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Nom du Livre (APOCALYPSE EXPLIQUEE)
 
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Apocalypse Expliquée 514. 

  Et la troisième partie des navires fut abîmée, signifie et aussi toutes les connaissances d'après la Parole et d'après la doctrine qui en est tirée : on le voit par la signification de la troisième partie, en ce que c'est tout, ici toutes, parce qu'elle se dit des connaissances du vrai et du bien; et par la signification des navires, en ce qu'ils sont les connaissances du vrai et du bien, et aussi les doctrinaux ; si les navires ont ces significations, c'est parce qu'ils portent des richesses sur la mer pour le commerce, et que les richesses dans la Parole signifient les connaissances du vrai et du bien, qui sont aussi des doctrinaux ; dans le sens strict, dans lequel le contenant est entendu, par les navires est signifié la Parole et la doctrine tirée de la Parole, parce que la Parole et la doctrine qui en est tirée contiennent les connaissances du vrai et du bien, comme les navires contiennent les richesses; et commercer, ce qui a principalement lieu par les navires, signifie s'acquérir des connaissances et les communiquer aux autres; mais quand les contenus sont entendus au lieu du contenant, par les navires sont signifîées les connaissances d'après la Parole et d'après la doctrine tirée de la Parole. Que les navires aient de telles significations, on peut le voir par les passages de la Parole où ils sont nommés; par exemple, dans Ézéchiel : « Tyr, dans le cœur de la mer (sont) les confins; tes architectes ont rendu parfaite ta beauté; de sapins de Sénir ils ont construit pour toi tous les ais; le cèdre du Liban ils ont pris pour faire un mât pour toi; de chênes de Baschan ils ont fait tes rames; ton plancher ils ont fait d'ivoire; la fille des pas, des îles des Kitthim; les habitants de Sidon et d'Arvad ont été tes rameurs; tes sages, Tyr, étaient dans toi, ils étaient tes pilotes; les anciens de Gébal et ses sages étaient dans toi pour réparer tes brèches; tous les navires de la mer et leurs matelots étaient dans toi pour faire ton commerce; les navires de Tharschisch, tes caravanes dans ton trafic, par là tu as été remplie, et tu es devenue fort honorée dans le cœur des mers. » — XXVII. 4, 5, 6, 8, 9, 25 ; — dans ce Chapitre il s'agit de Tyr; et comme par Tyr sont signifiées les connaissances du vrai et du bien, c'est pour cela qu'il est question de son commerce et des diverses marchandises avec lesquelles elle s'était enrichie; en effet, par son commerce avec les diverses marchandises avec lesquelles elle s'était enrichie, il est signifié l'acquisition de ces connaissances, et par suite l'opulence spirituelle; ici donc est décrit un navire avec tout son appareil, ainsi quant aux ais, aux rames, au mât, quant aux pilotes, aux rameurs et aux matelots; et, dans ce qui précède et ce qui suit, quant aux marchandises; il serait trop long de présenter ici ce que chaque chose signifie dans le sens spirituel, il suffit que par là on puisse voir que le navire signifie, la doctrine tirée de la Parole; que les ais, les rames, le mât, signifient diverses choses d'après lesquelles existe la doctrine; et que par le capitaine, les pilotes, les rameurs et les matelots, il est entendu ceux qui enseignent, conduisent et gouvernent; par les marchandises les doctrinaux eux-mêmes, et par le commerce l'acquisition des richesses spirituelles, qui sont les connaissances du vrai et du bien, par lesquelles existe la sagesse; c'est pourquoi il est dit« tes sages, Tyr, étaient dans toi, ils étaient tes pilotes : » et dans le Chapitre suivant, où il s'agit encore de Tyr : « Voici, sage (tu étais), toi, plus que Daniel, rien de secret n'était caché pour toi; dans ta sagesse et dans ton intelligence tu t'étais fait des richesses, et tu avais amassé de l'or et de l'argent dans tes trésors ; par la multitude de ta sagesse dans ton commerce tu t'étais fait des richesses. » —Ézéch. XXVIII. 3, 4, 5. — D'après ces paroles, il est évident que par Tyr et par son commerce sont entendues les connaissances du vrai et du bien par lesquelles existe la sagesse; autrement, pourquoi tant parler de ses marchandises et de son commerce, si par là il n'était pas entendu des spirituels? que par Tyr il soit entendu l'Église quant aux connaissances du vrai et du bien, et par suite les connaissances du vrai et du bien qui appartiennent à l'Église, on le voit dans les ARCANES CELESTES, N° 1201. Plus loin, dans le même Chapitre, il s'agit de la vastation de l'Église quant aux connaissances du vrai et du bien ; cette vastation est décrite aussi en ces termes : « A la voix du cri de tes pilotes trembleront les faubourgs, et descendront de leurs navires tous ceux qui manient la rame, tous les pilotes de la mer; ils crieront sur toi amèrement. » — XXVII. 28, 29, 30;— par les pilotes sont signifiés les sages par les connaissances tirées de la Parole; par ceux qui manient la rame sont signifiés les intelligents ; la vastation de la sagesse et de l'intelligence est signifiée par la voix du cri des pilotes, et par « descendront des navires ceux qui manient la rame. » Que dans la Parole par les navires il soit entendu les connaissances du vrai et du bien, et aussi les doctrinaux d'après la Parole, lorsque par les navires il est entendu les richesses, ainsi au lieu du contenant les contenus, on le voit encore par ces passages; dans Ésaïe : « Gémissez, navires de Tharschisch, parce que Tyr a été dévastée; dans le silence sont les habitants de l'île, le marchand de Sidon, celui qui traverse la mer; ils te remplissaient. Gémissez, navires de Tharschisch, car dévasté a été votre rempart. » — XXIII. 1, 2, 14 ; — par les navires de Tharschisch sont entendus les doctrinaux tirés de la Parole; car ces navires apportaient l'or et l'argent, par lesquels sont signifiés les biens et les vrais, et leurs connaissances d'après la Parole ; et comme par Tyr il est signifié l'Église quant aux connaissances du vrai et du bien, ici l'Église dévastée, c'est pour cela qu'il est dit « gémissez, navires de Tharschisch, parce que Tyr a été dévastée; » par les habitants de l'île sont entendus ceux qui sont dans les biens de la vie selon leurs doctrinaux ; par le marchand de Sidon sont signifiés ceux qui sont dans les vrais d'après la Parole, et dont il est dit « ils le remplissaient; » par votre rempart est signifiée la doctrine tirée de la Parole et protégeant, et par ce rampart dévasté il est signifié qu'il n'y a pas de perception, ni par conséquent de vrai, car de semblables doctrinaux tirés de la Parole sans perception spirituelle ne sont pas des vrais, parce qu'ils ont été falsifiés par des idées non justes sur eux. Dans le Même : « A moi les îles se confieront, et les navires de Tharschisch en premier lieu, pour amener tes fils de loin, leur argent et leur or avec eux. » — LX. 9; — par les navires de Tharschisch en premier lieu sont entendues les connaissances du vrai et du bien, telles qu'elles sont pour ceux qui dans le commencement sont réformés, ainsi qu'on le voit ci-dessus, N° 406, où ce passage a été expliqué; en effet, les navires de Tharschisch dans le commencement apportaient en grande abondance l'or et l'argent, par lesquels sont signifiés les biens de la vie et les vrais de la doctrine. Au sujet des Navires de Tharschisch on lit dans le Livre I des Rois : « Salomon équipa un navire à Esion-Géher, qui est près d'Eloth sur le rivage de la mer de Suph, dans la terre d'Edom; et Chiram envoya de ses serviteurs, hommes de navires, connaissant la mer, avec les serviteurs de Salomon, lesquels vinrent à Ophir, et prirent de l'or, quatre cent vingt talents, qu'ils apportèrent au Roi Salomon. » —IX. 26, 27, 28. —Et ensuite : « Le Roi avait un navire de Tharschisch en la mer avec le navire de Chiram; une fois tous les trois ans venait le navire de Tharschisch, portant de l'or et de l'argent, de l'ivoire, et des singes et des paons. » — X. 22, 23.—Et plus loin, dans le même Livre : «Le Roi Jéhoschaphath équipa des navires de Tharschisch, afin d'aller à Ophir pour l'or, mai;; ils n'y allèrent point, car les navires furent brisés à Ésion-Géber. » — XXII. 49; — quoique ce soient là des Historiques, ils contiennent néanmoins un sens spirituel de même que les Prophétiques ; les navires équipés à Ésion-Géber, sur le rivage de la mer de Suph dans la terre d'Edom, signifiaient les sciences de l'homme naturel, car ces sciences contiennent en elles et portent pour ainsi dire les richesses spirituelles, comme les navires les richesses mondaines; en effet, la mer de Suph et la terre d'Edom, où se trouvait Ésion-Géber, étaient une dernière limite de la terre de Canaan, et par les dernières limite de la terre de Canaan sont signifiés les derniers de l'Église, qui sont les sciences comprenant les connaissances du vrai et du bien; par l'or et l'argent sont signifiés les biens et les vrais de l'Église interne; par l'ivoire, les singes et les paons sont signifiés les vrais et les biens de l'Église externe; par les sciences sont entendues les sciences telles qu'elles étaient chez les Anciens, à savoir, les sciences des correspondances, des représentations, des influx, et sur le Ciel et l'Enfer, sciences qui comprenaient principalement les connaissances du vrai et du biende l'Église, et qui étaient utiles à ces connaissances; par Chiram sont signifiées les nations qui étaient hors de l'Église, et chez lesquelles il y avait aussi des connaissances du bien et du vrai : les navires brisés sous le Roi Jéhoschaphath signifient la dévastation de l'Église quant à ses vrais et à ses biens. D'après ces explications, on peut voir ce qui est spécialement signifié par les navires de Tharschisch dans les passages précédents, et aussi dans David : « Par un vent oriental tu briseras les navires de Tharschisch. » — Ps. XLVIII. 8; — par le vent oriental il est signifié la dévastation et la désolation, car dans le Monde spirituel par le vent qui vient de l'Orient sont détruits de fond en comble les domiciles des méchants, et eux-mêmes sont jetés dans les enfers avec les trésors dans lesquels ils avaient placé leur cœur; voir sur ce vent l'Opuscule du JUGEMENT DERNIER, N° 61 ; par les navires de Tharschisch ici sont signifiés les doctrinaux faux : et dans Ésaïe : « Un jour à Jéhovah (il y aura) sur tous les cèdres du Liban, hauts et élevés ; et sur tous les chênes de Baschan ; et sur toutes les montages hautes, et sur toutes les collines élevées ; et sur toute tour élevée, et sur toute muraille escarpée; et sur tous les navires de Tharschisch; et sur toutes les images de désir ; afin que soit abaissé l'orgueil de l’homme (homo) et humiliée la hauteur des hommes (virorum), et que soit exalté Jéhovah Lui seul en ce jour-là. » — II 12 à 17; — par un jour à Jéhovah il est entendu l'avènement du Seigneur, quand le Jugement Dernier a été achevé par le Seigneur; que ce jugement ait été achevé par le Seigneur, quand il était dans le Monde, on le voit dans l'Opuscule du JUGEMENT DERNIER, N° 46 : ici sont recensés ceux sur qui au dedans de l'Église le Jugement a été fait; par les cèdres du Liban, hauts et élevés, sont signifiés ceux qui se vantent d'après la propre intelligence; et par les chênes de Baschan, ceux qui se vantent d'après la science; car dans la Parole les cèdres se disent de l'homme rationnel, et les chênes, de l'homme naturel, et à l'homme rationnel appartient l'intelligence, et à l'homme naturel la science; par les montagnes hautes et les collines élevées sont signifiés ceux qui sont dans l'amour de soi et dans l'amour du monde; voir ci-dessus, N° 405 ; par la tour élevée et la muraille escarpée sont signifiés les principes du faux confirmés, par conséquent aussi ceux qui sont dans ces principes; par les navires de Tharschisch et par les images de désir sont signifiés les doctrinaux faux qui favorisent les plaisirs des amours terrestres ; la destruction du faste provenant de la propre intelligence et de la science est entendue par « afin que soit abaissé l'orgueil de l'homme, et humiliée la hauteur des hommes; » et par « afin que soit exalté Jéhovah Lui seul en ce jour-là, » il est signifié que toute intelligence et toute science procèdent du Seigneur; on croit que la science vient de l'homme; mais la science, en tant qu'elle sert à l'intelligence dans laquelle est la perception du vrai, procède du Seigneur seul. Dans Ésaïe : « Dans Sion et dans Jérusalem, magnifique (est) Jéhovah pour nous, lieu de torrents, de fientes, de largeur d'espaces, dans lequel n'ira point le navire à rame, et que le navire magnifique ne traversera point. » - XXXIII. 21 ; — par Sion et Jérusalem est entendue l'Église du Seigneur; par Sion, l'Église où règne le bien de l'amour, et par Jérusalem, l'Église où règne le vrai de la doctrine; Jéhovah y est dit magnifique quand les hommes de l'Église sont tels, qu'ils y reçoivent du Seigneur le Divin Bien et le Divin Vrai; et Sion et Jérusalem sont nommées lieu de torrents, de fleuves et de largeur, d'espaces, quand toute la sagesse des hommes de l'Église, et leur intelligence, et le bien et le vrai, procèdent du Seigneur; les torrents signifient la sagesse, les fleuves l'intelligence, la largeur d'espaces les vrais d'après le bien en multitude et en extension; « dans lequel n'ira point le navire à rame, et le navire magnifique n'y passera point, » signifie que dans l'Église il n'y aura ni l'intelligence ni la sagesse d'après le propre; le navire à rame est l'intelligence d'après le propre, parce qu'il est conduit par des hommes avec des rames; et le navire magnifique est la sagesse d'après le propre, parce que l’homme s'en glorifie et en est orgueilleux ; car le navire signifie l’intelligence et la sagesse quand il va en mer el qu'il la traverse, parce qu'ainsi il est en course portant ses richesses : qu'ici il ne soit pas entendu un navire, cela est évident, car il se dit de Sion et de jérusalem. Dans David : « Nombreuses sont tes œuvres, Jéhovah! cette mer grande et large d'espaces; là, le reptile sans nombre; des animaux, petits avec grands; là, les navires vont; le Léviathan que tu as formé pour s'y jouer : toutes s’attendent à Toi pour que tu leur donnes leur nourriture en son temps. » — Ps. CIV. 24, 25, 26, 27; — là, il est entendu, non pas la mer, ni des reptiles, ni des animaux, ni le Léviathan ou la baleine, ni des navires, mais des choses analogues qui sont chez les hommes de l'Église, car ceux-ci s'attendent à Jéhovah ; par la mer grande et large est signifié l'homme externe ou naturel, qui reçoit scientifiquement les biens et les vrais ; le grand s'y dit du bien, et le large s'y dit du vrai ; par les reptiles il est signifié les scientifiques vivants; par les animaux grands et petits, les connaissances du bien et du vrai de tout genre, supérieures et inférieures, dans le commun et dans l'espèce, comme dans l'Article précédent, N° 513 ; par les navires il est entendu les doctrinaux ; par le Léviathan ou la baleine, toutes les choses de l'homme naturel dans le complexe; il est dit jouer dans la mer d'après le plaisir de savoir et ainsi de devenir sage ; comme d'après ces choses l'homme est affecté du désir de savoir et de comprendre, il est dit « toutes s'attendent à Toi pour que tu leur donnes leur nourriture en son temps; » s'attendre signifie désirer, et la nourriture signifie la science et l'intelligence, car l'homme d'après lui-même ne les désire point, mais c'est d'après les choses qui sont chez lui par le Seigneur, ainsi ces choses chez l'homme, quoiqu'il semble que ce soit d'après lui. Dans le Même : « Ceux qui descendent sur la mer dans les navires, faisant œuvre sur les grosses eaux, eux, ont vu les œuvres de Jéhovah, et ses merveilles dans le profond.» —Ps. CVII.23,24; — « ceux qui descendent sur la mer dans les navires, faisant œuvre sur les grosses eaux, » signifie ceux qui étudient attentivement la doctrine du vrai d'après la Parole; « eux, ont vu les œuvres de Jéhovah, et ses merveilles dans le profond,» signifie que ceux-là comprennent les vrais et les biens de Ciel et de l'Église, et ce qu'ils ont de caché; les œuvres de Jéhovah sont toutes les choses de la Parole qui perfectionnent l'homme, lesquelles se réfèrent toutes au vrai et au bien ; et ses merveilles dans le profond sont les choses cachées de l'intelligence et de la sagesse. Dans Ésaïe : « Ainsi a dit Jéhovah notre Rédempteur, le Saint d'Israël : A cause de vous, j'ai envoyé contre Babel, et je renverserai toutes les barres, et les Chaldéens, desquels dans les navires le cri. » — XLIII. 14; — il s'agit ici des fidèles délivrés de l'oppression de ceux qui dévastent l'Église; par Babel sont entendus ceux qui la dévastent, et ils la dévastent en ce qu'ils les détournent tous des connaissances du vrai et du bien, en disant qu'eux-mêmes savent ces connaissances, et qu'il faut croire ce qu'ils enseignent, quoique cependant ils ne sachent rien du vrai, tenant ainsi les autres avec eux-mêmes dans une ignorance grossière, et les détournant du culte du Seigneur, dans le but d'être eux-mêmes adorés; renverser leurs barres, signifie leurs principes du faux et les faux qui dévastent les vrais; les barres sont les principes du faux, et les Chaldéens sont ceux qui dévastent par les faux; car par Babel sont entendus ceux qui par les maux détruisent les biens, et par les Chaldéens ceux qui par les faux détruisent les vrais ; « desquels dans les navires le cri, » signifie la destruction de leurs doctrinaux. Cette destruction est aussi décrite par des navires dans l'Apocalypse : « En une heure ont été dévastées tant de richesses; et tout pilote, et quiconque sur les navires réside, et les matelots et tous ceux qui sur la mer trafiquent, de loin se tinrent; et ils jetèrent de la poussière sur leurs têtes, et ils criaient pleurant et gémissant, disant : Malheur! malheur! Babylone, la ville grande, dans laquelle s'étaient enrichis de ses choses précieuses tous ceux qui ont navires sur la mer, car en une heure elle a été dévastée. » — XVIII. 17,19; — mais ces paroles seront expliquées plus tard dans ce qui suit. Dans Daniel : « Dans le temps de la fin, en collision avec lui sera le Roi du midi ; c'est pourquoi, comme une tempête se précipitera contre lui le Roi du septentrion, avec char et avec cavaliers, et avec navires en grand nombre, et il viendra dans les terres, et il inondera et pénétrera. » — XI. 40 ; — le temps de la fin signifie le dernier temps de l'Église, quand il n'y a point de vrai, parce qu'il n'y a point de bien; par le Roi du midi est entendu le vrai dans la lumière, c'est-à-dire, le vrai d'après le bien ; par le Roi du septentrion est entendu le non-vrai parce qu'il n'y a point de bien, par conséquent le faux, car où il n'y a point le vrai, là est le faux, parce qu'alors l'homme se détourne du Ciel vers le monde, et du Seigneur vers lui-même, et que du monde et de lui-même, quand rien n'influe du Seigneur par le Ciel, il n'influe que le faux d'après le mal; les combats entre le bien d'après le vrai et le faux d'après le mal dans les derniers temps de l'Église sont décrits dans ce Chapitre par les combats entre le Roi du midi et le Roi du septentrion ; par le Roi du septentrion se précipitant contre le Roi du midi avec char, avec cavaliers et avec navires en grand nombre, il est entendu qu'alors les faux feront irruption et détruiront les vrais; par le char il est entendu la doctrine du faux, par les cavaliers les raisonnements qui en proviennent, par les navires les faux de tout genre et les falsifications du vrai; « il viendra dans les terres, et il inondera et pénétrera, » signifie que les faux détruiront toutes les choses de l'Église, tant ses extérieurs que ses intérieurs. Dans Moïse : « Jéhovah le ramènera en Egypte sur des navires, par le chemin dont je t'ai dit : Tu ne continueras plus à le voir; où vous serez vendus à vos ennemis pour serviteurs et servantes, et cependant point d'acheteur. » — Deutér. XXV11I. 68; — là, il s'agit de la désolation de l'Église quant au vrai, si l'on ne vit pas selon les préceptes du Seigneur dans la Parole; les fils d'Israël, auxquels ces paroles ont été dites, représentaient et par suite signifiaient l'Église où il y a la Parole, et par suite les vrais de l'Église, ainsi les hommes spirituels, et les Égyptiens représentaient et signifiaient les hommes entièrement naturels; « Jéhovah ramènera les fils d'Israël en Egypte sur des navires, » signifie qu'ils déviendront entièrement naturels par les doctrinaux du faux, les navires sont les doctrinaux du faux ; « par le chemin dont je t'ai dit : Tu ne continueras plus à le voir, » signifie d'homme spirituel en homme entièrement naturel, car d'homme naturel l'homme de l'Église devient homme spirituel; mais quand il ne vit pas selon les préceptes de la Parole, d'homme spirituel il devient entièrement naturel; « où vous serez vendus à vos ennemis pour serviteurs et servantes, » signifie que les faux et les maux domineront; « et cependant point d'acheteur, » signifie absolument vils. Dans Job : « Mes jours ont été rapides plus qu'un coureur, ils ont fui, ils n'ont point vu le bien; ils ont passé avec les navires de désir, comme un aigle vole vers une proie. » — IX. 25, 26 ; — les navires de désir, avec lesquels les jours ont passé, signifient les affections et les plaisirs naturels de tout genre, qui appartiennent seulement au monde et au corps ; et comme ils sont recherchés et puisés avec plus d'ardeur que les spirituels, il est dit « comme un aigle vole vers une proie. » Dans Moïse : « Zébulon au port des mers habitera, et lui au port des navires, et son côté vers Sidon. » — Gen. XLIX. 13 ; — Zébulon signifie la conjonction du bien et du vrai; « au port des mers habitera, » signifie la vie du vrai; « et lui au port des navires, » signifie selon les doctrinaux d'après la Parole; « son côté vers Sidon, » signifie l'extension d'une part vers les connaissances du bien; mais ces choses ont été expliquées dans les ARCANES CELESTES; voir Nos 6382 à 6386. Dans le Même : « Alors des navires du lieu des Kitthéens, et ils affligeront Aschur, et ils affligeront Eber ; mais cependant aussi celui-là jusqu'à perdition. » — Nomb. XXIV. 23, 24 ; — ceci est dans la prophétie de Biléam; par les navires du lieu des Ritthéens sont signifiées les connaissances du vrai et du bien, que possédaient ceux de l'ancienne Église; par Aschur qu'ils affligeront sont signifiés les raisonnements d'après les faux; et par Eber qu'ils affligeront aussi sont signifiés les externes du culte, tels qu'ils étaient chez les fils de Jacob ; leur vastation quant au vrai et au bien est signifiée par « aussi celui-là jusqu'à perdition. » Dans le Livre des Juges : « Giléad, au-delà du Jourdain tu habites; et Dan, pourquoi craindra-t-il les navires? » — V. 17; — par Giléad il est entendu la même chose que par Ménascheh, et par Ménascheh est signifié le bien de l'homme naturel ; et comme la tribu de Ménascheh ne combattit pas avec Déborah et Barak contre les ennemis, il est dit « Giléad, au-delà du Jourdain tu habites, » ce qui signifie pourquoi vis-tu seulement dans les externes qui sont de l'homme naturel? l'externe de l'Église était signifié par les régions au-delà du Jourdain, et l'interne de l'Église par les régions en-deçà du Jourdain; l'externe de l'Église est chez ceux qui sont naturels plus que spirituels ; et comme la tribu de Dan n'était pas non plus au combat contre les ennemis avec Déborah et Barak, il est dit«Dan, pourquoi craindra-t-il les navires?» ce qui signifie pourquoi ne repousse-t-il pas les faussetés et les doctrinaux du faux? Comme dans l'Ancien Testament toutes les choses contiennent en elles un sens spirituel, de même aussi dans le Nouveau Testament toutes celles qui sont dans les Évangélistes et dans l'Apocalypse; toutes les paroles du Seigneur, et aussi les faits et les miracles signifient des Divins Célestes, et cela parce que le Seigneur a parlé d'après le Divin, et a opéré d'après le Divin l'es œuvres et les miracles, ainsi d'après les premiers par les derniers, et par conséquent dans le plein. Par là on peut voir quel significatif il y avait en cela, que le Seigneur enseigna sur des barques ; qu'il choisit certains disciples pendant qu'ils péchaient dans des barques ; qu'il marcha sur la mer vers la barque où étaient ses disciples, et y apaisa le vent. Au sujet du Seigneur enseignant dans une barque, on lit dans les Évangélistes : « Jésus s'assit près de la mer, et s'assemblèrent près de Lui des foules nombreuses, de sorte que Lui, dans la barque étant monté, s'assit; et toute la foule sur le rivage se tenait; et il leur prononça beaucoup de choses en
paraboles.
»—Matth. XIII. 1, 2, et suiv. Marc, IV. 1, 2, et suiv. — Et ailleurs : « Jésus se tenait le long du lac de Génézareth; et il vit deux barques arrêtées le long du lac; alors étant entré dans l'une des barques, qui était à Simon, il le pria de s'éloigner de la terre un peu, et s'étant assis il enseignait de la barque la foule. » — Luc, V. 1 à 9 ; — dans chacune de ces paroles il y a aussi un sens spirituel; puis, en ce qu'il se tenait près de la mer et le long du lac de Génézareth, et en ce qu'il entra dans la barque de Simon, et y enseigna beaucoup de choses; cela arriva ainsi, parce que par la mer et par le lac de Génézareth, quand il s'agit du Seigneur, il est signifié les connaissances du vrai et du bien dans tout le complexe, et par la barque de Simon les doctrinaux de la foi ; de là, enseigner de la barque signifiait enseigner d'après la doctrine. Au sujet du Seigneur marchant sur la mer vers la barque où étaient ses disciples, on lit dans les Évangélistes : « La barque, dans laquelle étaient les disciples du Seigneur, était tourmentée par les flots au milieu de la mer; à la quatrième veille de la nuit arriva vers eux Jésus marchant sur la, mer : et Pierre dit : Commande que j'aille à Toi sur les eaux. Il lui dit : Viens; et descendant de la barque Pierre marcha sur les eaux pour aller à Jésus ; mais il eut peur, et il commençait à enfoncer. Jésus étendant la main le saisit, et lui dit : Homme de petite foi, pourquoi as-tu douté ? Et, quand, ils furent entrés dans la barque, le vent s'apaisa, et ceux qui étaient dans la barque L'adorèrent, disant : Véritablement Fils de Dieu Tu es. » — Matth. XIV. 24 à 33. Marc, VI. 48 à , 52. Et ailleurs : « Quand le soir fut venu, les disciples descendirent vers la mer; et, étant entrés dans la barque, ils vinrent au-delà de la mer à Kapernaüm ; et obscur déjà il faisait, mais n'était pas venu à eux Jésus; et la mer, un vent grand ayant soufflé, était agitée ; ayant donc ramé environ vingt-cinq ou trente stades, ils virent Jésus marchant sur la mer, et près de la barque arrivé; et ils furent saisis de crainte. Mais il leur dit : C'est Moi, ne craignez point ; ils voulaient donc Le prendre dans la barque, mais aussitôt la barque fut à la terre vers laquelle ils se rendaient. » — Jean, VI. 16 à 21, et suiv. ; — ici aussi chacune des particularités signifie des Divins spirituels, qui cependant ne se montrent point dans la lettre; par exemple, la mer, la marche du Seigneur sur elle, la quatrième veille où il vint vers les disciples, la barque, l'entrée de Jésus dans cette barque, le vent et les flots de la mer apaisés, outre les autres particularités; quand aux spirituels qu'elles signifient, il n'est pas besoin de les exposer ici en particulier; il sera dit seulement que la mer signifie le dernier du Ciel et de l'Église, parce que dans les dernières limites des Cieux il y a des mers ; la marche du Seigneur sur la mer signifiait la présence et l'influx du Seigneur aussi là, et par suite chez ceux qui sont dans les derniers du Ciel par la vie d'après le Divin ; leur vie d'après le Divin était représentée par la marche du Seigneur sur la mer, et leur foi obscure et vacillante était représentée en ce que Pierre marchant sur la mer commençait à enfoncer, mais qu'ayant été saisi par le Seigneur il fut sauvé; marcher, dans la Parole, signifie aussi vivre; cela, arrivé à la quatrième veille, signifiait le premier état de l'Église, quand c'est le point du jour, et que le matin est proche, car alors elle commence à faire le bien par le vrai, et c'est alors l'avènement du Seigneur ; la mer agitée pendant ce temps-là par le vent, et le Seigneur l'apaisant, signifie l'état naturel de la vie, état qui précède et qui est impacifique et comme turbulent; mais quand arrive l'état le plus près du matin, état qui est le premier état de l'Église chez l'homme, le Seigneur étant alors présent dans le bien de l'amour, il y a tranquillité du mental. La même chose est aussi signifiée par le calme du vent et des flots de la mer opéré par le Seigneur, et dont il est aussi parlé ailleurs dans les Évangélistes : « Jésus étant monté dans la barque, ses disciples Le suivirent; et voici, agitation grande il y eut dans la mer, en sorte que la barque était couverte par les flots; Lui cependant dormait; et, s'approchant, les disciples Le réveillèrent; en disant : Seigneur, sauve-nous, nous périssons. Alors, s'étant levé, il réprimanda les vents et la mer, et il se fil un grand calme. » — Matthieu, VIII. 23 à 26. Marc, IV. 36 à 40. Luc, VIII. 23 à 24 ; — par là était représenté l'état des hommes de l'Église, quand ils sont dans le naturel, et non encore dans le spirituel, état dans lequel les affections naturelles, qui sont diverses cupidités tirant leur origine des amours de soi et du monde, s'élèvent et présentent divers mouvements du mental (animus); dans cet état le Seigneur semble absent, cette absence apparente est signifiée en ce que le Seigneur dormait; mais quand de l'état naturel ils passent dans l'état spirituel, ces mouvements cessent, et il y a tranquillité du mental (mens); car les mouvements orageux de l'homme naturel sont apaisés par le Seigneur, lorsque le mental spirituel est ouvert, et que par lui le Seigneur influe dans le mental naturel. Comme les affections qui appartiennent à l'amour de soi et du monde, et par suite les pensées et les raisonnements, proviennent de l'enfer, car ce sont des convoitises de tout genre qui s'élèvent de là dans l'homme naturel, c'est pour cela que dans le sens spirituel elles sont signifiées par le vent et par les flots delà mer, et que l'enfer lui-même est signifié par la mer, ce qu'on peut voir aussi en ce qu'il est dit que le Seigneur a réprimandé le vent; et dans Marc : « Jésus, s'étant réveillé, réprimanda le vent, et il dit à la mer: Tais-toi, reste muette; et s'apaisa le vent, et il se fit un grand calme. » — IV. 39; — ceci n'a pu être dit au vent et à la mer, à moins que par eux il n'ait entendu l'enfer, d'où s'élèvent les mouvements orageux du mental (animus) d'après diverses cupidités : que les Mers signifient aussi les enfers, on le voit ci-dessus, N° 342.



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