| Apocalypse Expliquée 1199. Parce que véritables et justes, ses jugements, signifie que les lois de la Divine Providence, et toutes les œuvres du Seigneur, appartiennent à la Divine Sagesse et au Divin Amour : on le voit par la signification de véritable et de juste, quand il s'agit du Seigneur, en ce que ce sont les choses qui appartiennent à sa Divine Sagesse, et en même temps celles qui appartiennent à son Divin Amour, ainsi qu'il va être montré; et par la signification des jugements, quand il s'agit du Seigneur, en ce que ce sont les lois de la Divine Providence, N° 946 ; de là aussi par les jugements sont signifiées les œuvres, puisque toutes les œuvres du Seigneur viennent de sa Divine Providence, et sont selon ses lois; la raison de cela, c'est que toutes les choses que le Seigneur opère concernent l'éternité, et que les choses qui concernent l'éternité sont de sa Divine Providence. Si les choses véritables signifient celles qui sont de sa Divine Sagesse, et les justes celles qui sont de son Divin Amour, c'est parce que du Seigneur comme Soleil procède la Lumière et procède la Chaleur; la Lumière est sa Divine Sagesse; et la Chaleur est son Divin Amour; c'est pourquoi, par la Lumière est signifié le Divin Vrai d'après lequel il y a toute intelligence et toute sagesse pour les Anges et pour les hommes, et par la Chaleur est signifié le Divin Bien, d'après lequel il y a tout amour et toute charité pour les Anges et pour les hommes ; cette lumière et cette chaleur dans leur essence sont ces Divins.— Continuation : On ne peut pas savoir en quoi consiste la vie des bêtes de la terre, des oiseaux du ciel et des poissons de la mer, à moins qu'on ne sache ce que c'est que leur âme, et quelle en est la qualité : que chaque Animal ait une âme, cela est notoire, car lès Animaux vivent, et la vie est l'âme ; aussi dans la Parole sont-ils même appelés Ames vivantes. Que l'âme dans sa forme dernière, qui est la forme corporelle, telle qu'elle se montre devant la vue, soit l'animal, c'est ce qui ne peut être connu nulle part aussi bien que dans le Monde spirituel ; en effet, dans ce Monde, de même que dans le Monde naturel, on y voit des bêtes de tout genre, des oiseaux de tout genre, et des poissons de tout genre, dans une forme tellement semblable, qu'ils ne peuvent être distingués de ceux qui sont dans notre Monde; mais il y a cette différence, que dans le Monde spirituel ils existent en apparence d'après les affections des Anges et des esprits, de sorte qu'ils sont les apparences des affections ; aussi s'évanouissent-ils dès que l'Ange ou l'esprit s'en va, ou dès que son affection cesse : d'après cela, il est évident que leur âme n'est pas autre chose qu'une affection ; et que, par conséquent, il y a autant de genres et d'espèces d'animaux qu'il y a de genres et d'espèces d'affections. Que les affections qui sont représentées dans le Monde spirituel par des animaux ne soient pas des affections intérieures-spirituelles, mais qu'elles soient des affections extérieures-spirituelles, qui sont appelées naturelles, on le verra dans ce qui suit; puis aussi, que dans chaque bête il n'y a pas un poil ou un fil de laine, dans chaque oiseau pas un filament de plume ou de duvet, dans chaque poisson pas une seule pointe d'écaillé ou de crête, qui ne vienne de la vie de leur âme, par conséquent qui ne vienne d'un spirituel revêtu d'un naturel. Mais d'abord il sera dit quelque chose des Animaux qui apparaissent dans le Ciel, dans l'Enfer, et dans le Monde des esprits, qui tient le milieu entre le Ciel et l'Enfer.
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