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Nom du Livre (APOCALYPSE EXPLIQUEE)
 
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Apocalypse Expliquée 324. 

Et des coupes d'or pleines de parfums, signifie la confession d'après les biens spirituels : on le voit par la signification des coupes d'or, qui ont aussi nommées encensoirs et cassolettes, en ce qu'elles sont les vrais d'après le bien, car les coupes, comme tous les vases qui contiennent, signifient les vrais, et l'or dont elles étaient composées signifié le bien ; de là les coupes d'or sont les vrais d'après le bien ; les vases signifient les vrais, parce que les vrais servent au bien comme étant les vases qui le reçoivent contiennent, voir Nos 3068, 3079, 3316, 3318, de même aussi les vases des autels de l'holocauste et du parfum, N°s 9723, 9724 et l'or signifie le bien, ci-dessus, N° 242 ; et par la signification des parfums, en ce qu'ils sont les choses du culte qui se font d'après le bien spirituel ou le bien de la charité, et sont perçues par suite agréablement ; si ces choses sont signifiées par les parfums c'est parce que tous les rites, qui avaient été institués chez la nation Israélite, étaient représentatifs des célestes et des spirituels là aussi les choses d'odeur qui étaient d'une odeur agréable représentaient une perception agréable, et celles qui étaient d'une odeur désagréable représentaient une perception désagréable ; c'était pour cela que le parfum se composait d'aromates odoriférants, de stacté, de d'onyx, de galbanum et d'encens : outre cela, il y a correspondance de l'odeur avec la perception, ce qu'on peut voir en ce que dans le Monde spirituel, où toutes les choses qui sont perçus par les sens correspondent, le perceptif du bien et du vrai est senti comme s'exhalant d'odeurs agréables, et vice versa; sur ce sujet, voir ce qui a été dit d'après l'expérience dans les ARCANES CÉLESTES, Nos 1514, 1517, 1518, 1519, 1631, 4626, 4628, 4630, 5711 à 5717 : de là vient que sentir (odorari) signifie percevoir, même dans le langage ordinaire chez les hommes ; en effet de telles expressions dans le langage humain sont venues correspondance, comme beaucoup d'autres, car l'esprit de l'homme est réellement dans le monde spirituel, quoique l'homme ne sache pas : de plus, le perceptif, qui est chez l'homme, produit le sens de l'odorat dans son corps, et cela aussi d'après la correspondance ; mais c'est là un arcane que l'on croit difficilement, parce qu'il a été jusqu'à présent ignoré. Il faut qu'on sache que le bien de l'amour et de la charité produit cette odeur suave ou odoriférante, mais par le vrai, et non de soi-même sans le vrai ; à plus forte raison le vrai, qui est appelé vrai de la foi, ne la produit pas sans le bien, car le bien sans le vrai n'a aucun perceptif, et le vrai sans le bien n'en a pas non plus. Si les parfums signifient les choses du culte qui sont faites d'après le bien spirituel, c'est parce que le bien spirituel tire son origine et son existence du bien céleste, et que ce bien-ci est le bien de l'amour envers le Seigneur par le Seigneur, et par suite le bien même du Ciel, car ce bien vient immédiatement du Seigneur; et le Seigneur est dans ce bien comme dans ce qui est à Lui chez les Anges, au point que, soit qu'on dise que le Seigneur est en eux et qu'ils sont dans le Seigneur, ou soit qu'on dise que le Seigneur est chez eux dans ce bien et qu'ils sont dans le Seigneur quand ils sont dans ce bien, c'est la même chose : le bien spirituel qui tire son origine et son existence du bien céleste est le bien de la charité à l'égard du prochain ; le culte d'après ce bien est celui qui est signifié par le parfum. Comme, tout culte du Seigneur se fait d'après le bien, quoique par les vrais, et comme il y a deux Biens universels qui constituent les Cieux et les distinguent en deux Royaumes, à savoir, le Bien Céleste qui est le bien de l'amour envers le Seigneur, et le Bien Spirituel qui est le bien de la charité à l'égard du prochain, c'est pour cela qu'il y avait deux Autels chez les fils d'Israël, l'un pour les holocaustes, l'autre pour les fumigations, et que par l'Autel de l'holocauste était signifié le culte d'après le bien de l'amour céleste, et par l'Autel du parfum le culte d'après le bien de l'amour spirituel ; de là on voit clairement ce qui était représenté par les parfums. Qu'il en soit ainsi, on peut le constater par les passages de la Parole, où il est parlé de parfums, comme dans Moïse : « Tu feras un Autel de fumigation de parfum, et tu-te couvriras d'or pur, et tu le mettras devant te Voile gui (sera) sur l'Arche du Témoignage, devant le Propitiatoire : et fera fumer sur lui Aharon un parfum d'aromates chaque matin ; en préparant tes lampes il le fera fumer; et quand il fera monter les lampes entre les soirs il le fera fumer ; parfum perpétuel devant Jéhovah en vos générations: vous ne ferez point monter sur lui de parfum étranger, ni holocauste, ni minchah ; et de libation point ne verserez sur lui. » — Exod. XXX. 1 à 10 ; — que par cet Autel par les fumigations qu'on y faisait, ait été signifié le culte qui procède du bien spirituel, on peut le voir en ce que cet Autel avait été placé dans la Tente de Convention hors du Voile, où étaient aussi les Lampes ; et par la Tente était signifié le Royaume spirituel du Seigneur, mais par cette partie de la Tente, qui était au dedans du Voile, était signifié le Royaume céleste du Seigneur, comme on peut le voir par les explications données sur la Tente où étaient la Table pour les Pains des faces, l'Autel du parfum et le Chandelier, ARCANES CÉLESTES, Nos 9457, 9481, 9485, et d'après celles qui ont été données sur l'Arche, dans laquelle était le Témoignage ;e et sur laquelle était le Propitiatoire, Nos 9457, 9481, 9485, 45 ; d'où il est évident que par les choses qui étaient dans la Tente hors du Voile, à savoir, le Chandelier, l'Autel des parfums, et la table pour les pains, étaient signifiées celles qui appartiennent au Royaume spirituel, lesquelles se rapportent toutes au bien spirituel et au vrai de ce bien; par la Table sur laquelle étaient les Pains faces était signifiée la réception du bien céleste dans le bien spirituel, voir N° 9527 ; par le Chandelier avec les lampes était signifié le Spirituel même de ce Royaume, Nos 9548, 9551, 9555, 9561, 9572, 9783; et par l'Autel du parfum était signifié le culte d'après le bien spirituel ; et comme le culte d'après le bien spirituel signifié par la fumigation sur cet Autel, et le Spirituel lui-même par le Chandelier, c'est pour cela qu'il a été ordonné qu'Aharon ferait fumer aussi sur cet autel chaque matin et chaque soir quand il préparerait les lampes ; mais cela a été plus pleinement expliqué dans les ARCANES CÉLESTES, Nos 10176 à 10213, où il a été spécialement traité de chacun de ces objets. Et comme le Bien spirituel tire son origine et son existence du Bien céleste, ainsi qu'il vient d'être dit, c'est pour cela que cet Autel non-seulement a été placé près du Voile qui était sur l'Arche, mais qu'il a même été ordonné que, quand Aharon ferait expiation pour lui-même et pour sa maison, il ferait la fumigation en dedans du Voile, ce qui signifie l'influx, la communication et la conjonction du Bien céleste et du Bien spirituel ; il en est parlé ainsi dans Moïse : « Quand Aharon fera expiation pour soi et pour sa maison, il égorgera te veau du péché, et il prendra plein ? encensoir de charbons de feu de dessus l'Autel devant Jéhovah, et plein ses paumes de parfum d'aromates, et il rapportera au dedans du voile, afin qu'il mette le parfum sur le feu devant Jéhovah ; et que la nuée du parfum couvre le Propitiatoire qui (est) sur le Témoignage, pour qu'il ne meure point. » — Lévit. XVI. 11,12,13 ; — de ce qu'il prenait de dessus l'Autel de l'holocauste du feu sur lequel il mettrait le parfum, cela signifiait aussi que le Bien spirituel, qui est le bien de la charité, tire son existence et procède du Bien Céleste qui est le bien de l'amour envers le Seigneur : que le feu de l'Autel ait signifié ce bien, on le voit, Nos 4489, 6314, 6832, 9714, et ailleurs ; c'était pour cela que le feu pour la fumigation n'était pris que de dessus l'Autel de l'holocauste : si Aharon, quand il faisait expiation pour soi et pour sa maison, offrait le parfum au dedans du voile, c'était parce qu'Aharon, comme Grand-Prêtre, représentait le Seigneur quant au bien de l'amour, et que par ses fonctions il représentait les choses qui procèdent de ce bien, lesquelles se rapportent toutes au bien spirituel ; le bien spirituel, à moins qu'il ne procède du bien céleste, n'est pas le bien, c'est pourquoi sa fonction n'aurait pas non plus procédé du Divin, ou n'aurait représenté rien du Divin, aussi la mort lui était-elle prédite s'il ne faisait pas ainsi. De là vient même que Nadab et Abihu, fils d'Aharon, furent consumés par le feu du ciel, parce qu'ils avaient offert un parfum avec un autre feu que le feu de l'Autel de l'holocauste, et qu'en conséquence ils avaient fait te culte d'après un autre amour que l'amour envers le Seigneur ; il en est parlé ainsi dans Moïse : « Les fils d'Aharon, Nadab et Abihu, prirent chacun leur encensoir, et ils y mirent du feu étranger, sur lequel ils placèrent le parfum, c'est pourquoi le feu sortit de devant Jéhovah, et il les dévora, et ils moururent; et ensuite ils furent emportés hors du camp. » — Lévit. X. 1 à 5 ; — ils furent emportés hors du camp, signifiait que leur culte ne venait pas du ciel, parce qu'il ne provenait pas de l'amour envers le Seigneur, car par le camp des fils d'Israël étaient représentés le Ciel et l'Église, voir N°s 4236, 10038. Si Korach, Dathan et Abiram furent engloutis par la terre avec leur assemblée, quoiqu'ils eussent pris du feu de l'Autel et offert le parfum, c'était parce que leur murmure contre Moïse et Aharon signifiait la profanation du bien de l'amour céleste, car Moïse et Aharon représentaient le Seigneur; en effet, murmurer, c'est-à-dire, se révolter contre le Seigneur, et exercer des fonctions saintes, c'est profaner; mais comme ils avaient pris du feu de l'Autel, ce feu fut rejeté, et leurs encensoirs furent étendus en lampes pour couverture de l'Autel est parlé ainsi dans Moïse : « Moïse leur dit de prendre du feu et de le mettre dans leurs encensoirs; ce qui même fut fait, mais  ils furent engloutis. » — Nomb. XVI. 1 à 35 : — mais ensuite il fut ordonné « de prendre les encensoirs et d'en répandre le feu de côté, et de faire avec les encensoirs, qui étaient d'airain, des lames étendues pour couverture de l'autel parce qu'ils avaient été sanctifiés. » — Nomb. XVII. 1 à 15; — ils avaient été sanctifiés par le feu de l'autel, qui signifiait le Divin amour céleste. Puisque le Bien spirituel, qui est le bien de la charité à l'égard du prochain, tire son essence et son âme du bien céleste qui est le bien de l'amour envers le Seigneur, c'est pour cela même que l'Encens, par lequel est signifié le Bien spirituel était mis sur les Pains des faces par lesquels était signifié Bien céleste, comme on peut le voir par ce passage dans Moïse : « De l'encens sera mis aussi sur les Pains des faces, qui sont la table dans la Tente de convention, afin que soit le Pain pour mémorial. » — Lévit. XXIV. 7 ; — afin que soit le pain pour mémorial, signifie afin qu'il soit reçu et exaucé par le Seigneur en effet, tout culte du Seigneur, qui est véritablement un culte, se fait d'après le bien céleste par le bien spirituel, car le bien spirituel, qui est la charité à l'égard du prochain, est l'effet du bien céleste, puisque la charité à l'égard du prochain consiste à faire des usages et à mener une vie morale d'origine céleste ; voir sur ce sujet, dans le Traité DU CIEL ET DE l'ENFER, les Nos 390, 484, 30 à 535 ; et, dans la DOCTRINE DE LA NOUVELLE JÉRUSALEM, N°s 84 à 107 ; c'est donc là le bien spirituel ; et le Bien Céleste est de tourner ses regards vers le Seigneur, et de croire Lui procède tout bien et tout vrai, et que de l'homme ou du propre de l'homme il ne vient que te mal. Que le parfum n'ait pas été offert avec un autre feu que le feu de l'Autel de l'holocauste, qui signifiait le bien céleste, lequel est le bien de l'amour envers le Seigneur, on le voit aussi par d'autres passages ; par exemple, dans Moïse : « Lorsque murmura rassemblée contre Moïse et contre Aharon, et que de la plaie ils eurent été frappés, Aharon prit du feu de dessus l'autel, et le mit dans l'encensoir, et y mit le parfum; et il courut au milieu d'eux, et fut arrêtée la plaie. » — Nomb. XVII. 7 à 15 : — et, en outre, dans l'Apocalypse, —V11L 3, 4, 5. — Que le Parfum et l'Encens signifient le Bien spirituel, et la fumigation le culte agréable provenant de ce bien, et par conséquent l'audition et la réception par le Seigneur, on peut le voir par les passages suivants ; dans Ésaïe : « Une foule de chameaux te couvrira ; les dromadaire» de Midian et d'Épha, tous de Schéba viendront ; Or et Encens ils porteront, et les louanges de Jéhovah ils annonceront. » — LX. 6; — là, il s'agit de l'avènement du Seigneur; par une foule de chameaux, et par les dromadaires de Midian et d'Épha, sont signifiées les connaissances du vrai et du bien en abondance; « tous de Schéba, viendront, » signifie qu'elles procéderont des connaissances du vrai réel et du bien réel ; Schéba signifie ces connaissances, comme on le voit, N°s 1171, 3240; par l'or et l'encens qu'ils porteront est signifié le culte d'après le bien spirituel qui procède du bien céleste, l'or signifie le bien céleste et l’encens le bien spirituel ; comme c'est ce culte qui est signifié, il est dit « et les louanges de Jéhovah ils annonceront; » par annoncer les louanges de Jéhovah il est signifié l’Évangélisation sur le Seigneur et sur le culte du Seigneur. Dans Matthieu : « Les Sages de l'orient ouvrirent leurs trésors, et ils présentèrent au Seigneur nouvellement né des dons, de l'Or, et de l'Encens, et de la Myrrhe. » II. 11 ; — par les sages de l'orient sont aussi signifiés ceux qui sont dans les connaissances du vrai et du bien ; leur culte d'après le Bien céleste, le Bien spirituel et le Bien naturel, est signifié en ce qu'ils présentèrent de l'or, de l'encens et de la myrrhe, car par l'or est signifié le bien céleste, par l'encens le bien spirituel, et par la myrrhe le bien naturel ; que ces biens soient signifiés par ces dons, cela est encore connu de plusieurs en Orient; de là aussi ils ont été appelés les fils de l'Orient, par lesquels dans la Parole sont entendus ceux qui sont dans les connaissances du vrai et du bien, voir N°s 3249, 3762; car la science des correspondances était encore restée chez eux, aussi pour témoigner la joie de leur cœur présentèrent-ils des dons qui signifiaient tout bien depuis le premier jusqu'au dernier; et c'est là ce qui a été prédit dans Ésaïe, de Schéba ils viendraient, qu'or et encens ils porteraient, et que les louanges de Jéhovah ils annonceraient, ainsi qu'il vient d'être rapporté. Dans Malachie : « Depuis le lever du soleil jusqu'à son coucher, grand (sera) mon Nom parmi les Nations, et en tout lieu parfum (sera) offert à mon Nom, et Minchah pure, » — I. 11 ; — depuis le lever du soleil jusqu'à son coucher, grand sera mon Nom parmi les Nations, signifie que l'Église et le culte du Seigneur sera de tout côté chez ceux qui sont dans le bien; depuis le lever du soleil jusqu'à son coucher, signifie partout où est d ; grand sera mon Nom, signifie la reconnaissance et le culte Seigneur, et les nations signifient ceux qui sont dans le bien ; le parfum offert à mon Nom, et la Minchah pure, signifient le culte Seigneur d'après le bien spirituel, qui est le bien de la charité à l'égard du prochain, et d'après le bien céleste qui est le bien de l'amour envers le Seigneur ; le culte d'après le bien spirituel est signifié par le parfum, et le culte d'après le bien céleste, par la Minchah ; que la Minchah signifie ce bien, on le voit, Nos 4581, 10079, 10137. La même chose est signifiée par le parfum et par Minchah dans David : « Prête l'oreille à ma voix, quand je crie à Toi; acceptées soient mes prières, parfum devant Toi, l'élévation de mes mains Minchah du soir. » — Ps. CXLI. 1, 2; — et dans Ésaïe : « Tu ne M'as pas amené le bétail de tes holocaustes? et de tes sacrifices tu ne M'as pas honoré; je ne t'ai pas fait servir pour de la Minchah, et je ne t'ai pas fatigué pour de l'Encens. » — XLHI. 23 ; — comme tout culte du Seigneur se fait d'après le bien spirituel qui procède du bien céleste, c'est pour cela que la minchah et l'encens sont nommés l'un et l'autre, dans la lettre, séparément; et cependant les choses qui sont dans le sens interne ou spirituel sont entendues conjointement, mais l'une procédant de l'autre : il en est de même dans Jérémie: « Ils viendront des villes de Jehudah, et des alentours de Jérusalem, apportant holocauste et sacrifice, et minchah et encens.» — XVII. 26 ; — ici, par Jehudah et par Jérusalem il est entendu, non Jehudah ni Jérusalem, mais l'Église du Seigneur qui est dans le bien de l'amour, et par suite dans la doctrine de la charité; te culte qui en procède est signifié par holocauste et sacrifice, et aussi par minchah et encens. Comme la Minchah signifiait te bien de l'amour céleste, et l'encens le bien de l'amour spirituel, c'est pour cela que sur la minchah faite de fleur de farine ou mettait de l'huile et de l'encens, comme on le voit dans Moïse : « Quand une âme voudra offrir un présent de minchah à Jéhovah,, fleur de farine sera son présent, et sur elle il répandra de l'huile, et il mettra sur elle de l'encens; et le prêtre prendra plein sa paume de sa fleur de farine, et de son huile conjointement avec tout son encens, et il fera fumigation en mémorial sur l'autel. » — Lévit. II. 1, 2; — si cette Minchah a été instituée, c'était parce que la fleur de farine signifiait le vrai réel, voir N° 9995 ; comme ce vrai procède du bien, à savoir, du bien céleste et ensuite du bien spirituel, c'est pour cela qu'on mettait sur la minchah de l'huile et de l'encens ; l'huile signifie te bien de l'amour céleste, et l'encens le bien de l'amour spirituel, dans le sens interne l'un procédant de l'autre : il y avait aussi d'autres espèces de minchah, qui étaient faites avec de l'huile, par lesquelles la même chose était signifiée. Dans Ézéchiel : « Tu as pris tes habits de broderie, et tu en as couvert les images de mâle avec lesquelles tu commettais scortation, et mon huile et mon parfum tu as mis devant elles. » — XVI. 18, 19 ; — ces choses concernent Jérusalem, par laquelle est signifiée l'Église quant à la doctrine, ici, quant à la doctrine entièrement pervertie ; les images de mâle qu'elle a couvertes de ses habits de broderie, et avec lesquelles elle commettait scortation, signifient les faux que par des interprétations perverses ils ont fait apparaître comme des vrais, par conséquent le» vrais falsifiés; les habits de broderie sont les connaissances du vrai d'après la Parole, et commettre scortation, c'est falsifier ; mettre devant elles mon huile et mon parfum, signifie adultérer tant te bien de l'amour céleste que le bien de l'amour spirituel, lesquels sont adultérés quand la Parole est appliquée aux amours de soi et du monde. Dans Moïse : « Ils enseigneront tes Jugements à Jacob, et ta loi à Israël; ils placeront le parfum pour ton nez, et l'holocauste sur ton Autel. ».— Deutér. XXXIII. 10; — c'est le Prophétique de Moïse sur Levi, par qui est signifié le sacerdoce ; et comme le sacerdoce était le représentatif du Seigneur quant au bien de l'amour tant céleste que spirituel, c'est pour cela qu'il est dit, « ils placeront le parfum pour ton nez, et l'holocauste sur ton Autel ; » et par le parfum est signifié le culte d'après le bien spirituel, et par l'holocauste sur l'autel est signifié le culte d'après le bien céleste ; pour le nez signifie pour la perception. Dans David : « Je viendrai dans ta maison avec des holocaustes, je Te rendrai mes vœux; des holocaustes de (bêtes) grasses je T'offrirai, avec du parfum les béliers. » — Ps. LXVI. 13, 15 ; — offrir des holocaustes de bêtes grasses, signifie le culte d'après le bien de l'amour céleste ; offrir avec du parfum les béliers, signifie le culte d'après le bien de l’amour spirituel ; le parfum et aussi le bélier signifient ce bien. Dans l'Apocalypse : « Un autre Ange vint, et se tint vers l'Autel, ayant un encensoir d'or, et il lui fut donné beaucoup de parfums, afin qu'il (les) offrit avec les prières de tous les saints sur l'autel d'or qui (est), devant le Trône ; et monta la fumée des parfums, avec les prières des saints, de la main de l'Ange devant Dieu ; ensuite l'Ange prit l'encensoir, et il le remplit du feu de l'autel, et il le jeta en la terre. » — VIII. 3, 4, 5; ce que ces choses signifient sera dit plus tard dans l'explication de ces versets, ici il sera seulement dit que les parfums signifient le culte d'après le bien spirituel, qui est le bien de la charité à l'égard du prochain ; ce culte est aussi signifié par les prières des saints, c'est pour cela qu'il est dit, « il lut fut donné beaucoup de parfums, afin qu'il les offrit avec les prières des saints; » et ensuite « la fumée des parfums monta avec les prières des saints devant Dieu ; » que les prières des saints signifient le culte d'après le bien spirituel, on le verra dans l'article qui va suivre, puis aussi là ce qui est entendu par le culte d'après le bien spirituel ou d'après le bien de la charité. Dans Ésaïe : « Le peuple, (ceux) qui Me provoquent à la colère devant mes faces continuellement, qui sacrifient dans les jardins, et font des parfums sur les briques. » LXV. 3 ; — ici, par sacrifier et faire des parfums sont signifiés les opposés, à savoir, les cultes d'après tes faux de doctrine qui proviennent de la propre intelligence; les jardins signifient l'intelligence, ici la propre intelligence, et les briques signifient les faux qui en proviennent ; sacrifier et faire des parfums signifient le culte: que les Anciens aient eu un Culte Divin dans des jardins et dans des bocages selon les significations des arbres qui y étaient, mais que cela ait été défendu à la Nation Israélite, afin qu'elle ne se forgeât pas un culte d'après le propre, on le voit, N°s 2722, 4552. Dans Hosée : « Sur les sommets des montagnes ils sacrifient, et sur les collines ils font des parfums, sous le chêne et le peuplier et le rouvre, parce gué bonne en est l'ombre ; c'est pourquoi vos filles commettent scortation, et vos brus commettent adultère. » — IV. 13 ; — ici est décrit le culte d'après l'amour de soi et d'après l'amour du monde, et par suite d'après les faux de la doctrine ; le culte d'après l'amour de soi par sacrifier sur les sommets des montagnes, le culte d'après l'amour du monde par faire des parfums sur les collines, et le culte d'après les faux de la doctrine par sacrifier et faire des parfums sous le chêne, le peuplier et le rouvre ; le sommet des montagnes signifie l'amour céleste, ici l'amour de soi ; les collines signifient l'amour spirituel, ici l'amour du monde, car l'amour de soi est opposé à l'amour céleste, et l'amour du monde est opposé à l'amour spirituel ; le chêne, le peuplier et le rouvre signifient les biens du vrai et les vrais du bien, tes infimes de l'homme naturel, ici les maux du faux et les faux du mal chez cet homme ; « parce que bonne en est l'ombre, » signifie parce que cela plaît ; les falsifications du bien spirituel qui en proviennent, sont signifiées par « c'est pourquoi vos filles commettent scortation, » et les adultérations du bien céleste le sont par « c'est pourquoi vos brus commettent adultère. » Dans Jérémie : « (Selon) le nombre de tes villes ont été tes dieux, Jehûdah ! et selon le nombre des rues de Jérusalem vous avez dressé des autels, des autels pour faire des parfums à Baal. » — XI. 13, 17 ; — ici, par les villes ne sont point signifiées des villes, ni par les dieux des dieux, ni par les rues de Jérusalem les rues de cette ville, mais par les villes sont signifiés les doctrinaux du faux, par les dieux les faux eux-mêmes, et par les rues de Jérusalem les faux de la doctrine de l'Église ; para dresser des autels, des autels pour faire des parfums à Baal, » est signifié le culte d'après l'amour de soi et d'après l'amour du monde, comme ci-dessus : cette nation dressait des autels et faisait des parfums à Baal ; mais comme toutes choses de leur culte étaient représentatives, celles qui se faisaient selon les statuts étaient représentatives des célestes et des spirituels, c'est pourquoi celles qui se faisaient contre les statuts étaient représentatives de choses infernales, c'est pour cela que par les autels dressés aux dieux et tes parfums offerts à Baal sont signifiés des opposés. Dans le Même : « Je leur prononcerai mes jugements sur toute leur malice, de ce qu'ils M'ont abandonné et ont offert des parfums à d'autres dieux, et se sont prosternés devant les œuvres de leurs mains. » — I. 16 ; — « offrir des parfums à d'autres dieux, et se prosterner devant les œuvres de ses mains, signifie le culte d'après les faux qui proviennent de la propre intelligence ; les autres dieux sont les faux, et tes œuvres des mains sont les choses qui proviennent de la propre intelligence. Même chose est signifiée par offrir des parfums à des dieux, dans Jérémie, — XI. 12. XLIV. 3, 5, 8, 15, 18 : — même chose par offrir des parfums aux images taillées, dans Hosée, — XL 2 : — même chose par offrir des parfums à la vanité dans Jérémie, — XVIII. 15 : — même chose encore que ci-dessus par offrir dés parfums à Baal, dans Jérémie, — VII.9 et dans Hosée, II. 13 : — et même chose par offrir des parfums à Mélécheth ou la reine des deux, dans Jérémie, — XLIV, 17,18,19, 21, 25 ; — la reine des cieux signifie les faux dans tout le complexe. En outre, si la fumigation signifie les choses du culte qui sont perçues avec plaisir, et si le parfum signifie le bien spirituel, c'est parce que toutes les choses qui avaient été instituées chez la nation Israélite étaient représentatives des célestes et des spirituels ; car l'Église chez les Israélites n'était pas comme l'Eglise aujourd'hui, qui est Interne, mais elle était Externe, et les Externes représentaient et par suite signifiaient les Internes de l'Église tels qu'ils ont été dévoilés par le Seigneur dans la Parole du Nouveau Testament ; de là leur Église a été appelée Église Représentative ; les Externes de cette Eglise se composaient de choses qui dans le Monde de la nature, correspondaient aux affections du bien et du vrai dans le Monde spirituel ; de là venait que, quand ceux qui étaient de l'Église se trouvaient dans les Externes quant au culte, ceux qui étaient dans le Monde spirituel ou dans le Ciel se trouvaient dans les Internes et se consignaient avec ceux qui étaient dans les Externes ; c'est de cette manière que dans ce temps le Ciel faisait un avec les hommes de la terre : d'après cela on peut voir pourquoi dans la Tente de convention il y avait une Table pour tes Pains, un Chandelier avec des lampes, et un Autel du parfum ; car les Pains représentaient et par suite signifiaient le bien de l'amour procédant du Seigneur ou le Bien Céleste; le Chandelier avec les lampes représentait et par suite signifiait le Bien et le Vrai spirituels ; et le Parfum représentait et par suite signifiait le culte; et comme tout Culte Divin qui est perçu agréablement procède du bien spirituel, c'est pour cela que le parfum signifiait ce bien ; pour que le plaisir fût représenté le parfum était composé d'aromates odoriférants, et cela aussi d'après la correspondance; en effet, les odeurs suaves correspondent aux charmes et aux délices qui sont dans les pensées et dans les perceptions d'après le plaisir de l'amour spirituel, par conséquent le parfum correspondait aux choses qui sont agréablement reçues par le Seigneur, et à celles qui sont agréablement reçues par les Anges : cette réception agréable provient uniquement du bien spirituel ou du bien de la charité à l'égard du prochain ; car ce bien est le bien céleste, qui est le bien de l'amour envers le Seigneur, dans l'effet, puisque le bien céleste, qui est le bien de l'amour envers le Seigneur, se fixe uniquement dans l’effet par le bien spirituel qui est le bien de la charité à l'égard du prochain; c'est pourquoi être dans ce bien et l'exercer, c'est aimer le Seigneur et lui rendre un culte ; ce que c'est que la Charité à l'égard du prochain, et ce que c'est que l'exercice de la Charité, on le voit dans la doctrine de la nouvelle Jérusalem, Nos 84 à 107. Comme l'Huile par laquelle se faisaient les Onctions signifiait le Bien céleste ou le bien de l'amour envers le Seigneur, et que le parfum signifiait le Bien spirituel on le bien de la charité à l'égard du prochain, et comme le bien spirituel procède du bien céleste, ainsi qu'il a été dit ci-dessus, c'est pour cela que dans l'Exode, Chap. XXX, il s'agit d'abord de la préparation de l'Huile de l'onction, et aussitôt après de la préparation du parfum ; de la préparation de l'Huile de l'onction du Vers. 23 au Vers. 33, et de la préparation du parfum du Vers. 34 au Vers. 38 : et comme il s'agit ici du parfum, je vais rapporter ce qui y a été ordonné sur la préparation du parfum, à savoir : « Prends-toi des aromates senteurs, du stacté, et de l'onyx, et du galbanum, senteurs ; et de l'Encens pur; autant pour autant il y aura. Et tu en feras un parfum, un onguent, ouvrage d'onguentier, salé, pur, saint, Et tu en broieras menu, et tu en mettras devant le Témoignage dans la Tente de Convention, là où je conviendrai vers toi; saint des saints il sera pour vous. Et le parfum que tu feras dans sa qualité, vous n'en ferez point pour vous, saint il sera pour toi à Jéhovah. L'homme qui en ferait comme celui-là pour en faire une odeur, et retranché il sera de ses peuples. » — Exod. XXX. 34 à 38 ; — mais quant à la signification de chacune de ces choses, voir dans les ARCANES CÉLESTES , Nos 10289 à 10310, où elles ont été expliquées en ordre; ici, il sera seulement dit que l'Encens était le principal, et que les trois autres aromates étaient ajoutés à cause de l'odeur, aussi est-il dit Encens, que, autant pour autant il y aura, ou qu'il y en aura de l'un que de l'autre ; il en est de même que de l'huile de l'onction, dans laquelle l'Huile d'olive était le principal, et les autres aromates y étaient ajoutés à cause de leur signification, —. XXX. 23 à 33 : — d'après cela on voit clairement pourquoi l'Encens signifie la même chose que le parfum confectionné, à savoir, le Bien spirituel. Comme les exhalaisons de bonne odeur correspondent aux charmes spirituels ou aux charmes qui ont leur origine dans le Bien spirituel, c'est aussi pour cela que la réception la plus agréable au Seigneur est appelée Odeur de repos, — Exod. XXIX. 18, 25, 41. Lévit. 1. 9, 13, 17. IL 2, 9,12. III. V. 31. VI. 8, 14. VIII. 28. XXIII. 8, 13, 18. Nomb. XXVIII. l, 13. XV. 3. XXIX. 2, 6, 8, 13, 36 : — et dans Ézéchiel : « Par Odeur de repos je serai apaisé envers vous » — XX. — dans Moïse : « Si vous ne marchez pas dans mes préceptes, et que vous alliez à l'égard de Moi à l'encontre, je n'adorerai point votre odeur de repos. » — Lévit. XXVI. 27, 31 — et dans Hosée : « Ses rameaux s'avanceront, et son honneur sera comme (celui) de l'olivier, et son Odeur comme (celle) du Liban. » — XIV. 7; — ces choses ont été dites d'Israël; l'honneur de l'olivier signifie le bien céleste, et l'odeur du Liban le bien spirituel, à cause de son agrément : que l'honneur se dise du bien céleste, on le voit ci-dessus, N° 288 ; voir aussi dans les arcanes célestes, que l'olivier signifie ce bien, Nos 9277, 10261 ; que l'odeur signifie le perceptif de ce qui est agréable selon la qualité de l'amour et de la foi, Nos 1514 à 1519, 3577, 6624 à 4634, 4748, 5621, 10292; et que l'odeur du repas signifie le perceptif de te paix, Nos 925, 10054: ce que c'est que le perceptif de la paix, on le voit dans le Traité DU CIEL ET DE l'ENFER , Nos 284 à 290.

 

 

 



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