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Apocalypse Révélé 618 

618. Et personne ne pouvait apprendre le Cantique, sinon les cent quarante-quatre milliers, signifie que nul autre des Chrétiens n'a pu comprendre, et ainsi n'a pu reconnaître par l'amour et la foi, que le Seigneur Seul est le Dieu du Ciel cl de la Terre, sinon ceux qui ont été reçus par le Seigneur dans ce Nouveau Ciel. Par ce cantique, il est signifié la reconnaissance et la glorification du Seigneur, qu'il est le Dieu du Ciel et de la Terre, Nos 279, 617; par apprendre, il est signifié percevoir intérieurement en soi que cela est ainsi, ce qui est comprendre, et par conséquent recevoir et reconnaître; celui qui apprend autrement, apprend et n'apprend pas, parce qu'il ne relient pas; par les cent quarante-quatre milliers sont entendus ceux qui reconnaissent le Seigneur Seul pour le Dieu du Ciel et de la Terre, N° 612. Si nul autre des Chrétiens n'a pu apprendre ce cantique, c'est-à-dire, reconnaître que le Seigneur Seul est le Dieu du Ciel et de la Terre, c'est parce que les Chrétiens ont dès l'enfance été imbus de l'idée qu'il y avait trois Personnes de la Divinité, distinctes entre elles, car dans la Doctrine de la Trinité il est dit : Autre est la Personne du Père, autre celle du Fils, et autre celle de l'Esprit Saint; puis : Le Père est Dieu, le Fils est Dieu, et l'Esprit Saint est Dieu; et, quoiqu'il y soit ajouté que ces Trois sont Un, toujours est-il que dans leur pensée ils ont divise en Trois la Divine Essence, qui cependant ne peut être divisée : et pour cela même ils se sont adressés au Père, parce q»'il est le premier en ordre; et de plus, les chefs dans l'Église ont enseigné qu'il fallait prier le Père, afin qu'en considération du Fils il envoie l'Esprit Saint; par là a été confirmée l'idée de leur pensée sur Trois; et alors ils ne peuvent penser au Fils comme Dieu, égal au Père, et un avec le Père, mais ils pensent au Fils comme égal à un autre homme, quoique Lui-Même quant à l'Humain soit Seul la Justice, et soit appelé jéhovah notre justice, — Jérém. XXIII. 5, 6. XXXIIf. 15,16 : — d'après cette idée de leur pensée, il est arrivé qu'ils n'ont pas pu saisir que le Seigneur, comme né dans le Monde, puisse être le Dieu du Ciel et de la Terre, ni à plus forte raison, que Seul il soit Dieu, quoiqu'ils aient entendu et lu tous les passages qui ont été rapportés ci-dessus, N° 613, et entre autres ceux-ci : « Toutes les choses que le Père a sont Miennes. » — Jean, XVI. 15. — « Le Père a donné toutes choses dans les mains du Fils. »— Jean, XIII. 3. —« Le Père M'a donné pouvoir sur toute chair : tout ce qui est Mien est Tien, et ce qui est Tien est Mien. »— Jean, XVII. 2, 3, 10. — « II M'a été donné tout pouvoir dans le Ciel et sur Terre. »— Malth. XXVIII. 18 : — puis aussi, qu'îï a été conçu de Jéhovah, le Père, et que par suite son Ame vient de Lui, — Luc, I. 34, 35 : — de là, i! a la Divine Essence; outre beaucoup d'autres passages semblables ailleurs; que ces choses aient été dites du Seigneur né dans le Monde, chacun peut le voir; comme aussi, que Lui et le Père sont un; et que Lui est dans le Père et le Père en Lui; et que Celui qui Le voit, voit le Père. ~ Jean, X. 28 à 38. XIV. 6 à 11. — Quoiqu'ils aient entendu et lu ces choses, toujours est-il cependant qu'ils n'ont pu se retirer de l'idée conçue dans leur enfance, et ensuite confirmée par leurs maîtres, idée qui a tellement bouché leur rationnel, qu'ils n'ont pu voir, c'est-à-dire, comprendre ces paroles du Seigneur : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie, personne ne vient au Père que par Moi. »— Jean, XIV. 6. — « Celui qui n'entre pas par la porte dans ta bergerie des brebis, mais qui monte par un autre endroit, celui-là est un voleur et un larron; Moi, je suis la Porte ; par Moi si quelqu'un entre, il sera sauvé. »— Jean, X. 1, 9; — ni voir que le Seigneur a glorifié son Humain, c'est-à-dire, l'a uni au Divin du Père, à savoir, au Divin qui était en Lui par la conception, afin que le Genre Humain puisse être uni à Dieu le Père en Lui et par Lui ; que cela ait été la cause de l'avènement du Seigneur dans le Monde, et de la glorification de son Humain, Lui-Mème l'enseigne pleinement dans Jean, Chap. XIV, XV, XVH ; car il dit : « En ce jour-là, vous connaîtrez que Moi (je suis) en mon Père, et vous en Moi, et Moi en vous. » — Jean, XIV. 20. — « Qui demeure en Moi et Moi en lui, celui-là porte beaucoup de fruit, car sans Moi vous ne pouvez faire rien. Si quelqu'un ne demeure pas en Moi, il est jeté dehors comme le sarment, et il sèche, et dans le feu on le jette. »— Jean, XV. 5, 6. —« Pour eux Moi je Me sanctifie Moi-oléine, afin qu'eux aussi soient sanctifiés dans la vérité ; afin que tous soient un, comme Toi, Père, en Moi, et Moi en Toi, Moi en eux et Toi en Moi. » — Jean, XVII. 19, 21, 23, 26; puis, VI. 56, — et ailleurs : d'après ces passages, il est bien clair que l'avènement du Seigneur dans le Monde, et la glorification de son Humain, ont eu pour fin la conjonction des hommes avec Dieu le Père en Lui et par Lui, qu'ainsi c'est à Lui qu'on doit s'adresser : c'est aussi ce que le Seigneur confirme, en ce qu'il a dit tant de fois qu'il faut croire en Lui, pour avoir la vie éternelle; voir ci-dessus, N° 513. Qui est-ce qui ne peut voir que tout cela a été dit du Seigneur sur Lui-Même dans son Humain, et qu'il n'aurait jamais dit ni pu dire que Lui élait dans les hommes et les hommes en Lui, et qu'il fallait croire en Lui pour avoir la vie éternelle, si son Humain n'élait pas Divin? Par demander au Père en son Nom, il est entendu, non pas s'adresser immédiatement à Dieu le Père, ni demander à cause du Fils, mais s'adresser au Seigneur et au Père par Lui, parce que le l'ère est dans le Fils, et qu'ils sont un, comme Lui-Même l'enseigne; en son Nom signifie cela, comme on peut aussi le voir par ces passages : « Celui qui ne croit point au Fils a déjà été jugé, parce qu'il n'a point cru AU NOM DE L'UNIQUE FILS DE DIEU. »— Jean, III. 17, 18. — « Ces choses ont élë écrites, afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et AFIN QU'EN CROYANT VOUS AYEZ LA VIE ÉTERNELLE EN SON NOM. » — Jean, XX. 31. —« Jésus dit : Quiconque reçoit ce petit enfant en mon nom, Me reçoit, et quiconque Me reçoit, reçoit Celui qui m'a envoyé. » — Luc, IX. 48. — « TOUT CE QUE VOUS DEMANDEREZ EN MON NOM, MOI JE LE FERAI. » — Jean, XIV. 13, 14; — et en outre dans d'autres passages, où il est dit» AU NOM DU SEIGNEUR, » — Malth. VII. 22. XVIII. 5, 20. XLX. 29. XXHI. 39. Marc, IX. 37. XVI. 17. Luc, XIII. 35. XIX. 38. XXIV. kl. Jean, I. 12. II. 23. V. 43. XII. 13. XV. 16. XVI. 23, 24, 26, 27. XVII. 6. — Ce que c'est que le Nom de Dieu, et que le Nom du Père soit le Seigneur quant au Divin Humain, on le voit ci-dessus, NOS 81, 165, 584.


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