menu.jpg


 
Nom du Livre (APOCALYPSE EXPLIQUEE)
 
Référence A value is required.Invalid format.
 
 
 
Apocalypse Expliquée 219. 

Celui qui vaincra, je ferai de lui une colonne dans le Temple de mon Dieu, signifie que ceux qui persistent seront dans le Divin Vrai dans le Ciel : on le voit par la signification de vaincre, en ce que c'est persister dans l'affection réelle du vrai, ainsi qu'il a été dit ci-dessus, N° 128; ici, c'est persister dans la foi d'après la charité, parce qu'il s'agit de cette foi dans ce qui a été écrit à l'Ange de cette Église, voir ci-dessus, N° 203 ; par la signification de la colonne, en ce qu'elle est le Divin Vrai qui soutient ; et par la signification du Temple de Dieu, en ce qu'il est, dans le sens suprême, le Divin Humain du Seigneur; et, dans le sens respectif, le Royaume spirituel du Seigneur, par conséquent le Ciel qui constitue ce Royaume, ainsi qu'il va être expliqué. Si la Colonne dans le Temple signifie le Divin Vrai qui soutient, c'est parce que le Temple signifie le Ciel, et que le Ciel est Ciel d'après le Divin Vrai qui procède du Seigneur; en effet, par le Ciel il est entendu tous les Anges, car les Anges font le Ciel, et c'est à cause des Anges qu'il est appelé Ciel, et eux sont Anges, en tant qu'ils reçoivent le Divin Vrai qui procède du Seigneur; aussi est-ce pour cela que les Anges, dans la Parole, signifient les Divins Vrais ; voir ci-dessus, Nos 130, 200 : maintenant, puisque le Ciel est le Divin Vrai, et que le Temple signifie le Ciel, il s'ensuit que toutes les choses du Temple signifient des choses qui appartiennent au Divin Vrai, et que les Colonnes y signifient les Divins Vrais qui soutiennent. Les Divins Vrais qui soutiennent sont en général les Vrais inférieurs, parce qu'ils soutiennent les Vrais supérieurs; il y a, en effet, des Divins Vrais inférieurs et des Divins Vrais supérieurs, de même qu'il y a des Cieux inférieurs et des Cieux supérieurs; il y a pour eux des degrés, ainsi qu'on le voit dans le TRAITE DU CIEL ET DE L'ENFER, N°s 38, 208, 209, 211 ; les Cieux qui sont dans le degré inférieur soutiennent les Cieux qui sont dans le degré supérieur; ici donc, par cela que le Seigneur doit le faire une colonne dans le Temple, il est signifié qu'ils seront dans le Ciel inférieur ; ceux qui sont dans la foi de la charité sont aussi dans le Ciel inférieur, qui est appelé Ciel spirituel, tandis que ceux qui sont dans l'amour envers le Seigneur sont dans le Ciel supérieur, qui est appelé Ciel céleste, et ce Ciel est soutenu par le Ciel inférieur ou spirituel : mais on peut avoir sur ce sujet une idée plus claire d'après les explications données dans trois Articles du Traité du ciel et de l'enfer, à savoir, dans l'Article où il a été montré que le Divin du Seigneur dans le Ciel est l'amour envers Lui et la charité à l'égard du prochain, Nos 13 à 19 ; dans un second, où il a été montré que le Ciel est distingué en deux Royaumes, le céleste et le spirituel, Nos 20 à 28, et dans le troisième, où il a été montré qu'il y a trois Cieux, Nos 29 à 40. Dans la Parole, il est souvent parlé de Colonnes, et par elles sont signifiés les Vrais inférieurs, en raison de ce qu'ils soutiennent les Vrais supérieurs; que dans la Parole les Colonnes signifient les Vrais inférieurs, on peut le voir par les passages suivants ; dans Jérémie : « Voici, je t'ai donné aujourd'hui pour ville forte, et pour colonne de fer, et pour murailles d'airain, contre toute la terre, contre les rois de Jehudah, contre ses princes et contre ses prêtres, et contre le peuple de la terre, en sorte qu'ils combattent contre toi, et ne prévalent point. » — I. 18, 19; — ces paroles ont été dites au Prophète, parce que par tous les prophètes sont signifiées les Doctrines du Divin Vrai ; et comme il s'agit là de l'Église dans laquelle les Divins Vrais ont été falsifiés, c'est pour cela qu'il est dit, «je t'ai donné aujourd'hui pour ville forte, pour colonne de fer et pour murailles d'airain, contre toute la terre; » par la ville forte est signifiée la doctrine du vrai, par la colonne de fer le vrai qui la soutient, par les murailles d'airain le bien qui protège, et par la terre l'Église; il est dit aussi « contre les rois de Jehudah, contre ses princes, contre ses prêtres et contre le peuple de la terre ; » et par les rois de Jehudah, et aussi par les princes, sont signifiés les vrais falsifiés, par les prêtres les biens adultérés, et par le peuple de la terre les faux en général ; il est dit à leur sujet qu'ils combattront contre les vrais mêmes, mais ne prévaudront point. Dans le Même : « Établis-toi des signaux, pose-toi des colonnes, applique ton cœur au sentier, au chemin (où) tu dois aller; reviens, Vierge d'Israël, reviens à tes villes, » — XXXI. 21 ; — là, il s'agit du rétablissement de l'Église, la Vierge d'Israël signifie l'Église ; établir des signaux et poser des colonnes signifie l'instruction dans les choses fondamentales de l'Église, qui sont nommées colonnes parce qu'elles soutiennent ; placer son cœur au sentier, au chemin où tu dois aller, signifie l'affection du vrai qui conduit à la vie. Dans David : « Moi, avec droiture je jugerai; la terre se fond avec tous ses habitants, j'affermirai ses colonnes. » — Ps. LXXV. 3, 4 ; — la terre qui se fond signifie ceux de l'Église qui ne sont point dans les vrais, mais cependant les désirent; affermir ses colonnes signifie soutenir par les vrais sur lesquels l'Église est fondée. Dans Job : « Celui qui remue la terre de sa place, de sorte que ses colonnes sont ébranlées. » — IX. 6; — là, par la terre il est signifié l'Église, et par les colonnes les vrais qui la soutiennent : que les colonnes du Parvis de la Tente, dont il est parlé dans l'Exod. XXVII. 10,11, 12, 14, 15, 16, 17, signifient aussi les vrais du dernier degré qui soutiennent les vrais supérieurs, on le voit dans les ARCANES CELESTES à l'explication de ce Chapitre et de ces Versets. De semblables vrais sont signifiés par les Colonnes de la Maison de la forêt du Liban, bâtie par Salomon, — I. Rois, VIL 2, 6. — De semblables vrais sont encore signifiés par les deux Colonnes que Salomon dressa dans le Portique du Temple, et dont il est parlé dans le Premier Livre des Rois : « Il forma les deux colonnes d'airain; de dix-huit coudées la hauteur de chaque colonne; et un fil de douze coudées entourait la seconde colonne; deux couronnes il fit pour placer sur les têtes des colonnes, en fonte d'airain; (des entrelaçures tordues en forme de chaînes) sept pour l'une des couronnes, et sept pour l'autre couronne : il dressa les Colonnes dans le Portique du Temple, et il dressa la Colonne de droite, et appela son nom Jachin; et il dressa la Colonne de gauche, et appela son nom Boaz, » —VII. 15 à 22 ; — comme le Temple signifiait le Ciel, ainsi qu'il va être montré, c'est pour cela que toutes les choses du Temple signifiaient celles qui appartiennent au Ciel, et par conséquent au Divin Vrai qui est dans le Ciel; car, ainsi qu'il a été dit ci-dessus, le Ciel est Ciel d'après le Divin Vrai qui procède du Seigneur; le portique y signifiait donc les choses qui appartiennent au dernier Ciel; et comme ce Ciel soutient les deux Cieux supérieurs, c'est pour cela que ces deux Colonnes y ont été placées.



Mise à jour | Exposition Sommaire
AE|CB | DC | AC | DA | AC | DP | AR | EC | DF | DV | DS | LVRC | C E | CAC | IAR | EXSP |