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Nom du Livre (APOCALYPSE EXPLIQUEE)
 
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Apocalypse Expliquée 1170. 

1170. Et tout pilote, et quiconque sur les navires réside, et les matelots et tous ceux qui sur mer trafiquent, signifie tous ceux qui ont cru être dans la sagesse, dans l'intelligence et dans la science, et ont confirmé les faux de cette doctrine et de cette religiosité par des raisonnements d'après l'homme naturel : on le voit par la signification des navires, en ce que ce sont les connaissances du vrai et du bien, puis aussi les doctrinaux dans l'un et dans l'autre sens, N° 514 ; et comme la sagesse, l'intelligence et la science viennent des connaissances du vrai et du bien, de là par le pilote sont signifiés ceux qui sont dans la sagesse ; par ceux qui résident sur les navires, ceux qui sont dans l'intelligence; et par les matelots, ceux qui sont dans la science; il est dit la sagesse, l'intelligence et la science, parce que ces choses se suivent dans cet ordre chez ceux qui d'après les connaissances deviennent sages ; la sagesse est dans le troisième degré, l'intelligence dans le second, et la science dans le premier ou dernier; c'est même pour cela qu'elles sont nommées dans cet ordre dans la Parole; par exemple, dans Moïse : « J'ai rempli Bessaléel d'esprit de Dieu, en sagesse, en intelligence et en science. » — Exod. XXXI. 3. XXXV. 31 ; — et par la signification de trafiquer sur mer, en ce que c'est confirmer par des raisonnements d'après l'homme naturel, et ici confirmer les faux de celle doctrine et de celte religiosité; en effet, par la mer est signifié l'homme naturel, et par y trafiquer, il est signifié raisonner et confirmer par des raisonnements ; proprement par trafiquer sur mer, il est signifié s'acquérir des choses par lesquelles on fera du gain, puis les vendre, et ainsi faire du gain ; mais comme les gains ont été décrits ci-dessus par les marchands et leurs marchandises, ici par trafiquer sur mer, il est signifié autre chose, à savoir, confirmer par des raisonnements. Que par les pilotes soient signifié les sages, on peut le voir dans Ézéchiel : « Les sages de Sidon et d'Arvad étaient tes pilotes ; les anciens de Gébal et ses sages étaient pour réparer tes brèches. » — XXVII. 8,9;-mais ces passages ont été expliqués ci-dessus; voir N° 514. Continuation : 11 y a chez l'homme deux facultés de la vie; l'une est appelée l'Entendement, et l'autre la Volonté : ces deux facultés sont entre elles absolument distinctes, mais créées pour faire un, et lorsqu'elles font un, elles sont appelées un Mental; toutefois, chez l'homme elles sont d'abord divisées, mais plus tard elles sont unies. Elles sont distinctes absolument comme la Lumière et la Chaleur, car l'Entendement vient de la Lumière du Ciel, qui dans son essence est le Divin Vrai ou la Divine Sagesse; et même chez l'homme, lorsqu'il est dans le Monde, c'est d'après cette Lumière que l'Entendement voit, pense, raisonne et conclut; l'homme ne sait pas qu'il en est ainsi, parce qu'il ne sait rien de cette Lumière ni de son origine : la Volonté vient de la Chaleur du Ciel, qui dans son essence est le Divin Bien ou le Divin Amour ; et même chez l'homme, lorsqu'il est dans le Monde, c'est d'après cette Chaleur que la Volonté aime, et qu'elle a tout soft agrément et tout son plaisir; l'homme ne sait pas non plus qu'il en est ainsi, parce qu'il ne sait rien de cette Chaleur ni de son origine. Maintenant, puisque l'Entendement voit d'après la Lumière du Ciel, il est évident qu'il est le sujet et le réceptacle de celte Lumière, par conséquent aussi le sujet et le réceptacle du vrai et de la sagesse : et puisque la Volonté aime d'après la Chaleur du Ciel, il est évident qu'elle est le sujet et le réceptacle de cette Chaleur, par conséquent aussi le sujet et le réceptacle du bien, ainsi de l'amour. D'après ces explications, on peut voir clairement que ces deux facultés de la vie de l'homme sont distinctes comme la Lumière et la Chaleur, puis aussi, comme le vrai et le bien, et comme la sagesse et l'amour. Ces facultés chez l'homme sont d'abord divisées : on le perçoit évidemment, en ce que l'homme peut comprendre le vrai, et d'après le vrai le bien, et approuver qu'une chose soit de telle manière, mais néanmoins il ne la veut pas, et par suite du non-vouloir, il ne la fait pas; en effet, il comprend ce que c'est que le vrai, et par suite ce que c'est que le bien, lorsqu'il l'entend et le lit; et il le comprend si bien, qu'il peut ensuite l'enseigner en prêchant et en écrivant; mais lorsqu'il est chez lui et qu'il pense d'après son esprit, il peut remarquer qu'il ne le veut pas, qu'il veut même faire le contraire, et qu'il le fait lorsqu'il n'est pas retenu par des craintes. Tels sont ceux qui peuvent parler avec intelligence, et qui cependant vivent autrement; cela aussi est voir une Loi dans son esprit et en voir une autre dans sa chair; l'esprit est l'entendement, et la chair est la volonté. Ce divorce de l'Entendement et de la Volonté est surtout perçu par ceux qui veulent être réformés, mais tous les autres le perçoivent peu. Si ce divorce existe, c'est parce que chez l'homme l'Entendement n'a pas été détruit, mais la Volonté est détruite : en effet, l'Entendement est comparativement comme la Lumière du monde, d'après laquelle l'homme peut voir aussi clairement dans la saison de l'hiver que dans celle de l'été ; et la Volonté est comparativement comme la Chaleur du monde, qui peut ne pas être avec la lumière, et qui peut être avec la Lumière, car elle n'y est pas dans la saison de l'hiver, et elle y est dans celle de l'été. Mais telle est la chose, qu'il n'y a que la Volonté qui détruise l'Entendement, de même qu'il n'y a que l'absence de la chaleur qui détruise les germinations de la terre. L'Entendement est détruit par la Volonté chez ceux qui sont dans les maux, quand l'Entendement et la Volonté font un, mais non quand ils ne font pas un; ils font un, quand l'homme pense avec soi d'après son amour, mais ils ne font pas un, quand il est avec les autres; quand il est avec les autres, il cache et par conséquent éloigne le propre amour de sa volonté, et cet amour étant éloigné, l'Entendement est élevé dans une Lumière supérieure. Soit aussi pour confirmation l'expérience : J'ai parfois entendu des esprits parler entre eux, et aussi avec moi, avec tant de sagesse, qu'un Ange aurait à peine parlé plus sagement, et d'après cela je présumais qu'ils ne tarderaient pas à être élevés au Ciel; mais quelque temps après je les ai vus avec les méchants dans l'Enfer ; j'en étais étonné ; mais alors il me fut donné de les entendre parler tout à fait autrement, non plus comme auparavant en faveur des vrais, mais contre les vrais ; et cela, parce qu'alors ils étaient dans l'amour de la propre volonté et aussi de l'entendement, tandis qu'auparavant ils n'étaient pas dans l'amour de la propre volonté. Il m'a aussi été donné de voir comment le propre de l'homme est distingué de son non-propre ; cela peut être vu dans la Lumière du Ciel ; le propre réside intérieurement, mais le non-propre réside extérieurement, et celui-ci voile celui-là, et aussi le cache, et le propre n'apparaît que lorsque ce voile a été enlevé, ce qui arrive chez tous après la mort. J'ai encore remarqué que plusieurs étaient surpris de ce qu'ils voyaient et entendaient, mais c'étaient ceux qui jugent de l'état de l'âme de l'homme par son langage et par ses écrits, et non en même temps par les faits qui appartiennent à sa propre volonté. D'après ces explications, il est évident que ces deux facultés de la vie chez l'homme sont d'abord divisées. Maintenant il sera dit quelque chose de leur union : Elles sont unies chez ceux qui sont réformés, ce qui a lieu par le combat contre les maux de la Volonté; quand ces maux ont été éloignés, la Volonté du bien fait un avec l'Entendement du vrai : de là résulte que telle est la Volonté, tel est l'Entendement, ou, ce qui est la même chose, que tel est l'amour, telle est la sagesse; si la sagesse est telle qu'est l'amour, c'est parce que l'amour de la Volonté est l'Être de la vie de l'homme, et que la sagesse de l'Entendement est l'Exister de la vie qui en procède; aussi, l'amour qui appartient à la Volonté se forme-t-il dans l'Entendement; c'est la forme qu'il y reçoit qui est appelée sagesse; car, comme il y a une seule essence pour l'un et l'autre, il est évident que la sagesse est la forme de l'amour, ou l'amour dans une forme. Après que ces facultés ont été ainsi unies par la Réformation, l'amour de la Volonté s'accroît de jour en jour, et il s'accroît par une nutrition spirituelle dans l'Entendement; car là il a son affection du vrai et du bien, laquelle est comme un appétit qui souffre de la faim et désire. Par là il est évident que c'est la Volonté qui doit être réformée, et que selon qu'elle a été réformée, l'Entendement voit, c'est-à-dire, devient sage; car, ainsi qu'il a été dit, la Volonté a été détruite, mais non l'Entendement. La Volonté et l'Entendement font aussi un chez ceux qui ne sont pas réformés ou chez les méchants, si ce n'est dans le Monde, du moins après la mort; car, après la mort, il n'est permis à l'homme de { penser d'après l'entendement que selon l'amour de sa Volonté ; chacun est enfin ramené à cela; et lorsqu'il y a été ramené, l'amour mauvais de la Volonté a sa forme dans l'Entendement, forme qui est. une folie, parce qu'elle procède des faux du mal.



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