| Apocalypse Expliquée 493. Afin qu'il les donnât aux prières de tous les saints sur l'Autel d'or qui est devant le trône, signifie la conjonction des Cieux avec ceux qui doivent être séparés des méchants et être sauvés : on le voit par la signification de donner les parfums aux prières, en ce que c'est conjoindre le bien des Cieux supérieurs par les vrais avec ceux qui sont dans le culte d'après le bien spirituel, ainsi qu'il va être montré; par la signification de tous les saints, en ce qu'ils sont ceux qui sont dans le bien par les vrais, ainsi ceux qui sont dans le bien spirituel, car ceux-là sont dits saints, comme ci-dessus, N°204; par la signification de l’Autel d'or, en ce que c'est le Ciel où est le bien spirituel, car cet Autel, sur lequel se faisaient les parfums, était appelé l'Autel d'or; et par la signification de devant le trône, en ce que c'est la conjonction avec le Ciel, car être devant le trône signifie cette conjonction ; voir ci-dessus, Nos 462, 477, 489. Que par ces paroles il soit signifié la conjonction des Cieux avec ceux qui doivent être séparés des méchants et être sauvés, on peut le voir par la série des choses dans le sens interne, et par la connexion des paroles qui précèdent avec celles-ci et avec celles qui suivent, et aussi par la signification des mots dans le sens interne; en effet, dans ce Chapitre et dans les Chapitres suivants, il s'agit du dernier état de l'Église, ou quand elle est à sa fin à l'approche du Jugement; et, avant que cet état soit décrit, il s'agit de la séparation de ceux qui devaient être sauvés, lesquels sont tous entendus par les marqués sur le front et par les revêtus de robes blanches, dont il a été question dans le Chapitre précédent ; et comme ceux-ci étaient alors dans des sociétés avec ceux qui devaient être damnés, c'est pour cela que dans ce Chapitre est décrit le moyen par lequel ils ont été séparés et sauvés, à savoir, en ce que les Cieux supérieurs ont d'abord été étroitement conjoints avec le Seigneur par l'influx Divin dans le bien céleste et par ce bien dans le bien spirituel, et ensuite par ces biens conjoints en un dans les inférieurs, où étaient ensemble dans des sociétés ceux qui devaient être sauvés et ceux qui devaient être damnés : cet Influx du Seigneur par les Cieux supérieurs fut reçu par ceux qui dans le Monde avaient vécu dans le bien, car ce bien était chez eux, aussi furent-ils par là conjoints aux Cieux supérieurs, et ainsi séparés de ceux qui ne purent pas recevoir l'influx, parce qu'ils avaient vécu non dans le bien mais dans le mal, quand ils étaient dans le monde : c'est aussi ce qui est entendu par les paroles du Seigneur dans les Évangélistes : « Alors deux seront dans le champ, l'un sera pris, l'autre sera laissé; deux occupées à moudre, l'une sera prise, l'autre sera laissée. » — Matth. XXIV. 40, 41. Luc, XVII. 34, 35, 36; — c'est là la série des choses dans le sens interne, et la connexion des paroles précédentes avec celles-ci et avec celles qui suivent; sur ce sujet, voir plus de détails ci-dessus, Nos 413, 418, 419, 426, 489 (bis). D'après ces explications on peut voir maintenant quel est le sens spirituel de ces paroles, « afin qu'il donnât les parfums aux prières de tous les saints sur l'Autel d'or qui est devant le trône, » c'est-à-dire que c'est la conjonction des Cieux supérieurs avec ceux qui doivent être séparés des méchants et être sauvés : par les prières auxquelles les parfums devaient être donnés, il est entendu non des prières mais des vrais d'après le bien, par lesquels existent les prières; car chez l'homme ce sont ces vrais qui prient, et l'homme est continuellement dans ces prières quand il est dans la vie selon ces vrais; que par les prières dans la Parole il soit entendu les vrais d'après le bien, qui sont chez l'homme, et non des prières de bouche, on le voit ci-dessus, N° 325.
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