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Nom du Livre (APOCALYPSE EXPLIQUEE)
 
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Apocalypse Expliquée 1145. 

1145. Et tout bois odoriférant, signifie tout bien conjoint au vrai dans l'homme naturel : on le voit par la signification du bois, en ce que c'est le bien de l'homme naturel, ainsi qu'il va être montré; mais le bois odoriférant (thyinum) signifie le bien conjoint au vrai dans l'homme naturel, car thyinum est dérivé de deux dans la Langue Grecque, et deux signifie cette conjonction; que le Bois thyinum signifie le bien conjoint au vrai, cela est même évident d'après ce qui précède et d'après ce qui suit ; d'après ce qui précède, en ce qu'il y est nommé des choses qui signifient les biens et les vrais célestes, et les biens et les vrais spirituels, lesquelles sont le fin lin et la pourpre, la soie et l'écarlate ; et d'après ce qui suit, en ce qu'il y est nommé des choses qui signifient les biens et les vrais naturels, lesquelles sont vase d'ivoire et vase de bois très-précieux, d'airain, de fer et de marbre; de là il est évident que le bois odoriférant signifie le bien conjoint au vrai dans l'homme naturel, et tirant son origine de ces biens et de ces vrais qui viennent d'être nommés : en effet, il y a dans l'homme trois degrés de vie, qui, considérés en leur ordre, sont appelés céleste, spirituel et naturel ; dans ce Verset, ont été nommées dans le même ordre les choses qui signifient les biens et les vrais selon les degrés. Mais de môme que par les choses qui ont été énumérées ci-dessus il est signifié les vrais et les biens profanés, qui en eux-mêmes sont des faux et des maux, de même aussi par le bien conjoint au vrai, qui est le bois odoriférant, il est signifié ce bien profané, qui est le mal conjoint au faux; ce bien, parce qu'il appartient à l'homme naturel, est principalement profané par la vénération des ossements et des tombeaux, par la sanctification de plusieurs choses qui sont du culte, par un grand nombre de choses concernant les processions, et en général par toutes les choses idolâtriques qui sont des plaisirs pour l'homme naturel, et qui par suite sont senties comme des biens et sont appelées des vrais. Si le bois signifie le bien, c'est parce qu'il vient de l'arbre qui produit du fruit, et parce que le bois peut être brûlé et servir à l'usage pour réchauffer le corps, puis pour construire des maisons et fabriquer divers objets utiles et commodes, et parce que du bois on exprime une huile, par laquelle est signifié le bien de l'amour; il renferme aussi en lui de la chaleur; mais il en est autrement de la pierre; elle signifie le vrai de l'homme naturel, par la raison qu'elle est froide, et ne peut être brûlée. Comme le Bois signifie le bien, c'est pour cela même que chez les Très-Anciens, qui étaient dans le bien de l'amour, les Temples étaient de bois, et étaient appelés Maisons de Dieu et non pas Temples, et chez plusieurs ces temples étaient dans leurs tentes, où non-seulement ils habitaient, mais où même ils célébraient le saint culte : c'est aussi pour cela que les Anges du troisième Ciel habitent dans des maisons de bois ; cela vient de ce qu'ils sont dans le bien de l'amour envers le Seigneur, et que le bois correspond à ce bien : et même ils ont des bois selon la correspondance des arbres dont ils sont tirés, car l'arbre signifie l'homme; et, d'après son fruit, il signifie le bien de l'homme; c'est de là que dans la Parole sont nommés des bois de divers arbres, comme bois d'olivier, de cep, de cèdre, de peuplier, de chêne; et le bois de l'olivier signifie le bien céleste, le bois du cep le bien spirituel, le bois du cèdre le bien rationnel, le bois du peuplier le bien naturel, et le bois du chêne le bien sensuel. Maintenant, comme toutes les choses de la Parole sont des correspondances, et que le bois correspond au bien, et, dans le sens opposé, au mal, c'est pour cela qu'ici par le bois est signifié le bien, et, dans le sens opposé, le mal, comme on peut le voir par les passages suivants; dans les Lamentations : «Nos eaux pour de l'argent nous buvons, et nos bois pour un prix viennent, » — V. 4; — le manque de connaissances du vrai et du bien est décrit ainsi; le manque de connaissances du vrai en ce qu'ils boivent des eaux pour de l'argent, et le manque de connaissances du bien eu ce que les bois viennent pour un prix. Dans Ézéchiel : « Ils raviront tes richesses, ils pilleront tes marchandises, ils détruiront tes murailles, et les maisons de ton désir ils renverseront; tes pierres et tes bois et la poussière au milieu de la mer ils jetteront. » — XXVI. 12; — ceci a été dit de la dévastation de toutes les choses du vrai et du bien de l'Église; les richesses qu'ils raviront sont les connaissances du vrai; les marchandises qu'ils pilleront sont les connaissances du bien; les murailles qu'ils détruiront sont les doctrinaux; les maisons de désir qu'ils renverseront sont les choses qui appartiennent au mental, ainsi qui appartiennent à l'entendement et à la volonté, car là habite l'homme; la pierre, les bois et la poussière, qu'ils jetteront au milieu de la mer, sont les vrais et les biens de l'homme naturel, les pierres sont les vrais, les bois sont les biens, et la poussière ce sont les infimes qui appartiennent à l'homme sensuel. Dans le Même : « Fils de l'homme, prends-toi un bois, et écris dessus : A Jehudah et aux fils d'Israël ses compagnons; ensuite prends un bois et écris dessus : A Joseph bois d'Ephraïm et des tribus d'Israël ses compagnons : Puis, joins-les l'un à l'autre pour toi en un seul bois, afin qu'ils soient un les deux en ma main, et que je les fasse être un seul bois. » — XXX VII. 16, 17,19, 20; —'par ces choses était représentée la conjonction du Royaume céleste et du Royaume spirituel du Seigneur par le bien de l'amour; par Jehudah et les fils d'Israël ses compagnons est signifié le Royaume céleste du Seigneur, par Jehudah ce royaume quant au bien, et par les fils d'Israël ses compagnons ce royaume quant au vrai ; mais par Joseph et par les tribus d'Israël ses compagnons est signifié le Royaume spirituel du Seigneur, par Joseph ce royaume quant au bien, et par les tribus d'Israël ses compagnons ce royaume quant au vrai; par Éphraïm est signifié l'entendement du vrai, et comme ceux qui sont dans l'entendement du vrai d'après le bien spirituel sont dans le Royaume spirituel du Seigneur, c'est pour cela qu'il est dit bois d'Ephraïm ; par cela qu'ils sont joints par le Seigneur, l'un à l'autre en un seul bois, afin qu'ils soient un les deux en la main de Jéhovah, et qu'ils deviennent un seul bois, il est entendu que ces deux Royaumes ont été conjoints en un par le Seigneur au moyen du bien de l'amour envers le Seigneur et du bien de la charité à l'égard du prochain. Que ce qui tire quelque chose des faux soit corrigé par le bien, c'est ce qui a été représenté et signifié par cela que « les eaux amères à Murah devinrent douces au moyen d'un Bois qui y fut jeté,» — Exod. XV. 25; — les eaux amères sont les choses qui en apparence sont des vrais, et tirent quelque chose des faux, le bois est le bien de l'homme naturel. Comme le Bois d'après la correspondance signifie le bien de l'amour, c'est pour cela que les Tables de pierres sur lesquelles la Loi avait été inscrite furent placées dans une arche faite de Bois de Schittim; et c'est aussi pour cela que plusieurs choses du Tabernacle avaient été confectionnées avec ce même Bois, et que le Temple de Jérusalem avait été recouvert de Bois. Maintenant, de môme que la plupart des expressions dans la Parole ont aussi le sens opposé, de même aussi le Bois, et dans ce sens il signifie le mal, parce que le mal est opposé au bien ; c'est là ce qui est signifié par « servir le Bois et la Pierre, » — Deutér. IV. 23 à 28. Ésaie, XXXVII. 19. Jérém. III. 9. Ézéch. XX. 32; et ailleurs. — Dans Ésaïe : « Un Bois qui ne pourrisse point il choisit, et un ouvrier sage il se cherche, pour préparer une image taillée (qui) ne bouge point. »— XL. 20; - par le Bois est signifié ici le mal, qui est adoré de même que le bien, car l'image taillée est le mal du culte; « un Bois qui ne pourrisse point il choisit, » signifie qu'un bien d'après la Parole, lequel est adultéré, et par suite devient un mal, est choisi, parce que ce qui est tiré de la Parole persuade, et par conséquent ne périt pas dans les mentais (animi), car ainsi il en est de tout mal et de tout faux confirmé par la Parole; « un ouvrier sage il se cherche, » signifie qu'il cherche celui qui d'après la propre intelligence a la faculté de confirmer et de falsifier. Dans Jérémie : « Les statuts des nations, vanité, car Bois que de ta forêt on coupe, œuvre de mains d'ouvrier par la hache; ils s'infatuent et deviennent fous; enseignement de vanités, ce Bois. » — X. 3, 8 ; — par les statuts des nations, qui sont vanité, sont signifiées toutes les choses du culte de ceux qui sont dans- le mal ; par le Bois que de la forêt on coupe, et l'œuvre de mains d'ouvrier par la hache, est signifié le mal d'où provient le culte qui, d'après la propre intelligence, a été imaginé par les faux ; le bois est le mal du culte, qui est entendu par l'image taillée, l'œuvre de mains d'ouvrier est ce qui vient de la propre intelligence, la hache est le faux qui détruit le bien et confirme le mal. Dans le Même : « «Sa voix, comme (celle) du serpent, ira; et avec des haches ils viendront, comme des coupeurs de bois. » — XLVI. 22; — par la voix du serpent il est entendu l'astuce et la fourberie; avec des haches signifie avec des faux qui détruisent le bien ; comme des coupeurs de bois signifie comme s'ils voulaient extirper le mal, lorsque cependant ils extirpent le bien. Dans Moïse : « Si quelqu'un a tué son compagnon par erreur, comme si quelqu'un avec son compagnon vient dans une forêt, et que la hache s'échappe du bois sur son compagnon, il s'enfuira dans une ville d'asile, — Deutér. XIX. 5 ; — qui est celui qui pèche par erreur et à qui il est permis de fuir dans une ville d'asile, cela a été illustré par un exemple qui arrive rarement, mais qui est rapporté pour montrer clairement ce qui est entendu par tuer par erreur; il est rapporté, parce que le bois est un significatif, puis aussi la hache et aussi la forêt; le bois est le bien, la hache est le faux, et la forêt est l'homme naturel; c'est pourquoi, par ce passage il est signifié que si quelqu'un est dans le bien naturel, et que par le faux, qu'il ignore être un faux, il perde quelqu'un quant à l'âme, c'est la un fait par erreur, et cela, parce que ce n'a pas été d'après le mal. Dans Habakuk : « La pierre crie de la muraille, et la charpente lui répond du bois. » — II. 11; — par là il est entendu que le mal confirme le faux, et excite; par la muraille d'où la pierre crie est signifié l'homme vide de vrais, et qui par conséquent veut être instruit d'après le faux; par la charpente qui du bois lui répond est signifié l'homme sans les biens, et par le bois est signifié le mal qui confirme le faux et y donne son assentiment. Dans Jérémie : « Ils disent au Bois : Mon père, toi; et à la Pierre : Toi, tu m'as engendré; car ils ont tourné vers moi la nuque et non la face. » — II. 27; — « ils disent au Bois : Mon père, » signifie que d'après le mal ils ont été conçus ; « ils disent à la Pierre : Toi, tu m'as engendré, » signifie que d'après les faux du mal ils sont nés; « ils tournent la nuque et non la face, » signifie qu'ils se sont détournés de tout bien et de tout vrai. Le Feu et les Bois sont nommés dans Zacharie, XII. 6, et dans Ésaïe, XXX. 33; ils sont nommés, parce que le feu signifie l'amour mauvais, et le bois les maux qui en proviennent. Comme les épées signifient les faux qui détruisent les vrais, et que les bois signifient les maux qui détruisent les biens, c'est pour cela que par ordre des prêtres, « une troupe sortit avec Judas Iscariote contre Jésus avec des épées et des bois, » — Matth. XXVI. 47. Marc, XIV. 43, 48. Luc, XXII. 52; — cela est arrivé, parce que toutes les particularités de la passion du Seigneur ont été des représentatifs de la destruction de toutes les choses du bien et du vrai par les Juifs. Chez les fils d'Israël il y avait deux punitions communes, la Lapidation et la Suspension sur le Bois; la Lapidation pour le vrai lésé et détruit, .et la Suspension sur le Bois pour le bien lésé et détruit; c'est de là que « la suspension sur le Bois (était) malédiction, » — Deutér. XXI. 22, 23. — D'après ces explications, on voit clairement que le bois signifie le bien, spécialement le bien de l'homme naturel, et, dans le sens opposé, le mal de l'homme naturel. — Continuation sur la Foi Athanasienne : Dans le Monde il y a des hommes Anges et il y a des hommes diables; d'hommes Anges est composé le Ciel, et d'hommes diables est composé l'Enfer. Chez l'homme Ange ont été ouverts tous les degrés de sa vie jusqu'au Seigneur; mais chez l'homme diable a été seulement ouvert le dernier degré, et les degrés supérieurs sont fermés. L'homme Ange est conduit par le Seigneur tant par le dedans que par le dehors, mais l'homme diable est conduit par lui-même par le dedans, et par le Seigneur par le dehors. L'homme Ange est conduit par le Seigneur selon l'ordre, par le dedans d'après l'ordre, par le dehors vers l'ordre; l'homme diable est conduit par le Seigneur vers l'ordre par le dehors, mais il se conduit lui-même contre l'ordre par le dedans. L'homme Ange est continuellement détourné du mal par le Seigneur, et conduit vers le bien; l'homme diable est de même continuellement détourné du mal par le Seigneur, mais d'un mal plus grave vers un mal moins grave, car il ne peut pas être conduit au bien. L'homme Ange est continuellement détourné de l'enfer par le Seigneur, et conduit dans le Ciel de plus en plus intérieurement; l'homme diable est de même continuellement détourné de l'enfer, mais d'un enfer plus violent vers un enfer plus modéré, car il ne peut pas être conduit dans le Ciel. L'homme Ange, étant conduit par le Seigneur, est conduit par la Loi civile, par la Loi morale et par la Loi spirituelle, à cause du Divin qui est dans ces lois; l'homme diable est conduit par ces mômes Lois, mais à cause du propre avantage qu'il y trouve. L'homme Ange aime, d'après le Seigneur, les biens de l'Église, qui sont aussi les biens du Ciel, parce que ce sont des biens, et pareillement les vrais de l'Église, parce que ce sont des vrais; mais il aime, d'après lui-même, les biens du corps et du monde, parce qu'ils sont pour l'usage et parce qu'ils sont pour la volupté, et pareillement les vrais qui appartiennent aux sciences; mais ces biens et ces vrais, il les aime en apparence d'après lui-même, et en actualité d'après le Seigneur : l'homme diable aime aussi d'après lui-même les biens du corps et du monde, parce qu'ils sont pour l'usage et parce qu'ils sont pour la volupté, et pareillement les vrais qui appartiennent aux sciences; mais ces biens et ces vrais, il les aime en apparence d'après lui-même, et en actualité d'après l'enfer. L'homme Ange est dans le libre et dans le plaisir de son cœur, lorsqu'il fait le bien d'après le bien, et aussi lorsqu'il ne fait pas le mal; mais l'homme diable est dans le libre et dans le plaisir de son cœur, lorsqu'il fait le bien d'après le mal, et aussi lorsqu'il fait le mal. L'homme Ange et l'homme diable paraissent semblables quant aux externes, mais ils sont absolument dissemblables quant aux internes; aussi, quand les externes sont mis de côté par la mort, sont-ils tout-à-fait dissemblables, l'un est élevé au Ciel, et l'autre est précipité dans l'enfer.



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