| Apocalypse Expliquée 200. Et je confesserai son nom devant mon Père et devant ses Anges, signifie qu'ils seront dans le Divin Bien et par suite dans le Divin Vrai : on le voit par là signification de confesser le nom, en ce que c'est afin qu'ils soient selon la qualité de l'état de leur vie ; en effet, par confesser, quand cela se dit du Seigneur, il est entendu donner afin qu'ils soient, car ce que le Seigneur dit ou confesse de l'homme ou de l'ange, qui est dans le bien de l'amour et de la foi, il le donne et y pourvoit, puisque tout bien de l'amour et de la foi procède de Lui, d'où il résulte que dire, dans la Parole, lorsqu'il s'agit du Seigneur, signifie instruire, illustrer et pourvoir, Nos 5361,6946, 6951, 7019, 8095, 10234, 10290; le nom signifie la qualité de l'état de la vie, ainsi qu'il a été montré ci-dessus, N° 148 ; par la signification du Père, lorsque ce mot est prononcé par le Seigneur, en ce que c'est le Divin Bien qui est en Lui et qui procède de Lui, ainsi qu'il va être expliqué ; et par la signification des Anges, en ce que c'est le Divin Vrai, qui procède aussi du Seigneur, voir ci-dessus, N° 130; de là il est évident que par «je confesserai son nom devant mon Père et devant ses Anges, » il est signifié qu'ils seront dans le Divin Bien et dans le Divin Vrai. Si par le Père, quand ce mot est prononcé par le Seigneur, il est entendu le Divin Bien qui est dans le Seigneur et procède du Seigneur, c'est parce que le Seigneur appelle Père le Divin qui a été en Lui par conception, lequel était l'Être de sa vie, et auquel il a uni son Humain quand il était dans le monde : que le Seigneur ait appelé Père le Divin qui a été en Lui par conception, on le voit clairement en ce qu'il a enseigné que Lui-Même était un avec le Père; par exemple, dans Jean : « Moi et le Père nous sommes un. » — X. 30. —Dans le Même : « Croyez que le Père est en Moi, et que Moi (je suis) dans le Père. » — X. 38. — Dans le Même : « Celui qui Me voit, voit Celui qui M'a envoyé. » — XII. 45. — Dans le Même : « Si vous M'avez connu, vous avez aussi connu mon Père, et dès à présent vous L'avez connu et vous L'avez vu. Philippe dit : Seigneur, montre-nous le Père. Jésus dit : Depuis si longtemps je suis avec vous, et tu ne M'as pas connu, Philippe ! Celui qui M'a vu, a vu le Père, comment donc dis-tu ? Montre-nous le Père. Ne crois-tu pas que Moi (je suis) dans le Père et que le Père (est) en Moi? Le Père qui demeure en Moi fait les œuvres. Croyez-Moi, que Moi (je suis) dans le Père, et que le Père (est) en Moi. » —XIV. 6 à 17. — Dans le Même : « Si vous Me connaissiez, mon Père aussi vous connaîtriez. »— VIII. 19. — Dans le Même : « Je ne suis pas seul, parce que le Père est avec Moi. » — XVI. 32. — Puisque le Seigneur est un avec le Père, c'est pour cela aussi qu'il dit : « Que tout ce qui est au Père est à Lui, et que tout ce qui est à Lui est au Père. » — Jean, XVII. 10.—« Que tout ce que le Père a est à Lui. » — Jean, XVI. 15. — « Que le Père a donné toutes choses en la main du Fils. »— Jean, III. 35.. XIII. 3. — « Que toutes choses Lui ont été données par son Père ; que nul ne connaît le Fils que le Père, et que nul ne connaît le Père que le Fils. » —Matth. XI. 27. Luc, X. 22. — Et « que personne n'a vu le Père, sinon le Fils qui est dans le sein du Père. » — Jean, I. 18. VI. 46. — « Que la Parole était chez Dieu, et que Dieu elle était, la Parole! et que la Parole Chair a été faite. »— Jean, I. 1, 2, 14 ; — par ce passage il est encore évident qu'ils sont un, car il est dit, « la Parole était chez Dieu, et Dieu elle était, la Parole! »et que l'Humain du Seigneur est aussi Dieu, car il est dit, « et la Parole Chair a été faite. » Puisque tout ce qui appartient au Père appartient aussi au Seigneur, et puisqu'ils sont un, c'est pour cela que le Seigneur a dit aux disciples, quand il est monté au Ciel : « Tout pouvoir M'a été donné dans le Ciel et sur Terre, » — Matth. XXVIII. 18, — leur enseignant par là qu'ils devaient s'adresser à Lui Seul, parce que Lui Seul peut tout ; il leur avait dit aussi auparavant : « Sans Moi vous ne pouvez faire rien. » —Jean, XV. 5 ;—par là on voit comment sont entendues ces paroles : « Je suis le Chemin, là Vérité et la Vie, personne ne vient au Père que par Moi.»—Jean, XIV. 6;—à savoir, que c'est au Père qu'on s'adresse quand on s'adresse au Seigneur. Si le Seigneur a si souvent nommé le Père comme étant un autre, il y eut pour cela plusieurs raisons, et entre autres celle-ci, c'était parce que dans le sens interne ou spirituel par le Père il est entendu le Divin Bien et par le Fils le Divin Vrai, l'un et l'autre dans le Seigneur et d'après le Seigneur ; la Parole, en effet, a été écrite par des correspondances, ainsi non-seulement pour les hommes, mais aussi pour les Anges ; afin donc que les Anges qui sont dans le sens spirituel de la Parole perçoivent le Divin Bien, il est dit le Père, et afin qu'ils perçoivent le Divin Vrai, il est dit le Fils de Dieu et le Fils de l'homme; c'est ce qu'on peut voir d'après ce qui a été montré dans les ARCANES CELESTES, à savoir, que le Père, dans la Parole, signifie le Bien, Nos 3703, 5902, 6050, 7833, 7834 ; que le Père signifie l'Église quant au bien, ainsi le bien de l'Église, et la Mère, l'Église quant au vrai, ainsi le vrai de l'Église, Nos 2691, 2717, 3703, 5581, 8897 ; que le Seigneur a appelé Père le Divin Bien qui était en Lui par conception, et qui était l'Être de la vie duquel procédait son Humain, Nos 2803, 3704, 7499, 8328, 8897 ; que le Seigneur est reconnu dans le Ciel pour le Père, parce qu'ils sont un, Nos 15,1729, 3690 ; que le Seigneur est aussi appelé Père dans la Parole, N° 2005 ; que le Seigneur est aussi un Père pour ceux qui sont régénérés, puisqu'ils reçoivent de Lui une nouvelle vie et Sa vie, Nos 2293, 3690, 6492; que le Fils de Dieu et le Fils de l'homme, c'est le Seigneur quant au Divin Humain et quant au Divin Vrai procédant, voir ci-dessus, Nos 63,151,166. Maintenant, puisque tous ceux qui doivent venir dans le Ciel, doivent être dans l'un et dans l'autre, à savoir, tant dans le bien que dans le vrai, personne ne pouvant être dans l'un à moins d'être en même temps dans l'autre, car le bien est l'être du vrai et le vrai est l'exister du bien, et puisque par le Père est signifié le Divin Bien et par les Anges le Divin Vrai, l'un et l'autre d'après le Seigneur, c'est pour cela qu'il est dit, « je confesserai son nom devant mon Père et devant ses Anges; »— pareillement dans les Évangélistes : « Quiconque Me confessera devant les hommes, je le confesserai devant mon Père qui est dans les cieux. » — Matth, X. 32, — « Quiconque M'aura confessé devant les hommes, le Fils de l'homme le confessera aussi devant les Anges de Dieu. » — Luc, XII. 8. — Comme le Père signifie le Divin Bien, et les Anges le Divin Vrai, le Seigneur a dit aussi : « Quand le Fils de l'homme viendra dans la gloire de Lui-Même, et du Père et des saints Anges. » — Luc, IX. 26. Matth. XVI. 27 ; — ici le Seigneur appelle gloire du Père et des Anges sa gloire, car il dit, « dans la gloire de Lui-Même, et du Père et des saints Anges; » ailleurs il dit, « dans la gloire du Père avec les Anges;» et ailleurs, « dans sa gloire avec les Anges; » ainsi, dans Marc : « Quand il viendra dans la gloire de son Père avec les saints Anges. » — VIII. 38 ; — et dans Matthieu : « Quand il viendra dans sa gloire, et tous les saints Anges avec Lui. » -XXV. 31.—II faut ajouter ici, comme Appendice, que si l'on prend pour Doctrine et qu'on reconnaisse que le Seigneur est un avec le Père, et que son Humain est Divin d'après le Divin en Lui, la Lumière sera vue dans chacune des choses de la Parole, car ce qui est pris pour doctrine, et reconnu d'après la doctrine, est dans la lumière quand on lit la Parole; le Seigneur aussi, de qui procède toute lumière et à qui appartient tout pouvoir, donnera l'illustration : au contraire, si l'on prend pour doctrine et qu'on reconnaisse que le Divin du Père est autre que le Divin du Seigneur, rien dans la Parole ne sera vu dans la lumière, puisque l'homme, qui est dans cette doctrine, se tourne d'un Divin vers l'autre, et du Divin du Seigneur qu'il peut voir, — ce qui a lieu par la pensée et par la foi, — vers le Divin qu'il ne peut voir, car le Seigneur dit : « La voix du Père vous n'avez jamais entendu, ni son aspect vous n'avez vu. » — Jean, V. 37; et aussi, I. 18; — et croire en un Divin, et aimer un Divin, auquel on ne peut penser sous aucune forme, cela est impossible.
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