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Nom du Livre (APOCALYPSE EXPLIQUEE)
 
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Apocalypse Expliquée 175. 

Et je lui donnerai pouvoir sur les nations, signifie sur les maux qui sont chez eux, et qui sont alors dispersés par le Seigneur : on le voit par la signification des nations, en ce qu'elles sont les maux, ainsi qu'il va être montré; et par la signification de donner pouvoir sur elles, en ce que cela désigne que les maux, signifiés par les nations, sont alors dispersés par le Seigneur; avoir pouvoir, lorsqu'il est dit « sur les nations, » c'est disperser lorsqu'il s'agit des maux, ainsi les paroles sont appliquées à leurs sujets ; qu'ils soient dispersés par le Seigneur, c'est parce que le Seigneur disperse les maux par les vrais ; il les dévoile d'abord par les vrais, et quand l'homme les reconnaît, alors le Seigneur les disperse ; que ce soit le Seigneur seul qui fait cela, on le voit dans la DOCTRINE DE LA NOUVELLE JERUSALEM, N° 200. Les Nations et les Peuples sont très-souvent nommés dans la Parole, et celui qui n'a aucune connaissance du sens spirituel ou interne de la Parole, croit qu'il est entendu des peuples et des nations ; mais par les peuples sont entendus ceux qui sont dans les vrais, ou, dans le sens opposé, ceux qui sont dans les faux, et par les nations sont entendus ceux qui sont dans les biens, ou, dans le sens opposé, ceux qui sont dans les maux ; et comme par les peuples et les nations il est entendu ceux-là, il est entendu aussi, en faisant abstraction des personnes, par les peuples les vrais ou les faux, et par les nations les biens ou les maux ; car le vrai sens spirituel fait abstraction des personnes, des espaces, des temps, et des choses semblables qui sont des propres de la nature ; le sens naturel de la Parole, qui est le sens de la lettre, est en union avec ces choses, et le sens qui est en union avec elles sert de base au sens qui est sans elles ; en effet, toutes les choses qui sont dans la nature sont les derniers de l'Ordre Divin, et le Divin ne s'arrête point dans le milieu mais découle jusqu'à ses derniers, et ainsi subsiste; de là vient que la Parole est telle dans la lettre, et si elle n'était pas telle, elle ne servirait pas de base à la sagesse des Anges, qui sont spirituels ; on peut voir par là dans quelle erreur sont ceux qui méprisent la Parole à cause du style. Si les Nations signifient ceux qui sont dans le bien, et par abstraction les biens, c'est parce que dans les temps Anciens les hommes vivaient distingués en Nations, familles et maisons, et qu'alors ils s'aimaient mutuellement, et que le Père d'une nation aimait toute la nation qui provenait de lui ; ainsi, parmi eux, c'était le bien de l'amour qui régnait; c'est de là que les Nations ont signifié les biens ; mais lorsqu'ils marchèrent dans un sens opposé, ce qui arriva dans les âges suivants, quand les empires commencèrent, les Nations ont signffié les maux : mais on peut voir plusieurs détails sur ce sujet dans le TRAITE DES TERRES DANS L'UNIVERS, N°s 49, 90, 173, 174. Que, dans la Parole, les Nations signifient les biens ou les maux, et les peuples les vrais ou les faux, on peut le voir dans les passages suivants ; dans Ésaïe : « Les Nations marcheront à ta lumière, et les Rois à la splendeur de ton lever. Alors tu verras et tu seras dans l'abondance, et se dilatera ton cœur de ce que vers Toi se tournera la multitude de la mer; une armée de nations viendront à Toi, Et seront ouvertes tes portes continuellement; ni jour ni nuit elles ne seront fermées, afin qu'on amène vers Toi l'armée des Nations, et leurs Rois y seront conduits ; car la nation ou le Royaume qui ne Te serviront point, périront; et ces Nations en dévastant seront dévastées : tu suceras le lait des Nations, même les mamelles des Rois tu suceras ; le petit sera en un millier, et le moindre en une nation nombreuse. » — LX. 3, 5, 11, 12, 46, 22; — là, il s'agit du Seigneur, et par les nations sont entendus tous ceux qui sont dans le bien de l'amour envers Lui, et par les rois tous ceux qui sont dans les vrais de la foi en Lui ; par là on voit qui sont ceux que signifient les nations qui marcheront à ta lumière, et l'armée des nations qui seront amenées ; et qui sont ceux que signifient les rois qui marcheront à la splendeur de ton lever, et les rois des nations qui seront conduits; et ce que signifie « tu suceras le lait des nations et les mamelles des rois ; » le lait est le plaisir du bien de l'amour, et il en est de même des mamelles parce qu'elles produisent le lait; la multiplication du vrai et la fructification du bien sont décrites par « le petit sera en un millier, et le moindre en une nation Nombreuse ; » mais par les nations qui seront dévastées sont entendus tous ceux qui sont dans maux, et aussi les maux eux-mêmes. Dans le Même : « Voici, je lèverai vers les Nations ma main, et vers les peuples j'élèverai mon enseigne, afin qu'ils apportent tes fils dans leur sein, et qu'ils transportent tes filles sur l'épaule ; et des rois seront tes nourriciers, et les princesses leurs femmes tes nourrices ; la face à terre ils se prosterneront devant Toi. » — XLIX. 22, 23 ; — là, il s'agit aussi du Seigneur, et de ceux qui Lui rendront un culte et L'adoreront ; lever vers les nations la main et vers les peuples l'enseigne, c'est attirer à soi tous ceux qui sont dans les biens de l'amour et par suite dans les vrais ; de ceux-ci il est dit qu'ils apporteront tes fils dans leur sein, et qu'ils transporteront tes filles sur l'épaule; les fils sont les affections du vrai, et les filles les affections du bien, voir ci-dessus, N° 166 ; et de ceux-là il est dit que leurs rois seront tes nourriciers, et les princesses leurs femmes tes nourrices; les rois sont les vrais eux-mêmes, et les princesses leurs femmes sont les biens des vrais ; comme l'homme est régénéré et est aussi nourri par ces biens et par ces vrais, il est dit qu'ils seront nourrices et nourriciers ; que l'homme soit régénéré par les vrais et par la vie selon les vrais, on le voit dans la DOCTRINE DE LA NOUVELLE JERUSALEM, Nos 23, 24, 27,186; c'est là le sens interne de ces paroles ; qui est-ce qui pourrait sans ce sens les comprendre ? Dans le Même : « Ainsi a dit Jéhovah : Voici, je vais répandre sur Jérusalem comme un fleuve la paix, et comme un torrent la gloire des nations, afin que vous tétiez. Il viendra pour rassembler toutes les Nations et les langues, afin qu'elles viennent et qu'elles voient ma gloire. On annoncera ma gloire parmi les Nations ; alors on amènera vos frères de toutes les Nations en offrande à Jéhovah sur les chevaux et sur le char, à la montagne de ma sainteté. » — LXVI. 12,18, 19, 20;—là, Jérusalem est l'Église du Seigneur dans les Cieux et dans les Terres; il est dit l'Église dans les Cieux, parce que là aussi il y a Église, voir dans le TRAITE DU CIEL ET DE L'ENFER, Nos 221 à 227 ; par les nations et les langues sont entendus tous ceux qui sont dans les biens de l'amour et par suite dans les vrais ; amener de toutes les nations en offrande à Jéhovah sur les chevaux et sur le char, c'est le culte d'après le bien de l'amour, signifié par l'offrande à Jéhovah ; les chevaux et le char sont les intellectuels et les doctrinaux, car c'est sur les uns et sur les autres que le culte est fondé ; que les chevaux et le char aient une telle signification, on le voit dans l'Opuscule sur LE CHEVAL BLANC, Nos 1 à 5. Dans le Même : « Il arrivera en ce jour-là que les Nations chercheront la Racine de Jischaji, dressée pour enseigne des peuples. » — XI. 10; — la Racine de Jischaji, c'est le Seigneur; être dressé pour enseigne des peuples, c'est pour être vu par ceux qui sont dans les vrais ; les nations qui chercheront désignent ceux qui sont dans le bien de l'amour; on croit que par les Nations dans ce passage sont entendues les Nations qui doivent s'approcher et reconnaître le Seigneur, et dont se compose l'Église qui est nommée Église des Nations ; toutefois, par les Nations sont entendus, non ceux de cette Église, mais tous ceux qui sont dans l'amour et la foi envers le Seigneur, qu'ils soient au dedans ou au dehors de l'Église; voir dans le TRAITE DU CIEL ET DE L'ENFER, Nos 308, 318 à 328. Dans le Même : « Un peuple fort T'honorera, une ville de Nations redoutables Te craindra. » — XXV. 3. — Dans le Même : « Ouvrez les portes pour qu'elle entre la Nation juste ; tu as accru, la Nation, Jéhovah ! tu as accru la Nation ; tu as été glorifié.» —XXVI. 2,15.—Dans le Même : « Approchez, Nations, pour entendre; et (vous), peuples, écoutez. » — XXXIV. 1. — Dans le Même : « Moi, Jéhovah, je t'ai appelé dans la justice, pour alliance avec le peuple, pour lumière des nations. »— XLII. 6. — Dans Jérémie : « Les nations se béniront en Lui, et en Lui elles se glorifieront. »— IV. 2.—Dans le Même : « Qui ne Te craindra, Roi des Nations? Et, dans tout leur Royaume, point de semblable à Toi. » — X. 7.—Dans Daniel : « Voyant je fus en visions de nuit, et voici avec les nuées du Ciel comme un Fils de l’homme; à Lui il fut donné domination, et gloire, et Royaume, et tous les peuples, nations et langues Le serviront. » — VII. 13, 14. — Dans David : « Les peuples Te confesseront, ô Dieu ! les peuples tous Te confesseront ; dans l'allégresse et dans la jubilation seront les Nations, de ce que tu jugeras les peuples en droiture, et que les Nations dans la terre tu conduiras. » —Ps. LXVII. 4, 5, 6.—Dans le Même : « Afin que je voie le bien de tes Élus, et que je me réjouisse dans la joie de tes Nations. » — Ps. CVI. 5. — Dans l'Apocalypse : « On apportera dans la Nouvelle Jérusalem la gloire et l'honneur des nations. » — XXI, 24.—Dans Ésaïe : « Vous, prêtres de Jéhovah vous serez appelés, ministres de votre Dieu, on vous dira ; les richesses des Nations vous mangerez, et dans leur gloire vous vous glorifierez. » — LXI. 6. —Dans les Lamentations : « Le souffle de nos narines, l'Oint de Jéhovah, a été pris dans leurs fosses, (celui) de qui nous avions dit : Dans son ombre nous vivrons parmi les nations. » —IV. 20 ;— dans ces passages, par les Nations sont entendus tous ceux qui sont dans l'amour envers le Seigneur, qu'ils soient au dedans de l'Église où est la Parole, ou qu'ils soient hors de cette Église. Que par les Nations, dans le sens opposé, soient entendus ceux qui sont dans les maux, et par abstraction les maux eux-mêmes, on peut le voir par les passages suivants ; dans Jérémie : « J'amènerai sur vous une Nation de loin, ô maison d'Israël! Nation puissante, celle-là ; Nation du siècle, celle-là ; Nation dont tu ne connaîtras point la tangue : elle mangera ta moisson et ton pain, elle mangera tes fils et tes filles, elle mangera ton cep et ton figuier ; elle désolera tes villes par l'épée. » — V. 15, 17 ; — là, il s'agit de la vastation de l'Église ; par la nation est entendu le mal qui doit la consommer ; de là il est dit qu'elle mangera la moisson et le pain, les fils et les filles, le cep et le figuier, et qu'elle désolera les villes par l'épée ; par là il est signifié tous les biens de l'amour et tous les vrais de la foi ; par la moisson, l'état de réception du vrai par le bien, voir N° 9295 ; par le pain, le bien de l'amour, DOCTRINE DE LA NOUVELLE JERUSALEM, N° 218; par les fils et les filles, les affections du vrai et du bien, ci-dessus, N° 166 ; par le cep, l'Église Interne, par conséquent les Internes de l'Église, ARCANES CELESTES, Nos 1069, 5113, 6376, 9277 ; par le figuier, l'Église Externe, par conséquent les Externes de l'Église, N° 5113 ; par les villes, les doctrines, Nos 402, 2449, 2712, 2943, 3216, 4492, 4493 ; par l'épée, le faux qui détruit, ci-dessus, Nos 73, 131 : d'après cela, on peut voir que la Nation signifie le mal qui détruit toutes ces choses. Dans le Même : « Voici, je vais mettre devant ce peuple des achoppements, afin que s'y heurtent pères et fils ensemble : voici, un Peuple vient de la terre du septentrion, et une Nation grande sera suscitée des côtés de la terre ; ils n'auront point de compassion; leur voix comme la mer retentit, et sur des chevaux ils chevauchent. » — VI. 21. 22, 23 ; — là aussi, par la nation il est signifié le mal, et par les peuples les faux ; les achoppements, contre lesquels se heurteront pères et fils, sont les perversions du bien et du vrai, les pères sont les biens, et les fils sont les vrais qui en proviennent; un peuple est dit venir de la terre du septentrion; et une nation, des côtés de la terre, parce que le septentrion signifie le faux d'après le mal, et que les côtés de la terre signifient les choses qui sont hors de l'Église, par conséquent les maux repoussés par les biens de l'Église ; retentir comme la mer et chevaucher sur des chevaux, c'est persuader d'après les illusions des sens, et par les raisonnements qui en proviennent. Dans Ézéchiel : « La terre est pleine de jugement de sangs, et la ville est pleine de violence; c'est pourquoi j'amènerai les plus méchantes des nations, pour Qu'elles occupent leurs maisons ; le Roi sera dans le deuil, et le prince sera revêtu de stupeur. » — VII. 23, 24, 27; —la Terre est l'Église; elle est pleine de jugement de sang, signifie qu'elle est dans les faux qui détruisent les biens; la ville est la doctrine; elle est pleine de violence, signifie qu'elle attente au bien de la charité ; les plus méchantes des nations sont les faux affreux d'après le mal ; occuper leurs maisons, c'est s'emparer de leurs mentais ; le roi qui sera dans le deuil, c'est le vrai de l'Église ; le prince qui sera revêtu de stupeur, c'est le vrai qui sert : que la Terre soit l'Église, on le voit, Nos 662, 1066, 1068, 1262, 1413, 1607, 2928, 3355, 4447, 4535, 5577, 8011, 9325, 9643 ; voir aussi, que les sangs sont les faux qui détruisent le bien, Nos 374,1005, 4736, 5476, 9127; que la ville est la doctrine, N°s 2268, 2449, 2451, 2712, 2943, 3216, 4492, 4493 ; que la violence est ce qui attente au bien de la charité, N° 6353 ; que la maison signifie les choses qui chez l'homme appartiennent à son mental, Nos 710, 2231, 2233, 3128, 3538, 4973, 5023, 6690, 7353, 7719, 7848, 7910, 7929, 9150; et ci-dessus, N° 31, que le Roi qui sera dans le deuil, est le vrai de l'Église. Dans David : « Jéhovah rend inutile le conseil des Nations, il renverse les pensées des peuples. » — Ps. XXXIII. 10; — les Nations désignent ceux qui sont dans les maux, et les peuples ceux qui sont dans les faux ; et comme les uns et les autres sont signifiés, c'est pour cela qu'il est dit que Jéhovah rend inutile le conseil des nations, et renverse les pensées des peuples ; ce sont deux expressions qui semblent signifier une même chose, mais toujours est-il qu'elles sont distinctes dans le sens interne, où par les nations il est signifié autre chose que par les peuples. Dans Luc : « Alors ils tomberont par le tranchant de l'épée, et seront menés captifs parmi toutes les nations, et enfin Jérusalem sera foulée par les Nations, jusqu'à ce que soient accomplis les temps des nations; alors, il y aura des signes dans le Soleil, dans la Lune et dans les Astres, et sur la terre angoisse des Nations, mer et flots retentissant. » — XXI. 24, 25; — là, il s'agit de la consommation du siècle, laquelle est le dernier temps de l'Église, quand il n'y a plus aucune foi parce qu'il y a plus aucune charité, ou, quand il n'y a plus de vrai parce qu'il n'y a plus de bien ; cela y est décrit par des correspondances ; tomber par le tranchant de l'épée, c'est être détruit par les faux ; être mené captif parmi toutes les nations, c'est être envahi par les maux de tout genre; Jérusalem qui sera foulée, c'est l'Église ; le soleil est l'amour envers le Seigneur, la lune est la foi envers Lui, les astres ou les étoiles sont les connaissances du bien et du vrai ; les signes en eux indiquent que toutes ces choses doivent périr ; la mer et les flots qui retentiront, ce sont les illusions et par suite les raisonnements. Dans Matthieu : « Nation se lèvera contre Nation, et Royaume contre Royaume, et il y aura des famines, des pestes et des tremblements de terre en divers lieux ; et ils vous livreront à l'affliction ; et vous serez haïs de toutes les Nations à cause de mon Nom. » — XXIV. 7, 9. Luc, XXI. 10,11 ; — ces paroles aussi ont été prononcées par le Seigneur sur le dernier temps de l'Église ; et par nation qui se lèvera contre nation et royaume contre royaume, il est signifié qu'il y aura des débats entre les maux et aussi entre les faux ; les famines et les pestes signifient le manque et la consomption des vrais, et les tremblements de terre, la perversion de l'Église ; être haïs de toutes les nations, c'est être haïs de tous ceux qui sont dans le mal ; le Nom du Seigneur, à cause duquel ils seront haïs, signifie toutes les choses de l'amour et de la foi, par lesquelles le Seigneur est adoré, voir ci-dessus, Nos 102, 135. Dans Ézéchiel : « Voici, Aschur (était) un cèdre dans le Liban; haut il était devenu, et multipliées avaient été ses branches ; dans ses branches avaient fait leurs nids tous les oiseaux des deux, et sous ses rameaux avaient engendré toutes les bêtes du champ, et dans son ombre avaient habité toutes les Nations grandes. Mais s'est élevé son Cœur dans sa hauteur; c'est pourquoi, je le livrerai dans la main du fort d'entre les Nations ; des étrangers, les plus terribles d'entre les nations, le couperont et le renverseront; de là, se sont retirés de son ombre tous les peuples de la terre, et ils l'ont abandonné. » — XXXI. 3, 5, 6,10,11,12;—il n'y a personne qui puisse comprendre ce passage, à moins de connaître le sens spirituel ou interne de la Parole ; on croira que ce sont de pures comparaisons, dans lesquelles il n'y a aucune signification spirituelle, lorsque cependant chaque expression y signifie des choses qui appartiennent au Ciel et à l'Église ; en conséquence l'explication en sera donnée en peu de mots : Aschur est le Rationnel de l'homme de l'Église, rationnel qui est illustré; ce rationnel est nommé Cèdre dans le Liban, parce que, de même qu'Aschur, le Cèdre signifie spécialement le vrai d'après le bien qui est dans le rationnel, et le Liban le mental où est ce vrai, parce que dans le Liban il y avait des cèdres; ses branches qui s'étaient multipliées, sont les vrais qui en provenaient ; les oiseaux des cieux, qui avaient fait leurs nids dans ses branches, sont les affections du vrai ; les bêtes du champ, qui avaient engendré sous ses rameaux, sont les affections du bien ; les nations grandes, qui avaient habité dans son ombre, sont les biens de l'amour ; le cœur élevé dans sa hauteur, c'est l'amour de soi ; être livré dans la main du fort d'entre les nations, et être renversé par les plus terribles d'entre les nations, signifie que les maux provenant de cet amour détruiront les biens et les vrais ; les peuples de la terre, qui se sont retirés de son ombre et l'ont abandonné, sont tous les vrais de l'Église : que par les Nations soient signifiés les biens, et dans le sens opposé, les maux, on le voit en ce que les Nations qui ont habité dans son ombre signifient les biens, et que les Nations qui le couperont et le renverseront, signifient les maux. En outre, voir ce qui a été dit et expliqué dans les ARCANES CELESTES, au sujet des Nations et de leur signification, à savoir, que dans la Parole par les Nations sont entendus ceux qui sont dans le bien, et par suite sont signifiés les biens, Nos 1059, 1159, 1258, 1260, 1416, 1849, 6005 ; que l'assemblée des Nations signifie les vrais et les biens, N°s 4574, 7830; que la Nation sainte est le Royaume spirituel, Nos 9255, 9256 ; que lorsqu'il est dit la Nation et le Peuple, par la Nation sont entendus ceux qui sont dans le bien céleste, et par le Peuple ceux qui sont dans le bien spirituel, N° 10288; que par les Nations, surtout par les Nations de la terre de Canaan, sont entendus les maux et les faux de tout genre, Nos 1059, 1205, 1868, 6306, 8054, 8317, 9320, 9327.



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