| La Vraie Réligion Chrétienne 6 I. TOUTE L'ECRITURE SAINTE, ET PAR SUITE TOUTES LES DOCTRINES DES EGLISES DANS LE MONDE CHRETIEN, ENSEIGNENT QU'IL Y A UN DIEU, ET QU'IL EST UN.
Si toute l'Ecriture Sainte enseigne qu'il y a un Dieu, c'est que dans les intimes de cette Ecriture il n'y a absolument que Dieu, c'est-à-dire, le Divin qui procède de Dieu, car elle a été dictée par Dieu, et de Dieu il ne peut procéder que ce qui est Lui-Même, et est appelé Divin; ce Divin est dans les intimes de l'Ecriture Sainte. Mais dans les dérivés, qui sont au-dessous des intimes et qui en proviennent, cette Sainte Ecriture a été accommodée à la perception des Anges et des Hommes; dans ces dérivés il y a pareillement le Divin, mais dans une autre forme, et dans cette forme il est appelé Divin Céleste, Divin Spirituel et Divin Naturel, Divins qui ne sont que des enveloppes de Dieu, puisque Dieu Lui-Même, tel qu'il est dans les intimes de la Parole, ne peut être vu par aucun être créé; car il a dit à Moise, qui demandait avec instance de voir la gloire de Jéhovah, que personne ne peut voir Dieu et vivre, il en est de même des intimes de la Parole, où Dieu est dans son Être et dans son Essence: mais néanmoins le Divin, qui y est intimement, et est enveloppé par des Divins ajustés aux perceptions des Anges et des Hommes, brille comme la Lumière à travers des formes cristallines, mais avec variété, selon l'état du mental, état que l'homme s'est formé ou d'après Dieu ou d'après lui-même ; devant quiconque a formé d'après Dieu l'état de son mental, l'Ecriture Sainte est comme un Miroir, dans lequel il voit Dieu, mais chacun le voit à sa manière; les Vérités qu'on apprend par la Parole, et dont on s'est imbu en y conformant sa vie, composent ce Miroir: d'après cela, il est d'abord évident, que l'Ecriture Sainte est la plénitude de Dieu. Que cette Ecriture enseigne non-seulement qu'il y a un Dieu, mais aussi que Dieu est un, on peut le voir par les Vérités, qui, ainsi qu'il a été dit, forment ce Miroir, en ce qu'elles sont cohérentes en un seul enchaînement, et font que l'homme ne peut penser de Dieu que comme étant un; de là vient que tout homme, dont la raison a été imbue de quelque sainteté d'après la Parole, sait comme de lui-même que Dieu est un, et perçoit qu'il y a une sorte de folie à dire qu'il y a plusieurs dieux ; les anges ne peuvent pas ouvrir la bouche pour prononcer le mot dieux, car l’aure céleste dans laquelle ils vivent s'oppose avec effort à cette prononciation. Que Dieu soit un, l'Ecriture Sainte l'enseigne non-seulement universellement, comme il vient d'être dit, mais aussi en particulier dans un grand nombre de passages, par exemple, dans ceux-ci : « Ecoute Israël; Jéhovah notre Dieu, Jéhovah est un. » Deutér. VI, 4. Pareillement dans Marc, XII, 29. — « Seulement en Toi est Dieu, et excepté Moi, il n'y a point de Dieu. » Esaïe, XLV, 14, 15. « Ne suis-je pas Jéhovah ? Et y a-t-il d'autre Dieu que Moi?» — Esaïe XLV, 20, 21. — « Je suis Jéhovah ton Dieu, et de Dieu outre Moi tu ne reconnaîtras point. » Osée. XIII, 4. — « Ainsi a dit Jéhovah, le Roi d'Israël: Je (suis) le Premier et le Dernier, et excepté Moi point de Dieu. » Esaïe, XLIV, 6. « En ce jour-là, Jéhovah sera pour Roi sur toute la terre; en ce jour-là, Jéhovah sera un, et son Nom un. » Zach. XIV, 9.
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