| Apocalypse Expliquée 1139. De ce que leurs marchandises personne n'achète plus, signifie de ce que leurs maux et leurs faux, par lesquels ils ont des profils, ne sont plus reçus : on le voit par la signification des marchandises, en ce que ce sont les faux et les maux de cette doctrine et de cette religiosité, par lesquels ils ont des profits, à savoir, des honneurs et des richesses; que ce soit là ce que signifient les marchandises, on le voit par la signification des marchands, en ce que ce sont ceux qui s'acquièrent de telles choses et en font trafic, ci-dessus, N° 1138; quels sont les faux et les maux spécialement signifiés ici par les marchandises, on le voit dans les Articles suivants, car ils y sont énumérés : comme ces marchandises sont de Babylone, qui est appelée prostituée et mère des scortations de la terre, ce sont les choses qui, dans la Parole, sont entendues par les marchandises de prostituée, lesquelles sont des falsifications et des adultérations du vrai et du bien, ainsi qu'il a été montré, N° 695 ; et par la signification de ne plus acheter, en ce que c'est ne plus recevoir : par ne plus être reçu, il est entendu que leurs maux et leurs faux ne sont plus reçus dans le Monde spirituel; il en est autrement dans le Monde naturel : en effet, sont examinés tous ceux qui, de la terre de Babel, viennent après la mort dans le Monde spirituel; et, selon leurs amours, ils sont envoyés dans des sociétés, les méchants dans des sociétés infernales; les bons sont instruits, et ensuite, selon la réception du vrai et du bien procédant du Seigneur, ils sont reçus dans le Ciel. —Continuation sur la Foi Athanasienne, et sur le Seigneur : Si l'homme sent et perçoit comme si la vie était en lui, c'est parce que la vie du Seigneur en lui est comme la lumière et la chaleur du soleil dans un sujet; la lumière et la chaleur appartiennent, non au sujet, mais au soleil dans le sujet, car elles se retirent avec le soleil, et lorsqu'elles sont dans le sujet, elles sont à l'apparence son tout; d'après la lumière sa couleur est comme en lui, et d'après la chaleur la vie de sa végétation est comme en lui ; mais combien plus en est-il ainsi de la Lumière et de la Chaleur du Soleil du Monde spirituel, qui est le Seigneur, dont la Lumière est la Lumière de la Vie, et dont la Chaleur est la Chaleur de la Vie; car le Soleil d'où elles procèdent est le Divin Amour du Seigneur, et l'homme est le sujet récipient; cette Lumière et cette Chaleur ne se retirent jamais du Récipient qui est l'homme, et lorsqu'elles y sont, elles sont à l'apparence son tout; il a par la Lumière la faculté de comprendre, et par la Chaleur la faculté de vouloir : de ce que la Lumière et la Chaleur sont comme le tout dans le Récipient, quoiqu'elles ne lui appartiennent point, et de ce qu'elles ne se retirent jamais, puis aussi, de ce qu'elles affectent ses intimes, qui ont été éloignés de la vue de son entendement et du sens de sa volonté, il résulte qu'il ne peut qu'apparaître qu'elles sont insitées, par conséquent comme en lui, et qu'ainsi les choses qui sont faites le sont comme par lui : c'est donc de là que l'homme ne sait autrement, sinon qu'il pense par lui-même, et qu'il veut par lui-même, lorsque cependant il n'y a pas la plus petite chose qui vienne de lui; car cette Lumière et cette Chaleur ne peuvent pas plus être unies au récipient au point d'appartenir à ce récipient, que la lumière et la chaleur du soleil ne peuvent l'être à un sujet de la terre et devenir matérielles comme ce sujet. Toutefois la Lumière de la vie et la Chaleur de la vie affectent et remplissent les Récipients absolument selon la qualité de la reconnaissance qu'elles appartiennent, non à l'homme, mais au Seigneur, et la qualité de la reconnaissance est absolument selon la qualité de l'amour lorsque l'homme a fait les préceptes, qui sont les usages.
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