| Apocalypse Expliquée 489. Et je vis les sept Anges, qui devant Dieu se tinrent, signifie tous les Cieux intérieurement et plus étroitement conjoints au Seigneur : on le voit par la signification des sept Anges, en ce qu'ils sont tous les Cieux, car par sept il est signifié tous et toutes choses, ainsi qu'il a été dit ci-dessus, N°s 257, 299; et par les Anges sont signifiés les Cieux, comme aussi ci-dessus, Nos 90, 302, 307; et par la signification de se tenir devant Dieu, en ce que c'est être conjoint au Seigneur, ainsi qu'il a été dit ci-dessus, Nos 462, 477. Dans l'Article suivant il sera expliqué pourquoi par les sept Anges, qui se tinrent devant Dieu, il est signifié que maintenant tous les Cieux étaient intérieurement et plus étroitement conjoints au Seigneur.
489 (bis). Et il leur fut donné sept trompettes, signifie d'après eux l'influx, et par suite les changements d'état et les séparations : on le voit par la signification de la trompette ou du clairon, en ce que c'est le Divin Vrai à révéler et révélé clairement et manifestement, ainsi qu'il a été dit ci-dessus, N°s 55, 262, ici l'influx du Divin Bien et du Divin Vrai venant du Seigneur par les Cieux ; car par cet influx ont été faits tous les changements et toutes les séparations dont il s'agit dans la suite, puisque toutes les fois qu'un Ange a sonné de la trompette un changement est décrit, et une séparation a été faite; c'est pourquoi, par sonner de la trompette dans ce qui suit il est signifié l'influx. Que tous les changements d'état et toutes les séparations des méchants d'avec les bons et des bons d'avec les méchants, qui ont eu lieu avant le jugement et pendant le jugement, aient été faits par un influx intérieur du Divin Bien et du Divin Vrai, plus intense ou plus doux, procédant du Seigneur par le Ciel, cela a été dit et montré ci-dessus, N°s 413, 418, 419, 426; puis aussi comment cet influx a lieu, et quel effet il produit; cela est signifié en ce que l'Ange remplit l'encensoir du feu de l'Autel, et le jeta en la terre, Vers. 5, et ensuite en ce que les Anges sonnèrent de la trompette : comme cela est fait par le Seigneur au moyen des Cieux, voilà pourquoi le Seigneur Se conjoignit d'abord les Cieux intérieurement et plus étroitement, car autrement il y aurait eu péril imminent même pour les Cieux ; c'est donc là ce qui est signifié en ce que les sept Anges se tinrent devant Dieu ; se tenir devant Dieu, c'est être conjoint à Lui, et quand les Cieux Lui sont conjoints intérieurement et plus étroitement, alors ceux chez qui il n'y a aucun bien spirituel sont séparés, car le bien spirituel seul conjoint, et non aucun bien externe ou naturel qui ne tire pas du bien spirituel son essence et par suite l'existence; que les méchants soient séparés d'avec les bons, quand le Seigneur conjoint intérieurement et plus étroitement les Anges par un fort influx dans leur bien spirituel et par là dans les intérieurs des méchants, cela peut être saisi par ceux qui sont dans quelque intelligence; en effet, par cet influx les intérieurs sont ouverts aussi chez les méchants qui ont seulement simulé le bien dans les externes, et quand ils ont été ouverts les maux et les faux qui sont intérieurement cachés se montrent à découvert; et cela, parce qu'il n'y a en eux aucun bien spirituel, et que le bien externe sans le bien spirituel n'est qu'un bien apparent, en soi simulé et hypocrite; que cela soit tel, c'est ce qui ne se manifeste pas avant que les intérieurs aient été dévoilés et ouverts. Le bien spirituel est formé chez l'homme par le Seigneur au moyen des vrais et de la vie selon les vrais ; mais le bien externe séparé du bien interne spirituel est formé par la vie morale qui a pour fin soi-même et le monde, ou les honneurs, les lucres et les plaisirs de la chair; et, quand ces choses sont seules considérées, on ne fait aucun cas des Divins Vrais, si ce n'est seulement comme moyens d'acquérir une réputation qui n'a pour fin que ces externes dont il vient d'être parlé; mais sur le Bien Interne et le Bien Externe chez les bons, et sur les biens chez les méchants, voir dans la DOCTRINE DE LA NOUVELLE JERUSALEM les Nos 36 à 53. Ces préliminaires ont été donnés pour l'intelligence de ce qui suit ; mais on peut voir aussi sur ce sujet ce qui a été dit et montré dans les passages ci-dessus cités, Nos 413, 418, 419, 426.
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