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| Divine Pro 176 176. I. Si L'homme percevait et sentait l'opération de la Divine Providence, il n'agirait point d'après le libre selon la raison, et rien ne lui paraîtrait comme venant de lui. Pareillement si l'homme avait la prescience des évènements. Que ce soit une Loi de la Divine Providence, que l'homme agisse d'après le libre selon la raison; puis aussi, que tout ce que l'homme veut, pense, dit et fait, lui paraisse comme venant de lui; et que sans cette apparence il n'y aurait pour aucun homme le sien, ou son homme, ainsi pour lui point de propre, et par conséquent aucune imputation, sans laquelle il serait indifférent qu'il fit ou le mal ou le bien, et qu'il eut ou la foi de Dieu ou la persuasion de l’enfer, qu'en un mot, sans elle il ne serait pas homme, c'est ce qui a été montré ci-dessus à Evidence de l'entendement dans des Articles spéciaux. Ici, maintenant, il sera montré que l'homme n'aurait aucune liberté d'agir selon la raison, et qu'il n'y aurait pour lui aucune apparence d'agir comme par lui-même, s'il percevait et sentait l'opération de la Divine Providence, puisque s'il la percevait et la sentait, il serait aussi conduit par elle; car le Seigneur conduit tous les hommes par sa Divine Providence, et l'homme ne se conduit lui-même qu'en apparence, comme il a aussi été montré ci-dessus; si donc il était conduit au point d'en avoir une vive perception et une vive sensation, il n'aurait pas conscience de la vie, et alors il serait poussé à produire des sons et à agir à peu près comme un automate; si toutefois il avait conscience de la vie, alors ii ne serait conduit que comme un homme ayant les fers aux mains et aux pieds, ou comme une bête de somme devant un chariot. Qui ne voit pas qu'alors l'homme n'aurait aucun libre? Et s'il n'avait aucun libre, il n'aurait non plus aucune raison; car chacun pense d'après le libre et dans le libre, et tout ce qu'il ne pense pas d'après le libre et dans le libre lui parait venir, non de lui, mais d'un autre; et même, si tu examines la chose intérieurement, tu percevras qu'il n'y aurait pas non plus de pensée pour l'homme, encore moins de raison, et qu'ainsi il ne serait point homme. |
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