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| Apocalypse Révélé 294 294. A ce qui précède j'ajouterai ce MEMORABLE. Dans le Monde naturel l'homme a un double langage, parce qu'il a une double pensée, la pensée Extérieure et la pensée Intérieure; car l'homme peut parler d'après la pensée intérieure et en même temps d'après l'extérieure, et il peut parler d'après la pensée extérieure et non d'après l’intérieure, et même contre l'intérieure; de là les dissimulations, les flatteries et les hypocrisies : mais dans le Monde spirituel l'homme n'a point un double langage, son langage est simple; il parle là comme il pense, autrement le son est strident et blesse les oreilles; mais cependant il peut garder le silence, et ainsi ne pas divulguer ce que son mental pense; lors donc qu'un hypocrite vient parmi des sages, ou il se retire, ou il se place dans un angle de l'appartement, ne se fait pas remarquer et s'assied — Jean, XVII. 2. — « Toutes choses M'ont été livrées par le Père. »— Matth. XI. 27. —« II M'a été donné tout pouvoir dans le Ciel et sur Terre. » — Matth. XXVIII. 18. — Et on leur dit : « D'après ces passages, tenez dans votre pensée, que le Christ, non-seulement quant à son Divin mais encore quant à son Humain, est le Dieu du Ciel et de la Terre, et ainsi prononcez : divin humain; » mais jamais ils ne le purent, et ils dirent qu'à la vérité sur cela ils tenaient quelque chose de la pensée d'après l'entendement, mais néanmoins rien de la reconnaissance, et que par conséquent ils ne pouvaient pas. II. Ensuite on lut devant eux, selon Luc, — I. 32, 34, 35, — que le Seigneur quant à l'Humain était Fils de Jéhovah Dieu, et que là il est appelé Fils du Très-Haut, et partout ailleurs Fils de Dieu et aussi Unique-Engendré, et on leur demanda de tenir cela dans la pensée, et aussi que le Fils Unique-Engendré de Dieu né dans le Monde ne peut pas ne pas être Dieu comme le Père est Dieu, et de prononcer divin humain; mais ils dirent : « Nous ne pouvons pas, parce que notre pensée spirituelle, qui est intérieure, n'admet pas dans la pensée la plus proche du langage d'autres idées que celles qui sont semblables aux siennes; » et ils ajoutèrent que par là ils percevaient que maintenant il ne leur était pas permis de diviser leurs pensées, comme dans le Monde naturel, lit. Puis on lut devant eux les paroles du Seigneur à Philippe : « Philippe dit : Seigneur, montre-nous le Père. Et le Seigneur dit : Qui Me voit, voit le Père; ne crois-tu pas que Moi (je suis) dans le Père, et que le Père (est) en Moi. » — Jean, XIV. 8 à 11 ; — et aussi ces autres passages, que le Père et Lui sont un,—Jean, X. 30, et ailleurs;—et on leur dit de tenir cela dans la pensée, et ainsi de prononcer DIVIN HUMAIN; mais comme cette pensée n'était point enracinée dans la reconnaissance que le Seigneur était Dieu aussi quant à l'Humain, ils ne le purent point; ils plièrent avec effort les lèvres jusqu'à s'en indigner, et voulurent contraindre leur bouche à prononcer et à arracher les mots, mais leurs efforts furent inutiles ; et cela, parce que les idées de la pensée, qui découle de la reconnaissance, font un avec les paroles de la langue chez ceux qui sont dans le Monde spirituel, et que là où ces idées ne sont pas, les paroles manquent, car les idées deviennent des paroles dans le langage. IV. En outre, on lut devant eux ces expressions tirées de la Doctrine de l'Église, reçue dans tout le Monde Chrétien « que le Divin et l'Humain dans le Seigneur sont non pas deux, mais un, et même en une seule personne, unis absolument comme l'âme et le corps dans l'homme,» ceci est extrait de la Foi symbolique d'Athanase; et oh leur dit : « Par là vous pouvez tout à l'ait avoir d'après la reconnaissance l'idée que l'Humain du Seigneur est Divin, parce que son Ame est Divine, car cela est tiré de la doctrine de votre Église, doctrine que vous aviez reconnue dans le Monde ; de plus, l'Ame est l'essence même de l'homme, et le corps en est la forme, et l'essence et la forme font un comme l'être et l'exister, et comme la cause efficiente de l'effet et l'effet lui-même; » ils retinrent cette idée, et voulurent d'après elle prononcer DIVIN HUMAIN, mais ils ne purent point, car l'idée intérieure sur l'Humain du Seigneur chassa et effaça cette nouvelle idée empruntée, ainsi qu'ils la nommaient. V. On lut encore devant eux, d'après Jean, ce passage : « La Parole était chez Dieu, et Dieu elle était, la Parole! et la Parole Chair a été faite. »—I. 1, 4; — et d'après Paul celui-ci : « En Jésus-Christ habite corporellement toute la plénitude de la Divinité. » — Coloss. II. 9; — et on leur dit : « Pensez fermement que Dieu qui était la Parole a été fait Chair, et que tout Divin habite corporellement en Lui; peut-être ainsi pouvez-vous prononcer DIVIN HUMAIN;» mais néanmoins ils ne purent point, disant ouvertement qu'ils ne pouvaient avoir l'idée du Divin Humain, parce que Dieu est Dieu et que l'homme est homme, et ils ajoutaient : « Dieu est Esprit, et nous ne pouvons penser d'un Esprit que comme d'un Vent ou d'un Éther. VI. Enfin on leur dit :« Vous savez que le Seigneur a dit : Demeurez en Moi, et Moi en vous; celui qui demeure en Moi, et Moi en lui, celui-là porte du fruit beaucoup, parce que sans Moi vous ne pouvez faire rien. — Jean, XV. 4, 5; — » et comme il y avait là quelques Ecclésiastiques Anglais, on lut devant eux cet extrait d'une de leurs prières pour la Sainte Communion : For, when we spiritually eat the flesh of Christ, and drinck the blood, then we dwell in Christ, and Christ in us (*); « si maintenant vous pensez que cela n'est pas possible, à moins que l'Humain au seigneur ne soit Divin, prononcez donc divin humain d'après la reconnaissance dans la pensée; «mais il ne le purent jamais, car chez eux était profondément empreinte l'idée que autre était le Divin du Seigneur, et autre était son Humain ; qu'ainsi son Divin était semblable au Divin du Père, et son Humain semblable à l'humain d'un autre homme; mais on leur dit : « Comment pouvez-vous penser ainsi? est-ce qu'un Mental rationnel peut jamais penser que Dieu est trois et le Seigneur deux? » VIL Après cela, ceux qui adressaient les questions se tournèrent vers les Luthériens, en disant, que la Confession d'Augsbourg et Luther ont enseigné que le Fils de Dieu et le Fils de l'homme sont dans le Christ une Seule Personne; que Lui-Même aussi, quant à la Sature Humaine, est le Dieu Véritable, Tout-Puissant et Éternel ; qu'il est présent, quant à cette nature, à la droite de Dieu le Père, et gouverne tout dans les Cieux et sur Terre, remplit tout, est avec nous, habite et opère en nous; qu'il n'y a pas de différence d'adoration, parce que par la Nature qui est vue, la Divinité qui n'est pas vue est adorée; qu'ainsi dans le Christ Dieu est Homme et l'Homme est Dieu. Ayant entendu ces citations ils répondirent : « Est-ce que cela est ainsi? «Et ils regardèrent autour d'eux, et ensuite ils dirent : « Jamais auparavant nous n'avons eu connaissance de cela, voilà pourquoi nous ne pouvons pas prononcer DIVIN HUMAIN : » cependant un ou deux dirent : « Nous avons lu cela et nous l'avons écrit, mais néanmoins quand, d'après nous, nous y pensions en nous-mêmes, cela n'était que des mots, dont nous n'avions pas d'idée intérieure. » VIII. Enfin, s'étant tournés vers les Catholiques-Romains, ils leur dirent :« Vous, sans doute, vous pouvez prononcer DIVIN HUMAIN, parce que vous croyez que dans votre Eucharistie le Christ est tout entier dans le Pain et le Vin, et dans chaque partie du Pain et du Vin, et qu'aussi vous L'adorez comme Dieu, quand vous montrez les hosties et que vous les portez en procession ; et, en outre, comme vous appelez Marie Mère de Dieu, vous reconnaissez par conséquent qu'elle a engendré Dieu, c'est-à-dire, le Divin Humain; «et alors ceux-ci voulurent le prononcer d'après ces idées des pensées sur le Seigneur; mais ils ne le purent point, à cause de l'idée matérielle au sujet de son Corps et de son Sang ; et à cause de l'assertion que le pouvoir Humain a été transféré de Lui au Pape, et non le pouvoir Divin. Et alors un Moine se leva, et dit qu'il pouvait penser le Divin Humain à l'égard de la Très-Sainte Vierge Marie, Mère de Dieu, et aussi à l'égard du Saint de son Monastère; et un autre Moine s'approcha en disant : « Moi, d'après l'idée de ma pensée, je puis prononcer Divin Humain à l'égard du Très-Saint Pontife plutôt qu'à l'égard du Christ; » mais alors d'autres Moines le retirèrent en arrière et lui dirent :« N'as-tu pas de honte? »— Après cela on vit le Ciel ouvert, et des Langues comme de petites flammes qui descendaient et influaient chez quelques-uns des assistants, et ceux-ci alors célébraient le divin humain du seigneur, disant : « Rejetez l'idée de trois Dieux, et croyez que dans le Seigneur habite corporellement toute la plénitude de la Divinité; que le Père et Lui sont un, comme l'âme et le corps sont un ; et que Dieu n'est pas un Vent ou un Ether, mais qu'il est Homme, et alors vous serez conjoints au Ciel, et par là d'après le Seigneur vous pourrez dire Jésus, et prononcer DIVIN HUMAIN. » |
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