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| AC 444. Je parlai avec un autre qui avait cru, lorsqu'il vivait dans le monde, que l'espril n'avait pas d'étendue, et ne voulait, d'après ce principe, admettre aucune expression qui renfermât en elle l'idée de l'étendue. Je lui demandai ce qu'il pensait de lui-même, maintenant qu'il était une âme ou un esprit, et qu'il jouissait de la vue, de l'ouïe, de l'odoral, d'un tact exquis, de la faculté de désirer et de penser, au point de se croire absolument comme dans le corps. Il était tenu dans l'idée dans la-quelle il était quand il pensait ainsi dans le monde; alors, il me dit que l'esprit est la pensée. Mais il me fut donné de lui repondre comme s'il eut vécu dans le monde:« Ne sais-tu pas que la vue corporelle ne peut exister sans l’organe visuel ou l'oeil? Comment pourrait donc exister la vue interne ou la pensée, si-elle n'avait pas une substance organique d'où elle put tirer l'existence?» Il reconnut alors que, dans la vie du corps, il avait été travaillé de la fantaisie de croire que l'esprit était seulement une Pensée privée de tout organe ou d'étendue. Il ajoutait que si l'âme on l'esprit était seulement une Pensée, l'homme n'aurait pas besoin d'un si grand Cerveau, le cerveau tout entier étant un composé d'organes pour les sens intérieurs; que si cela n'était pas ainsi, le crâne aurait pu être vidé, et la pensée n'y aurait pas moins fait agir l'esprit; que par cela seul, puis aussi par l'opération de l’âme dans les muscles, au point de produire de si nombreux mouvements, il pouvait se convaincre que l'esprit est un composé d'organes ou est une substance organique. En conséquence, il avoua son erreur, et il s'étonnait d'avoir été si insensé. |
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