans les ténèbres, mais il aura la Lumière de la vie. » — VIII. 12 : — et elle est aussi appelée le Pain de vie, dans le Même : « Le Pain de Dieu est celui qui est descendu du Ciel, et qui donne la vie au monde; Moi, je suis le Pain de vie. » — VI. 33, 34, 47, 48, 51 ; — le pain de Dieu et le pain de vie, c'est ce par quoi tous ont la vie : puisque la vie, qui est appelée intelligence et sagesse, vient du Seigneur, il s'ensuit aussi que la vie dans le commun vient de Lui ; car les singuliers de la vie, qui en font la perfection et sont insinués dans l'homme selon la réception, appartiennent tous à la vie commune ; celle-ci est perfectionnée, à proportion que les maux, dans lesquels naît l'homme, en sont écartés. Que ceux qui sont conjoints au Seigneur par l'amour et la foi reçoivent la vie éternelle, c'est-à-dire, la vie du Ciel, qui est la salvation, ou le voit clairement par ces passages; dans Jean : « Moi, Je suis le Cep; vous, les sarments; qui demeure en Moi, et Moi en lui, celui-là porte beaucoup de fruit, car sans Moi vous ne pouvez faire rien : si quelqu'un ne demeure pas en Moi, il est jeté dehors comme le sarment, et il sèche. » — XV. 5, 6 ; — dans le Même : « Quiconque croit en Moi a la vie éternelle. » — III. 14, 15, 16; — dans le Même : « Qui croit au Fils a la vie éternelle, mais qui ne croit point au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. » — III. 36; — dans le Même : « Quiconque croit au Fils a la vie éternelle, et je le ressusciterai au dernier jour. » — VI. 40, 47, 48 ; — dans le Même : « Mes brebis Me suivent, et Moi je leur donne vie éternelle, et elles ne périront point durant l'éternité. » — X. 27, 28; — et dans le Même : « Vous imitez les écritures; elles rendent témoignage de Moi, mais vous ne voulez pas venir à Moi pour avoir la vie. » — V. 39, 10 : — dans la Parole, il est dit croire en Dieu et croire les choses qui sont de Dieu ; croire en Dieu est la foi qui sauve, mais croire les choses qui sont de Dieu est la foi historique, qui, sans la précédente, le sauve pas, c'est pourquoi elle n'est pas la vraie foi ; car croire en Dieu, c'est savoir, vouloir et faire ; mais croire les choses qui sont de Dieu, c'est savoir, ce qui peut avoir lien sans qu'on veuille ni qu'on fasse : ceux qui sont véritablement Chrétiens savent, veulent et font; au contraire ceux qui ne sont pas véritablement Chrétiens «vent seulement, mais le Seigneur appelle ceux-ci insensés, et à prudents, — Matth. VII. 24, 26.

 

 

 



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