| Apocalypse Expliquée 115. Si le Seigneur dit à l'Ange de cette Église : « Je suis le Premier et le Dernier, Qui a été mort et qui vit, » c'est parce qu'ici il s'agit de ceux qui, au dedans de l'Église, sont dans l'affection spirituelle du vrai; ce sont ceux qui recherchent les vrais d'après la Parole, et qui, lorsqu'ils les trouvent, se réjouissent dans leur cœur, seulement par la raison que ce sont des vrais ; et parce qu'en même temps il est parlé ici de ceux qui sont dans l'affection purement naturelle du vrai; ce sont ceux qui ne recherchent point les vrais, et ne s'en réjouissent point par la raison que ce sont des vrais, mais qui acquiescent seulement aux doctrinaux de leur Église, et ne s'inquiètent point s'ils sont ou des vrais ou des faux ; ils les apprennent de mémoire seulement, et les confirment aussi d'après le sens littéral de la Parole ; et ils ne font cela que pour acquérir de la réputation, des honneurs ou du profit; ceux-ci sont ceux chez qui le Seigneur a été mort, c'est-à-dire, rejeté. L'affection spirituelle du vrai, qui consiste à aimer le vrai parce qu'il est le vrai, n'est donnée que chez ceux qui ont été conjoints au Seigneur par la reconnaissance et la foi de son Divin dans son Humain, puisque tout vrai du Ciel et tout vrai de l'Église ne viennent pas d'autre part que du Divin Humain du Seigneur, car c'est de là que procède le Divin Vrai qui est appelé l'esprit de vérité ou l'esprit saint; les Anges du ciel tirent de là toute affection du vrai et toute sagesse ; qu'il en soit ainsi, c'est ce qu'on voit dans le TRAITE DU CIEL ET DE L'ENFER, N°s 126 à 140, 265 à 275, 346 à 356; ceux-ci sont ceux chez qui le Seigneur vit.
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