| Apocalypse Expliquée 588. Qui ne peuvent ni voir, ni entendre, ni marcher, signifie dans lesquels et d'après lesquels il n'y a rien de l'entendement du vrai, ni rien de la perception du bien, ni par conséquent rien de la vie spirituelle : cela est évident d'après la signification de voir, en ce que c'est comprendre le vrai, ainsi qu'il a été montré ci-dessus, N°s 11, 260, 529; d'après la signification d'entendre, en ce que c'est percevoir et obéir, comme aussi ci-dessus, N°s 14, 249, et en ce que c'est avoir l'entendement pour percevoir, No 529; et d'après la signification de marcher, en ce que c'est vivre spirituellement, et quand il s'agit du Seigneur, en ce que c'est la vie elle-même, comme aussi ci-dessus, N° 97 : d'après cela, il est évident que par « ni voir, ni entendre, ni marcher, » il est signifié qu'il n'y a ni entendement du vrai, ni perception du bien, ni par suite aucune vie spirituelle; que cet entendement, cette perception et cette vie ne soient point dans les idoles et n'en proviennent point, c'est parce que par les idoles sont signifiés les faux de la doctrine, de la religion et du culte, et que ces choses sont dans les vrais d'après le bien, et non pas dans les faux ; c'est dans ces vrais et d'après ces vrais qu'il y a tout entendement, toute perception provenant de la volonté du bien, et par conséquent toute vie spirituelle : il est dit « par conséquent, » parce que la vie spirituelle consiste dans un entendement du vrai et dans une perception qui provient de la volonté du bien; en effet, les vrais sont dans la lumière du Ciel, à un tel point que les vrais eux-mêmes luisent dans le Ciel, et cela, parce que le Divin Vrai procédant du Seigneur fait toute lumière dans le Monde spirituel, et que cette lumière donne toute intelligence et toute sagesse aux Anges. Maintenant, puisque les vrais eux-mêmes appartiennent à la lumière, il s'ensuit que les faux n'appartiennent nullement à la lumière, car ils l'éteignent, c'est pourquoi les faux sont appelés ténèbres dans la Parole; voir ci-dessus, N° 526; et comme ils sont les ténèbres, ils sont les ombres de la mort spirituelle. Toutefois, il faut qu'on sache que ce sont les faux du mal qui sont de telles ténèbres, mais non les faux qui ne proviennent point du mal. Si entendre signifie la perception qui provient de la volonté du bien et par suite l'obéissance, c'est parce que le langage entre dans l'oreille en même temps que le son; or, les vrais du langage entrent dans l'entendement et par suite dans la pensée, et les sons entrent dans la volonté et par suite dans l'affection : que dans le Monde spirituel les sons présentent et produisent l'affection qui appartient à la volonté, et les mots du son la pensée qui appartient à l'entendement, on le voit dans le TRAITE DU CIEL ET DE L'ENFER, Nos 236, 241, et ci-dessus, N° 323 : de là, on peut voir d'où vient qu'entendre et écouter signifient aussi obéir, et que l'oreille et l'ouïe signifient l'obéissance.
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