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| Apocalypse Révélé 926 A ce qui précède j'ajouterai ce mémorable. Tandis que j'étais à expliquer le Chapitre XX° et que je méditais sur le Dragon, la Bête et le Faux Prophète, un Esprit m'apparut, et me fit cette question : « Sur quoi médites-tu? » et je dis : « Sur le Faux Prophète; » alors il me dit : « Je te conduirai dans le lieu où demeurent ceux qui sont entendus par le Faux Prophète; » et il ajouta que ce sont ceux-là mêmes qui sont entendus, Chap. XIII de l'Apocalypse, par la Bête montant de la Terre, qui avait deux-cornes semblables à celles de l'Agneau, et qui parlait comme le Dragon. Je le suivis; et voici, je vis une troupe au milieu de laquelle étaient des Prélats qui avaient enseigné que rien autre chose ne sauve l'homme que la Foi; que les Œuvres sont bonnes, mais non pour le salut; et que néanmoins elles doivent être enseignées d'après la Parole, afin que les Laïques, surtout les simples, soient tenus plus strictement dans les liens de l'obéissance envers les Magistrats, et comme portés par religion, ainsi intérieurement, à exercer la charité morale. Et alors l'un d'eux, me voyant, dit : « Veux-tu voir notre Temple, dans lequel est l'Image représentative de notre Foi? » Je m'approchai et je vis, et voici, il était magnifique, et au milieu il y avait l'image d'une Femme, vêtue d'une robe écarlate, tenant dans la main droite une monnaie d'or et dans la gauche une chaîne de perles ; mais et le Temple et l'Image étaient le produit d'une fantaisie; car les esprits infernaux peuvent par des fantaisies représenter des choses magnifiques, en fermant les intérieurs du mental et en ouvrant seulement les extérieurs. Mais, comme je m'aperçus que ces objets étaient des prestiges, j'adressai une prière au Seigneur, et aussitôt les intérieurs de mon mental furent ouverts; et alors, au lieu d'un Temple magnifique, je vis une maison crevassée depuis le toit jusqu'en bas, dont les parties n'avaient aucune cohérence entre elles; et, au lieu de la femme, je vis dans cette maison un simulacre suspendu, dont la tête était semblable a celle d'un dragon, le corps à celui d'un léopard, et dont les pieds étaient comme ceux d'un ours; ainsi, parfaitement semblable à la description de la Bête montant de la mer, — Apoc. Chap. XIII. 2; — et, au lieu d'un terrain solide, c'était un marais rempli de grenouilles; et il me fut dit que sous ce marais il y avait une grande Pierre taillée, sous laquelle la Parole était profondément cachée. Après avoir vu cela, je dis au Prestigiateur :« Est-ce là votre Temple? » et il dit :« Oui; » mais aussitôt sa vue intérieure fut aussi ouverte, et il vit les mêmes choses que moi; à celle vue il cria à haute voix : « Qu'est-ce que cela? et d'où cela vient-il? » Et je dis : « C'est l'effet de la lumière du Ciel, qui découvre la qualité de chaque forme, et ici la qualité de votre foi séparée de la charité spirituelle. » Et à l'instant même un vent oriental souffla, et emporta tout ce qui était là, et en outre dessécha le marais, et mit ainsi à nu la Pierre sous laquelle était la Parole : et après cela, il se fit sentir du Ciel une chaleur telle que celle du printemps, et voici, on vit alors clans ce môme lieu un Tabernacle, simple quant à la forme externe; et les Anges qui étaient chez moi, dirent : « Voici le Tabernacle d'Abraham, tel qu'il était, quand les trois Anges vinrent à lui, et lui annoncèrent la naissance prochaine d'Isaac; il apparaît simple devant les yeux, mais néanmoins il devient de plus en plus magnifique selon l'influx de la Lumière du Ciel. » Et il leur fut donné d'ouvrir le Ciel, où étaient les Anges spirituels qui sont dans la sagesse; et alors par la Lumière qui en influait ce Tabernacle apparaissait comme un Temple, semblable à celui de Jérusalem; comme je l'examinais à l'intérieur, je vis la Pierre du fond, sous laquelle avait été déposée la Parole, parsemée de Pierres précieuses, d'où une sorte d'éclair jaillissait sur les murailles sur lesquelles il y avait des formes de Chérubins, et les diversifiait agréablement par des couleurs. Pendant que j'admirais ces choses, les Anges dirent : « Tu en verras encore de plus admirables; » et il leur fut donné d'ouvrir le Troisième Ciel, où étaient les Anges célestes qui sont dans l'amour; et alors par la Lumière qui en influait, tout ce Temple s'évanouit, et à sa place fut vu le Seigneur seul, debout sur la Pierre du fond, qui était la Parole, et tel qu'il apparut à Jean, Chap. I de l'Apocalypse. Mais comme alors les intérieurs du mental des Anges furent remplis d'une sainteté qui les portait à tomber sur leurs faces, le Seigneur ferma aussitôt la voie de la Lumière qui venait du Troisième Ciel, et ouvrit celle de la Lumière venant du Second Ciel, ce qui fit que l'aspect précédent du Temple revint, et aussi celui du Tabernacle, mais celui-ci au milieu du Temple. Par ces changements fut illustré ce qui est entendu dans ce Chapitre par ces paroles : Voici le tabernacle de dieu avec tes hommes, et il habitera avec eux, Vers. 3, N° 882 ; et par celles-ci : De Temple je ne vis pas dans la Nouvelle Jérusalem, car le Seigneur Dieu Tout-Puissant en est le Temple, et l'Agneau, Vers. 22, N° 918. |
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