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Nom du Livre (APOCALYPSE EXPLIQUEE)
 
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Apocalypse Expliquée 1193. 

 Et en elle sang de Prophètes et de Saints a été trouvé, signifie la violence faite par eux à tout vrai et par suite à tout bien de la Parole : on le voit par la signification du sang, en ce que c'est le Divin Vrai, et dans le sens opposé la violence portée au Divin Vrai, Nos 329, 476, 748; par la signification des Prophètes, en ce qu'ils sont ceux qui sont dans les vrais de la doctrine d'après la Parole, et, dans le sens abstrait, les vrais de la doctrine, Nos 624, 999 ; par la signification des Saints, en ce qu'ils sont ceux qui sont dans les Divins Vrais d'après la Parole, et, dans le sens abstrait, les Divins Vrais là, Nos 204, 325, 973 ; et par la signification d'être trouvé en elle, en ce que c'est que la violence leur a été faite d'après la doctrine et la religiosité qui sont entendues par Babylone. D'après ces significations, il est évident que par « en elle sang de Prophètes et de Saints a été trouvé, » il est signifié la violence faite par eux à tout vrai et par suite à tout bien de la doctrine d'après la Parole. — Continuation : Maintenant, il sera dit quelque chose des usages par lesquels l'homme et l'Ange ont la sagesse : aimer les usages n'est autre chose qu'aimer le prochain ; l'usage, dans le sens spirituel, est le prochain. On peut s'en convaincre, en ce que chacun aime un autre, non à cause de sa figure et de son corps, mais à cause de sa volonté et de son entendement ; on aime celui qui a une volonté bonne et un entendement bon, et l'on n'aime pas celui qui a une volonté bonne et un entendement mauvais, ni celui qui a un entendement bon et une volonté mauvaise ; et comme c'est à cause de la volonté et de l'entendement que l'homme est aimé ou n'est pas aimé, il s'ensuit que le prochain est ce d'après quoi chacun est homme, et cela est son spirituel. Représente-toi dix hommes devant les yeux, afin de choisir l'un d'eux pour ton associé dans une fonction ou dans un commerce ; ne lès examineras-tu pas d'abord avec attention, et ne choisiras-tu pas celui qui t'est le plus proche pour l'usage? celui-là est donc pour toi le prochain de préférence aux autres, et tu l'aimes plus que les autres : ou bien, adresse-toi à dix jeunes filles, afin d'en choisir une pour ton épouse; n'examineras-tu pas d'abord avec attention quelle est l'une et quelle est l'autre; et, si elle y consent, n'épouseras-tu pas celle qui convient à ton amour ? celle-là est pour toi le prochain de préférence aux autres : si tu disais en toi même : Tout homme est mon prochain, et doit par conséquent être aimé indistinctement; alors l'homme-diable pourrait être aimé aussi bien que l'homme-ange, et une prostituée aussi bien qu'une vierge. Si l'usage est le prochain, c'est parce que tout homme est estimé et aimé, non à cause de la volonté et.de l'entendement seuls, mais à cause des usages qu'il remplit ou peut remplir d'après sa volonté et son entendement : de là, l'homme-usage est homme selon l'usage, et l'homme non usage est un homme qui n'est pas homme, car on dit de lui qu'il n'est utile à rien ; quoiqu'un tel homme, dans le Monde, soit toléré dans la cité, lorsqu'il vit de ce qui lui appartient, toujours est-il qu'après la mort, quand il devient esprit, il est jeté dans un désert. Tel est l'usage, tel est donc l'homme lui-même ; mais il y a une multiplicité d'usages ; en général, il y a les usages célestes, et il y a les usages infernaux ; les usages célestes sont ceux qui sont utiles à l'Église, à la Patrie, à la Société et au Concitoyen, plus ou moins, et d'une manière plus proche ou plus éloignée, en vue de : l'Église, de la Patrie, de la Société et du Concitoyen, comme lins ; mais les usages infernaux sont ceux qui seulement sont utiles à soi-même et aux siens, et quand ils sont utiles à l'Église, à la Patrie, à la Société et au Concitoyen, ce n'est pas en vue de l'Eglise, de la Patrie, de la Société et du Concitoyen, comme fins., mais c'est en vue de soi-même comme fin : chacun cependant doit pourvoir pour soi et pour les siens aux nécessités et aux besoins de la vie par amour, mais non par amour de soi. Lorsqu'on premier lieu l'homme aime les usages en les faisant, et qu'en second lieu il aime le monde et s'aime lui-même, ce qu'il met alors au premier rang est son spirituel, et ce qu'il met au second est son naturel, et le spirituel domine et le naturel sert ; on voit par là ce que c'est que le spirituel, et ce que c'est que le naturel. Cela est entendu par les paroles du Seigneur dans Matthieu : « Cherchez premièrement le Royaume des Cieux et sa justice, et toutes choses vous seront données par surcroît. » — VI. 33 ; — le Royaume des Cieux, c'est le Seigneur et son Église, et la justice est le bien spirituel, le bien moral et le bien civil ; et tout bien, qui est fait d'après l'amour de ces biens, est un usage; si alors toutes choses sont données par surcroit, c'est parce que, quand l'usage est au premier rang, le Seigneur, de qui procède tout bien, est au premier rang et domine, et il donne tout ce qui conduit à la vie et à la félicité éternelles; car, ainsi qu'il a été dit, toutes les choses de la Divine Providence du Seigneur chez l'homme concernent l'éternité : dans ce passage, toutes choses, qui sont données par surcroît, se disent de la nourriture et du vêlement, parce que par la nourriture il est aussi entendu tout interne qui nourrit l'âme, et par le vêtement tout externe qui, de même que le corps, la revêt; tout interne se réfère à l'amour et à la sagesse, et tout externe à l'opulence et à la prééminence. On voit donc, d'après cela, ce qui est entendu par aimer les usages pour les usages, et quels sont les usages qui procurent à l'homme la sagesse d'après laquelle et selon laquelle chacun a, dans le Ciel, la Prééminence et l'Opulence,



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