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| AC 1388. L'autre genre de perception est, comme je l'ai dit, celui qui est commun à tous, aux anges dans la plus haute perfection et aux esprits selon la qualité de chacun d'eux, et qui consiste en ce que, à la première approche d'un autre, ils savent quel il est, quand même il ne dirait rien: ce genre de perception se manifeste sur-le-champ par une sorte d'influx merveilleux; si l'esprit est bon, on sait non-seulement quelle est sa bonté, mais encore quelle est sa foi, et quand il parle, chacune de ses paroles montre sa bonté et sa foi; si l'esprit est mauvais, on sait quelle est sa malice et quelle est son infidélité, et quand il parle, chacune de ses paroles les dévoile; et cela avec tant d'évidence, qu'on ne peut nullement être trompé. On voit quelque chose de semblable chez les hommes: Il y en a qui peuvent aussi quelquefois, par le geste, la physionomie, le langage d'un autre, connaître ce qu'il pense, quoique son langage atteste autre chose. Chez l'homme, cette science est naturelle, tirant son origine de cette disposition des esprits à percevoir, la tirant ainsi de l'esprit de l'homme même et de sa communication avec le monde des esprits. Cette perception communicative tire son principe de ce que le Seigneur veut que tout bien soit communicable et que tous soient affectés de l'amour mutuel et par conséquent heureux. C'est de là qu'une telle perception règne universellement aussi parmi les esprits |
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