| Apocalypse Expliquée 1168. Parce qu'en une heure ont été dévastées tant de richesses, signifie la destruction de toutes les choses qu'ils avaient gagnées, et des choses par lesquelles ils espéraient avoir du gain : on le voit par la signification d'être dévasté en une heure, en ce que c'est la ruine totale, N° 1136, par conséquent aussi la destruction de toutes choses ; et par la signification des richesses, en ce que ce sont les gains, qui sont des honneurs et de l'opulence, ainsi les choses qu'ils avaient gagnées, et aussi les maux et les faux de la doctrine et de la religiosité, qui sont les choses par lesquelles ils espéraient avoir du gain : ici par les richesses sont signifiées les mêmes choses que par les marchandises qui ont été énumérées, Vers. 12, 13, 14, — Continuation : Autant l'homme est éloigné des maux, autant il est éloigné de l'Enfer, parce que les maux et l'enfer sont un ; et autant il en est éloigné, autant il entre dans les biens et est conjoint au Ciel, car les biens et le Ciel sont un. L'homme alors devient autre; son Libre, son Bien, son Mental, et aussi son Entendement et sa Volonté, sont retournés, car il devient Ange du Ciel. Son Libre, qui auparavant avait été le Libre de penser et de vouloir le mal, devient le Libre de penser et de vouloir le bien, ce qui en soi est le Libre même ; quand l'homme est dans cet état, il sait pour la première fois ce que c'est que le Libre, mais il ne le savait pas auparavant, puisque d'après le Libre du mal il avait senti le Libre du bien comme le servile ; mais maintenant d'après le Libre du bien il sent le Libre du mal comme le servile, ainsi qu'il l'est réellement en lui-même. Le Bien que l'homme avait fait auparavant, ayant été fait d'après le Libre du mal, ne pouvait pas être le bien en soi, il y avait en lui l'amour de soi ou du monde; le bien n'a pas d'autre origine que l'amour; de là tel est l'amour, tel est le bien ; si l'amour est mauvais, son plaisir est toujours senti comme un bien, quoiqu'il soit un mal : mais le bien que l'homme fait dans la suite est le bien en soi, parce qu'il vient du Seigneur qui est le Bien Même, comme il a été dit précédemment. Le Mental de l'homme, avant d'avoir été conjoint au Ciel, était tourné par derrière, parce qu'il n'avait pas encore été retiré de l'Enfer; tant qu'il est dans l'état de la Réformation, il regarde par le vrai vers le bien, comme par la gauche vers la droite, ce qui est contre l'ordre ; mais après que le mental a été conjoint au Ciel, il est tourné par-devant et élevé vers le Seigneur, et il regarde parla droite vers la gauche, c'est-à-dire, par le bien vers le vrai, ce qui est selon l'ordre ; ainsi se fait le renversement. Il en est de même de l'Entendement et de la Volonté, parce que l'entendement est le récipient du vrai et la volonté le récipient du bien ; avant que l'homme ait été retiré de l'Enfer, l'entendement et la volonté ne font pas un ; l'homme alors voit et reconnaît par l'entendement plusieurs choses, qu'il ne veut pas parce qu'il ne les aime pas; mais quand l'homme a été conjoint au Ciel, l'entendement et la volonté font un, car l'entendement devient une chose de la volonté; en effet, quand le renversement a été fait, ce que l'homme veut il l'aime aussi, et ce qu'il veut par amour il le pense; ainsi, après que l'homme a été éloigné des maux par une résistance et un combat contre eux comme par lui-même, il vient dans l'amour du vrai et du bien, et alors tout ce qu'il veut et que par suite il fait, il le pense aussi et par suite il le dit.
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