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Nom du Livre (APOCALYPSE EXPLIQUEE)
 
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Apocalypse Expliquée 1138. 

 Et les marchands de la terre pleureront et seront dans le deuil à cause d'elle, signifie le deuil et la douleur de ceux qui s'acquièrent des choses appartenant à cette religiosité, pour gagner des honneurs et des richesses : on le voit par la signification des marchands, en ce que ce sont ceux qui s'acquièrent les connaissances du vrai et du bien de l'Église, et dans le sens opposé les connaissances du mal et du faux, ici donc ceux qui s'acquièrent des choses appartenant à cette religiosité, pour des lucres, qui sont tant des honneurs que des richesses; c'est là ce que signifient les marchands, comme il a été montré, Nos 840, 1104; et par la signification de pleurer et d’ être dans le deuil, en ce que c'est être dans la douleur et se lamenter. Il y a, de cette religiosité, quatre genres d'hommes, qui sont ici décrits, et sont signifiés, à savoir, rois de la terre, marchands de la terre, marchands de marchandises, et pilotes de navires avec matelots; il s'agit des rois de la terre, Vers. 9,10; des marchands de la terre, Vers. 11,12, 13, 14; des marchands de marchandises, Vers. 15, 16; des pilotes de navires et des matelots, Vers. 17,18, 19. — Continuation sur la Foi Athanasienne, et sur le Seigneur : D'après ce qui précède, il est évident que le Seigneur ne peut conduire au Ciel que par ces lois, quoiqu'il y ait en Lui le Divin Amour d'après lequel il veut, et la Divine Sagesse d'après laquelle il connaît toutes choses, et la Divine Puissance, qui est la Toute-Puissance, d'après laquelle il peut ce qu'il veut ; car les lois de la Providence, qui viennent d'être citées, sont les lois de l'ordre sur la Réformation et la Régénération, et par conséquent sur la Salvation de l'homme, lois contre lesquelles le Seigneur ne peut agir, puisque agir contre elles, ce serait agir contre sa sagesse et contre son amour, par conséquent contre Lui-Même. Quant à ce qui concerne la Première Loi, qui est, que l'homme d'après le sens et la perception ne doit savoir autrement, sinon que la vie est en lui ; mais que cependant il doit reconnaître que les biens et les vrais, appartenant à l'amour et à la foi, qu'il pense, veut, dit et fait, viennent, non de lui, mais du Seigneur; cette Loi suppose la Seconde, qui est, que l'homme a le libre, et que ce libre doit même apparaître comme lui appartenant; mais que toutefois il doit reconnaître qu'il appartient, non pas à lui, mais au Seigneur chez lui : cette loi est une conséquence de la précédente, parce que le Libre fait un avec la vie, car sans le Libre l'homme ne peut ni sentir ni percevoir que la vie est comme en lui ; d'après le Libre, il sent et perçoit cela; en effet, d'après le Libre, tout ce que la vie fait apparaît à l'homme comme propre et sien, car le Libre est la puissance de penser, de vouloir, de parler et de faire par soi-même, ici comme par soi-même; et surtout la puissance de la volonté, car l'homme dit : « Je peux ce que je veux, et je veux ce que je peux, » c'est-à-dire, « je suis dans le libre : » est-il même quelqu'un qui ne puisse, d'après le libre, penser que telle chose est bonne et telle autre mauvaise, que telle chose est vraie et telle autre fausse? C'est pourquoi le Libre a été donné à l'homme conjointement avec sa vie, et ne peut jamais lui être ôté, car autant il est ôté ou diminué, autant l'homme sent et perçoit que lui ne vit pas mais qu'un autre vit en lui, et autant est ôté et diminué le plaisir de toutes les choses de sa vie, car il devient esclave. Que l'homme, d'après le sens et la perception, ne sache autrement, sinon que la vie est en lui, ainsi comme sienne, cela n'a pas besoin de confirmation, l'expérience même le prouve; qui est-ce qui ne sent et ne perçoit que, lorsqu'il pense, il pense par lui-même, que lorsqu'il veut, il veut par lui-même, et que lorsqu'il parle et agit, il parle et agit par lui-même. Mais si l'homme ne doit pas savoir autrement, c'est d'après la Loi de la Divine Providence, puisque sans ce sensuel sans cette perception il ne peut rien recevoir pour lui, rien s'approprier, ni rien produire d'après lui-même, ainsi il ne serait ni un récipient de la vie qui procède du Seigneur, ni un agent de celte vie, il serait comme un automate, ou comme une statue se tenant debout, sans entendement ni volonté, les mains pendantes, dans l'attente de l'influx qui ne lui serait pas non plus donné; car la vie n'étant ni reçue comme par l'homme ni appropriée, ne serait pas retenue, mais transiterait; de là, l'homme de vivant deviendrait comme mort, et d'âme rationnelle deviendrait âme irrationnelle, par conséquent ou brute ou souche : il serait, en effet, sans le plaisir de la vie, plaisir que chacun a d'après la réception comme par soi, d'après l'appropriation, et d'après la production comme par soi, et cependant le plaisir et la vie font un : Enlève tout plaisir de la vie, et tu deviendras froid et tu mourras. Si ce n'était pas d'après une Loi de la Divine Providence, que l'homme sentît et perçût comme si la vie et le tout de la vie étaient en lui, et seulement reconnût que le bien et le vrai viennent, non de lui, mais du Seigneur, rien ne serait imputé à l'homme, ni le bien ni le vrai, par conséquent ni l'amour ni la foi; et si rien n'était imputé, le Seigneur n'aurait pas «on plus, dans la Parole, commandé à l'homme de faire le bien et de fuir le mal, et n'aurait pas dit que si l'homme a fait le bien il aura en partage le Ciel, et s'il a fait le mal, l'enfer; bien plus, il n'y aurait ni Ciel ni enfer, puisque sans cette perception l'homme ne serait point homme, et par conséquent ne serait pas l'habitacle du Seigneur; car le Seigneur veut que l'homme l'aime comme par lui-même; ainsi le Seigneur habite chez l'homme dans ce qui est Sien, qu'il lui a donné dans le but d'être réciproquement aimé; l'Amour Divin, en effet, consiste en ce qu'il veut que ce qui est Sien soit à l'homme, ce qui ne serait pas, si l'homme ne sentait et ne percevait comme sien ce qui vient du Seigneur. Si ce n'était pas d'après une Loi Divine que l'homme d'après le sens et la perception ne sût autrement, sinon que la vie était en lui, il n'y aurait pas chez l'homme de fin propter quem (en vue de laquelle on agit); cette fin existe chez lui, parce que la fin a quo (d'après laquelle on agit) apparaît comme en lui; la fin a quo est son amour qui est sa vie, et la fin propter quem est le plaisir de son amour ou de sa vie, et l'effet dans lequel se fixe la fin est l'usage : la fin propter quem, qui est le plaisir de l'amour de la vie, est sentie et perçue dans l'homme, parce que la fin a quo, laquelle est, comme il a été dit, l'amour qui est la vie, la fait sentir et percevoir : mais à celui qui reconnaît que toutes les choses de sa vie viennent du Seigneur, le Seigneur lui donne le plaisir et la béatitude de son amour, en tant qu'il reconnaît cela, et en tant qu'il remplit les usages; ainsi, lorsque l'homme par la reconnaissance et par la foi d'après l'amour comme par lui-même attribue au Seigneur toutes les choses de sa vie, réciproquement le Seigneur attribuera l'homme le bien de sa vie, bien qui est accompagné de tout bonheur et de toute béatitude; il lui donne aussi de le sentir et de le percevoir en lui-même comme sien par l'intérieur et d'une manière exquise, et d'une manière d'autant plus exquise, que l'homme veut de cœur ce qu'il reconnaît de foi. Alors il y a une perception réciproque, agréable au Seigneur, en ce qu'il est Lui-Même en l'homme et l'homme en Lui, et avantageuse pour l'homme, en ce qu'il est dans le Seigneur et le Seigneur en lui : telle est l'union du Seigneur avec l'homme et de l'homme avec le Seigneur par l'amour.

 

 



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