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Nom du Livre (APOCALYPSE EXPLIQUEE)
 
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Apocalypse Expliquée 1104. 

1104. Et que les marchands de la terre des richesses de ses délices se sont enrichis, signifie l'instruction dans les choses qui sont du Ciel et de l'Église, lesquelles, d'après l'amour de dominer par les choses saintes de l'Église comme moyens, et aussi d'après l'amour de posséder le monde par ces mêmes choses, tiennent d'être des plaisirs et d'être désirées : on le voit par la signification des marchands, en ce que ce sont ceux qui s'acquièrent les connaissances du bien et du vrai d'après la Parole, ainsi qui les enseignent ou les apprennent; car dans le sens propre ou naturel est appelé marchand celui qui achète et vend des marchandises, et par acheter et vendre il est signifié acquérir et communiquer, ainsi dans le sens spirituel apprendre et enseigner, et par les marchandises sont signifiées les connaissances du bien et du vrai d'après la Parole; que de telles choses soient signifiées par faire le commerce, on le voit ci-dessus, N° 840 ; si par les marchands de la terre est signifiée l'instruction dans les choses qui sont de l'Église, c'est parce que enseigner c'est instruire, et que être enseigné ou apprendre c'est être instruit, et que l'instruction appartient à l'un et à l'autre ; et comme le sens spirituel de la Parole est abstrait des personnes, c'est pour cela que le marchand signifie l'instruction, et que le sens naturel d'après le spirituel signifie ceux qui instruisent et ceux qui sont instruits; car le sens spirituel concerne les biens et les vrais abstractivement des personnes, tandis que le sens naturel d'après le spirituel concerne les personnes chez lesquelles sont ces biens et ces vrais; que la terre signifie l'Église, cela a été déjà confirmé très-souvent d'après la Parole : par la signification des richesses de ses délices, en ce que ce sont les choses de l'Église, qui sont appelées connaissances et sont dites être saintes, lesquelles cependant tiennent de l'amour de dominer, tant sur le Ciel que sur le Monde, tout ce qui leur appartient; ces connaissances, qu'ils appellent choses saintes de l'Église, sont les choses qui sont entendues par les richesses de ses délices, qui aussi sont énumérées plus loin, Vers. 11,12,13, 14, 15, par lesquelles de telles choses sont signifiées : ces richesses sont appelées richesses de délices, parce qu'elles sont des plaisirs; en effet, toutes les choses qui jaillissent de l'amour de soi et de l'amour du monde sont des plaisirs, car chacun, d'après son homme naturel et d'après le corps, ne sent pas autre chose comme plaisir; c'est même pour cela que, quand ces amours sont les fins, on pense sérieusement à des moyens qui soient favorables, et ces moyens sont des plaisirs, parce qu'ils appartiennent aux fins. Maintenant, comme ces amours sont les fins chez ceux qui sont les Chefs et les Primats dans cette Religiosité, qui est entendue par Babylone, c'est aussi pour cela que les choses auxquelles ils ont sérieusement pensé sont des moyens qui favorisent, et qui sont tous des plaisirs, comme on le verra plus bas. D'après ces explications, on peut voir que par « les marchands de la terre des richesses de ses délices se sont enrichis, » il est signifié l'instruction dans les choses qui sont de l'Église, lesquelles, d'après l'amour de dominer par les choses saintes de l'Église comme moyens, et d'après l'amour de posséder le monde par ces mêmes choses, tiennent d'être des plaisirs et d'être désirées.—Continuation sur la Foi Athanasienne : Un autre point que la doctrine Athanasienne enseigne, c'est qu'il y a dans le Seigneur deux Essences, l'Essence Divine et l'Essence Humaine; et dans cette doctrine l'idée claire est que le Seigneur a le Divin et l'Humain, ou que le Seigneur est Dieu et Homme, et l'idée obscure est que le Divin du Seigneur est dans son Humain comme l'âme dans le corps. L'idée claire, que le Seigneur a le Divin et l'Humain, se tire de ces paroles : « La vraie foi est que nous croyions et confessions que notre Seigneur-Jésus-Christ, Fils de Dieu, est Dieu et Homme; Dieu d'après la substance du Père, né avant le Monde, et Homme d'après la substance de la mère, né dans le Monde; Dieu parfait et homme parfait, consistant en une âme rationnelle et en un corps humain. Égal au Père quant au Divin, et inférieur au Père quant à l'Humain. » L'idée claire s'arrête là, et ne va pas plus loin; car, d'après les choses qui suivent, l'idée devient obscure; comme ces choses, qui appartiennent à l'idée obscure, n'entrent pas dans la mémoire d'après une pensée de lumière, elles n'y obtiennent place que parmi des choses qui n'appartiennent pas à la lumière, lesquelles, ne se montrant pas là devant l'entendement, se cachent et ne peuvent être tirées de la mémoire en môme temps que celles qui appartiennent à la 'lumière. Dans cette Doctrine, le point qui est dans une idée obscure, c'est que le Divin du Seigneur est dans son Humain comme l'âme dans le corps; car voici ce qui est dit sur ce point : « Quoique le Seigneur soit Dieu et Homme, cependant ce sont, non pas deux, mais un seul Christ; il est un absolument par l'unité de Personne; puisque, de même que l'âme rationnelle et le corps sont un seul homme, de même Dieu et Homme est un seul Christ. » L'idée contenue dans ces paroles est en elle-même claire, il est-vrai, mais toujours est-il qu'elle y devient obscure par les paroles suivantes : « Il est un, non par conversion de l'Essence Divine en Essence Humaine, mais par assomption de l'Essence Humaine dans l'Essence Divine; un absolument, non par commixtion d'Essence, mais par unité de Personne. » Comme l'idée claire prévaut sur l'idée obscure, c'est pour cela que beaucoup d'hommes, tant simples que savants, pensent à l'égard du Seigneur comme à l'égard d'un homme ordinaire semblable à eux, et ne pensent pas alors en môme temps à son Divin; s'ils pensent à son Divin, alors dans leur idée ils le séparent de l'Humain, et par cela même ils rompent l'unité de Personne. Si on leur demande où est son Divin, ils disent, d'après leur idée : « Dans le Ciel chez le Père; » s'ils parlent et perçoivent de cette manière, c'est parce qu'il leur répugne de penser que son Humain est Divin, et par conséquent dans le Ciel conjointement avec son Divin, ne sachant pas que, tandis qu'ils séparent ainsi par la pensée le Divin du Seigneur d'avec son Humain, non-seulement ils pensent en opposition avec leur Doctrine, qui enseigne que le Divin du Seigneur est dans son Humain comme l'âme est dans le corps, et qu'il y a unité de Personne, c'est-à-dire que le Divin et l'Humain sont une seule Personne, mais encore ils accusent à tort cette doctrine d'une contradiction ou d'une erreur, qui consisterait en ce que l'Humain du Seigneur conjointement avec son âme rationnelle viendrait de la Mère seule, lorsque cependant tout homme est rationnel d'après l'âme qui vient du Père. Mais s'il existe une telle pensée et une telle séparation, cela résulte aussi de l'idée de trois Dieux, d'après laquelle on pense que le Divin du Seigneur dans son Humain vient du Divin du Père, qui est la Première Personne; et cependant c'est le propre Divin du Seigneur qui est descendu du Ciel et a pris l'Humain : si l'homme ne perçoit pas bien cela, il pourra peut-être supposer que le Père dont est issu le Seigneur était un Divin non unique, mais Trine, ce qui cependant ne peut être reçu par aucune foi. En un mot, ceux qui séparent le Divin du Seigneur d'avec son Humain, et ne pensent pas que son Divin est dans son Humain comme l'âme dans le corps et qu'ils sont une seule Personne, peuvent tomber au sujet du Seigneur dans des idées extravagantes, même s'en former une idée comme de l'homme séparé de l'âme. Garde-toi donc de penser du Seigneur comme d'un homme semblable à toi; mais pense du Seigneur comme d'un Homme qui est Dieu. Écoute, mon cher lecteur! en lisant ces lignes, tu peux croire que jamais tu n'as séparé par la pensée le Divin du Seigneur d'avec son Humain, ni par conséquent l'Humain d'avec le Divin; mais, je te prie, consulte ta pensée; quand tu l'avais fixée sur le Seigneur, as-tu quelquefois pensé que le Divin du Seigneur est dans son Humain comme l'âme est dans le corps? est-ce que tu l'as jamais pensé? bien plus, si maintenant tu veux t'examiner, est-ce que tu ne penses pas séparément de son Humain et de son Divin? et quand tu penses au sujet de son Humain, ne crois-tu pas qu'il est comme l'humain d'un autre homme? et quand tu penses au sujet de son Divin, ne crois-tu pas dans ton idée qu'il est chez le Père? J'en ai interrogé un très-grand nombre, môme des Primats de l'Église, et tous m'ont répondu que c'est ainsi qu'ils pensent; et quand je- leur ai dit que cependant, d'après la doctrine de la Foi Athanasienne, qui est la Doctrine même de leur Église sur Dieu et sur le Seigneur, il est de principe que le Divin du Seigneur est dans son Humain comme l'âme est dans le corps, ils m'ont répondu qu'ils ne le savaient pas; et quand je leur ai rapporté ces paroles de la Doctrine : « Quoique notre Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, soit Dieu et Homme, cependant ce sont, non pas deux, mais un seul Christ; il est un absolument par unité de Personne; puisque, de même que l'âme rationnelle et le corps sont un seul homme, de même Dieu et Homme est un seul Christ, » alors ils ont gardé le silence; et ils ont avoué ensuite qu'ils n'avaient pas remarqué ces paroles, étant indignés d'avoir parcouru leur doctrine avec des yeux si peu attentifs : quelques-uns alors abandonnèrent leur union mystique du Divin du Père avec l'Humain du Seigneur. Que le Divin soit dans l'Humain du Seigneur comme l'âme dans le corps, la Parole l'enseigne et l'atteste dans Matthieu et dans Luc; dans Matthieu : « Marie, ayant été fiancée à Joseph, se trouva enceinte par Esprit Saint, avant qu'ils eussent été ensemble. Et l'Ange dit à Joseph en songe : Ne crains point de recevoir Marie ta fiancée, car ce qui est engendré en elle est d'Esprit Saint. Et Joseph ne la connut point jusqu'à ce qu'elle eût enfanté son Fils le premier né, et il l'appela du Nom de Jésus. » —1, 18, 20, 25 : — et dans Luc : « L'Ange dit à Marie : Voici, tu concevras dans ton ventre, et tu enfanteras un Fils, et tu l'appelleras du Nom de Jésus. Marie dit à l'Ange : Comment sera ceci, puisque d'homme point je ne connais? Et, répondant, l'Ange lui dit : Esprit Saint viendra sur toi, et puissance du Très-Haut t'ombragera; c'est pourquoi aussi ce qui naîtra de toi, Saint, sera appelé Fils de Dieu. » — I. 31, 32, 34, 35, — D'après ces passages, il est évident que le Divin a été de conception dans le Seigneur, et qu'il a été Sa vie d'après le Père, vie qui est l'âme. Que ceci suffise pour le moment; il en sera dit davantage dans la suite, où il sera confirmé que, dans la Doctrine Athanasienne, les paroles qui donnent une idée obscure du Seigneur s'accordent même avec la vérité, lorsque l'on pense et que l'on croit que la Trinité, à savoir, le Père, le Fils et l'Esprit Saint, est dans le Seigneur comme dans une seule Personne : sans cette pensée et sans cette foi, l'on peut dire que, différant en cela de tous les peuples et de toutes les nations de l'univers qui jouissent de la rationalité, les Chrétiens adorent trois Dieux, d'après même leur propre aveu, lorsque cependant la Chrétienté peut et doit éclairer les autres peuples par la doctrine et la foi que Dieu est un et en Essence et en Personne.



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