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| Divine Pro 249 249. I. Tout adorateur de soi-même et de la nature se confirme contre la Divine Providence, quand dans le monde il voit tant d'impies, et tant d'impiétés de leur part, et en même temps la gloire que quelques-uns d'eux en tirent, sans que pour cela Dieu leur inflige aucune punition. Toutes les impiétés et aussi la gloire qu'on en tire, sont des permissions dont les causes sont des lois de la Divine Providence. Tout homme peut librement, et même très-librement, penser ce qu'il veut, tant contre Dieu que pour Dieu; et celui qui pense contre Dieu est rarement puni dans le Monde naturel, parce qu'il y est toujours dans l'état de réformation; mais il est puni dans le Monde spirituel, ce qui arrive après la mort, car alors il ne plus être reformé. Que les causes des permissions soient des lois de la Divine Providence, cela est évident d'après les lois ci-dessus rapportées, si on se les rappelle et qu'on les examine; ce sont celles-ci: L'homme doit agir d'après le libre, selon la raison, Nos 71 à 97. L'homme ne doit pas être contraint par des moyens externes à penser et à vouloir, ainsi à croire et à aimer les choses qui appartiennent à la religion, mais il doit se porter lui-même à cela, et parfois s'y contraindre, Nos 129 à 154. La propre prudence est nulle, et seulement apparaît exister, et aussi doit apparaître comme exister; mais la Divine Providence d'après les très-singuliers est universelle, Nos 191 à 213. La Divine Providence considère les choses éternelles, et ne considère les temporelles qu'autant qu'elles font un avec les éternelles, N° 214 à 220. L'homme n'est introduit intérieurement dans les vrais de la foi et dans les biens de la charité, qu'autant qu'il peut y etre tenu jusqu'à la fin de la vie, Nos 221 à 233. Que les causes des permissions soient des Lois de la Divine Providence, on le verra encore clairement par les Articles qui suivent, par exemple, par celui-ci: Les maux sont permis pour une fin, qui est la salvation; puis par celui-ci: La Divine Providence est continuelle chez les méchants de même que chez les bons; et enfin par celui-ci: Le Seigneur ne peut agir contre les lois de sa Divine Providence, parce qu'agir contre elles, ce serait agir contre son Divin Amour et contre sa Divine Sagesse, ainsi contre Lui-Même. Ces Lois, si on les confère, peuvent manifester les causes pour lesquelles les impiétés sont permises par le Seigneur, et ne sont point punies lorsqu'elles sont seulement dans la pensée, et le sont même rarement lorsqu'elles sont dans l'intention et par conséquent aussi dans la volonté, et non dans le fait. Mais toujours est-il que tout mal est suivi de sa peine; c'est comme si dans le mal etait inscrite sa peine, que l'impie subit après la mort. Par les considérations qui viennent d'être présentées se trouve aussi expliquée la proposition suivante rapportée ci-dessus, N° 237, à savoir, Que l'adorateur de soi-même et de la nature se confirme encore plus contre la Divine Providence, quand il voit réussir les machinations, les astuces et les fourberies, même contre les hommes pieux, justes et sincères; et que l'injustice triomphe sur la justice dans les jugements et dans les affaires. Toutes les lois de la Divine Providence sont des nécessités; et comme elles sont les causes pour lesquelles de telles choses sont permises, il est Evident que pour que l’homme puisse vivre homme, être reformé et sauvé, ces choses ne peuvent être ôtées à l'homme par le Seigneur, si ce n'est médiatement par la Parole, et spécialement par les préceptes du Décalogue chez ceux qui reconnaissent comme péchés les homicides de tout genre, les adultères, les vols et les faux témoignages: mais, chez ceux qui ne les reconnaissent point comme péchés, médiatement par les lois civiles et par la crainte des peines qu'elles infligent; puis médiatement aussi par les lois morales et par la crainte de perdre réputation, honneur et profit: par ces moyens-ci le Seigneur conduit les méchants, mais seulement en les détournant de faire ces maux, et non de les penser et de les vouloir; mais par les premiers moyens le Seigneur conduit les bons en les détournant non-seulement de faire ces maux, mais même de les penser et de les vouloir. |
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