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Nom du Livre (APOCALYPSE EXPLIQUEE)
 
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Apocalypse Expliquée 1136. 

Parce qu'en une heure est venu ton jugement, signifie leur ruine totale par le Jugement dernier : on le voit par la signification de en une heure, en ce que c'est subitement, ici aussi tout; ainsi, quand il est entendu la ruine, c'est une ruine totale; car l'heure, de même que les jours, les années, et en général tous les temps, signifie l'état; voir Nos 194, 488,673,875; ici, l'heure signifie l'état de la ruine par le Jugement dernier, et le nombre apposé, par lequel est signifiée la durée successive du temps, signifie la qualité de l'état; ainsi, quand il est dit en une heure, il est signifié toutes choses subitement ; qu'il soit signifié toutes choses subitement, cela est évident d'après ce qui suit, où par les marchandises qui ont été détruites sont énumérées toutes les choses qui lui appartenaient : que par « est venu ton jugement » il soit signifié la ruine par le Jugement dernier, cela est évident sans explication. — Continuation sur la Foi Athanasienne, et sur le Seigneur : Les Lois de l'Ordre, qui sont appelées Lois de la Divine Providence, sont les suivantes : I. Que l'homme ne sente et ne perçoive, et par suite ne sache autrement, sinon que la vie est en lui, que par conséquent il pense et veut par lui-même, et par suite parle et agit par lui-même; mais que cependant il reconnaisse et croie que les vrais qu'il pense et dit, et que les biens qu'il veut et fait, sont de Dieu ; qu'ainsi il pense et veut, parle et agit comme par lui-même. II. Que ce que l'homme fait, il le fasse d'après le libre selon la raison, mais que néanmoins il reconnaisse et croie que le libre même lui vient de Dieu, pareillement la raison même, qui, considérée en elle-même, est appelée rationalité. III. Que penser et dire le vrai, et vouloir et faire le bien, d'après le libre selon la raison, vient, non pas de lui, mais de Dieu; et que penser et dire le faux, et vouloir et faire le mal, d'après le libre, vient, non pas de lui, mais de l'enfer; tellement, toutefois, que le faux et le mal viennent de l'enfer, mais que le libre même, considéré en lui-même, et la faculté même de penser, de vouloir, de dire et de faire, considérée en elle-même, viennent de Dieu. IV. Que l'entendement et la volonté de l'homme ne soient contraints en aucune manière par un autre, parce que tout ce qui a été contraint par un autre enlève le libre; mais que l'homme lui-même se contraigne, car se contraindre soi-même, c'est agir d'après le libre. V. Que l'homme, d'après le sens et la perception en lui, ne sache pas comment influent de Dieu le bien et le vrai, ni comment influent de l'enfer le mal et le faux ; qu'il ne voie pas non plus comment la Divine Providence opère pour le bien contre le mal; car ainsi l'homme n'agirait pas comme par lui-même d'après le libre selon la raison; il suffit qu'il sache et reconnaisse ces choses d'après la Parole et d'après la doctrine de l'Église. VI. Que l'homme soit réformé, non par des moyens externes, mais par des moyens internes; par des moyens externes, c'est par des miracles et des visions, et aussi par des craintes et des punitions; par des moyens internes, c'est par les vrais et les biens d'après la Parole et d'après la doctrine de l'Église, et par la vue tournée vers le Seigneur, car ces moyens entrent par le chemin interne, et éloignent les maux et les faux qui résident en dedans, tandis que les moyens externes entrent par le chemin externe, et n'éloignent ni les maux ni les faux, mais ils les renferment : néanmoins, l'homme est en outre réformé par des moyens externes, lorsqu'il a été réformé auparavant par des moyens internes; mais l'homme non réformé est seulement, par les moyens externes qui sont les craintes et les punitions, détourné de dire et de faire les maux et les faux qu'il pense et qu'il veut. VII. Que l'homme ne soit pas introduit dans les vrais de la foi ni dans les biens de l'amour qui procèdent de Dieu, si ce n'est qu'autant qu'il peut y être retenu jusqu'à la fin de sa vie; car il vaut mieux que l'homme soit constamment méchant, que bon et ensuite méchant, parce qu'ainsi il devient un profane : c'est de là principalement que vient la permission du mal. VIII. Que Dieu détourne continuellement l'homme des maux, en tant que l'homme d'après le libre veut en être détourné : qu'autant l'homme peut être détourné du mal, autant il soit conduit par Dieu au bien, ainsi au Ciel; mais qu'autant l'homme ne peut être détourné des maux, autant il ne puisse être conduit par Dieu au bien, ainsi au Ciel; car autant l'homme a été détourné des maux, autant il fait d'après Dieu le bien qui en soi est le bien ; mais autant il n'a pas été détourné des maux, autant il fait par lui-même le bien qui a en soi le mal. IX. Que Dieu n'enseigne pas immédiatement les vrais à l'homme, ni d'après Lui-Même, ni par les Anges; mais qu'il enseigne médiatement par la Parole, par les prédications, par les lectures, et par les entretiens et les communications avec les autres, et ainsi par les pensées que par suite on a avec soi-même; et que l'homme alors soit illustré selon l'affection du vrai d'après l'usage; autrement, l'homme n'agirait pas comme par lui-même. X. Que l'homme s'est conduit d'après la propre prudence à la Prééminence et à l'Opulence, quand celles-ci séduisent : l'homme, en effet, d'après la Divine Providence est conduit à de semblables choses qui ne séduisent pas et qui servent pour la vie éternelle; car toutes les choses de la Divine Providence chez l'homme concernent ce qui est éternel, parce que la vie, qui est Dieu, et d'après laquelle l'homme est homme, est éternelle.

 



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