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Divine Amour 374  II. Il y a correspondance de la volonté et de l'entendement avec le cœur et le poumon, et par suite correspondance de toutes les choses du mental avec toutes celles du corps. Cette connaissance est nouvelle, parce qu'on a ignoré jusqu'à présent ce qu'est le spirituel, et en quoi il diffère du naturel. En conséquence on n'a pas su ce qu'est la correspondance, car il y a correspondance des spirituels avec les naturels et par elle se fait leur conjonction. Pourtant on aurait pu le savoir, car on sait que l'affection et la pensée sont spirituelles, et que toutes les choses de l'affection et de la pensée le sont aussi. On sait que l'action et le langage sont naturels, et que par suite toutes les choses qui leur appartiennent sont naturelles. On sait que l'affection et la pensée, qui sont spirituelles, font que l'homme agit et parle. Par suite ne peut-on pas savoir ce que c'est que la correspondance des spirituels avec les naturels, puisque la pensée fait que la langue parle, et que l'affection unie à la pensée, fait que le corps agit ? Ce sont deux choses distinctes, car on peut penser et ne pas parler, et on peut vouloir et ne pas agir ; et l'on sait que le corps ne pense pas et ne veut pas, mais que la pensée descend dans le langage et la volonté dans l'action. Chacun sait que l'affection brille aussi sur la face et y présente son image. L'affection considérée en elle-même est spirituelle, et les changements d'expression du visage sont naturels. Il y a donc correspondance, et on peut conclure qu'il y a correspondance de toutes les choses du mental avec toutes celles du corps. Comme toutes les choses du mental se réfèrent à l'affection et à la pensée, ou ce qui revient au même, à la volonté et à l'entendement, et toutes celles du corps au cœur et au poumon, il y a correspondance de la volonté avec le cœur, et de l'entendement avec le poumon. De telles choses ont été ignorées, bien qu'elles auraient pu être connues, parce que l'homme est devenu tellement externe, qu'il n'a voulu reconnaitre que le naturel. Il y trouva le plaisir de son amour, et par suite le plaisir de son entendement. Pour cette raison il éprouva du déplaisir à élever sa pensée au-dessus du naturel vers quelque spirituel séparé du naturel. Par conséquent, à cause de son amour naturel et le plaisir de cet amour, il a pensé que le spirituel n'était qu'un naturel plus pur, et que la correspondance influait par continuité. Même l'homme entièrement naturel ne peut penser en dehors du naturel. De plus ces choses n'ont pas été vues et par suite n'ont pas été connues jusqu'à présent, parce que toutes les choses de la religion, qui sont appelées des spirituels, ont été proscrites de l'attention de l'homme, par ce dogme admis dans tout le monde chrétien, qu'il faut croire aveuglément les enseignements théologiques, qui sont les enseignements spirituels que les conciles et quelques chefs ont établis, parce que, comme on le dit, ils surpassent l'entendement. Quelques-uns ont donc cru que le spirituel est comme un oiseau qui vole au-dessus de l'air dans l'éther, au-delà de la vue de l'œil, lorsque cependant le spirituel est comme un oiseau de paradis, qui vole près de l'œil, touche la prunelle avec ses belles plumes, et désire être vu. Par la vue de l'œil il est entendu la vue intellectuelle.

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