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Nom du Livre (APOCALYPSE EXPLIQUEE)
 
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Apocalypse Expliquée 131. 

Voici ce que dit celui qui a l'épée aiguë à deux tranchants, signifie le Seigneur qui seul combat dans les tentations : on le voit par la signification de l'épée ou du glaive, en ce qu'elle est le vrai qui combat contre le faux; et, dans le sens opposé, le faux qui combat contre le vrai ; elle est dite aiguë à deux tranchants, parce que ce vrai pénètre de part et d'autre : puisque l'épée a cette signification, il en résulte qu'elle signifie encore la dispersion des faux, et aussi la tentation ; la dispersion des faux, comme on le voit ci-dessus, N° 73 ; la tentation, parce que, dans les choses écrites à l'Ange de cette Église, il s'agit des tentations ; si l'épée signifie la tentation, c'est encore parce que la tentation est le combat du vrai contre le faux et du faux contre le vrai ; que la tentation spirituelle soit un tel combat, on le voit dans la DOCTRINE DE LA NOUVELLE JERUSALEM, Nos 187 à 201 ; que par ces paroles : « Voici ce que dit celui qui a l'épée aiguë à deux tranchants, » il soit entendu que le Seigneur combat seul dans les tentations, c'est parce que dans le Chapitre précédent, Vers. 16, il a été dit « qu'on vit une épée aiguë à deux tranchants sortir de la bouche du Fils de l'homme qui marchait dans le milieu des sept chandeliers, » et que par le Fils de l'homme il est entendu le Seigneur quant au Divin Vrai, voir ci-dessus, N° 63 ; que dans les tentations ce soit le Seigneur seul qui combat et nullement l'homme, on le voit dans LA DOCTRINE DE LA NOUVELLE JERUSALEM, Nos 195 à 200. Si l'épée ou le glaive signifie le combat du vrai contre le faux, et du faux contre le vrai, c'est parce que les Guerres, dans la Parole, signifient des Guerres spirituelles, et que les guerres spirituelles sont celles des vrais contre les faux et des faux contre les vrais ; et puisque telle est la signification des guerres dans la Parole, c'est aussi pour cela que toutes les armes de guerre, comme l'épée, la lance, l'arc, les flèches, le bouclier, et plusieurs autres, signifient quelques spécialités du combat spirituel, surtout l'épée, parce que dans les guerres c'est avec des épées que l'on combat: que les Guerres signifient des combats spirituels, on le voit, Nos 1659, 166/i, 8295, 4 0/155 ; et que par suite chaque arme de guerre signifie quelque chose du combat spirituel, on le voit, N°s 1788, 2686. Que l'épée, dans la Parole, signifie le vrai qui combat contre le faux, et le faux qui combat contre le vrai, et par suite la dispersion des faux, et aussi la tentation spirituelle, on peut le voir par un grand nombre de passages, et je vais pour confirmation en présenter ici quelques-uns ; ainsi, dans Matthieu : « Jésus dit qu'il est venu apporter sur la terre, non la paix, mais l'épée, » — X. 34 ; — là, par l'épée est entendu le combat de la tentation ; la raison pour laquelle il été dit ainsi, c'est que dans ce temps les hommes étaient dans les faux, et que le Seigneur a dévoilé les vrais intérieurs, et les faux ne peuvent être chassés que par des combats d'après ces vrais. Dans Luc : « Jésus dit aux disciples : Maintenant, que celui qui a une bourse la prenne, de même aussi un sac ; mais que celui qui n'en a point vende ses vêtements, et achète une épée. » — XXII. 35 à 38 ; — par la bourse et le sac il est signifié les connaissances spirituelles, par conséquent les vrais ; par les vêtements, les propres ; et par l'épée, le combat. Dans Jérémie : « Épée! Contre les Chaldéens, et contre les habitants de Babel, et contre ses princes et contre ses sages ; Épée ! contre les menteurs, afin qu'ils deviennent insensés; Épée! contre ses vaillants, afin qu'ils soient consternés ; Epée! contre ses chevaux et contre ses chars ; Epée ! contre ses trésors, afin qu'ils soient pillés ; sécheresse sur ses eaux, afin qu'elles tarissent. » — L. 35, 36, 37, 38 ; — là, l'Épée signifie la dispersion et la vastation du vrai ; par les personnes et les choses contre lesquelles elle sera tirée, ainsi par les Chaldéens, les habitants de Babel, ses princes et ses sages, les menteurs, les vaillants, les chevaux, les chars, les trésors, sont signifiées les personnes ou les choses qui seront dévastées; par exemple, par les chevaux les intellectuels, par les chars les doctrinaux, et par les trésors, les connaissances ; de là il est dit « sécheresse sur ses eaux, afin qu'elles tarissent, » car les eaux sont les vrais de l'Église, et la sécheresse pour qu'elles tarissent, c'est la vastation ; que la sécheresse et le tarissement, ce soit où il n'y a point le vrai, on le voit, N° 8185 ; puis aussi, que les eaux sont les vrais de l'Église, ci-dessus, N° 71 ; que les trésors sont les connaissances, Nos 1694, 4508,10227; que les chevaux sont les intellectuels, et les chars les doctrinaux, dans l'Opuscule du CHEVAL BLANC, Nos 2 à 5. Dans Ésaïe : « Par le feu Jéhovah contestera, et par son épée avec toute chair; et en grand nombre seront les transpercés de Jéhovah. » — LXVIs 16, — Dans Jérémie : « Sur tous les coteaux dans le désert sont venus les dévastateurs, parce que l'Epée de Jéhovah dévore depuis une extrémité de la terre jusqu'à l'extrémité de la terre. »— XII. 12. — Dans Ézéchiel : « Prophétise et dis : L'Epée, aiguisée et même fourbie; pour faire le carnage elle a été aiguisée; pour qu'il y ait en elle de l'éclat elle a été fourbie : qu'on la fasse redoubler, l'Epée, par trois fois, l'Epée des transpercés, l'Epée du grand carnage qui pénètre dans les retraites, au point de faire fondre le cœur; et que les pierres d'achoppement soient multipliées; contre toutes leurs portes je mettrai le tranchant de l'Epée ; ah! elle est devenue comme l'éclair. » — XXI. 14 à 20, 33. — Dans Ésaïe : « Au-devant de celui qui a soif apportez des eaux; avec du pain venez au-devant de celui gui est errant ; car devant l'Epée ils seront errants, devant l'Epée levée, et devant l'arc tendu, et devant le poids de la guerre. »— XXI. 14, 15.—Dans Ézéchiel : « Ils seront saisis d'horreur, quand je ferai voler mon Épée devant leurs faces, afin qu'ils tremblent à chaque moment, l'homme pour son âme; par les Épées des puissants j'abattrai leur multitude. »—XXXII. 10, 11,12. —Dans David : « Les saint, tressailliront dans la gloire, ils chanteront sur leurs couches ; les louanges de Dieu (seront) dans leur gosier, et une Épée affilée dans leur main. » — Ps. CXLIX. 5, 6.—Dans le Même : « Ceins ton Épée sur ta cuisse, ô Puissant ; dans ta magnificence monte sur un char, sois à cheval sur la parole de vérité; ta droite t'enseignera des merveilles, tes traits (sont) acérés. » — Ps. XLV. 4, 5, 6. -- Dans l'Apocalypse : « Une Épée grande fut donnée à celui qui était monté sur le cheval roux. » — VI. 4. — Et ailleurs : « De la bouche de celui qui était monté sur le cheval blanc sort une Epée tranchante, pour qu'il en frappe les nations : le reste fut tué par l'Epée de celui qui était monté sur le cheval. » — XIX. 15, 21. -Dans ces passages, l'Epée signifie le Vrai qui combat et qui détruit; cette destruction est surtout manifeste dans le Monde spirituel; là, ceux qui sont dans les faux ne supportent point le vrai, ils éprouvent des tourments comme ceux qui luttent avec la mort, quand ils viennent dans la sphère de la lumière, c'est-à-dire, où est le Divin Vrai ; et c'est aussi de cette manière qu'ils sont privés des vrais et dévastés. Comme, dans la Parole, la plupart des expressions ont aussi un sens opposé, il en est de même de l'Epée, et dans ce sens elle signifie le faux qui combat contre le vrai et le détruit. Les vastations de l'Église, qui ont lieu quand il n'y a plus en elle de vrais, mais seulement des faux, sont décrites dans la Parole par l'Epée, comme dans les passages suivants : « Ils tomberont par le tranchant de l’épée, et seront captifs parmi toutes les nations; enfin Jérusalem sera foulée par toutes les nations, jusqu'à ce que soient accomplis les temps des nations. » — Luc, XXI. 24. — La consommation du siècle, de laquelle il s'agit là, est le dernier temps de l'Église, quand les faux doivent régner ; tomber par le tranchant de l'épée, c'est la destruction du vrai par le faux ; là, les nations sont les maux ; Jérusalem est l'Église. Dans Ésaïe : « Rare je rendrai l'homme plus que l'or pur ; quiconque sera trouvé sera transpercé, et quiconque sera ramassé tombera par l'Epée. » — XIII. 12, 15 ; — l'homme qui devient rare désigne ceux qui sont dans les vrais ; être transpercé et tomber par l'épée, c'est être consumé par le faux. Dans le Même : « En ce jour-là, ils rejetteront, chacun, les idoles de son argent et les idoles de son or, que vous ont faites vos mains : alors Aschur tombera par une Epée, non point d'un homme (viri); et une Épée, non point de l'homme (hominis) le dévorera; mais celui qui s'enfuit de devant l'épée, ses jeunes gens seront rendus tributaires. » — XXXI. 7, 8 ; — les idoles que leurs mains avaient faites sont les faux d'après la propre intelligence ; Aschur est le rationnel par lequel ils agissent ; tomber par l'épée non point d'un homme (viri), et non point de l'homme (hominis), c'est être détruit non point par quelque combat du vrai contre le faux ; « celui qui s'enfuit de devant l'épée, ses jeunes gens seront rendus tributaires, » c'est que le vrai qui n'est pas détruit servira les faux ; que ce soit là le sens de ces paroles, c'est ce qui ne se montre pas dans le sens de la lettre, d'où l'on voit combien le sens spirituel diffère du sens de la lettre. Dans Jérémie : « En vain j'ai frappé vos fils, ils n'ont point reçu l'instruction; votre épée a dévoré vos prophètes. » — II. 30.—Dans le Même : « Voici, les prophètes disent : Vous ne verrez point l'épée, et la famine ne sera point parmi vous ; par l'épée et par la famine seront consumés ces prophètes ; si je sors dans le champ, voici des transpercés par l'épée; et si j'entre dans la ville, voici les défaillances de la famine. » — XIV. 13 à 18; — dans ces deux passages, il s'agit de la vastation de l'Église quant au vrai ; les prophètes sont ceux qui enseignent les vrais, et l'épée qui les consume est le faux qui combat et détruit ; le champ est l'Église, la ville est la doctrine ; les transpercés par l'épée dans le champ sont ceux chez qui, dans l'Église, les vrais ont été détruits; la famine qui est au dedans de la ville est le manque de tout vrai dans la doctrine. Dans le Même : « Ils ont renié Jéhovah quand ils ont dit : Ce n'est point Lui; sur nous il ne viendra point de mal, et ni l'épée, ni la famine nous ne verrons. » — V. 12. - Dans le Même : « Les jeunes gens mourront par l'épée, et leurs fils et leurs filles mourront par la famine. » — XI. 22 ; —     les jeunes gens désignent ceux qui sont dans les vrais ; et, par abstraction, les vrais mêmes; mourir par l'épée, c'est être détruit par les faux ; les fils et les filles sont les connaissances du vrai et du bien ; la famine est le manque de ces connaissances. Dans les Lamentations : « Au péril de nos âmes nous nous procurons notre pain à cause de l'épée du désert. » — V. 9 ;— le désert, c'est où il n'y a point le bien, parce qu'il n'y a point le vrai ; son épée, c'est la destruction du vrai ; le pain est le bien qui est reçu au péril des âmes, parce que tout bien est implanté dans l'homme par le vrai. Dans Ézéchiel : « L'épée au dehors, et la peste et la famine au dedans ; celui qui est dans le champ par l'épée mourra; celui qui est dans la ville, la peste et la famine le dévoreront.». -VII. 15 ; —l'épée est la destruction du vrai, la peste est la consomption qui en résulte ; la famine est un manque complet : il en est de même ailleurs; par exemple,—Jérém.,XXI. 7. XXIX.17, 18. XXXIV. 17. — Dans Zacharie : « Malheur au pasteur de néant qui abandonne le troupeau; l'Epée sur son bras et sur son œil droit; son bras séchant séchera, et son œil droit s'obscurcissant sera obscurci. » — XL 17 ; — l'épée sur le bras est la destruction du volontaire quant au bien, l'épée sur l'œil droit est la destruction de l'intellectuel quant au vrai ; par le bras qui séchant séchera, et par l'œil droit qui s'obscurcissant sera obscurci, il est signifié que tout bien et tout vrai doivent périr. Dans Esaïe : « Ainsi vous direz à votre Seigneur : Ne crains point pour les paroles que tu as entendues, par lesquelles les serviteurs du Roi d'Aschur M'ont blasphémé; voici, je le ferai tomber par l'épée dans sa terre. Et Sanchérib, Roi d'Aschur, s'en retourna; et il arriva que, comme il se prosternait dans la maison de Nisroch son Dieu, ses deux fils le frappèrent de l'épée. » — XXXVII. 6, 7, 38; — comme le Rationnel est ce qui reconnaît et ce qui nie le Divin, et comme, lorsqu'il nie, il saisit tout faux à la place du vrai et par conséquent périt, c'est pour cela que ce représentatif a eu lieu, à savoir, en ce que le Roi d'Aschur, parce qu'il avait blasphémé Jéhovah, fut frappé de l'épée par ses fils dans la maison de Nisroch son Dieu ; Aschur signifie le rationnel dans l'un et l'autre sens, Nos 119, 1186 ; les fils de ce roi signifient les faux ; et l'épée, la destruction par les faux. Dans Moïse : «La ville qui adorera d'autres dieux sera frappée par l'épée et brûlée au feu. » — Deutér., XIII. 13, 16,17; — cela avait été ordonné, parce que dans ce temps-là toutes choses étaient des représentatifs; adorer d'autres dieux, c'est avoir un culte d'après les faux; être frappé par l'épée, c'est périr par le faux ; et être brûlé au feu, c'est périr par le mal du faux. Dans le Même : « Quiconque aura touché dans le champ un transpercé par l'épée sera impur. » — Nomb. XIX. 16, 18,19; —le transpercé par l'épée dans le champ représentait ceux qui, au dedans de l'Église, ont détruit chez eux les vrais ; là, le champ est l'Église. Que l'épée signifie le faux qui détruit le vrai, cela est évident, dans David : « Enflammés sont les fils de l'homme, leurs dents (sont) lance et dards, et leur langue une épée aiguë. »--Ps. LVII. 5. — « Voici, ils rendent les exhalaisons par leur bouche, des épées (sont) sur leurs lèvres. » — Ps. LIX. 8. — « Ceux qui font l'iniquité, qui aiguisent comme une épée leur langue, qui tendent leur flèche en parole amère. »— Ps. LXIV. 4. —D'après ces explications  on voit clairement ce qui est signifié par les paroles du Seigneur à Pierre : « Tous ceux qui prendront l'épée périront par l'épée. » — Matth., XXVI. 51, 52, — à savoir, que ceux qui croient les faux doivent périr par les faux. D'après tout cela on voit maintenant ce qui est signifié, dans la Parole, par l'épée, le sabre, ou le glaive, dans l'un et l'autre sens. Si de telles choses sont signifiées par l'épée, c'est aussi d'après l'apparence dans le Monde spirituel ; là, quand il y a des combats spirituels, qui sont les combats du vrai contre le faux et du faux contre le vrai, il y apparaît alors différentes armes de guerrre, comme Épées, Lances, Boucliers, et autres semblables ; non que ce soit avec de telles armes que l'on combatte, mais elles sont seulement des apparences représentatives des combats spirituels ; quand les faux combattent avec force contre les vrais, il apparaît parfois du Ciel une Épée dont les vibrations répandent de côté et d'autre de l'éclat ou des éclairs, ce qui imprime une grande terreur; par elle sont dissipés ceux qui combattent d'après les faux : on voit d'après cela ce qui est entendu par ces paroles, dans Ézéchiel : « Ils seront saisis d'horreur, quand je ferai voler mon Épée devant leurs faces, afin qu'ils  tremblent à chaque moment pour leur âme. » — XXXII. 10, 11, 12. — Et dans le Même : « Prophétise et dis : L'Épée a été aiguisée, et même elle a été fourbie, afin qu'il y ait en elle de l'éclat, pour que le cœur se fonde; ah ! elle est devenue comme l’éclair. » — XXI. 14 à 20, 33. — S'il en résulte une si grande erreur, c'est parce que le fer dont est composée l'épée signifie le vrai dans les derniers, et que l'éclat ou l'éclair vient de la lumière du Ciel et de sa vibration sur l'épée; la lumière du Ciel est le Divin Vrai qui procède du Seigneur; le Divin Vrai, tombant ainsi sur ceux qui sont dans les faux, les frappe de terreur. Par là on voit aussi ce qui est signifié par l'expulsion d'Adam : « Du côté de l'Orient d'Éden il fit habiter les Chérubins et la flamme d'Épée qui se tourne çà et là pour garder le chemin de l'Arbre le vie. » — Gen., III. 24; — par l'arbre de vie est signifié l'amour céleste, qui est l'amour envers le Seigneur; par les Chérubins, la garde; par la flamme d'épée qui se tourne ça et là, l'expulsion avec effroi et le rejet de tous ceux qui sont dans les faux ; l'Orient d'Éden, c'est où est dans cet amour la présence du Seigneur ; par ces paroles il est donc signifié que tout accès, pour reconnaître le Seigneur seul, a été fermé chez celui qui ne vit pas la vie de l'amour. Que l'épée signifie le faux, on le voit clairement dans Ézéchiel, où il est dit du prince de Tyr : « Ils dégaineront leurs épées sur la beauté de ta sagesse. » — XXVIII. 7 ; — le prince de Tyr signifie l'intelligence provenant des connaissances du vrai, et comme cette intelligence est éteinte par les faux, c'est pour cela qu'il est dit « sur la sagesse, » ce qui n'aurait pu être dit, si par les épées il n'était pas entendu les faux.



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