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Nom du Livre (APOCALYPSE EXPLIQUEE)
 
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Apocalypse Expliquée 328. 

Parce que tu as été tué et nous as rachetés à Dieu en ton sang, signifie la séparation de tous d'avec le Divin, et la conjonction avec le Divin par la reconnaissance du Seigneur, et par la réception du Divin Vrai qui procède de Lui: on le voit d'après la signification du tué, quand il s'agit du Seigneur, en ce que c'est la séparation de tous d'avec le Divin ; — en effet être tué signifie dans la Parole être tué spirituellement, c'est-à-dire périr par les maux et par les faux, comme il a été montré , N° 315 ; et comme le Seigneur n'est pas non plus chez ceux-là, car il est nié, c'est pour cela que par tué, quand il s'agit Seigneur, il est signifié non reconnu, comme ci-dessus, N° 315, et aussi nié, et quand le Seigneur est nié, il est comme tué chez eux, et eux par là sont séparés d'avec le Divin, puisque ceux qui nient le Seigneur, c'est-à-dire, son Divin, se séparent entièrement du Divin, car Lui-Même est le Dieu de l'univers, et Lui-Même est un avec le Père, le Père est en Lui et Lui dans le Père, et personne ne vient au Père que par Lui, comme le Seigneur Lui-Même l'enseigne; c'est pourquoi, ceux qui dans l'Église ne reconnaissent pas le Divin du Seigneur, et encore plus ceux qui le nient de cœur, ont été entièrement séparés du Divin ; nier ce Divin est entendu ici par le tuer chez soi ; cela est aussi entendu dans le sens interne de la Parole « ils ont crucifié le Seigneur, » voir ci-dessus, Nos 83, 195 f; car les Juifs, chez qui était alors l'Église, ont nié que le Seigneur fût le Christ, et par là ils se sont séparés du Divin, et c'est pour cela qu'ils l'ont livré à la mort ou crucifié; c'est aussi ce que font aujourd'hui ceux qui nient son Divin ; de là les Prédicateurs disent ordinairement que ceux qui mènent une mauvaise vie et qui Le blasphèment, Le crucifient chez eux ; c'est donc là ce qui est signifié ici par il a été tué; — et d'après la signification de tu nous as rachetés à Dieu en ton. sang, en ce que c'est qu'il nous a conjoints avec le Divin par la reconnaissance de Lui, et par la réception du Divin Vrai qui procède de Lui, car racheter signifie délivré de l'Enfer, et par là Se les approprier, et ainsi les conjoindre au Divin, comme on le verra par les passages de la Parole, rapportés plus bas, où il est dit « racheter et rédemption ; » et le sang du Seigneur signifie le Divin Vrai procédant de Lui ; et comme l'homme, par la réception du Divin Vrai qui procède du Seigneur, est délivré de l'Enfer et conjoint au Seigneur, c'est pour cela que par» tu nous as rachetés à Dieu en ton sang, » il est signifié la conjonction avec le Divin par la réception du Divin Vrai qui procède du Seigneur. Que ce sens soit caché dans ces paroles, c'est ce que ne peut voir quiconque reste dans le seul sens déjà lettre, car dans ce sens on ne peut voir autre chose, sinon que par « tu as été tué » il est entendu qu'il a été crucifié, et que par « tu nous as rachetés en ton sang, » il est entendu qu'il nous a réconciliés avec son Père par la Passion de la croix ; et comme ce sens est le sens de la lettre, et qu'on a jusqu'ici ignoré que dans chaque chose de la Parole il y a un sens interne qui est spirituel, c'est pour cela que d'après ce sens, à savoir, le sens de la lettre, on a établi cette doctrine de l'Église, que le Divin Même, qu'on appelle le Père, a rejeté loin de Lui tout le genre humain, et que le Seigneur par la Passion de la croix a réconcilié, et qu'ainsi sont sauvés ceux pour lesquels il intercède ; quel est l'homme, dont l'entendement est quelque peu illustré, qui ne puisse voir que ce Doctrinal est contre le Divin Même? en effet, le Divin Môme ne rejette jamais de Soi aucun homme, car il les aime tous, et par suite il veut le salut de tous; et, en outre, il est contraire au Divin Même d'être réconcilié par l'effusion du sang, et d'être ramené à la miséricorde par l'intuition de la Passion de la croix que son Fils a supportée, et que ce soit de là et non de Lui-Même que la Miséricorde Lui vienne ; et quoique cela soit contre l'Essence Divine, c'est néanmoins cette croyance qu'on nomme la foi même ou la foi justifiante. Quel est aussi l'homme d'une raison éclairée, qui puisse penser que les péchés du monde entier Baient été transportés dans le Seigneur, et qu'ils aient été ôtés de quiconque a seulement cette foi? mais il est de fait que cette Doctrine est chez ceux qui ne pensent pas au-delà du sens de la lettre; cependant, toujours est-il que les Anges, qui sont chez les hommes, perçoivent ces paroles, non selon ce sens, mais selon le sens spirituel, car ils sont spirituels, et par suite ils pensent spirituellement et non naturellement ; par racheter l'homme en son sang, ils perçoivent délivrer l'homme de l'Enfer, et ainsi l'attacher et le conjoindre à Soi par la reconnaissance du Seigneur et par la réception di Divin Vrai qui procède de Lui ; que cela soit ainsi, c'est même ce que l'Église peut savoir, car elle peut savoir que personne n'est conjoint au Divin par le sang, mais qu'on y est conjoint par la réception du Divin Vrai et par l'application de ce Vrai à la vie. Que le Seigneur ait délivré de l'Enfer, c'est ce qu'il a fait par cela qu'il a pris l'Humain, et que par l'Humain il a subjugué les Enfers et a remis toute choses en ordre dans les Cieux, ce qui n'a pu être fait que d'après l'Humain, car le Divin opère des Premiers par les Derniers, ainsi de Lui-Même par les choses qui sont par Lui dans les derniers, lesquels sont dans l'Humain ; c'est là l'opération de la Puissance dans le Ciel et dans le Monde; mais sur ce sujet voir quelques explications ci-dessus, N° 4l ; puis, dans le DU CIEL ET DE l'ENFER , N° 315 ; et dans les ARCANES CÉLESTES , Nos 5397, 6239, 6451, 6465, 8603, 9215, 9216, 9824, 9828, 9836, 10044, 10099,10329, 10335, 10548 : que le Seigneur ait délivré de l'Enfer, c'est aussi ce qui a été fait par cela qu'il a glorifié son Humain, c'est-à-dire, par cela qu'il l'a fait Divin, car ce n'est qu'ainsi qu'il peut tenir les Enfers éternellement subjugués; et comme la snbjugation des Enfers et la glorification de son Humain, été faites au moyen des Tentations qu'il a admises dans son Humain, sa Passion de la croix a été la dernière Tentation et la Victoire complète. Par « il a porté les péchés de tous, » il est signifié qu'il a admis en Lui tous les Enfers quand il a été tenté, car de l'Enfer montent tous les péchés ou tous les maux, et ils entrent et sont chez l'homme, c'est pour cela que par il a porté les péchés, il est signifié qu'il a admis en Lui les Enfers quand il a été tenté ; et par il a ôté les péchés, » il est signifié qu'il a subjugué les Enfers, afin que les maux ne puissent plus s'élever de là chez ceux qui reconnaissent le Seigneur et Le reçoivent, c'est-à-dire, qui reçoivent par la foi et par la vie le Divin Vrai procédant de Lui, et : ainsi ont été conjoints au Seigneur. Il est dit que par « tu nous as rachetés à Dieu en ton sang, » il est signifié la conjonction avec le Divin par la reconnaissance du Seigneur et par la réception du Divin Vrai qui procède de Lui, et comme c'est là-dessus que l'Église est fondée, je vais dire en peu de mots comment se fait la conjonction par cette reconnaissance et par cette réception : Le principal est de reconnaître le Seigneur, son Divin dans l'Humain, et sa Toute-Puissance de sauver le Genre humain, car par cette reconnaissance l'homme est conjoint au Divin, puisque le Divin n'est pas ailleurs ; en effet, là est le Père, car le Père est en Lui et Lui est dans le Père, comme le Seigneur Lui-Même renseigne; ceux donc qui considèrent un autre Divin près de Lui ou à côté de Lui, comme ont coutume de faire ceux qui prient le Père d'avoir pitié à cause du Fils, ceux-là se détournent du chemin, et adorent le Divin ailleurs qu'en. Lui, et en outre ils ne pensent alors nullement au Divin du Seigneur, mais ils pensent seulement à l'Humain, et cependant le Divin et l'Humain ne peuvent être séparés, car ils sont non pas deux Personnes, mais une seule Personne; ils ont été conjoints comme l'Ame et le Corps, selon la Doctrine de la Foi Athanasienne, reçue par les Églises : reconnaître le Divin dans l'Humain du Seigneur ou le Divin Humain est donc le principal de  l'Église, par lequel il y a conjonction ; et parce que c'est le principal, c'est aussi la première chose de l'Église : comme c'est la première chose de l'Église, voilà pourquoi le Seigneur, quand il était dans le Monde, a dit tant de fois à ceux qu'il guérissait : Crois-tu que je paisse faire cela? et quand on répondait qu'on le croyait, il disait : Qu'il soit fait selon ta foi ; il a dit cela tant de fois, afin que d'abord ils crussent qu'il avait d'après son Divin Humain la Divine Toute-Puissance, car sans cette foi l'Église ne pouvait pas être commencée, et sans cette foi ils n'auraient pas été conjoints au Divin, mais ils en auraient été séparés, et ainsi ils n'auraient pu recevoir du Seigneur rien de bien. Dans la suite, le Seigneur a enseigné comment ils seraient sauvés, à savoir, qu'ils recevraient de Lui le Divin Vrai, et ce vrai est reçu quand il est appliqué et implanté dans la vie par le faire ; c'est pourquoi le Seigneur a dit tant de fois qu'ils devaient faire ses paroles : d'après ces considérations, on peut voir que ces deux choses, à savoir, croire au Seigneur et faire ses paroles, font un, et qu'elles ne peuvent nullement être séparées, car celui qui ne fait pas les paroles du Seigneur ne croit point en Lui ; puis aussi, celui qui s'imagine croire en Lui et ne fait pas ses paroles ne croit pas non plus en Lui, car le Seigneur est dans ses Paroles, c'est-à-dire, dans ses Vrais, et d'après les vrais le Seigneur donne à l'homme la foi. Par ce peu de mots on peut savoir que la conjonction avec le Divin se fait par la reconnaissance du Seigneur et par la réception du Divin Vrai qui procède du Lui : C'est donc là ce qui est signifié quand il est dit que l'Agneau nous a rachetés à Dieu en son sang ; que l'Agneau signifie le Seigneur quant au Divin Humain, on le voit ci-dessus, N° 314 ; voir sur ce sujet plusieurs choses dans la DOCTRINE DE LA NOUVELLE JÉRUSALEM, Nos 293 à 297 ; et là, d'après les ARCANES CÉLESTES, Nos 300 à 306 ; comme aussi à la fin du même Ouvrage, où il est traité spécialement du Seigneur. Que le Sang signifie le Divin Vrai procédant du Seigneur, et que la salvation par le sang du Seigneur signifie la salvation par la réception du Divin Vrai qui procède de Lui, c'est ce qui sera dit dans l'Article suivant. Mais que Racheter signifie affranchir et délivrer, et quand il s'agit du Seigneur, affranchir et délivrer de l'Enfer, et ainsi attacher et conjoindre à Soi, on peut le voir par les passages suivants ; dans Ésaïe : « Qui (est) :celui-ci qui vient d'Édom, s'avançant dans la multitude de sa force? (c'est) Moi gui parle dans la Justice, grand pour sauver; car le jour de la vengeance (est) dans mon cœur, et l'année de mes rachetés est venue : dans toute leur détresse, il a été en détresse, et l'Ange de ses faces les a délivrés; à cause de son amour et à cause de sa clémence, LUI LES A RACHETÉS, et il les a pris, et il les portera tous les jours de l'éternité. »— LXIII. 1, 4, 9 ; — là, il s'agit du Seigneur et des combats de ses tentations par lesquelles il a subjugué les Enfers ; son Humain est signifié par Édom, d'où il vient, et pareillement par l'Ange de ses faces; sa Divine puissance, par laquelle il a combattu, est signifiée par « s'avançant dans la multitude de sa force; » l'action de précipiter dans l'enfer ceux qui s'insurgeaient, et d'éléver les bons dans le Ciel, est entendue par la Justice, ainsi par ces paroles, « Moi qui parte dans la Justice, grand pour sauver, car le jour de la vengeance est dans mon cœur, et l'année de mes Rachetés est venue ; » son Divin Amour, d'après lequel il a fait ces choses, est décrit par « dans toute leur détresse, il a été en détresse, et l'Ange de ses faces les a délivrés ; à cause de son amour et à cause de sa clémence, Lui les a rachetés, et il les a pris, et il les portera tous les jours de l'éternité ; » de là il est évident que par les Rachetés, et par ceux qu'il, a rachetés, sont signifiés ceux qu'il a délivrés de la fureur des. infernaux, et qu'il a sauvés. Dans le Même : « Ainsi a dit Jéhovah, ton Créateur, ô Jacob ! et ton Formateur, ô Israël ! (ne crains point), car je t'ai Racheté, je l'ai appelé par ton nom; à Moi, toi. » — XLIII. 1 ; — que par Racheter il soit signifié délivrer de l'Enfer, et aussi se les attacher et se les conjoindre afin qu'ils Lui appartiennent, cela est évident ; car il est dit « je t'ai racheté, je t'ai appelé par ton nom, à Moi, toi ; » comme cela est fait par le Seigneur au moyen de la réformation et de la régénération, voilà pourquoi il est dit a Jéhovah ton Créateur, ô Jacob ! et ton Formateur, ô Israël ! » il est appelé Créateur, parce que par créer, dans la Parole, il est signifié régénérer, voir ci-dessus, N° 294 ; Jacob et Israël signifient ceux qui sont de l'Église et dans les vrais d'après le bien. Dans le Même : « Dites à la fille de Sion : Voici, ton salut vient; voici, sa récompense (est) avec Lui, et le prix de son œuvre devant Lui; et on les appellera le peuple de sainteté, les Rachetés de Jéhovah. » — LXII. 11,12; ici, il s'agit aussi de l'avènement du Seigneur, et de l'instauration de l'Église par Lui; la fille de Sion signifie l'Église qui est dans l'Amour envers le Seigneur; son avènement est entendu par a voici, ton salut vient ; voici, sa récompense est avec Lui, et le prix de son œuvre devant Lui ; » ceux qui ont été réformés et ceux qui ont été régénérés par Lui sont entendus par les Rachetés de Jéhovah ; ils sont dits Rachetés, parce qu'ils ont été délivrés des maux par la régénération, et qu'ils ont été attachés et conjoints au Seigneur. Dans le Même : « // n'y aura point là de lion, et de bête féroce il ne s'y trouvera point, mais les rachetés (y) marcheront ; ainsi les rachetés de Jéhovah retourneront, et ils viendront à Sion avec chant; une joie d'éternité (sera) sur leur tête. » — XXXV. 9,10; — là aussi il s'agit de l'avènement du Seigneur, et de la salvation de ceux qui se laissent régénérer par le Seigneur; par « il n'y aura point là de lion, et de bêle féroce il ne s'y trouvera point, » il est signifié que chez eux il n'y aura point le faux qui détruit le vrai, ni le mal qui détruit le bien ; par « les Rachetés y marcheront, ainsi les Rachetés de Jéhovah retourneront, » il est signifié qu'ils seront affranchis des maux et délivrés des faux; para ils viendront à Sion avec chant; une joie d'éternité sera sur leur tête, » il est signifié qu'ils auront la félicité éternelle ; Sion est l'Église ; ce que le chant signifie, on vient de le voir, N° 326 : dans la Langue originale il y a deux mots par lesquels Racheter est exprimé; l'un signifie l'affranchissement d'avec les maux, et l'autre la délivrance d'avec les faux ; ces deux expressions sont dans ce passage, de là il est dit « les Rachetés marcheront, » et « les Rachetés de Jéhovah retourneront ; » ces deux expressions se trouvent pareillement dans Hosée, XIII. 14 ; dans David, Ps. LX1X. 19 et Ps. CV1I. 2.— Racheter signifie affranchir des maux et délivrer des faux, et aussi affranchir et délivrer de l'Enfer, parce que c'est de l'Enfer que surgissent chez l'homme tous les maux et tous les faux ; et comme ils sont éloignés par le Seigneur au moyen de la réformation et dé ta régénération, racheter ou la rédemption signifie aussi la réformation et la régénération, comme dans les passages suivants ; dans David : « Lève-toi à notre secours, et rachète-nous à cause de ta miséricorde. » — Ps. XLIV. 27 ; — racheter, c'est délivrer et réformer ; dans le Même : « Dieu a racheté mon âme de la main de l'Enfer, et il m'acceptera. » — Ps. XL1X. 16 ; — racheter de la main de l'Enfer, c'est délivrer ; accepter, c'est attacher et conjoindre à soi, ou faire qu'ils Lui appartiennent comme les esclaves vendus et rachetés. Dans Hosée : « De la main de l'Enfer je les rachèterai de la mort je les rachèterai. » — XIII. 14; — racheter, c'est affranchir et délivrer de la damnation. Dans David : « Mon âme, Bénis Jéhovah, Qui a racheté de ta fosse ta vie. » — Ps. CI11. 1,4; — racheter de la fosse, c'est délivrer de la damnation ; la fosse est la damnation. Dans le Même : « Approche-toi de mon âme, rachète-la; et à cause de mes ennemis rachète-moi. » — « Ps. LXIX. 19; — s'approcher de l'âme signifie la con joindre à soi, la racheter signifie l'affranchir des maux ; « à cause de mes ennemis rachète-moi, » signifie délivrer des faux ; les ennemis sont les faux. Dans le Même : « C'est ce que diront les rachetés de Jéhovah, qu'il a rachetés de la main de l'ennemi qui les resserrait. » —Ps. CYII. 2; — les rachetés de Jéhovah sont ceux qui ont été affranchis des maux ; «.qu'il a rachetés de la main de l'ennemi qui les resserrait, » ce sont ceux qu'il a délivrés des faux. Dans Jérémie : « Avec toi, Moi, pour te sauver et pour t'arracher; et je t'arracherai de la main des méchants, et je te rachèterai de la main des violents. » — XV. 20, 21 ; — racheter de la main des violents, c'est délivrer des faux qui font violence au bien de la charité ; les violents signifient ces faux, par conséquent aussi ceux qui sont dans ces faux. Dans David : « Qu'Israël espère en Jéhovah, parce qu'avec Jéhovah (est) la miséricorde, et en Lui beaucoup de rédemption ; et Lui-Même me rachètera Israël de toutes ses iniquités,, » — Ps. CXXX. 7, 8 ; — la rédemption est la délivrance, Israël est l'Église ; racheter Israël de toutes ses iniquités, signifie réformer et délivrer des faux ceux qui sont de l'Église. Dans le Même : « Que l'intégrité et la droiture me gardent, car je me suis attendu à Toi; rachète, ô Dieu, Israël de toutes ses détresses. »— Ps. XXV. 21, 22; — racheter Israël de ses détresses, c'est encore ici délivrer ceux qui sont de l'Église, des faux qui les resserrent. Dans Ésaïe : « Est-ce qu'a été raccourcie ma main, tellement qu'il n'y ail pas de rédemption ? ou, est-ce qu'il n'y a point en Moi de force pour arracher? » — L. 2 ; — que la rédemption soit la délivrance, cela est évident, car il est même dit, « est-ce qu'a été raccourcie ma main ? ou, est-ce qu'il n'y a point en Moi de force pour arracher? » Dans David : « Dieu exaucera ma voix; il rachètera avec paix mon âme. » — Ps. LV. 18, 19; — racheter, c'est délivrer. Dans le Même :« Je Te chanterai avec la harpe, Saint d'Israël! mes lèvres donneront louange, et aussi mon âme que tu as rachetée. » — Ps. LXXI. 22, 23; — racheter l'âme, c'est délivrer des faux ; car dans la Parole par l'Ame est signifiée la vie de la foi, et par le cœur la vie de l'amour, c'est pourquoi racheter l'Ame signifie délivrer des faux et donner la vie de la foi. Dans le Même : « Rachète-moi de l'oppression de l’homme, afin que je garde tes commandements. » Ps. CXIX. 134 ; — racheter de l'oppression de l'homme, signifie délivrer des faux du mal, car l'homme signifie l'affection spirituelle du vrai, et par suite la sagesse, et dans le sens opposé, comme ici, le désir ardent du faux et par suite la folie ; l'oppression de l'homme signifie la destruction du vrai par les faux. Dans te Même : « En ta main je remettrai mon esprit ; tu m'avais racheté, Jéhovah, Dieu de vérité! » — Ps. XXXI. 6 ; — racheter, c'est délivrer des faux et réformer par les vrais ; comme c'est là ce que signifie racheter, c'est pour cela qu'il est dit « Jéhovah, Dieu de vérité ! » Dans le Même : « Dans les mains des pécheurs est le crime, et leur droite est pleine de présents; mais moi» je marie dans mon intégrité; rachète-moi, et aie pitié de moi.»— Ps. XXVI. 10, 11 ; — racheter, c'est délivrer des faux et réformer. Dans le Même : « De la fraude et de la violence il rachètera leur âme, et précieux sera leur sang à ses yeux; et il vivra, et il lui donnera de l'or de Scheba, et il priera pour lui continuellement, chaque jour il le bénira. » — Ps. LXXII. 1, 15 ; — il s'agit ici des indigents, par lesquels sont signifiés ceux qui désirent les vrais d'après l'affection spirituelle ; il est dit d'eux qu'il rachètera leur âme de la fraude et de la violence, ce qui signifie délivrer des maux et des faux qui détruisent tes biens l'amour et les vrais de la foi ; la réception du Divin Vrai par eux est signifiée par « précieux sera leur sang à ses yeux ; » leur reformation est décrite par « il vivra, et il lui donnera de l'or de Schéba, et il priera pour lui continuellement, chaque jour il le bénira ; » l'or de Schéba est le bien de la charité ; prier pour lui continuellement, signifie que continuellement ils seront détournés des faux et tenus dans les vrais; et chaque jour il le bénira, signifie que continuellement ils seront dans le bien de la charité et de la foi, car ceci est la bénédiction Divine, et cela est prier pour lui continuellement Dans Ésaïe : « Ainsi a dit Jéhovah : Gratis vous avez été vendus, et non par argent vous serez rachetés; en Egypte est descendu mon peuple pour y séjourner, mais Aschur pour rien l'a opprimé. » — LII. 3, 4 ; — il s'agit ici la désolation du vrai par les scientifiques, et par les raisonnements de l'homme naturel d'après ces scientifiques ; en effet, par « en Egypte est descendu mon peuple pour y séjourner, « est signifié l'instruction de l'homme naturel par les scientifiques et par les connaissances du vrai ; l'Egypte signifie les scientifiques et aussi connaissances, mais telles qu'elles sont d'après 1e sens de la lettre de la Parole, et séjourner signifie s'instruire ; par « Aschur pour rien l'a opprimé, » est signifiée la falsification des connaissances par les raisonnements de l'homme naturel ; Aschur signifie les raisonnements, et opprimer pour rien signifie la falsification, les faux ne sont rien parce qu'il n'y a rien du vrai en eux, ce qui arrive quand l'homme naturel séparé de l'homme spirituel tire des conclusions ; c'est de là qu'il est dit auparavant «  gratis vous avez été vendus, et non par argent vous serez rachetés ; » être vendu gratis signifie par soi-même ou par le propre s'abandonner et s'attacher aux faux ; et être racheté non par argent signifie qu'ils ne peuvent par le vrai être affranchis des faux du mal, l'argent signifie le vrai, et être racheté signifie être affranchi des faux du mal et réformé. Dans Zacharie : « Je les rassemblerai, parce que je les rachèterai, alors ils seront multipliés; et je les sèmerai parmi les peuples, et je les ramènerai de la terre d'Egypte, et de l'Assyrie je les rassemblerai, et vers la terre de Giléad et vers le Liban je les conduirai. » — X. 8, 9, 10 ; — il s'agit ici de la restauration de l'Église, et de la réformation par les vrais d'après le bien ; je les rassemblerai parce que je les rachèterai, signifié la dissipation des faux et la réformation par les vrais ; c'est pourquoi il est dit a ils seront multipliés et je les sèmerai parmi les peuples, » ce qui signifie la multiplication et l'ensemencement du vrai d'après le bien ; les ramener de la terre d'Egypte et les rassembler de l'Assyrie, signifie être détournés de la falsification du vrai dans laquelle ils étaient par les raisonnements qui proviennent des scientifiques, comme ci-dessus ; les conduire vers la terre de Giléad et vers le Liban, signifie vers le bien de l'Église qui est le bien de la charité, et vers le bien et le vrai de la foi, le Liban est le bien de la charité, et la terre de Giléad est le bien et le vrai de la foi. D'après ces explications on peut voir ce qui est signifié dans le sens spirituel, quand il est dit que Jéhovah a tiré d'Egypte son peuple, et qu'il les a rachetés, comme dans Moïse : « Je vous délivrerai de la servitude, et je vous rachèterai à bras étendu et par de grands jugements. » — Exod. VI. 6. — « Je vous ai tirés de l'Egypte à bras étendu, et je vous ai rachetés de la maison d'esclaves. » — Deutér. IX. 26, 27, 28, 29. XIII. 6. XV. 15. XXIV. 18. — Tu as conduit dans ta Miséricorde ton peuple que tu as racheté, et tu l'as amené par la force de ta main vers l'Habitacle de ta sainteté. » — Exod. XV. 13. Et dans Michée : « Je l'ai fait monter de la terre d'Egypte, et de la maison d'esclavage je t'ai racheté. » — VI. 4 ; — ici, dans le sens de la lettre, il est entendu que par la Divine puissance ils ont été tirés de l'Egypte, où ils étaient devenus esclaves, mais dans le sens interne ou spirituel, une telle chose n'est pas entendue, mais il est entendu que ceux qui sont de l'Église, c'est-à-dire, ceux que le Seigneur réforme par les vrais et par la vie selon les vrais, ont été affranchis et délivrés des maux et par conséquent des faux, car ce sont tes maux et les faux qui rendent l'homme esclave; c'est dans ce sens spirituel de ces paroles que sont les Anges quand l'homme est dans le sens de la lettre. Les Anges aussi par Rédemption entendent être affranchis des maux et délivrés des faux dans ces passages ; dans Moïse : « Je mettrai une Rédemption entre mon peuple et le peuple de Pharaon. » — Exod. VIII. 19 ; — dans David : « Il a envoyé la Rédemption à son peuple ; il a ordonné pour l'éternité son alliance; saint et vénérable, son Nom! » — Ps. CXI. 9 ; — dans Matthieu : « Que servirait-il à un homme s'il gagnait le monde entier mais qu'il fit la perte de son âme? et que donnera un homme pour prix suffisant de la Rédemption de son âme? » — XVI. 26. Marc, VIII. 36, 37 ; — la rédemption, c'est la délivrance de la damnation. D'après ce qui précède, on peut voir ce qui est signifié quand il est dit que le Seigneur a racheté le genre humain, à savoir, qu'il a affranchi les hommes et les a délivrés de l'Enfer, et aussi des maux et des faux qui en surgissent continuellement et portent l'homme dans la damnation, et qu'il les affranchit et les délivre continuellement ; il a affranchi et délivré, en ce qu'il a subjugué les Enfers ; et il affranchit et délivre continuellement, en ce qu'il a glorifié, c'est-à-dire, rendu Divin son Humain, car par cet Humain glorifié il tient les Enfers continuellement subjugués : c'est donc là ce qui est signifié quand il est dit qu'il a racheté l'homme, et quand dans la Parole il est appelé Rédempteur, comme dans les passages suivants; dans Esaïe : « Ne crains point, vermisseau de Jacob, moribonds d'Israël! Je te secourrai, Moi, et ton Rédempteur le saint d'Israël. » — XLI. 14 ; — dans le Même : « Ainsi a dit Jéhovah le Rédempteur d'Israël, son Saint ; à cause de Jéhovah « (est) fidèle, du Saint d'Israël qui t'a élu. » — XLIX. 7 ; — dans le Même : « Notre Rédempteur, Jéhovah Sébaoth (est) son Nom, le Saint d'Israël. » — XLVII. 4 ; — dans le Même : Ainsi a dit Jéhovah, votre Rédempteur, le Saint d'Israël. » — XLIII. 14 ; — dans le Même : a Afin que sache toute chair que Moi (je suis) Jéhovah ton Sauveur, et ton Rédempteur le fort de Jacob. » — XLIX. 26 ; — dans le Même : « Afin que tu sachet gué Moi (je suis) Jéhovah ton Sauveur, et ton Rédempteur le puissant de Jacob. » — LX. 16; — par le Saint d'Israël et par le fort de Jacob, qui, dans ces passages, est appelé le Rédempteur, il est entendu te Seigneur quant au Divin Humain, et par Jéhovah son Divin même. Si le Seigneur quant au Divin Humain est nommé le Saint d'Israël, et aussi le fort et le puissant de Jacob, c'est parce que par Israël et par Jacob il est signifié l'Église, ainsi ceux qui ont été régénérés et réformés, c'est-à-dire, rachetés par le Seigneur, car ceux-ci seulement sont de l'Église, ou constituent l'Église du Seigneur : que ce soit le Divin Humain du Seigneur, qui est appelé le Saint, cela est évident, dans Luc : « L'Ange dit à Marie : Un Esprit Saint viendra sur toi, et une puissance du Très-haut t'ombragera ; c'est pourquoi ce qui naîtra de toi, saint, sera appelé Fils de Dieu. » — I. 35; — et que le Seigneur quant au Divin Humain soit le fort et le puissant de Jacob, on le voit dans le Même : « L'Ange dit à Marie: Voici, tu concevras dans l'utérus et tu enfanteras un Fils; celui-ci sera grand, et il régnera sur la maison de Jacob à éternité, et à son Royaume il n'y aura point de fin. » — 1. 31, 32, 33 ; — par la maison de Jacob est entendue l'Église du Seigneur; que ce ne soit point la Nation Juive, cela est évident Puisque l'Humain du Seigneur a été également Divin, et que c'est son Divin même qui a pris l'Humain, c'est aussi pour cela qu'il est dit Jéhovah Rédempteur dans les passages suivants ; dans Ésaie : « Ainsi a dit Jéhovah ton Rédempteur, le Saint d’Israël : Moi, (je suis) Jéhovah ton Dieu. » — XLVII1. 17 ; — dans le Même : « Jéhovah Sébaoth (est) son Nom, et ton Rédempteur, le Saint d'Israël, Dieu de toute la terre sera appelé. » — LIV. 5 ; — dans David : « Jéhovah ! mon rocher, et mon Rédempteur! » — Ps. XIX. 15 ; — dans Jérémie : « Leur Rédempteur (est) fort, Jéhovah Sébaoth (est) son Nom. » — L. 34 ; — dans Ésaïe : « Toi, Jéhovah ! notre Père, notre Rédempteur, dés le siècle (c'est) ton Nom. » — LXIII. 16. — D'après ce qui précède, on peut maintenant voir comment doit être entendu ce que le Seigneur a dit : « Le Fils de l'homme est venu pour donner son âme en Rédemption pour un grand nombre. » — Matth. XX. 28. Marc, X. 45 ; — à savoir, que c'était pour qu'ils fussent affranchis et délivrés de l'Enfer; car la Passion de la croix a été le dernier combat et la complète victoire par laquelle il a subjugué les Enfers et glorifié son Humain, voir la DOCTRINE DE LA NOUVELLE JÉRUSALEM, Nos 293 à 297, et 300 à 306.

 



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