| La Vraie Réligion Chrétienne 326 Ces deux Préceptes ont en vue tous les Préceptes qui précèdent, et ils enseignent et enjoignent de ne point faire les maux, comme aussi de ne point non plus avoir de convoitise pour eux; par conséquent ils concernent non-seulement l'homme Externe, mais aussi l'homme Interne, car celui qui ne fait point les maux, et cependant désire les faire, les fait néanmoins ; en effet, le Seigneur dit : « Si quelqu'un convoite la femme d'un autre, il a déjà commis adultère avec elle dans son cœur.» Matth. V. 27, 28 ; et l'homme Externe ne devient Interne, ou ne fait un avec l'homme Interne, que quand les convoitises ont été éloignées ; c'est aussi ce qu'enseigne le Seigneur, en disant : « Malheur à vous, Scribes et pharisiens ! Parce que vous nettoyez l'extérieur de la coupe et du plat, tandis que les intérieurs sont pleins de rapine et d'intempérance ; Pharisien aveugle, nettoie premièrement l'intérieur de la coupe et du plat, afin qu'aussi l'extérieur devienne net. » Matth. XXIII. 25, 26, et en outre dans tout ce Chapitre depuis le commencement jusqu'à la fin ; les internes, qui sont pharisaïques, sont les convoitises pour les choses qu'il est commandé de ne point faire dans les Préceptes I. II. V. VI. VII. VIII. On sait que le Seigneur dans le Monde a enseigné les Internes de l'Église, et les Internes de l'Église sont de ne pas avoir de convoitise pour les maux, et ainsi il a enseigné que l'homme Interne et l'homme Externe doivent faire un, et c'est là être de nouveau engendré, comme le Seigneur le disait à Nicodème, Jean, III; et personne ne peut être de nouveau engendré, ou être régénéré, par conséquent devenir Interne, à moins que ce ne soit par le Seigneur. Pour que ces deux Préceptes aient en vue tous les Préceptes qui précèdent, en ce sens, qu'il ne faut pas avoir de convoitise pour les maux qui sont défendus, la Maison est d'abord nommée, puis l'Épouse, ensuite le serviteur, la servante, le bœuf et l'âne, et en dernier lieu tout ce qui est au Prochain ; en effet, la Maison enveloppe tout ce qui suit, car en elle il y a le mari, l'épouse, le serviteur, la servante, le bœuf et l'âne ; l'épouse qui est nommée ensuite enveloppe aussi ce qui suit, car elle est la Maîtresse dans la maison, comme le mari est le Maître; le serviteur et la servante sont sous eux ; et le bœuf et l'âne sont sous ceux-ci ; et, en dernier lieu, toutes les choses qui sont au-dessous ou en dehors, en ce qu'il s'agit de tout ce qui est au prochain. D'après cela, il est évident que ces deux Préceptes dans le Commun et dans le Particulier, dans un sens large et dans un sens strict, ont en vue tous les Préceptes précédents.
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