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| AC 443. Dans l'autre vie, on peut clairement percevoir quelles opinions les Esprits, lorsqu'ils vivaient dans le corps, ont eues au sujet de l'âme, de l'esprit et de la vie après la mort; car lorsqu'ils sont tenus dans un état, comme s'ils étaient dans le corps, ils pensent d'une manière semblable, et la pensée est communiquée aussi manifestement que s'ils parlaient ouvertement. De l’un d'eux, qui avait depuis peu de temps quitté le monde, j’aperçus, ce que du reste il avoua lui-même, qu'il avait, il est vrai, cru à l'esprit, mais qu'il vivrait d'une vie obscure, parce qu'il pensait que la vie du corps étant enlevée, ce qui restait ne pouvait être que quelque chose d'obscur; car il avait placé dans le corps la vie; c'est pourquoi il avait eu de l'esprit une idée comme d'un fantôme, et s'était confirmé dans cette idée, par la raison qu'il avait vu les brûlés jouir aussi de la vie à peu près de la même manière que les hommes. Il était maintenant très-étonné que les esprits et les anges vécussent dans une lumière très-éclatante, dans un très-haut degré d'intelligence, de sagesse et de félicité, avec une telle perception qu'on saurait à peine le décrire, et eussent ainsi une vie nullement obscure, mais claire et très-distincte. |
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