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| AC 546. Pour que je susse comment la chose se passe à l'égard de ceux qui sont dans le Ciel par suite de leur désir, et ne sont pas tels, qu'ils puissent y être admis, je vis, quand j'étais dans une certaine société céleste, un Ange comme un petit enfant, ayant sur la tête une couronne de fleurs azurées d'un éclat resplendissant, et autour de la poitrine des guirlandes de couleurs différentes, ce qui me donna à connaître que j'étais dans une société où il y avait la charité; alors dans la même société furent admis quelques esprits probes qui, aussitôt qu'ils entraient, devenaient beaucoup plus intelligents, et s'exprimaient comme des esprits angéliques. Ensuite il en fut introduit qui préten-daient être innocents par eux-mêmes; leur état m'était représenté par un petit enfant qui rejetait le lait de sa bouche: c'est ainsi qu'en agissent ceux-là. Puis, il en fut admis d'autres qui pensaient être intelligents par eux-mêmes; leur état était représenté par leurs faces qui paraissaient fines, assez belles; ils étaient coiffés d'un bonnet pointu d'où pendait une aigrette; toutefois, leurs faces ne par-aissaient pas avoir la carnation humaine, mais elles étaient comme celles de statues sans vie; tel est l'état de ceux qui croient être spirituels par eux-mêmes ou pouvoir par eux-mêmes avoir la foi. D'autres esprits furent admis qui ne pouvaient y rester; ils tombaient dans l'abattement, ensuite dans l'angoisse, puis s'enfuyaient. |
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