| Apocalypse Expliquée 518. Et elle tomba sur la troisième partie des fleuves, et sur les fontaines des eaux, signifie que par suite a péri tout entendement du vrai, et par là la doctrine de l'Église : on le voit par la signification de tomber du Ciel, quand il s'agit des étoiles, en ce que c'est périr, ainsi qu'il va être expliqué; par la signification de la troisième partie, en ce que c'est le tout, N° 506, ici tout, parce qu'elle se dit de l'entendement du vrai et de la doctrine, ce qui est signifié par les fleuves et par les fontaines des eaux ; par la signification des fleuves, en ce qu'ils sont l'entendement du vrai, ainsi qu'il sera expliqué; et par la signification de la fontaine des eaux, en ce que c'est la Parole et la doctrine d'après la Parole, et par suite en ce que les fontaines sont les vrais de la Parole et les doctrinaux, ci-dessus, N° 483. Si par tomber, quand il s'agit des étoiles par lesquelles sont entendues les connaissances du vrai et du bien d'après la Parole, comme ci-dessus, il est signifié périr, c'est parce que le Divin Vrai, quand dans le Monde spirituel il tombe du Ciel sur la terre de ce monde où sont les méchants, est changé en faux, et quand le Divin Vrai devient le faux, alors il périt; ceci aussi est signifié par « Les étoiles tomberont du ciel, » — Matth. XXIV. 29. Marc, XIII. 25; — c'est-à-savoir que, dans le dernier temps de l'Église, les connaissances du vrai et du bien périront : que le Divin Vrai, quand dans le Monde spirituel il tombe du Ciel sur la terre de ce monde où sont les méchants, soit changé en faux et ainsi périsse, on le voit ci-dessus, Nos 413, 418, 419, 489(bis): en effet, le Divin Vrai est changé en un faux tel qu'est le mal en ceux chez qui il influe; qu'il en soit ainsi, on peut le voir d'après cette expérience : il m'a été donné de remarquer comment le Divin Vrai était changé en faux, quand il tombait profondément dans l'enfer, et je me suis aperçu qu'en tombant il était successivement changé jusqu'à devenir enfin ce qu'il y a de plus faux. Si les fleuves signifient l'entendement du vrai et aussi l'intelligence, c'est parce que les eaux signifient les vrais, et que l'entendement est le réceptacle et le complexe des vérités, comme un fleuve l'est des eaux, et parce que la pensée d'après l'entendement, laquelle est l'intelligence, est comme un fleuve du vrai; de cette même origine, à savoir, de la signification des eaux, en ce qu'elles sont les vrais, il résulte que la fontaine signifie la Parole et la doctrine du vrai, et que les étangs, les lacs et les mers, signifient les connaissances du vrai dans le complexe : que les eaux signifient les vrais, et les eaux vives les vrais qui procèdent du Seigneur, on le voit ci-dessus, Nos 71, 483, et aussi par les passages suivants dans cet Article : que les torrents et les fleuves signifient l'entendement du vrai et l'intelligence, on peut le voir d'après la Parole où les torrents et les fleuves sont nommés; par exemple, dans Esaïe : « Alors sautera comme un cerf le boiteux, et chantera la langue du muet, parce que jailliront dans le désert des eaux, et des torrents dans la plaine du désert. » —XXXV. 6; —ceci a été dit du Seigneur, et de la réformation des nations, et de l'instauration de l'Église chez elles; par le boiteux, qui sautera comme un cerf, est signifié celui qui n'est point dans le bien réel, parce qu'il n'est point dans les connaissances du vrai et du bien; par la langue du muet qui chantera est signifiée la confession du Seigneur par ceux qui sont dans l'ignorance du vrai ; « jailliront dans le désert des eaux, » signifie que les vrais seront où il n'y en avait point précédemment; « et des torrents dans la plaine du désert, » signifie que l'intelligence sera où il n'y en avait point précédemment; le désert, c'est où il n'y a point le vrai; la plaine du désert, c'est où il n'y a point l'intelligence; les eaux sont les vrais, et les torrents sont l'intelligence. Dans le Même : « J'ouvrirai sur les coteaux des torrents, et au milieu des vallées des fontaines je mettrai; le désert en étang d'eaux, et la terre sèche en sources d'eaux. » — XLI. 18; — ceci a été dit de la salvation des nations par le Seigneur; ouvrir sur les coteaux des torrents, c'est donner l'intelligence intérieure; au milieu des vallées mettre des fontaines, c'est instruire dans les vrais l'homme externe; le reste a été expliqué ci-dessus; voir N° 483. Dans le Même : « Voici, je fais du nouveau, qui maintenant va se produire; ne le reconnaîtrez-vous point? c'est que je mettrai dans le désert un chemin ; dans la solitude, des fleuves : il m'honorera, l'animal du champ, les dragons et les filles de la chouette, de ce que j'aurai donné dans le désert des eaux, et des fleuves dans la solitude, pour abreuver mon peuple, mon élu. » — XLIII. 19, 20; — ceci a été dit aussi du Seigneur et de la Nouvelle Église par Lui ; cette Église est entendue par « voici, je fais du nouveau, qui maintenant va se produire; » par « mettre dans le désert un chemin, et dans la solitude, des fleuves, » il est signifié que le vrai et l'intelligence du vrai seront où il n'y en avait point précédemment; le chemin est le vrai conduisant au Ciel, et les fleuves sont l'intelligence; par abreuver le peuple, il est signifié instruire ceux qui désirent; par l'animal du champ, les dragons et les filles de la chouette, sont signifiés ceux qui savent seulement de mémoire les vrais et les biens, et ne les comprennent ni ne les perçoivent; ceux-là prononcent le vrai sans l'idée du vrai, jugeant seulement d'après d'autres. Dans le Même : « Je répandrai des eaux sur l'altéré, et des ruisseaux sur l'aride; je répandrai mon esprit sur ta semence, et la bénédiction sur tes enfants. » — XLIV. 3 ; — répandre des eaux sur l'altéré, signifie instruire dans les vrais ceux qui sont dans l'affection du vrai ; répandre des ruisseaux sur l'aride, signifie donner l'intelligence à ceux qui sont dans le désir du vrai d'après le bien ; semblable chose est signifiée par répandre l'esprit et la bénédiction ; car par l'esprit de Dieu il est signifié le Divin Vrai, et par la bénédiction la multiplication et la fructification de ce vrai, ainsi l'intelligence : qui est-ce qui ne voit qu'ici et ci-dessus il est entendu, non pas des eaux, ni des fleuves, ni un désert, ni une solitude, mais des choses qui appartiennent à l'Église? aussi est-ce pour cela qu'ici il est ajouté «je répandrai mon esprit sur ta semence, et ma bénédiction sur tes enfants. » Dans Moïse : « Jéhovah te conduira vers une terre de torrents d'eau, de fontaines, et d'abîmes, sortant de la vallée et de la montagne. » — Deutér. VIII. 7 ; — par la terre de Canaan, vers laquelle Jéhovah doit les conduire, il est signifié l'Église ; c'est pourquoi, les torrents d'eau, les fontaines et les abîmes sortant de la vallée et de la montagne, signifient des choses qui appartiennent à l'Église; les torrents d'eau, l'entendement du vrai; les fontaines, les doctrinaux d'après la Parole ; les abîmes sortant de la vallée et de la montagne, les connaissances du vrai et du bien dans l'homme naturel et dans l'homme spirituel. Dans Esaïe : « Regarde Sion et Jérusalem; là, magnifique (est) Jéhovah pour nous, lieu de torrents, de fleures, de largeur d'espaces, dans lequel n'ira point le navire à rame, et que le navire magnifique ne traversera point. » —XXXIII. 21; — ici aussi, «par lieu de torrents et de fleuves, » il est signifié la sagesse et l'intelligence; ce que le reste signifie a été expliqué ci-dessus; voir N° 514. Dans Joël : « En ce jour-là, les montagnes distilleront du moût, et les collines couleront en lait, et tous les ruisseaux de Jehudah couleront en eaux; et une fontaine de la maison de Jéhovah sortira, et elle arrosera le torrent de Schittim. » — IV. 18 ; — ces paroles ont aussi été expliquées ci-dessus, Nos 433 et 483 ; par la fontaine qui sortira de la maison de Jéhovah il est signifié le vrai de la doctrine procédant du Seigneur par le Ciel; par le torrent de Schittim qu'elle arrosera, est signifiée l'illustration de l'entendement. Dans Ézéchiel : « Des eaux sortaient de dessous le seuil de la maison de Dieu vers l'orient : l'homme me mena et me ramena sur la rive du torrent; lorsque je revenais, voici, sur la rive du torrent des arbres en multitude très-grande, deçà et delà; il dit : Toute âme vivante qui rampe, partout où seront venus les torrents, vivra; de là le poisson devient très-nombreux, parce que là viennent ces eaux, et elles sont assainies, afin que tout vive où sera venu le torrent. Et auprès du torrent s'élève sur sa rive deçà et delà tout arbre de nourriture, dont ne tombe point la feuille, et dont n'est point consumé le fruit ; en ses mois il renaît, parce que ses eaux du sanctuaire sortent. » —XLVII. 1 à 12; — ceci aussi a été expliqué ci-dessus, Nos 422 et 513; par là il est évident que par les eaux sortant de la maison de Dieu vers l'orient est signifié le Divin Vrai procédant du Seigneur, et influant chez ceux qui sont dans le bien de l'amour ; et que par le torrent, sur la rive duquel il y a tout arbre de nourriture, et d'après les eaux duquel toute âme qui rampe vit, d'où le poisson devient très-nombreux, il est signifié l'intelligence d'après la réception du Divin Vrai, d'où toutes choses chez l'homme, tant ses affections et ses perceptions que ses connaissances et ses scientifiques, et par suite ses pensées, acquièrent la vie spirituelle. Dans Jérémie : « Béni (soit) l'homme qui se confie en Jéhovah; il sera comme un arbre planté près des eaux, et qui près du torrent étend ses racines; et il ne verra point quand viendra la chaleur, mais sa feuille sera verdoyante. » — XVII. 7, 8; -par l'arbre planté près des eaux est entendu l'homme chez qui sont les vrais procédant du Seigneur; par « qui près du torrent étend ses racines, » est entendue l'extension de l'intelligence de l'homme spirituel dans l'homme naturel; le reste a été expliqué ci-dessus; voir N° 481. Lorsque dans la Parole il s'agit d'arbres et de jardins, il y est aussi parlé d'eaux et de fleuves qui les arrosent; et cela, parce que par les arbres il est signifié les perceptions et les connaissances, et par les eaux et les fleuves les vrais et par suite l'entendement ; car, sans l'entendement des vérités, l'homme est comme un jardin où il n'y a point d'eau, et dont les arbres sèchent; par exemple, dans Moïse : « Comme des vallées ils sont plantés, comme des jardins auprès d'un fleuve, comme des aloës qu'a plantés Jéhovah, comme des cèdres auprès des eaux. » — Nomb. XXIV. 6, 7;—Ceci a été dit des fils d'Israël, par lesquels est signifiée l'Église qui alors devait être plantée; cette Église est comparée à des vallées qui sont plantées, et à un jardin près d'un fleuve, parce que par les vallées il est signifié l'intelligence de l'homme naturel, et par le jardin l'intelligence de l'homme spirituel ; et elle est comparée aux aloës et aux cèdres, parce que par les aloës sont signifiées les choses qui appartiennent à l'homme naturel, et par les cèdres celles qui appartiennent à l'homme rationnel ; comme toutes ces choses vivent de l'influx du Divin Vrai procédant du Seigneur, c'est pour cela qu'il est dit « ils ont été plantés auprès d'un fleuve et auprès des eaux, »ce par quoi est signifié le Divin Vrai influant, d'où procède l'intelligence. Comme par le Jardin en Éden ou Paradis il est signifié la sagesse et l'intelligence, dont jouissaient les Très-Anciens qui vivaient avant le déluge, c'est pour cela que, quand leur sagesse est décrite, l'influx du Divin Vrai et de l'intelligence qui en provient est aussi décrit par « un fleuve qui sortait d'Éden pour arroser le jardin, et qui de là se divisait et était en quatre têtes. » — Gen. II. 10 et suiv. ; — le fleuve sortant d'Éden signifie la sagesse procédant de l'Amour, qui est Éden ; pour arroser le jardin, c'est pour donner l'intelligence; la description de l'intelligence est faite par les quatre fleuves, dont il s'agit là ; mais ceci a été expliqué dans les ARCANES CELESTES; voir Nos 107 à 121. Dans Ézéchiel : « Aschur, Cèdre dans le Liban, les eaux l'avaient fait croître, l'abîme l'avait rendu élevé, avec ses fleuves il allait autour de sa plante, et ses canaux il envoyait vers tous les arbres du champ. » —XXXI. 3, h ; — Aschur signifie l'homme rationnel ou le rationnel de l'homme; pareillement le cèdre dans le Liban ; et comme le rationnel réel est perfectionné par les connaissances du vrai et du bien, il est dit que les eaux l'ont fait croître, et que l'abîme l'a rendu élevé; les eaux sont les vrais, et l'abîme les connaissances du vrai qui sont dans l'homme naturel; l'accroissement de l'intelligence est signifié en ce qu'il allait avec ses fleuves autour de sa plante ; et la multiplication des connaissances du vrai est signifiée en ce qu'il envoyait ses canaux vers tous les arbres du champ. Dans David : « Un cep d'Egypte tu as fait partir, tu as étendu ses provins jusqu'à la mer, et jusqu'au fleuve ses rameaux;»—Ps. LXXX. 9, 12;— par le cep d'Egypte sont entendus les fils d'Israël, qui sont appelés cep, parce qu'ils ont représenté l'Église spirituelle que le cep signifie dans la Parole; leur demeure en Egypte représentait la première initiation dans les choses de l'Église, car l'Egypte signifiait les scientifiques servant aux choses de l'Eglise; puis donc que le cep signifie l'Église, et l'Egypte le scientifique et ce qui sert, on voit clairement ce qui est signifié dans le sens spirituel par « un cep d'Egypte tu as fait partir; «l'extension de l'intelligence de l'Église jusqu'aux scientifiques et aux rationnels est signifiée par « tu as étendu ses provins jusqu'à la mer, et jusqu'au fleuve ses rameaux ; » étendre les provins et les rameaux signifie la multiplication et l'extension, la mer signifie le scientifique, et le fleuve, ici l'Euphrate, signifie le rationnel. L'extension de l'Église, et la multiplication de ses vérités et de l'intelligence qui en provient, sont décrites par l'extension de la terre de Canaan jusqu'à la mer de Suph, la mer des Philistins et le fleuve d'Euphrate, dans Moïse : « J'établirai ta frontière depuis la mer de Suph jusqu'à la mer des Philistins, et depuis le désert jusqu'au fleuve. »—Exode, XXIII. 31 ; — par les frontières de la terre de Canaan sont signifiés les derniers de l'Église, qui sont les scientifiques vrais, les connaissances du vrai et du bien d'après la Parole, et les rationnels; par la mer de Suph est signifié le scientifique vrai; par la mer des Philistins, où étaient Tyr et Sidon, sont signifiées les connaissances du vrai et du bien d'après le sens de la lettre de la Parole; et par le fleuve d'Euphrate est signifié le rationnel ; car les scientifiques servent aux connaissances du vrai et du bien d'après la Parole, et ces connaissances avec les scientifiques servent au rationnel, et le rationnel sert à l'intelligence, qui est donnée par les vrais spirituels conjoints au bien spirituel. Ce qui est dit de l'Église et de son extension est dit pareillement aussi de la puissance du Seigneur sur toutes les choses du Ciel et de l'Église, dans David : « Je poserai dans la mer sa main, et dans les fleuves sa droite. »—Ps. LXXXIX. 26; — ceci a été dit de David, par lequel là est entendu le Seigneur; la puissance du Seigneur jusqu'aux derniers du Ciel et de l'Église, ainsi sur tout le Ciel et sur le tout de l'Église, est signifiée par poser dans la mer sa main et dans les fleuves sa droite, la puissance est signifiée par la main et par la droite, et les derniers du Ciel et de l'Église sont signifiés par la mer et par les fleuves; les derniers du Ciel sont des mers et des fleuves, comme il a été dit parfois ci-dessus; ils ont été représentés par les deux mers et par les deux fleuves, qui étaient les limites de la terre de Canaan ; les deux mers étaient la mer d'Egypte et la mer des Philistins, où se trouvaient Tyr et Sidon ; et les deux fleuves étaient l'Euphrate et le Jourdain ; mais le Jourdain était une limite entre la terre intérieure de Canaan et la terre extérieure, dans celle-ci étaient les Tribus de Ruben et de Gad et la demi-Tribu de Ménascheh. Pareillement dans Zacharie : « Sa domination sera de la mer jusqu'à la mer, et du fleuve jusqu'aux extrémités de la terre. »— IX. 10; —ceci a aussi été dit du Seigneur, et signifie la même chose; sa domination jusqu'aux derniers du Ciel et de l'Église, c'est sur toutes les choses du Ciel et de l'Église, car les derniers sont les limites. Dans David : « Affermi a été ton trône dès lors; d'éternité, Toi; les fleuves ont élevé, ô Jéhovah! les fleuves ont élevé leur voix, les fleuves ont élevé leur bruit; plus que les voix des grosses eaux magnifiques, plus que les flots de la mer, magnifique (est) Jéhovah. » — Ps. XCIII. 2, 3,4; — ceci a aussi été dit du Seigneur; sa domination d'éternité à éternité sur le ciel et la terre est signifiée par « affermi a été ton trône dès lors; d'éternité, Toi; » la glorification du Seigneur, à cause de son avènement et de la salvation du genre humain, est signifiée en ce que les fleuves ont élevé leur voix et leur bruit; par les fleuves nommés ici trois fois sont signifiées toutes les choses qui appartiennent à l'intelligence de l'homme dans l'homme interne, et toutes celles qui sont dans l'homme externe ; le Divin Vrai procédant du Seigneur, par lequel il y a puissance, et par lequel il y a salvation, est signifié par « plus que les voix des grosses eaux magnifiques, plus que les flots de la mer; » les eaux sont les vrais, les voix des grosses eaux magnifiques sont les Divins Vrais. La glorification, et la célébration du Seigneur d'après la joie du cœur sont décrites ainsi ailleurs, dans David : « Que fassent retentir leur bruit, la mer et sa plénitude, le globe et ceux qui y habitent ! que les fleuves applaudissent de la main; qu'en même temps les montagnes éclatent en jubilation. » — Ps. XCVIII. 7, 8; — par ces paroles est signifiée la glorification du Seigneur par le Ciel entier; la glorification par les derniers du Ciel est signifiée par « que fassent retentir leur bruit, la mer et sa plénitude; » la glorification par le Ciel entier est signifiée par « que fassent retentir leur bruit, le globe et ceux qui y habitent; » le globe signifie le Ciel entier quant à ses vrais, et ceux qui y habitent signifient le Ciel entier quant à ses biens; les habitants dans la Parole signifient ceux qui sont dans les biens du Ciel et de l'Église, ainsi les biens de ceux-là; la glorification du Seigneur par les vrais qui appartiennent à l'intelligence, et par les biens qui appartiennent à l'amour, est signifiée par « que les fleuves applaudissent de la main; qu'en même temps les montagnes éclatent en jubilation;» les fleuves sont les vrais de l'intelligence, et les montagnes sont les biens de l'amour. Le Divin Vrai procédant du Seigneur, d'après la réception duquel il y a l'intelligence, est signifié par les eaux sorties du rocher en Choreb, — Exod. XVII. 6; — il en est parlé ainsi dans David : « Il a fendu les rochers dans le désert, et il a fait boire de grands abîmes, et il a tiré des ruisseaux du rocher, et fait descendre comme fies fleuves les eaux; et il a frappe le rocher, afin que coulassent des eaux, et des torrents s'en sont répandus. » — Ps. LXXVIII. 15, 16, 20. —Et ailleurs : « Il a ouvert le Rocher, et des eaux il en est découlé, elles sont allées dans les lieux secs, en fleuve. »— Ps. CV. 41; —là, par le Rocher il est entendu le Seigneur, et par les eaux qui en découlèrent, le Divin Vrai qui procède de Lui; et par les fleuves sont signifiées l'intelligence et la sagesse qui en proviennent; par boire de grands abîmes, il est signifié puiser et percevoir les arcanes de la sagesse. Dans Jean : « Jésus dit : Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à Moi, et qu'il boive; quiconque croit en Moi, comme dit l'Écriture, des fleuves de son ventre couleront d'eau vive; il disait cela de l'esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en Lui. » —VII. 37, 38, 39; — par venir au Seigneur et boire il est signifié recevoir de Lui les vrais de la doctrine, et la foi de ces vrais; l'intelligence spirituelle qui en résulte est signifiée par « des fleuves de son ventre couleront d'eau vive ; » l'eau vive est le Divin Vrai qui vient uniquement du Seigneur, les fleuves sont les choses qui appartiennent à l'intelligence, et le ventre signifie la pensée d'après la mémoire, car il correspond à celle pensée ; et comme par les fleuves d'eau vive est signifiée l'intelligence provenant du Seigneur par le Divin Vrai, c'est pour cela qu'il est ajouté « il disait cela de l'esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en Lui; » l'esprit qu'ils devaient recevoir du Seigneur est le Divin Vrai et par suite l'intelligence; c'est pour cela aussi que le Seigneur appelle l'Esprit qu'ils devaient recevoir, l'Esprit de Vérité,—Jean, XIV. 16, 17, 18. XVI. 7 à 15.—Dans David : «Jéhovah sur les mers a fondé le globe, et sur les fleuves il l'a établi. » — Ps. XXIV. 2; —par le globe il est signifié le Ciel et l'Église dans tout le complexe; par les mers sont signifiées les connaissances et les sciences, qui sont les derniers de l'Église, spécialement les connaissances du vrai et du bien telles qu'elles sont dans le sens de la lettre de la Parole; par les fleuves est signifiée l'introduction par ces connaissances vers l'intelligence céleste ; par là, on peut voir ce qui est entendu par ces paroles dans le sens spirituel, à savoir, que les intérieurs du Ciel et de l'Église, qui sont appelés les célestes et les spirituels, sont fondés sur les connaissances du vrai et du bien, qui sont dans le sens de la lettre de la Parole, connaissances entendues rationnellement : il est dit qu'il a fondé le globe sur les mers, et qu'il l'a établi sur les fleuves, parce que dans les limites du Ciel il y a des mers et des fleuves, représentés par la mer de Suph, la merdes Philistins, le fleuve de l'Euphrate et le fleuve du Jourdain, qui étaient les limites de la terre de Canaan ; et comme les derniers dans la Parole signifient les infimes, il est dit que Jéhovah a fondé et établi sur eux ; que le globe de la terre n'ait pas été fondé sur les mers ni sur les fleuves, cela est constant. Dans le Même : « Le Seigneur (est) à ta droite ; il a frappé au jour de sa colère les rois; il a jugé entre les nations; il a rempli de cadavres; il a frappé le chef sur beaucoup de terre, lequel du torrent dans le chemin boit, c'est pourquoi il élèvera la tête. »—Ps. CX. 5, 6, 7; — ces choses ont été dites du Seigneur, et de son combat contre les faux et les maux qui proviennent des Enfers, et de la subjugation de ces faux et de ces maux; par les rois sont entendus les faux provenant de l'enfer, et par les nations les maux de ces faux; par le Seigneur à la droite est entendue sa Divine Puissance; la subjugation et la destruction des faux et des maux provenant des enfers sont signifiées par « il a frappé au jour de sa colère; il a jugé entre les nations; il a rempli de cadavres; » par le chef qu'il a frappé sur beaucoup de terre, est entendu l'amour de soi, d'où proviennent tous les maux et tous les faux ; frapper sur beaucoup de terre signifie la destruction totale et la damnation; par le torrent dont le chef boit, et à cause duquel il s'élèvera, est signifiée la Parole dans la lettre; en boire, c'est en apprendre quelque chose; et élever la tête, c'est pendant tout ce temps résister; car tous ceux qui sont dans les faux d'après le mal ne peuvent pas être jetés dans l'enfer, avant que les choses qu'ils savent d'après la Parole leur aient été enlevées, parce que toutes les choses de la Parole communiquent avec le Ciel; c'est par cette communication qu'ils élèvent la tête, mais quand ces choses ont été enlevées, ils sont jetés dans l'enfer : c'est là le sens de ces paroles; il ne se manifeste à personne sans le sens spirituel, et sans la connaissance de ce qu'est la Parole. Dans Habakuk : « Est-ce que contre des fleuves s'est courroucé Jéhovah? Est-ce que contre les fleuves est ta colère? Est-ce que contre la mer est ton emportement, que tu chevauches sur tes chevaux? Tes chars (sont) le salut. »—III. 8;—c'est une supplication, afin que l'Église soit gardée et ne périsse point; par les fleuves et par la mer sont signifiées toutes les choses de l'Église, parce qu'ils en sont les derniers, comme ci-dessus; par chevaucher sur des chevaux, quand il s'agit de Jéhovah, c'est-à-dire, du Seigneur, il est signifié la Divine Sagesse qui est dans la Parole, et par les chars les doctrinaux qui en proviennent. Dans David : « Nous ne craindrons point quand sera bouleversée la terre, et quand seront ébranlées les montagnes, dans le cœur des mers; lorsque seront soulevées, que seront troublées ses eaux, que trembleront les montagnes par son élévation; (il est) un fleuve, dont les ruisseaux réjouiront la ville de Dieu, le saint des habitations du Très-Haut; Dieu (est) au milieu d'elle, elle ne sera point ébranlée. »—Ps. XLVI. 3, 4, 5, 6; — dans le sens spirituel, ces paroles enveloppent que, quoique l'Église périsse avec tout ce qui lui appartient, cependant la Parole et le Divin Vrai qu'elle contient ne périront pas; en effet, par la terre il est signifié l'Église, par les montagnes les biens de l'amour, par les eaux les vrais, et par être bouleversé, être agité, être soulevé, être troublé et trembler, sont signifiés leurs états quand ils périssent, et qu'à leur place entrent les faux et les maux, par conséquent les états de l'Église lorsqu'elle est dévastée quant aux biens et désolée quant aux vrais; mais voir ci-dessus, N° 304 et 405, où ces passages ont été plus complètement expliqués : que la Parole, ou le Divin Vrai, ne doive point périr avec l'Église, cela est signifié en ce que le fleuve, dont les ruisseaux réjouiront la ville de Dieu, ne sera point changé ; le fleuve signifie ici la même chose que la fontaine, à savoir, la Parole, parce qu'il est parlé de ses ruisseaux, par lesquels sont signifiés les vrais; la ville de Dieu signifie l'Église quant à la doctrine ; réjouir signifie l'influx et la réception d'après la joie du cœur, et ne point être changé signifie ne périr quant à aucune chose. Dans Ésaïe : « Alors manqueront les eaux dans la mer, et le fleuve séchera et tarira, et se retireront les fleuves; ils s'abaisseront et seront desséchés, les fleuves de l'Egypte ; le roseau et le jonc se flétriront, les papyrus près du fleuve, près de l'embouchure du fleuve, et toute semence du fleuve séchera, sera balayée, et ne sera plus. »—XIX. 5, 6, 7; —ces choses ont été dites de l'Egypte, par laquelle est signifié le scientifique qui appartient à l'homme naturel ; par le fleuve de l'Egypte il est signifié la connaissance, l'aperception du vrai, et dans le sens opposé l'aperception du faux; par le fleuve séchera et tarira, il est signifié que cette connaissance et cette aperception périront; par « le roseau et le jonc se flétriront, les papyrus près du fleuve, et toute semence du fleuve séchera, sera balayée et ne sera plus, » il est signifié qu'ainsi il n'y aura plus de vrais, ni même de vrais naturels et sensuels, qui sont les infimes. Dans le Même : « Moi, j'ai creusé et j'ai bu des eaux, et j'ai tari par la plante de mes pas tous les fleuves de l'Egypte. » — XXXVII, 25;— ce sont les paroles de Sanchérib, roi d'Aschur, par lequel est signifié le rationnel perverti, détruisant toute connaissance et toute aperception du vrai; cela est signifié en ce qu'il tarira par la plante de ses pas tous les fleuves de l'Egypte; si les fleuves de l'Egypte signifient les connaissances et les aperceptions du vrai, c'est parce que l'Egypte signifie l'homme naturel quant aux scientifiques, et que l'homme naturel a la connaissance et l'aperception, comme l'homme spirituel a l'intelligence. Dans Ézéchiel : « Ils tireront leurs épées contre l'Egypte, afin de remplir la terre de transpercé; alors je réduirai les fleuves en aride, et je vendrai la terre dans la main des méchants; et je dévasterai la terre et sa plénitude par la main des étrangers. » — XXX. 14, 12; — par l'Egypte est signifié le scientifique de l'homme naturel servant à l'intelligence de l'homme rationnel et spirituel; par « ils tireront leurs épées contre l'Egypte, » il est signifié que les scientifiques vrais seront détruits par les faux ; par les épées sont signifiés les faux détruisant les vrais ; par le transpercé est signifié celui qui a péri par les faux ; par réduire les fleuves en aride, il est signifié qu'il n'y a plus aucune connaissance ni aucune aperception du vrai; vendre la terre dans la main des méchants, et la dévaster par la main des étrangers, signifie détruire par les maux et par les faux ; les étrangers signifient les faux. Dans Zacharie : « Elles seront taries, toutes les profondeurs du fleuve, et sera abattu l'orgueil d'Aschur, et le bâton de l'Egypte se retirera. » — X. 11 ; — « elles seront tarie, toutes les profondeurs du fleuve, » à savoir, de l'Euphrate, signifie que tous les raisonnements subtils provenant de la propre intelligence périront; l'orgueil d'Aschur signifie la propre intelligence, qui appartient au rationnel perverti; « le bâton d'Egypte se retirera, » signifie que les scientifiques servant aux raisonnements n'auront aucune force. Dans Ésaïe : « Je dévasterai montagnes et collines, et toute leur herbe je dessécherai, et je mettrai les fleuves en îles, et les étangs je sécherai. » — XLII. 15; —«je dévasterai montagnes et collines, » signifie que les biens de l'amour et de la charité périront ; « toute leur herbe je dessécherai, » signifie que les vrais qui proviennent de ces biens périront; « je mettrai les fleuves en îles, et les étangs je sécherai, » signifie que l'intelligence et la connaissance du vrai périront. Dans le Même : « Voici, par ma réprimande je taris la mer, je réduis les fleuves en désert, puant deviendra leur poisson, parce qu'il n'y a point d'eau, et il mourra. »— L. 2; — voir ci-dessus, N° 342, où ces paroles ont été expliquées. Dans Nahum : « Il tance la mer et la dessèche, et tous les fleuves il tarit. »—I. 4. — Dans David : « Jéhovah réduit les fleuves en désert, et les sources d'eau en sécheresse. » — Ps. CVII. 33. — Dans Job : « L'homme expire, où est-il? Les eaux s'écoulent de la mer, et le fleuve se dessèche et tarit. »—XIV. 10, 11. — Jusqu'ici il a été montré que par les fleuves il est signifié l'entendement du vrai et l'intelligence; que dans le sens opposé par les fleuves il soit signifié l'entendement du faux et le raisonnement d'après la propre intelligence, lequel est pour les faux contre les vrais, on le voit par les passages suivants ; dans Ésaïe : « Il enverra par mer des ambassadeurs vers la nation mesurée au cordeau et foulée, dont les fleuves ont ravagé la terre. » — XVIII. 2;—ici, par les fleuves sont signifiés les faux qui appartiennent à la propre intelligence et qui ont détruit; ce que le reste signifie, on le voit ci-dessus, Nos 304, 331. Dans le Même: « Quand tu passeras par les eaux, avec toi je serai; et par les fleuves, ils ne te submergeront pas. » —XLII1. 2;—passer par les eaux et par les fleuves, et ne pas être submergé, signifie que les faux et les raisonnements d'après les faux contre les vrais ne corrompront point. Dans Jérémie : « Voici, des eaux montant du septentrion, qui seront comme un fleuve inondant; elles inonderont la terre et sa plénitude. » — XLIII 2 ; — les eaux montant du septentrion, signifient les faux de la doctrine qui proviennent de la propre intelligence, lesquels sont comparés à un fleuve inondant la terre, parce que par le fleuve il est signifié le raisonnement d'après les faux, par la terre l'Église, et par l'inondation du fleuve la destruction de l'Église par les faux. Dans David : « Si Jéhovah n'eût été pour nous, quand s'est élevé contre nous L'homme, alors les eaux nous auraient submergés, un torrent eût passé sur notre âme; alors elles auraient passé sur notre âme, les eaux de l'orgueilleux. » —Ps. CXXIV. 2, 4, 5; — par les eaux de l'orgueilleux, desquelles il s'agit ici, sont signifiés les faux qui sont favorables à l'amour de soi et qui le confirment, et aussi les faux de la doctrine qui proviennent de la propre intelligence; par le torrent est signifié le raisonnement d'après ces faux contre les vrais; d'après cela, on voit clairement ce qui est entendu par « si Jéhovah n'eût été pour nous, quand s'est élevé contre nous l'homme, » à savoir, lorsque l'homme, d'après lui-même et d'après son amour et la propre intelligence, s'élève et s'efforce de détruire les vrais de l'Église, car il s'agit d'Israël par qui est signifiée l'Église; par les eaux qui les auraient submergés, et par les torrents qui auraient passé sur leur âme, il est signifié les faux et les raisonnements d'après les faux, et par suite la destruction de la vie spirituelle, que l'homme possède par les vrais et par la vie selon les vrais; par les eaux sont signifiés les faux, par les torrents les raisonnements d'après les faux, et par submerger et passer sur l'âme est signifiée la destruction de la vie spirituelle. Dans Ésaïe : «Voici, le Seigneur fera monter sur eux les eaux du fleuve fortes et grosses, le roi d'Aschur, et toute sa gloire; et il montera par dessus tous ses canaux, et ira par dessus toutes ses rives; il passera par Jehudah, et il inondera. » — VIII. 7, 8;—par Aschur et son roi, dans la Parole, est signifié le rationnel, ici le rationnel perverti; de là, par son fleuve, qui était l'Euphrate, il est entendu le raisonnement, et par les eaux du fleuve les faux confirmés par les raisonnements; ces faux sont donc signifiés par les eaux du fleuve fortes et grosses, qui sont dites fortes d'après la cupidité, et grosses d'après la fausseté; l'abondance des faux d'après le mal, qui détruisent les vrais du bien de l'Église, est signifiée en ce que les eaux du fleuve monteront par dessus tous ses canaux et par dessus toutes ses rives, et qu'il passera par Jehudah et inondera ; par Jehudah est signifiée l'Église où est la Parole. Dans Jérémie : « Qu'as-tu à faire avec le chemin de l'Egypte pour boire les eaux du Schichor? et qu'as-tu à faire avec le chemin de l'Assyrie pour boire les eaux du fleuve? »— II. 18; — par les eaux du Schichor ou de l'Egypte sont signifiés les scientifiques faux, ou les scientifiques qui confirment les faux ; et par les eaux du fleuve sont signifiés les faux raisonnements qui en proviennent, ainsi qui viennent de la propre intelligence; par ces paroles il est signifié qu'il ne faut puiser ni les uns ni les autres. Dans le Même : « Vers le septentrion, au bord du fleuve d'Euphrate ils ont heurté et sont tombés; qui est-ce qui comme le fleuve monte, et comme des fleuves sont agitées ses eaux? L'Egypte, comme le fleuve, monte, et comme des fleuves sont agitées ses eaux ; car elle dit : Je monterai, je couvrirai la terre, je détruirai la ville et ceux qui y habitent, » — XLVI. 6, 7, 8; — par ces paroles est
signifiée la destruction de l'Église et de ses vérités par les faux raisonnements provenant de scientifiques qui confirment ; par le septentrion il est signifié chez qui est le faux et d'où il vient; par le fleuve d'Euphrate, les faux raisonnements; par l'Egypte, les scientifiques qui confirment; par les eaux qui sont agitées, les faux eux-mêmes; et par monter, couvrir la terre, détruire la ville et ceux qui y habitent, il est signifié la destruction de l'Église et de sa doctrine ; la terre est l'Église, la ville est la doctrine du vrai, et les habitants en sont les biens. Des choses semblables sont signifiées par le fleuve d'Egypte, le Nil, et par le fleuve d'Assyrie, l'Euphrate, ailleurs dans la Parole; par exemple, — Ésaïe, VII. 18, 19, XI 15,16. Ézéch. XXIX. 3, 4, 5, 10. XXXI. 15. XXXII. 2. Ps. LXXIV. 14, 15. Ps. LXXVIII. 45. Exod. VI. 17 à 21 :—des choses semblables sont aussi signifiées par les fleuves de Babel, — Ps. CXXXVII. 1. — Comme toutes les tentations spirituelles se font par les faux qui s'élancent dans les pensées et infestent le mental intérieur, ainsi par les raisonnements d'après ces faux, les tentations sont par conséquent signifiées aussi par les inondations des eaux, et par les irruptions des fleuves et des torrents; comme dans Jonas : « Tu m'avais jeté dans la profondeur, jusqu'au cœur des mers, et le courant m'avait environné; et tous tes flots et tes ondes sur moi avaient passé. » —II. 4.—Dans David : «Les cordeaux de la mort m'avaient environné, et des torrents de Bélial m'avaient épouvanté. » —Ps. XVIII. 5. —Dans Matthieu : « Et est descendue la pluie, et sont venus les torrents, et ont soufflé les vents, et ils se sont précipités sur cette maison; cependant elle n'est point tombée, car elle avait été fondée sur le roc. »—VII. 25, 27.—Et dans Luc : « Une inondation étant venue, le torrent a battu fortement contre cette maison, mais il n'a pu l'ébranler, parce qu'elle avait été fondée sur le roc, » -VI. 48, 49.
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